Et si le rock français n'existait pas ?
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Anonyme
Pourquoi ? La langue est certainement un obstacle (mais Aznavour a connu un succès formidable à l'export et bien des groupes français chantent en anglais...). Il y a également un vrai problème de voix: il y a moins de bons chanteurs de rock en France que Django n'avait de doigts (probable que le fait de ne jamais chanter à l'école est un vrai handicap). Se greffe là dessus un problème culturel : ni télé, ni grandes radios rock pour promouvoir de la bonne musique.
Bien entendu, vous avez le droit de n'être pas d'accord ! Mais alors argumentez...
Voici en attendant ma "play list" d'artistes exportables (que je n'aime pas forcément, c'est juste que je les ai retrouvé dans les bacs et les juke box en Angleterre, preuve qu'ils ont passé la Manche !) :
- Serge Gainsbourg (la seule vraie rock star française indiscutable)
- Françoise Hardy
- Jacques Dutronc
- Johnny
- Plastic Bertrand (un autre Belge bien exporté, quoique pour une période fort brève)
- Magma
- Les Négresses Vertes
- Air
- Daft Punk
- Taxi Girl ( )
J'aurais bien aimé rajouter mes petites coups de coeur perso, Starshooter, Bijou, les Dogs ou encore les Bérus... Mais non, quand j'y réfléchis, ça passe pas.
That's all ! Je serais heureux d'en oublier (je connais rien en techno, acid machins, pas mon truc, mais apparemment les DJ français ont la cote).
A vos listes...
Ça c'est kloug
Il y avait Starshooter et quelques autres. Bijou peut-être ? Je ne sais plus....
La double page c'était Téléphone. Et à cette époque, ils tournaient partout, mais personne ne les avaient encore signé. C'est à dire qu'il n'avaient aucun disque chez les majors. (Il paraît qu'il y avait une autoprod)
Les majors ont appris la connaissance de ce groupe... par la presse ! Elles se sont disputées le groupe. Ça en dit long sur le talent de découvreurs des maisons françaises : ils suivent tout juste le journal. Alors, le rock, ça leur était passé à dix mille lieues.
Je ne pense pas que Starshooter ou Téléphone ce fut du rock, ça en a l'habillage, ça joue la couleur US, mais ça n'en défend pas le fond. C'est du Canada Dry français.
Ouais, Trust quand ils parlaient de Mesrine, à la limite... il y avait un truc. Mais un peu.
Sylv1
ça me rappelle un thread sur le hip hop qui est parti en couille.
Le rock, y'a que ceux qui en écoutent pas (ou plus) et qui n'en jouent pas (ou plus) qui pensent qu'il est mort, les autres, savent très bien ce qu'il en est.
A+
Sylv1
Ça c'est kloug
Tchik'Type
Citation : Les majors on appris la connaissance de ce groupe... par la presse ! Ça en dit long sur le talent de découvreurs de maisons françaises : ils suivent tout juste le journal. Alors, le rock, ça leur était passé à dix mille lieues.
Là en revanche je suis d'accord à 1000%, et encore, la presse de l'époque n'était pas si mauvaise, Best et Rock'n'Folk allaient voir ce qui se passait en province, dans les petites salles etc...aujourd'hui le "buzz" autour d'un groupe peut être intégralement créé par la presse, à partir de rien du tout. Dans l'encart "spécial nouveau rock français" qui est paru dans Rock'n'Folk il y a quelques mois, des groupes confirmés comme AS Dragon se trouvaient entourés de groupes accusant à peine 2 concerts au compteur, et Teknikart a suivi, etc...le buzz est né, les labels vont suivre.
Sylv1
Citation : dans Rock'n'Folk il y a quelques mois, des groupes confirmés comme AS Dragon se trouvaient entourés de groupes accusant à peine 2 concerts au compteur, et Teknikart a suivi,
+1, j'ai vu un des groupes en question (que des filles), j'ai halluciné comment c'était sans intérêt, musicalement . C'est sûr que visuellement, y'a de quoi plaire aux quadra qui gère ces papiers...
Kloug, j'ai jamais fait de skate.
A+
Sylv1
Tchik'Type
Ça c'est kloug
Il y a bien des groupes qui font une musique habillée à la culture rock... mais rien qui n'ait l'âme rock. Pas de poêtes maudits, pas de dégentés, pas de révoltés.
Nous on chantait Cendrillon, Rock à la Radio... pendant ce temps Alan Vega chantait "Cocaïne or gazoline" ou des morceaux à t'arracher les oreilles comme "viet-viet" en poussant des cris de chatré pendant 10 minutes. Ça c'était le rock bien après le hard, et ça coupait le souffle.
En france, tu peux mettre trois pédales de disto en série et être un garçon poli. J'attends encore le label "explicite langage" chez nous.
Anonyme
Citation : Et si le rock n'existait pas ?
Et si c'était pas grave ? Et si on dépassait un peu ce concept commercial de maisons-de-disques-qui-vendent-les-produits-qu'elles-ont-manufacturés-calibrés-selon-leur-cahier-des-charges avec l'aide, parfois innocente, de centaines de boutonneux-qui-rêvent-de-se-voir-à-la-télé-parce-qu'on-leur-a-dit-que-c'était-ça-la-vie-après-la-mort.
Ça c'est kloug
Citation : Et si on dépassait un peu ce concept commercial de maisons-de-disques-qui-vendent-les-produits-qu'elles-ont-manufacturés-calibrés-selon-leur-cahier-des-charges avec l'aide, parfois innocente, de centaines de boutonneux-qui-rêvent-de-se-voir-à-la-télé-parce-qu'on-leur-a-dit-que-c'était-ça-la-vie-après-la-mort
Facile, tu n'as qu'à lire vraiment ce thread. Maintenant, si "ce n'est pas grave" c'est peut-être que la question ne te touche pas....
Reprenons, je me souviens, autour de moi, ça parlait des radios libres, de spaggiari, la france s'était pris un faible pour l'ennemi public n°1 (messrine toujours, mais c'est important dans le climat, la police l'a assissiné pour ça) mais les dites radios ne passaient que les musiques discos qu'elles intitulaient funk.
Téléphone était jugé trop hard, Bijou ça allait et Trust c'était plutôt les voyoux qui écoutaient ça.
Non, dans son essence même, le rock français n'a jamais existé.
Tchik'Type
Hors sujet : Tu vois qu'il y a eu des grands groupes US après 70 !
Celà dit, des poëtes maudits, des déjantés, des révoltés, je pense qu'il y en a eu un paquet par ici, peut-être pas sur le devant de la scène. Des mecs comme les Dogs, ou Dominique Comont (City Kids), les Bad Brains du Havre aussi, avaient certainement le feu aux tripes comme Vega pouvait l'avoir, avec juste une pudeur à la française qui les rendaient un peu moins emblématiques. En 1978, soit peu de temps après le premier Suicide, sortait à New York le EP de Rosa Yemen, signé chez ZE records. C'était simplement mam'zelle Lizzy mercier Descloux, et c'est l'un des trucs les plus hallucinés et hallucinants que j'ai eu entre les oreilles.
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