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Pédago
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Contexte et première résolution - Les bases de l'harmonie — 24e partie

Rédigé par un humain

Mes amis, nous avions vu dans l'article précédent ce qu'étaient les dissonances et les consonances selon notre conception occidentale, ainsi que la dynamique d'alternance qui préside à leur utilisation. Nous allons explorer à partir du présent article de quelle manière nous pouvons mener lesdites dissonances vers lesdites consonances et opérer l'alternance en question.

Contexte et première résolution : Les bases de l'harmonie — 24e partie
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Mais avant tout, il me semblait impor­tant de préci­ser encore une petite chose.

La conso­nance selon le contexte

En effet, la percep­tion d’une conso­nance ou d’une disso­nance dépend beau­coup du contexte. Pour illus­trer mon propos, je vais faire appel à notre grand ami l’ac­cord de septième de domi­nante. Vous vous rappe­lez, n’est-ce pas, que l’une des prin­ci­pales carac­té­ris­tiques en est le triton (cf articles 9 et 15), lequel  est classé comme une disso­nance dans le tableau de l’ar­ticle précé­dent, en tant que quarte augmen­tée.

Si l’ac­cord s’avère très instable dans un cadre diato­nique, il est en revanche parfai­te­ment neutre dans un cadre chro­ma­tique, comme nous pouvons le consta­ter dans les exemples suivants .

triton diatonique
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triton chromatique
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Ceci pour rappe­ler qu’en musique, tout n’est bien souvent qu’une ques­tion de contexte. Et à propos de contexte, reve­nons donc au système diato­nique qui nous inté­resse, et au concept de réso­lu­tion.

La cadence parfaite, une réso­lu­tion parfaite

En guise d’exemple, nous allons conser­ver ce cher accord de septième de domi­nante pour le moment, et ceci dans le cadre de notre non moins chère cadence parfaite.

première résolution
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Dans la réso­lu­tion ici présente, on observe les mouve­ments suivants :

  • La fonda­men­tale (Sol) de l’ac­cord de domi­nante descend d’une quinte juste vers la fonda­men­tale (Do du bas) de l’ac­cord de tonique : le prin­cipe même de la cadence parfaite.
  • La tierce (Si) de l’ac­cord de domi­nante, quant à elle, monte d’un demi-ton vers la tonique supé­rieure (Do du haut). Normal, vu que la tierce en ques­tion est la sensible de la tona­lité géné­rale du morceau, Do majeur.
  • La quinte (Ré) de l’ac­cord de domi­nante descend vers la tonique.
  • La septième (Fa) de l’ac­cord de domi­nante descend vers la tierce (Mi) de l’ac­cord de tonique.

On peut égale­ment dire que le triton formé par la tierce et la septième de l’ac­cord se résout de la manière suivante : la tierce (sensible de la tona­lité) monte d’un demi-ton et la septième descend d’un demi-ton.

Comme je l’ai déjà évoqué dans l’ar­ticle 22, on évitera autant que possible en harmo­nie clas­sique pure et dure de conser­ver à la fois la quinte et la fonda­men­tale des deux accords, ceci pour éviter les mouve­ments paral­lèles de quintes qui sont pros­crits par le « bon goût »… alors que dans d’autres styles musi­caux c’est préci­sé­ment cet aspect « mal dégrossi » que l’on recherche ! Bref, je vous en reparle ici par souci d’ex­haus­ti­vité, mais ne vous tortu­rez pas l’es­prit avec cela, nous y revien­drons ulté­rieu­re­ment de manière plus détaillée.

Nous pour­sui­vrons notre étude des réso­lu­tions dans le prochain article.

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