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Test de l’Arturia Astrolab Bête de scène ?
9/10
Award Innovation 2024
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Depuis l’affaire des Brutes et des Keysteps, on savait Arturia prompt à bousculer le marché avec des produits innovants au rapport qualité/prix serré. Et ce n’est pas cet Astrolab, s’attaquant au marché des claviers de scène, qui va ternir la réputation du constructeur, bien au contraire…

Test de l’Arturia Astrolab : Bête de scène ?

Marque de réfé­rence depuis près de vingt ans dans le domaine de la modé­li­sa­tion de claviers avec sa V-Collec­tion, Artu­ria a aussi su se faire un nom dans le monde des synthés maté­riels avec sa gamme Brute, tout en propo­sant du côté infor­ma­tique un ensemble de contrô­leurs et d’in­ter­faces des plus abou­ties. Nous étions de fait nombreux à rêver d’un clavier maté­riel basé sur la V-Collec­tion, plus ergo­no­mique et plus abouti que l’Ori­gin sorti en 2009, plus orienté live sans doute aussi. Et c’est préci­sé­ment dans cette direc­tion qu’est allé Artu­ria en imagi­nant l’As­tro­lab, un clavier basé sur son fameux Analog Lab.

analoglabSi vous ne connais­sez pas ce dernier, rappe­lons qu’il est une forme de digest de la V-Collec­tion, rassem­blant plusieurs milliers de présets (plus de 13 000 si vous dispo­sez de la V-Collec­tion) au sein d’une inter­face unifiée pour ceux qui ne veulent pas forcé­ment faire de la recherche sonore et de la synthèse dans le détail, mais veulent juste accé­der simple­ment à des sons de qualité pour jouer et créer de la manière la plus intui­tive qui soit, en studio… comme sur scène…

Car on sent bien effec­ti­ve­ment qu’il y a dans la simpli­cité d’Ana­log Lab un parti-pris pour l’ef­fi­ca­cité d’une grande perti­nence pour le live : un gros ensemble de sons de qualité pour un maxi­mum de poly­va­lence, quelques para­mètres essen­tiels pour adap­ter chacun d’eux au jeu, la possi­bi­lité de défi­nir simple­ment des play­lists  comme des splits ou des multis… Ne restait plus qu’à en faire un clavier auto­nome incor­po­rant tout cela pour ravir tout le monde, et si possible pas trop cher et inno­vant histoire de mettre un peu de mouve­ment sur le marché un tanti­net statique des claviers de scène et sa domi­nante de rouge. C’était là le brief des Greno­blois, et voici qu’ils rendent leur copie à l’oc­ca­sion des 25 ans d’Ar­tu­ria : passons au débal­lage du cadeau !

Le grand blanc avec une molette noire

L’As­tro­lab impres­sionne dès le carton. Le bougre pèse en effet son poids, et l’on comprend pourquoi au débal­lage : en dehors des touches du clavier et des boutons, ce dernier est entiè­re­ment en métal blanc flanqué de joues en bois clair, ce qui se traduit par un poids de 9,9 kg sur la balance pour des dimen­sions de 935 × 327 × 99 mm, soit sensi­ble­ment plus lourd qu’un Nord elec­tro 6D 61 (8,1 kg) mais un peu moins lourd qu’un Nord Stage Compact 73 et son octave supplé­men­taire à 10,4 kg. L’en­semble a en tout cas vrai­ment belle allure et donne une grande impres­sion de clarté : les contrôles sont bien espa­cés et dispo­sés logique­ment, cepen­dant que la grosse molette centrale inté­grant un écran donne une vraie iden­tité au clavier…

©AGILOUX ASTROLAB BEAUTYSHOOT FRONTFACE WHITE

Arturia AstroLab : molettesCommençons le tour du proprié­taire par la gauche où nous attendent les habi­tuelles molettes de modu­la­tion et de pitch bend accom­pa­gnées des commandes de trans­po­si­tion à plus ou moins deux octaves. Passé un espace dont nous verrons l’uti­lité plus tard, on trouve ensuite les boutons Arp, Chord, Play et Record pour le looper MIDI inté­gré. On note une séri­gra­phie sous chaque bouton indiquant sa fonc­tion secon­daire (Hold, Scale, Tempo, Metro­nome), ce qui est le cas de quasi­ment tous les contrôles de l’As­tro­lab…

Arturia AstroLab : looperAu centre du clavier nous attend la fameuse molette et son écran couleur : cette dernière permet non seule­ment de tour­ner, mais aussi de cliquer pour vali­der vos choix dans les menus qui s’af­fichent sur l’écran… En regard de cette dernière, quatre boutons complètent les commandes de navi­ga­tion : Back / Home, haut, bas et Shift qui permet donc d’ac­cé­der à toutes les fonc­tions secon­daires des boutons.

Arturia AstroLab : instrumentÀ droite se trouve ensuite le panneau Instru­ment, dédié à la fois à la sélec­tion d’une famille de sons (Piano, E. piano, Organ, Bass, Lead, Keys, Pad, Strings, Brass, Seq) comme à l’ac­cès aux fonc­tions de split de clavier ou à l’op­tion play­list. Quatre enco­deurs proposent enfin d’ac­cé­der au para­mé­trage de l’ins­tru­ment chargé (Bright­ness, Timbre, Time et Move­ment) comme aux fonc­tions de mix et d’éga­li­sa­tion (Volume, Bass, Mid, Treble).

Arturia AstroLab : effetsÀ droite de ce panneau on trouve ensuite les enco­deurs liés à la section d’ef­fets : FX A / Inten­sity, FX B / Inten­sity, Delay / Time, Reverb / Decay, en regard de quatre boutons pour acti­ver/désac­ti­ver chaque effet ou accé­der à son édition. Enfin, un ultime poten­tio­mètre sur la droite permet de gérer le volume global du clavier.

Avant de passer aux connec­tiques, préci­sons que chaque contrôle sur le clavier dispose soit d’un rétroé­clai­rage, soit d’une bague lumi­neuse permet­tant de voir son état pour les enco­deurs. Chaque touche du clavier est par ailleurs surmon­tée d’un petit repère lumi­neux, lequel pourra prendre une couleur bleue ou orange en fonc­tion des zones de splits….

Avec ou sans fils

ASTROLAB BACK

À l’ar­rière sont évidem­ment remi­sées toutes les entrées et sorties de l’As­tro­lab. De gauche à droite, on retrouve ainsi une entrée et une sortie MIDI sur DIN 5 broches, quatre entrées pour pédales (expres­sion, sustain et deux auxi­liaires), deux entrées audio au format Combo XLR/Jack accom­pa­gnées d’un poten­tio­mètre de gain et une paire de sorties audio et une sortie casque, le tout au format Jack 6,35. On finit sur la droite avec tout ce qui concerne l’in­for­ma­tique et l’ali­men­ta­tion : une prise USB-A qui servira à alimen­ter le clavier mais aussi un stockage ou un contrô­leur MIDI externe, un port USB-C port pour le relier à un ordi­na­teur, un smart­phone ou une tablette, une prise DC avec pas de vis pour le bran­cher à une alimen­ta­tion secteur four­nie et enfin un bouton de mise en/hors service.

Last but not least, préci­sons que le clavier propose une connec­ti­vité Blue­tooth et Wi-fi : la première vous permet­tra de strea­mer de l’au­dio depuis votre ordi­na­teur, un smart­phone ou une tablette (mais c’est bien une entrée et non une sortie : vous ne pour­rez donc pas appai­rer votre casque Blue­tooth par exemple), et la seconde permet­tra de vous connec­ter à votre ordi­na­teur pour pilo­ter le logi­ciel Analog Lab Pro, ou votre smart­phone via Astro­lab Connect, l’ap­pli de navi­ga­tion dispo­nible sous iOS comme sous Android.

Connect toi toi-même…

Arturia AstroLab : wifibluettothOn comprend dès lors la raison de l’es­pace laissé entre les molettes et le reste des contrôles sur le bandeau du clavier : pouvoir poser son smart­phone et dispo­ser ainsi d’un système de navi­ga­tion dont on rêvait depuis plus de 10 ans pour pilo­ter un Komplete Kontrol par exem­ple… sauf que c’est Artu­ria qui l’a fait : bravo à eux !

Car c’est un fait, si l’ar­gu­ment de propo­ser à partir d’un unique contrô­leur des milliers de presets est allé­chant, force est d’ad­mettre que sans un système de navi­ga­tion effi­cace, cette richesse peut vite s’avé­rer contre­pro­duc­tive : la meilleure des molettes montre ainsi ses limites là où le tactile, parce qu’il permet à la fois une recherche textuelle, une navi­ga­tion par tags/caté­go­ries et un défi­le­ment ultra rapide des longues listes en balayant simple­ment l’écran, est à n’en pas douter la solu­tion la plus perfor­mante.

Et elle l’est d’au­tant plus qu’er­go­no­mique­ment, l’ap­pli Astro­lab Connect reprend l’er­go­no­mie du navi­ga­teur de présets déployé par Artu­ria depuis plusieurs années : on trouve vite grâce à cela ce qu’on est venu cher­cher, et on para­mètre sans problème les plays­listes et splits de clavier. Un vrai bonheur qui, on l’es­père, va faire des émules dans la concur­ren­ce…

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 Que les aller­giques aux smart­phones se rassurent : rien n’oblige à utili­ser Astro­lab Connect, le clavier demeu­rant parfai­te­ment pilo­table via ses contrôles physiques. C’est juste un gros plus pour la navi­ga­tion que nous allons lais­ser de côté pour reve­nir au clavier.

Bran­cher & jouer

Arturia AstroLab : vueLa grande force de l’As­tro­lab, outre sa poly­va­lence et ses quali­tés sonores (pour juger de ces dernières, on se repor­tera aux nombreux tests des logi­ciels Artu­ria dispo­nibles sur Audio­fan­zine), c’est son intui­ti­vité. Sans même avoir à ouvrir le manuel, la prise en main est excel­lente. Grâce à l’ex­cellent choix des commandes et à leur bonne orga­ni­sa­tion sur l’es­pace du bandeau de commandes, on comprend dès les premières minutes qui fait quoi dans les boutons ou potards et on fait de la musique en se rendant compte qu’en dépit du peu de contrôles embarqués concer­nant les instru­ments propre­ment dits, il y a suffi­sam­ment de réglages pour twea­ker et adap­ter chaque préset à son jeu… La molette-écran est surtout extrê­me­ment agréable à l’usage et l’OS de la machine a le bon goût de ne pas déployer des sous-menus à foison : merci de ne pas avoir fait de cet Astro­lab une usine à gaz…

Le clavier semi-lesté est quant à lui est sans histoire. Sensible à l’af­ter­touch, il s’avère précis à l’usage. Il sera toute­fois conseillé de l’es­sayer en maga­sin pour vous faire votre idée, tous les goûts étant dans la nature à ce sujet, car il présente un toucher un peu moins ferme qu’un Komplete Kontrol et que ses touches blanches présentent une fini­tion brillante tandis que les noires sont mat.

Notons-le : un petit laps de temps peut inter­ve­nir lorsqu’on passe d’un préset à l’autre, lequel est variable suivant la complexité du patch. On ne parle pas là toute­fois d’un laps de trois secondes, hein, et vu que c’est bien un ordi­na­teur qui se cache dans les entrailles de l’As­tro­lab pour propo­ser 1300 presets issus de 34 instru­ments, on en comprend sans problème la raison ; nous ne le retien­drons donc pas comme point néga­tif.

Il est dans tous les cas extrê­me­ment agréable de se servir du clavier d’au­tant que son inté­gra­tion logi­cielle est très réus­sie, que ce soit via l’ap­pli Astro­lab Connect ou le plugin Analog Lab taillé pour lui et qui, si vous dispo­sez de la V-Collec­tion, vous permet d’ac­cé­der aux inter­faces complètes des instru­ments sur votre ordi­na­teur… Bref, nous sommes face à une bien belle bête réso­lu­ment moderne et bien pensée et dont on sent qu’elle a du poten­tiel en studio comme à la scène, notam­ment via des fonc­tions comme le Looper MIDI, la possi­bi­lité de strea­mer de l’au­dio via Blue­tooth, etc.. La façon dont on gères les multis et splits (dans la limite de deux présets) et des play­listes (divi­sées en songs et presets) m’a parue enfin extrê­me­ment claire. Un produit parfait ? Autant qu’on puisse en juger, pas loin de l’être si l’on comprend bien son propos et les choix faits par Artu­ria…

Ce qu’As­tro­lab n’est pas…

Après avoir déployé ses gammes Brute, Key et Freak, Artu­ria attaque ainsi un nouveau marché avec Astro­lab : celui des claviers de scène, bien distinct des synthés dans ce sens où ils ne sont pas pensés pour la recherche sonore.

Nous ne sommes donc pas face à un synthé au sens où un Origin ou V-Collec­tion Keyboard aurait pu l’être, ce que regret­te­ront certains. Nous ne sommes pas non plus d’ailleurs face à un clavier de contrôle infor­ma­tique façon Keylab : le propos n’est abso­lu­ment pas de pilo­ter votre séquen­ceur ou d’autres plug-ins qu’Ana­log Lab. De mon point de vue d’ailleurs, il est sage qu’Ar­tu­ria n’ait pas tenté l’hy­bri­da­tion car ce qu’on aurait gagné en fonc­tion­na­lité, on l’au­rait très proba­ble­ment perdu en simpli­cité.

Nous sommes donc face à une solu­tion pensée pour donner accès à un nombre très consé­quent de sons de la façon la plus simple et effi­cace possible en situa­tion de jeu : ce qu’est un clavier de scène. Et de ce point de vue, l’As­tro­lab n’a sans doute pas à rougir face au leader Clavia dont le Nord Elec­tro 6D 61, vendu 300 euros plus chers, pour­rait bien prendre un petit coup de vieux face à ce jeune loup blanc extrê­me­ment poly­va­lent, réso­lu­ment moderne dans son ergo­no­mie, et auquel ne manque vrai­ment qu’un jeu de sliders / tirettes qui fera défaut aux joueurs d’orgues élec­tro­mé­ca­niques. Une solu­tion est toute­fois propo­sée par l’As­tro­lab via la possi­bi­lité de connec­ter une surface de contrôle externe, ce qui ouvre bien des pers­pec­tives en sus des pédales qu’on peut ajou­ter…

Ceci étant dit, il aurait sans doute été malin de la part du construc­teur de mettre plus encore à contri­bu­tion l’ap­pli Astro­lab Connect qui pour­rait, en marge de ses fonc­tions de brow­ser, compor­ter une partie contrô­leur poly­morphe vrai­ment inté­res­sante. À voir si cette dernière évoluera dans ce sens… D’au­cuns auraient sans doute préféré aussi que l’écran tactile multi­point soit intér­gré au clavier plutôt que de devoir passer par un smart­phone. Quand on connait toute­fois un peu le marché des compo­sants élec­tro­niques, on comprend qu’un tel choix aurait sans aucun doute fait explo­ser le prix de l’As­tro­lab sans pour autant qu’Ar­tu­ria puisse forcé­ment garan­tir une qualité d’écran du niveau de celles qu’on trouve sur les smart­phones ou tablettes de grande marque. If you can’t beat them, join them : l’adage me semble perti­nent ici, sachant que c’est le métier d’Apple, Samsung et consorts de faire ce genre de contrô­leur et qu’il me semble sage de la part d’Ar­tu­ria de s’ap­puyer sur cette exper­tise plutôt que de réin­ven­ter la roue en moins bien…

Person­nel­le­ment, j’au­rais aussi préféré avoir les molettes de pitch bend et modu­la­tion sur le côté gauche du clavier plutôt qu’au-dessus. Mais gageons qu’alors le clavier aurait été plus long comme plus lourd, et donc plus cher aussi, sachant que le construc­teur semble avoir fait son possible pour rester sous la barre des 10 kg. Il va sans dire toute­fois que nombre de clavié­ristes vont attendre de pied ferme un modèle 73 ou 88 touches à toucher lourd, ce qui, en fonc­tion de l’ac­cueil de cet Astro­lab, devrait vrai­sem­bla­ble­ment voir le jour si l’on songe à ce qui existe dans la gamme Keylab… Et c’est en y songeant aussi que d’autres voudront sans doute aussi un clavier plus petit et forcé­ment plus abor­dable : 49 ou 37 touches, voire une version en rack ou module, car l’ar­gu­ment de la boîte à sons plug&play s’avère extrê­me­ment sédui­sant au-delà du clavier même, que ce soit pour la scène ou le studio.

Bref, si cet Astro­lab ne répond certai­ne­ment pas à tous les publics pour l’heure, s’il ne dispen­sera pas Artu­ria de nous propo­ser un jour prochain un vrai clavier V-Collec­tion permet­tant de mettre vrai­ment les mains dans le moteur (et alors, le prin­cipe de dispo­ser d’une appli iOS/Android montrera encore sa perti­nence pour gérer des inter­faces hété­ro­clites), gageons qu’il est pour l’heure déjà très perti­nent et ouvre bien des hori­zons. Quant à savoir s’il réus­sira à damer le pion à son concur­rent rouge, disons qu’au-delà de son prix serré, il a bien des argu­ments sur le plan fonc­tion­nel pour le faire mais que l’un des plus impor­tants critères pour en juger demeure hors de portée de ce test : les Clavia sont connus pour leur robus­tesse, et si la fabri­ca­tion de belle facture de l’As­tro­lab inspire confiance, il s’agira de voir s’il saura être aussi durable et costaud. En termes d’évo­lu­ti­vité, il jouit en tout cas d’un argu­ment de poids : au rythme où sortent les nouveaux plug-ins chez Artu­ria, on peut s’at­tendre à de fréquentes mises à jour appor­tant toujours plus de sons et d’ef­fets comme à des amélio­ra­tions sensibles des modèles physiques exis­tants. On attend d’ailleurs que le clavier, pour l’heure compa­tible avec les instru­ments de la V Collec­tion 9, intègre ceux de la V Collec­tion 10 et notam­ment le sympa­tique Acid V…

Conclu­sion

Fan de la V-Collec­tion et utili­sa­teur au quoti­dien d’Ana­log Lab, j’avoue avoir été vrai­ment séduit par la propo­si­tion d’Ar­tu­ria qui, sans pour autant tour­ner le dos à la MAO (l’in­té­gra­tion avec le plug-in Analog Lab est évidem­ment parfaite et l’ap­pli Astro­lab Connect ô combien perti­nente), fait oublier les origines virtuelles de son clavier au profit d’une expé­rience « hard­ware » vrai­ment convain­cante. On allume, on joue, et on profite de la richesse des modé­li­sa­tions Artu­riennes en toute simpli­cité : sans reve­nir sur la qualité et la poly­va­lence sonore qui est celle de la V-Collec­tion, le côté intui­tif du clavier est en effet la plus grande réus­site du nouveau bébé Artu­ria. De ce fait, bien qu’on le sache pensé pour la scène, on n’a pas trop de doute sur le fait qu’il devrait trou­ver sa place dans plus d’un studio où son accès simple a des myriades de sons devrait séduire plus d’un musi­cien pour un prix de 1600 euros qui demeure bien étudié… Bravo donc aux Greno­blois qui fêtent de belle manière leur 25e anni­ver­saire, sachant qu’on a déjà hâte de voir la suite…

9/10
Award Innovation 2024
Fabrication (?) : Chine
Points forts
  • Design élégant
  • La qualité globale des sons, issus de la V-Collection
  • La richesse et la polyvalence sonore
  • Une ergonomie très bien pensée avec une prise en main immédiate…
  • Qui devrait séduire à la scène, comme en studio
  • Astrolab Connect qui propose le gestionnaire de presets qu’on voudrait voir chez toute la concurrence
  • Parfaite intégration avec Analog Lab
  • Splits, playlist, looper MIDI, arpégiateur, accord : tout le nécessaire est là
  • Huit potards et une touche shift pour tweaker 16 paramètres : c’est la plupart du temps amplement suffisant pour un usage live
  • Utilisable avec smartphone et ordinateur pour plus de confort, mais absolument pas tributaire de ces derniers
  • Connectique très complète…
  • …et permettant notamment de connecter un contrôleur MIDI externe, ce qui peut compenser les manques côtés contrôles physiques
  • Prix bien pensé en regard de la concurrence
  • Vu le rythme de sortie d’Arturia, la promesse de disposer de nouveaux sons très fréquemment
Points faibles
  • Molettes au-dessus du clavier
  • Pas de sliders/tirettes pour les orgues notamment
  • L’appli Astrolab Connect pourrait proposer une partie contrôleur qui complèterait les contrôles physiques du clavier
  • On attend les instruments de la V Collection X
  • Vous l’auriez en toucher lourd 88 touches, en 37 touches ou en module Tabletop ?
Auteur de l'article Los Teignos

Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.


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Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.