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guide d'achat

Guide d’achat des amplis pour guitare électrique

Comment choisir son ampli guitare électrique

Vous avez décidé de commencer la guitare électrique et venez de faire l’acquisition de l’instrument de vos rêves. Se posent maintenant de nombreuses questions au sujet du meilleur ami de votre guitare : l’ampli. Quelle puissance ? Quelle technologie ? Quel format ? Quelle marque ? Dans ce guide d’achat, nous allons détailler les différents aspects d’un ampli guitare afin de vous aiguiller au mieux lors de votre acquisition.

Petite histoire de l’am­pli­fi­ca­tion guitare

Dans les années 1920, la guitare a commencé à souf­frir d’un cruel manque de volume, parti­cu­liè­re­ment dans les orchestres de Jazz. Se faire entendre face à une batte­rie, même très mini­ma­liste, et une section de cuivres, a vite été un problème. Les fabri­cants comme Gibson ont alors déve­loppé des instru­ments aux dimen­sions plus impor­tantes, ce qui se tradui­sait de manière acous­tique par un volume plus élevé. Doubler le nombre de cordes a égale­ment été une solu­tion envi­sa­gée pour augmen­ter le volume sonore de la guitare. La marque améri­caine Natio­nal avait eu l’idée de construire des instru­ments en bois et acier, les fameuses guitares à réso­na­teur, toujours dans l’op­tique de gagner quelques déci­bels.

Les premiers amplis…

Après ces diverses tenta­tives d’am­pli­fi­ca­tion méca­niques qui n’ont toute­fois pas réel­le­ment résolu le problème, l’am­pli­fi­ca­tion élec­trique des instru­ments acous­tiques a germé dans l’es­prit des joueurs de Pedal­steel Hawaïens. Les premiers systèmes d’am­pli­fi­ca­tion étaient en réalité des déri­vés de système de sono­ri­sa­tion légè­re­ment modi­fiés dont il ne reste aujour­d’hui quasi­ment aucune trace. Les premières utili­sa­tion d’am­plis de guitare dont les enre­gis­tre­ments subsistent sont loca­li­sées à Hawaï aux alen­tours de la fin des années 1940. Cepen­dant, des marques comme Strom­berg-Voisi­net et Vega Elec­trics avaient déjà déve­loppé des systèmes d’am­plis pour banjo à la fin des années 1920. En 1932, Elec­tro String Instru­ments a déve­loppé un petit ampli trans­por­table avec des poignées inté­grées au châs­sis en bois. En 1933, Ricken­ba­cker a eu l’idée d’ajou­ter des coins en métal au châs­sis pour en assu­rer la protec­tion pendant le trans­port. La même année, Dobro a commer­cia­lisé un ensemble micro magné­tique + ampli ; le micro pouvait s’ins­tal­ler sur n’im­porte quelle guitare qu’on souhai­tait ampli­fier et l’am­pli possé­dait deux haut-parleurs de huit pouces. Gibson avait aussi déve­loppé quelques modèles d’am­plis en 1934, qui sont restés au stade de proto­types. Tous ces amplis appa­rus dans les années 1930 n’étaient que des déri­vés d’am­plis de sono­ri­sa­tion. Ils déve­lop­paient des puis­sances d’une quin­zaine de watts.

Leo, Jim et les autres…

C’est en 1947 que Clarence Leoni­das Fender a déve­loppé et commer­cia­lisé le premier ampli guitare, un petit combo qui n’of­frait aucun contrôle sur le volume ni la couleur du son. Il se conten­tait d’am­pli­fier le signal élec­trique généré par les micros magné­tiques placés sur les guitares. Bien que des proto­types anté­rieurs subsistent, 1947 est l’an­née qui a vu naître le premier ampli commer­cia­lisé. Pendant les années 1940 et 1950, Fender a déve­loppé toute une gamme d’am­plis (les fameux Tweed) déve­lop­pant diffé­rentes puis­sances, de 5 à 80 watts.TWEED Ce n’est que pendant l’an­née 1960 que Dick Dale, grand guita­riste de Surf Music, a travaillé en étroite colla­bo­ra­tion avec la marque de Fuller­ton pour déve­lop­per un ampli de 100 watts. Bien que les balbu­tie­ments de l’am­pli­fi­ca­tion guitare soient loca­li­sés aux États-Unis, la Grande-Bretagne a eu un rôle capi­tal à jouer dans son déve­lop­pe­ment. Jim Marshall alors profes­seur de batte­rie et patron d’un maga­sin d’ins­tru­ments de musique a eu l’idée de déve­lop­per ses propres amplis guitare. C’est Pete Town­send, guita­riste des Who, qui lui a demandé de conce­voir un ampli plus puis­sant que ceux qui étaient dispo­nibles à l’époque an Angle­terre. En 1962 est donc née la première tête d’am­pli guitare : le JTM45. C’était en réalité une ré-inter­pré­ta­tion du Fender Bass­man, avec les compo­sants dispo­nibles en Angle­terre. Cepen­dant, c’est à Jim Marshall qu’on doit le format « Stack », une tête d’am­pli posée sur une enceinte. L’es­sor de la marque est en grande partie due à Eric Clap­ton, Jimi Hendrix et Pete Town­send qui ont rendu célèbres les JTM45, Stack et combos. Le virus s’est alors propagé et a touché Jimmy Page, guita­riste de Led Zeppe­lin, qui a aussi adopté un JTM45 à l’époque. Guitares : JTM45

Dans le même temps, Vox Ampli­fi­ca­tion, ancien­ne­ment JMI Corpo­ra­tion, a égale­ment connu un essor consi­dé­rable grâce au succès de l’AC-30, très large­ment popu­la­risé par les Beatles, entre autres. L’es­sor du Rock’n’­roll puis du Blues Rock a contri­bué au déve­lop­pe­ment rapide des amplis guitare à travers le monde. De nos jours, nombreux sont les acteurs de l’am­pli­fi­ca­tion, que ce soit en France, aux États-Unis, en Angle­terre ou en Chine. On peut citer de manière non exhaus­tive Peavey, Mesa Boogie, Orange, ENGL, Diezel, Soldano, Blacks­tar, Laney, Magna­tone, KelT entre beau­coup d’autres.

Les types d’am­plis : combos, stacks, etc.

Comme nous l’avons vu dans le rapide histo­rique, deux concep­tions d’am­plis existent : combos et stack. Le combo regroupe toutes les compo­santes de l’am­pli au sein du même châs­sis, le circuit élec­tro­nique et le(s) haut(s)-parleur(s). Le stack, qui fit son appa­ri­tion en 1962, a été inventé par Jim Marshall pour déve­lop­per davan­tage de volume. À l’époque, l’am­pli avec le plus de haut-parleurs était le Fender Bass­man avec quatre gamelles de 10 pouces. L’idée de Jim Marshall était de doubler ce nombre de haut-parleurs. Il a donc pensé à disso­cier les haut-parleurs du circuit élec­tro­nique de l’am­pli. À l’époque, l’en­ceinte dédiée à accom­pa­gner la tête JTM45 était équi­pée de huit haut-parleurs de 12 pouces. Plus tard, pour des raisons pratiques, la marque l’a sépa­rée en deux enceintes de quatre haut-parleurs. Si seuls ces deux formats, combo et stack, étaient dispo­nibles sur le marché pendant de nombreuses années, d’autres types d’am­plis ont récem­ment fait leur appa­ri­tion. La caté­go­rie combo a été étof­fée au fil du temps avec l’ap­pa­ri­tion de formats plus nomades ou desti­nés à une utili­sa­tion domes­tique.

Guitares : THRIIEn 1969 appa­rut le premier ampli portable, le fameux Pignose. Roland a révo­lu­tionné ce concept avec l’ap­pa­ri­tion de la série Cube. Ce sont des petits amplis très poly­va­lents et surtout super compacts, donc très faciles à trans­por­ter. Cela permet de jouer de la guitare n’im­porte où pourvu qu’on dispose d’une prise élec­trique. La marque a même poussé le concept jusqu’au bout avec le Cube Street qui, comme son nom l’in­dique et grâce à une alimen­ta­tion par piles, permet de jouer dans la rue de manière tota­le­ment auto­nome en profi­tant d’ef­fets inté­grés et de plusieurs canaux. Il s’agis­sait d’un premier pas vers la ratio­na­li­sa­tion des amplis, tant en termes de puis­sance que d’en­com­bre­ment. Plus récem­ment, on a vu appa­raître des amplis d’ap­par­te­ment pour un usage domes­tique. Yamaha a su frap­per fort avec sa série THR qui s’est inscrite très vite en numéro un des ventes de cette caté­go­rie. Combos, amplis de voyage, amplis d’ap­par­te­ment ou stack, vous trou­ve­rez aujour­d’hui l’am­pli idéal quels que soient vos besoins. Mais une fois le format choisi, reste à choi­sir la tech­no­lo­gie adéquate.

Les diffé­rentes tech­no­lo­gies d’am­pli­fi­ca­tion

L’am­pli­fi­ca­tion à lampes / tubes

Pour ampli­fier un signal élec­trique, plusieurs solu­tions sont envi­sa­geables en utili­sant diffé­rents compo­sants élec­tro­niques. Les premiers amplis utili­saient des lampes, que ce soit pour la pré-ampli­fi­ca­tion du signal ou son ampli­fi­ca­tion. Dans la mesure où c’était le seul compo­sant connu à l’époque pour remplir ce rôle, ce choix semblait logique. Comme tous les compo­sants élec­tro­niques, les lampes offrent certains avan­tages mais aussi quelques incon­vé­nients. Il s’agit tout d’abord d’un compo­sant fragile puisque son enve­loppe (qui contient l’anode, la cathode, le fila­ment et la grille) est en verre. Et comme elles sont des compo­sants qui ont besoin d’une tension très élevée pour fonc­tion­ner, les lampes sont souvent asso­ciées à d’im­po­sant trans­for­ma­teurs d’en­trée et de sortie qui alour­dissent de manière consi­dé­rable le poids global de l’am­pli et dégagent beau­coup de chaleur.

Guitares : TUBESL’uti­li­sa­tion des lampes dans les premiers amplis présen­tait par ailleurs un problème du point de vue sonore. Elles four­nissent une ampli­fi­ca­tion claire jusqu’à un certain seuil au-delà duquel elles vont satu­rer, tordre le signal. C’était un vrai souci à l’époque où on cher­chait simple­ment à obte­nir des sons clairs. D’où l’ap­pa­ri­tion d’am­plis comme le High Powe­red Twin chez Fender, qui, avec ses 80 watts, repous­sait le seuil de satu­ra­tion et permet­tait donc d’ob­te­nir un son clair plus fort. Une lampe a aussi besoin d’at­teindre une tempé­ra­ture idéale avant d’of­frir un rende­ment et un son opti­maux, d’où la présence d’un circuit de chauf­fage. Enfin, une lampe, comme une ampoule d’ailleurs, a une durée de vie limi­tée. C’est un consom­mable, au même titre que les cordes de votre guitare, qu’il faudra chan­ger.

Cepen­dant, ces incon­vé­nients sont conju­gués à des avan­tages non négli­geables. Du point de vue sonore, c’est un compo­sant qui four­nit une chaleur et un grain parti­cu­liers et inimi­tables. En termes de jeu, les lampes four­nissent un ressenti doux et très dyna­mique ; chaque nuance du jeu du guita­riste sera retrans­crite aux haut-parleurs avec beau­coup de musi­ca­lité.

L’am­pli­fi­ca­tion à tran­sis­tors

Face aux incon­vé­nients des amplis à lampes sont appa­rus les amplis à tran­sis­tors. Le tran­sis­tor est un compo­sant élec­tro­nique qui remplit le même rôle qu’une lampe, à savoir l’am­pli­fi­ca­tion d’un signal élec­trique. Le but est d’am­pli­fier la tension alter­na­tive de quelques milli­volts prove­nant de la guitare en un signal beau­coup plus impor­tant qui, une fois retrans­crit aux haut-parleurs, fera bouger leur membrane. Au départ, les fabri­cants ont utilisé les tran­sis­tors pour réduire les coûts de produc­tion et rendre leurs amplis plus fiables. On se souvient notam­ment de l’am­pli Vox MT60 utilisé par les Beatles. Les tran­sis­tors offrent bien d’autres avan­tages. Ce sont des compo­sants fiables qui ne néces­sitent pas néces­sai­re­ment de chan­ge­ment, n’étant pas soumis à une usure dras­tique. Ils permettent aussi de conce­voir des circuits beau­coup plus légers et donc des amplis plus compacts et faciles à trans­por­ter. Enfin, ils ampli­fient le signal de manière beau­coup plus claire et linéaire qu’une lampe. Le son qu’ils four­nissent est évidem­ment diffé­rent de celui fourni par les lampes. On ne parle pas ici de « mieux » ou « moins bien », tout étant une affaire de goût et surtout de besoins. Le côté fiable et pratique des amplis à tran­sis­tors leur a permis d’ob­te­nir une part impor­tante du marché, si bien que toutes les grandes marques, même les plus anciennes, leur ont fait une place au sein de leur cata­logue.

Partant du prin­cipe que tout a du bon, certains fabri­cants ont fabriqué des amplis dits « hybrides ». Ces derniers emploient les deux tech­no­lo­gies citées plus haut, lampes et tran­sis­tors. Le plus souvent, on retrouve comme dans les amplis de la série Valves­tate de Marshall, un pré-ampli à lampes et un ampli de puis­sance à tran­sis­tors. La couleur du son est appor­tée par le circuit de pré-ampli­fi­ca­tion qui, grâce à une ou plusieurs lampes, apporte une chaleur et un grain plutôt sympa. Ce son est ensuite ampli­fié grâce à un étage d’am­pli­fi­ca­tion à tran­sis­tors qui n’offre pas de couleur parti­cu­lière mais s’avère très effi­cace et surtout très léger. Cette confi­gu­ra­tion est celle qu’on retrouve le plus souvent dans les amplis hybrides mais certaines réfé­rences utilisent la concep­tion inverse : un pré-ampli à tran­sis­tors accom­pa­gné d’un étage d’am­pli­fi­ca­tion à lampes.

L’am­pli­fi­ca­tion à modé­li­sa­tion

Depuis la démo­cra­ti­sa­tion des multi-effets et simu­la­teurs d’am­plis numé­riques comme le petit hari­cot rouge de Line 6, le fameux POD dont il existe toujours une version au cata­logue de la marque de nos jours, les fabri­cants ont inté­gré cette tech­no­lo­gie à des amplis. Ils repré­sentent notre dernière caté­go­rie : les amplis à modé­li­sa­tion. Comme le nom peut l’in­diquer, il s’agit d’une tech­no­lo­gie numé­rique qui modé­lise le son et poten­tiel­le­ment les réac­tions de jeu de tel ou tel ampli. Au sein d’un combo, on retrouve donc une partie pré-ampli gérée numé­rique­ment, et une partie ampli­fi­ca­tion qui utilise le plus souvent des tran­sis­tors. Les amplis à modé­li­sa­tion sont souvent assez légers et robustes. De plus, comme les amplis à tran­sis­tor, ils offrent une sono­rité iden­tique tous les jours et ne néces­sitent pas de temps de chauffe. Un ampli à modé­li­sa­tion offre la parti­cu­la­rité de n’être dédié à aucun style en parti­cu­lier. Ce sont des amplis très poly­va­lents qui génèrent une foul­ti­tude de sons diffé­rents et disposent en géné­ral de beau­coup d’ef­fets inté­grés. Ils incarnent donc une excel­lente solu­tion quand on débute la guitare et qu’on ne sait pas trop vers quelles sono­ri­tés s’orien­ter. Les effets inté­grés permettent aussi de sa fami­lia­ri­ser avec tel ou tel type de sons sans forcé­ment inves­tir dans des dizaines de pédales. Un ampli à modé­li­sa­tion étant arti­culé autour d’un proces­seur numé­rique, la plupart des fabri­cants offrent la possi­bi­lité de le mettre à jour régu­liè­re­ment avec de nouveaux Firm­ware et des nouveaux sons.

Vous voici fixé sur les tech­no­lo­gies. Reste à savoir sur quelle puis­sance jeter votre dévolu sachant que cette dernière, expri­mée en watts, ne renvoie pas à la même puis­sance réelle suivant qu’on parle d’un ampli à tran­sis­tors ou modé­li­sa­tion et un ampli à lampes…

Quelle puis­sance pour quel usage ?

Si les amplis de 100 watts sont appa­rus pour répondre à un besoin à l’époque où les guitares n’étaient pas néces­sai­re­ment repiquées en concert, ils sont aujour­d’hui (beau­coup) trop puis­sants pour la plupart des situa­tions. De plus, à l’époque, on ne trou­vait pas de réglage de gain (taux de satu­ra­tion) sur les amplis. Pour les faire satu­rer, il fallait monter le volume et flir­ter avec le seuil de la douleur. Comme nous l’avons déjà vu, on peut trou­ver un ampli idéal pour chaque utili­sa­tion. Si cela passe par le format de l’am­pli, cela passe égale­ment par sa puis­sance. Il faut donc savoir à quelle utili­sa­tion se destine l’am­pli dont on a besoin au moment de son acqui­si­tion. 

Un ampli pour travailler à la maison

Pour un usage unique­ment domes­tique, une puis­sance comprise entre 5 et 20 watts sera large­ment suffi­sante. Atten­tion, nous parlons ici de la puis­sance d’un ampli à tran­sis­tors. Si un Yamaha THR30 et un Vox AC-30 déve­loppent tous les deux une puis­sance de 30 watts, le volume et le ressenti d’écoute ne sont pas du tout les mêmes. Nous recom­man­dons un ampli à tran­sis­tors ou à modé­li­sa­tion pour ce type d’usage. Leur côté souple, facile à trans­por­ter d’une pièce à l’autre et surtout leur volume en font des produits très adap­tés pour travailler à la maison. Cepen­dant, les fabri­cants proposent depuis quelques années de petits amplis à lampes d’une puis­sance d’un watt (comme le Marshall DSL1C testé dans nos colonnes). Ils permettent de profi­ter de la sono­rité des lampes tout en incar­nant une solu­tion compacte. 

Un ampli pour répé­ter

Guitares : studioS’il vous faut un ampli pour répé­ter avec votre groupe, vous devez garder à l’es­prit que votre ampli doit déve­lop­per une puis­sance néces­saire pour jouer avec une batte­rie sans être noyé ni devoir le mettre à fond. Si vous optez pour un ampli à lampes, un ampli d’une puis­sance égale ou supé­rieure à trente watts sera néces­saire. Dans le cas d’un ampli à tran­sis­tors, il vous faudra un ampli d’une puis­sance comprise entre 70 et 100 watts. L’idée derrière ces chiffres est encore une fois de pouvoir être entendu dans un mix de groupe avec batte­rie, basse, voix et poten­tiel­le­ment clavier.

Un ampli pour les concerts

Enfin, si vous ache­tez votre ampli pour l’uti­li­ser dans un contexte de concert, deux options sont envi­sa­geables. Soit vous jouez systé­ma­tique­ment en étant repiqué (avec un micro devant l’am­pli qui « repique » le son pour l’en­voyer vers la console de mixage reliée à la sono de la salle) auquel cas la puis­sance impor­tera peu dans la mesure où vous aurez des retours ; soit vous jouez sans être repiqué, auquel cas il faudra tenir compte de la taille moyenne des salles dans lesquelles vous jouez. En géné­ral pour les concerts, on choi­sit un ampli à lampes de 30 à 80 watts ou un ampli à tran­sis­tors de 100 à 200 watts. Gardez toujours à l’es­prit qu’il faut que vous soyez entendu dans le mix.

Or, pour cela, il faut aussi vous inté­res­ser aux haut-parleurs équi­pant votre ampli, car leur nombre comme leur taille ou leur modèle va gran­de­ment influer sur le son que vous obtien­drez…

AMPinaBox

Quelle confi­gu­ra­tion de haut-parleurs ?

S’il existe des amplis de toutes les tailles, cette dernière dicte toujours, dans le cas d’un combo, la taille du/des haut-parleur(s). Repre­nons par exemple le cas du petit Marshall DSL1C qui est équipé d’un haut-parleur de huit pouces. L’am­pli est certes léger et compact mais offre une réponse en basses fréquences très limi­tée.

La taille comp­te…

Quand vous choi­sis­sez votre combo ou votre enceinte, iden­ti­fiez clai­re­ment vos besoins afin de faire le bon choix en termes de confi­gu­ra­tion de haut-parleurs. Diffé­rentes solu­tions s’offrent à vous. La taille du haut-parleur aura un impact direct sur la quan­tité et la réponse des basses ; plus le diamètre du haut-parleur est impor­tant, plus le son sera ample et profond.  Le diamètre est mesuré en pouces : 6 pouces, 8 pouces, 10 pouces, 12 pouces et 15 pouces. Une fois encore, il n’y a pas de taille meilleure qu’une autre, tout est affaire de goût et surtout de besoins. Certains aspects sont à prendre en compte lors du choix d’une enceinte. La puis­sance qu’elle peut encais­ser, sa tolé­rance, qui doit être au moins égale à celle déli­vrée par l’am­pli. Son rende­ment est égale­ment très impor­tant, il déter­mi­nera le volume sonore qu’elle produit et se mesure en dB/w/m (mesure fictive d’un haut-parleur pour 1watt à 1 mètre). Les grandes marques de haut-parleurs (Jensen, Celes­tion, JBL …) proposent de nombreuses réfé­rences dans toutes les tailles ; là aussi, tout est affaire de goût et de besoins.

Et le nombre aussi…

speakers

Si la taille d’un haut-parleur a une inci­dence déter­mi­nante sur le son, le nombre de haut-parleurs instal­lés sur le baffle joue énor­mé­ment. La taille du cais­son (ou Cabi­net comme disent nos amis anglo-saxons) influe beau­coup sur la réponse en fréquences. Une enceinte équi­pée d’un Celes­tion Green­back sonnera diffé­rem­ment d’une enceinte équi­pée de deux Celes­tion Green­back, même si les maté­riaux utili­sés pour les cais­sons sont iden­tiques. On obtien­dra plus de profon­deur et de défi­ni­tion avec deux haut-parleurs plutôt qu’un, et encore plus de profon­deur et d’as­sise avec une enceinte 4×12. Quand on joue en groupe, la membranes du/des haut-parleur(s) est suscep­tible de beau­coup oscil­ler. La qualité du haut-parleur aura donc aussi une influence sur sa durée de vie et sur le son. Volume, son, réponse en fréquences, encom­bre­ment, poids, prix … autant d’as­pects à prendre en compte quand vous choi­sis­sez votre enceinte ou votre combo.

Le reste des spéci­fi­ca­tions fonc­tion­nelles

On commence à y voir plus clair mais d’autres aspects sont à consi­dé­rer avant de sortir sa carte bancaire. Si les premiers amplis ne dispo­saient que d’un ou deux canaux, certains amplis actuels proposent quatre, cinq ou même six canaux parfois eux-mêmes divi­sés en plusieurs modes de fonc­tion­ne­ment.

Canal Plus

Ces canaux permettent simple­ment d’avoir plus de contrôle sur le son de l’am­pli et surtout de pouvoir doser le taux de satu­ra­tion avec préci­sion. Ces canaux s’éche­lonnent en fonc­tion de leur niveau de gain. Prenons l’exemple du Diezel VH4 qui offre quatre canaux, du plus clair au plus saturé. Cela permet à l’uti­li­sa­teur de jouir d’une grande poly­va­lence et aussi d’avoir un contrôle précis sur le son. Encore une fois, tout est une affaire de besoins. Si vous jouez avec beau­coup de pédales d’ef­fets et qu’il vous faut un seul son, vos besoins seront diffé­rents d’un guita­riste de métal progres­sif qui préfé­rera un ampli capable de déve­lop­per beau­coup de satu­ra­tion mais aussi des sons très clairs et des sons crunch, légè­re­ment satu­rés.

Effets inté­grés ?

Guitares : TWINNous vous en parlions plus haut, certains amplis disposent d’ef­fets inté­grés. On les trouve en géné­ral sur les amplis à modé­li­sa­tion et à tran­sis­tors. Cepen­dant, certains amplis vintage comme les Fender Black­face du milieu des années 60 dispo­saient déjà d’une réverbe à ressort et d’un circuit de vibrato à lampes. Quand on débute la guitare, c’est agréable de pouvoir décou­vrir le monde des effets sans forcé­ment devoir étendre son budget de quelques centaines d’eu­ros. Cela permet d’ex­plo­rer les diffé­rentes possi­bi­li­tés sonores avant d’in­ves­tir dans des pédales. Il s’agit souvent d’al­go­rithmes assez basiques (mais suffi­sants) bien que certains construc­teurs comme Boss, véri­table leader mondial dans les pédales d’ef­fets, proposent des modé­li­sa­tions numé­riques de qualité comme on peut en trou­ver dans la série Katana. De plus en plus d’am­plis possèdent une boucle d’ef­fets, un point d’in­sert situé entre le pré-ampli et l’am­pli de puis­sance. Cette boucle permet l’in­ser­tion d’ef­fets tempo­rels et de modu­la­tion afin qu’ils réagissent le mieux possible avec l’am­pli. Bien que très pratique, une boucle d’ef­fets n’est cepen­dant pas obli­ga­toire et certains musi­ciens préfèrent même placer leurs délais, réverbes et effets de modu­la­tion en face de l’am­pli. 

Les acces­soires et fonc­tions qui font la diffé­rence

Si vous faites l’ac­qui­si­tion d’un ampli pour l’uti­li­ser sur scène, un péda­lier de contrôle peut être un aspect à ne pas négli­ger. S’il dispose de nombreux canaux et effets inté­grés comme le Boss Katana, pouvoir chan­ger de son sur simple pres­sion d’un switch est très pratique en concert. De plus, dans le cadre d’un ampli à modé­li­sa­tion, vous pour­rez vous concoc­ter des presets avec des effets et sons diffé­rents que vous pour­rez rappe­ler à volonté, au pied.

Dans le cas d’une utili­sa­tion domes­tique, veillez bien à choi­sir un ampli équipé d’une sortie casque. C’est un détail très utile pour jouer à n’im­porte quelle heure sans ennuyer votre conjoint·e ni vos voisins. Cette sortie casque est le plus souvent équi­pée d’une simu­la­tion de haut-parleur afin d’ob­te­nir un son le plus agréable possible. Enfin, certaines réfé­rences sont réel­le­ment dédiées au travail de l’ins­tru­ment et sont donc équi­pés d’un looper et/ou d’une boîte à rythmes. Ce sont des outils très appré­ciables quand on commence la pratique régu­lière de la guitare, à jouer avec d’autres musi­ciens, un batteur en parti­cu­lier, ou au métro­nome, excellent moyen de progres­ser rapi­de­ment. 

Quelques marques et réfé­rences incon­tour­nables

Parmi les pion­niers de l’am­pli­fi­ca­tion guitare se trouve évidem­ment la marque améri­caine Fender. Soixante-dix ans après leur appa­ri­tion sur le marché, ces amplis restent de nos jours très utili­sés et réédi­tés. Au fil du temps, Fender a su faire évoluer ses amplis, tant d’un point de vue esthé­tique que sonore. Plusieurs périodes rythment la produc­tion de la marque, périodes qui empruntent leur nom aux amplis en ques­tions. Tweed, Black­face et Silver­face sont les trois évolu­tions de ces amplis légen­daires. Comme réfé­rences incon­tour­nables et par ordre crois­sant de puis­sance, on peut rete­nir le Champ, le Prin­ce­ton, le Deluxe et le Twin. Si les Black­face et Silver­face sont connus et répu­tés pour leur son clair cris­tal­lin un peu creusé dans les médiums, les Tweed à l’in­verse avaient tendance à satu­rer beau­coup plus rapi­de­ment et à déve­lop­per pas mal de médiums. Joe Bona­massa utilise sur scène des High Powe­red Twin Tweed pour cette raison.

Nous avons évoqué Jim Marshall plus haut mais il est diffi­cile de ne pas le citer dans ce para­graphe. Le premier ampli de la marque anglaise était une réin­ter­pré­ta­tion du Fender Bass­man, avec les compo­sants dispo­nibles à l’époque en Grande-Bretagne. Le JTM45 dispo­sait donc de deux lampes de puis­sance, trois lampes de pré-ampli­fi­ca­tion et d’une lampe de recti­fi­ca­tion. Cette dernière confère à l’am­pli un carac­tère plus spon­gieux et moins agres­sif que celui de ses descen­dants. Parmi les amplis de légende de Marshall, on peut citer égale­ment le fameux Super Lead Plexi. Ce dernier reprend l’ar­chi­tec­ture du JTM45 mais avec une puis­sance supé­rieure (50 ou 100 watts) et une recti­fi­ca­tion par diode. Ces amplis ont litté­ra­le­ment forgé le son de guitare du blues, blues rock, rock, hard rock et heavy metal dans la mesure où ils ont été utili­sés par presque tous les guita­ristes de l’époque. Son panneau de contrôle recou­vert de Plexi­glas lui a valu son surnom : Plexi. À la fin des années 70, Marshall a fait évoluer ce circuit en lui ajou­tant un contrôle de volume du pré-ampli ce qui permet­tait de le faire satu­rer à « faible » volume. On peut entendre ces versions sur les enre­gis­tre­ments live du groupe austra­lien AC/DC de la même époque. Cet ampli, le JMP, a donné nais­sance dans les années 80 au JCM800, autre ampli légen­daire de la marque. Repre­nant le circuit du Plexi et l’ar­chi­tec­ture du JMP, le JCM800 dispose d’un peu plus de gain et déve­loppe un son immé­dia­te­ment recon­nais­sable. Il est encore utilisé par de nombreux guita­ristes de nos jours et la marque l’a même décliné récem­ment dans une version « mini », une petite tête de 20 watts.

800Un autre acteur majeur de l’am­pli­fi­ca­tion guitare dans les années 60 est Vox. Son ampli phare, large­ment popu­la­risé par les Beatles, U2 et Brian May est l’AC-30. Cet ampli déve­loppe des sono­ri­tés très brillantes et un grain parti­cu­lier une fois poussé dans ses derniers retran­che­ments. Écou­tez les premiers albums des Beatles pour une idée du son « clair » et toute la disco­gra­phie de Queen pour une idée du son saturé. L’AC-30 a été décliné dans plusieurs versions moins puis­santes, notam­ment l’AC-15 et l’AC-10 proposé à l’époque dans une version Twin avec deux haut-parleurs de 10 pouces.

Mesa/Boogie a égale­ment joué un rôle majeur dans l’évo­lu­tion des sons de guitare avec les Mark I, Mark IIC+, Mark III, Marc IV et Mark V. Les premiers amplis de la marque étaient des réin­ter­pré­ta­tions des amplis Fender de l’époque mais avec l’in­tro­duc­tion des diffé­rents étages de gain en cascade. Cela impliquait un niveau de gain large­ment supé­rieur aux amplis concur­rents de l’époque. Carlos Santana et Keith Richards ont immé­dia­te­ment adopté le Mark I pour sa poly­va­lence et son carac­tère sonore. Plus tard, des groupes comme Metal­lica ont permis à la marque de se forger une solide répu­ta­tion en utili­sant les Mark IIC+ en studio et les Recti­fier sur scène. Encore à l’heure actuelle, ces amplis restent de véri­tables réfé­rences présents dans de nombreux studios. Ils se carac­té­risent tous par une grande poly­va­lence, un haut niveau de gain et un son un peu « craquant ».

Dans les années 80, Peavey a connu un essor consi­dé­rable grâce à Eddie van Halen qui a déve­loppé son ampli signa­ture : le 5150. Comme les amplis cités plus haut, le 5150 reste encore de nos jours une réfé­rence ultime quand on parle de « gros » son à l’amé­ri­caine. L’am­pli accueillait cinq lampes de pré-ampli­fi­ca­tion ce qui lui permet­tait de géné­rer beau­coup de satu­ra­tion. Plus tard, la marque connaî­tra un regain d’in­té­rêt grâce à la série Bandit, des amplis à tran­sis­tors d’en­trée de gamme qui sonnent bien, sont fiables et au rapport qualité/prix très inté­res­sant.

Nous pouvons termi­ner cette section sur les réfé­rences incon­tour­nables par Soldano (la liste pour­rait être bien plus longue, mais il faut bien l’ar­rê­ter !). La marque a été créée à San Fran­cisco par Michael Soldano, élec­tro­ni­cien de génie qui a commencé sa carrière en modi­fiant les amplis de l’époque (les JCM800, notam­ment) pour des guita­ristes de renom. Lui est ensuite venue l’idée de conce­voir son propre ampli, ainsi nais­sait le SLO-100 Super Lead Over­drive. L’am­pli est une sorte de « Super JCM800 » entiè­re­ment construit à la main dans les ateliers de la marque, et demeure encore aujour­d’hui un ampli « boutique » incon­tour­nable. La marque Neural DSP a d’ailleurs modé­lisé l’am­pli dans un plug-in tant il est légen­daire.

Conseils d’achat

Main­te­nant que vous avez tous les éléments pour faire le bon choix quant à votre premier ampli, voyons rapi­de­ment les quelques erreurs à éviter et les tech­no­lo­gies les plus appro­priées. Si votre ambi­tion est de jouer à la maison, un ampli à modé­li­sa­tion avec effets, looper et boîte à rythmes inté­grés reste un choix très judi­cieux. Le looper et la boîte à rythmes ne sont pas obli­ga­toires et un bon ampli à modé­li­sa­tion avec effets est recom­man­dable égale­ment. Les amplis au format Desk­top comme les Yamaha THR, le Vox Adio Air ou le Boss Katana Air consti­tuent un excellent choix dans cette caté­go­rie. Si vous voulez jouer avec d’autres musi­ciens en répé­ti­tion, il vous faudra choi­sir un ampli suffi­sam­ment puis­sant pour vous faire entendre, bien que pour des séances impro­vi­sées à la maison, un ampli Desk­top puisse être suffi­sant. Encore une fois, dès qu’une batte­rie entre dans l’équa­tion, il faut que l’am­pli délivre une certaine puis­sance et donc un volume en consé­quence. Dans ce cadre, nous vous conseillons de vous inté­res­ser aux amplis à tran­sis­tors comme le Boss Katana ou le Fender Cham­pion 100. Si vous souhai­tez un son avec un peu plus de carac­tère, Orange et Marshall proposent aussi des amplis à tran­sis­tors très sympa, les MG et Crush. Enfin, si vous jouez sur scène, les amplis cités plus haut peuvent corres­pondre mais nous vous conseillons vive­ment un combo ou une tête d’am­pli à lampes. Ils vous permet­tront d’avoir un son qui s’in­sère plus faci­le­ment dans un mix de groupe tout en déve­lop­pant la puis­sance néces­saire. Le Boss Katana répond à tous les besoins grâce à un astu­cieux système de réduc­tion de puis­sance. Il peut être utilisé à la maison sans problème, mais aussi en répé­ti­tion et sur scène.

Les diffé­rentes gammes

On peut divi­ser le segment des amplis guitare en trois gammes : entrée de gamme, moyenne gamme et haut de gamme. L’en­trée de gamme atteint un premier pallier de 450 € envi­ron, la moyenne gamme s’étale de 500 à 950 € et le haut de gamme débute autour de 1 000 € pour atteindre des tarifs autour de 5 000 €.  En entrée de gamme, on peut rete­nir les petits combos Fender Cham­pion, Marshall MG, Orange Crush, Blacks­tar ID Core, Roland Cube 10 et Vox VT40x.

Table Cube

Roland Cube 10GX

TableBlackstar

Blacks­tar ID:Core

TableChampion

Fender Cham­pion 40

TableMArshqll

Marshall MG15

TableOrangeCrush

Orange Crush

TableVox

Vox VT40x

Les Fender sont dispo­nibles en plusieurs puis­sances et plusieurs tailles mais incarnent de très bons amplis pour commen­cer. Ils sont poly­va­lents et disposent de plusieurs canaux ainsi que d’ef­fets inté­grés très pratiques. Du côté de Marshall, la série MG à tran­sis­tors est un véri­table best-seller. Ce sont des amplis fiables, pratiques et dispo­nibles en plusieurs tailles et puis­sances. On retrouve le grain sonore typique de la marque, ce qui est plutôt sympa, et les effets inté­grés sont un vrai plus. Les versions les plus petites ne sont équi­pées que d’une réverbe et de deux canaux alors que les versions plus impo­santes disposent de quatre canaux et d’une foul­ti­tude d’ef­fets. La série Crush d’Orange est une vraie réfé­rence dans l’am­pli­fi­ca­tion à tran­sis­tors. Comme chez Marshall, Orange a essayé d’in­té­grer un peu de son ADN sonore dans cette série d’en­trée de gamme, et le résul­tat est plutôt chouette. La série intègre plusieurs amplis, du petit ampli de poche à la grosse tête de 120 watts. Deux canaux, une réverbe, une égali­sa­tion trois bandes, vous avez tout ce qu’il faut pour un bon son de guitare. Blacks­tar a frappé fort avec sa série ID:Core notam­ment grâce à l’uti­li­sa­tion de haut-parleurs FRFR qui permettent à ces petits amplis très compacts de géné­rer un gros son. Effets inté­grés, beau­coup de sons diffé­rents, connexion en USB pour l’édi­tion des sons… ces amplis offrent beau­coup pour le prix. Les Roland Cube, Yamaha THR et Vox VT40 sont des réfé­rences qui sont assez vite deve­nus des clas­siques. Le Cube de Roland propose une qualité sonore très satis­fai­sante avec des effets plutôt agréables, le tout dans un ampli super compact. Le Yamaha THR5 incarne le petit ampli de bureau idéal, compact, assez joli et déve­lop­pant un très bon son. Enfin, le Vox VT40X est le seul de cette gamme à dispo­ser d’une lampe de pré-ampli­fi­ca­tion. L’am­pli intègre de très nombreux sons diffé­rents et effets, et son haut-parleur Bass Reflex lui permet de géné­rer un très bon son. Vous avez accès à un éditeur logi­ciel en connec­tant l’am­pli à votre smart­phone ce qui est assez pratique bien que l’am­pli dispose d’un grand panneau de contrôle sur lequel vous pouvez déjà ajus­ter beau­coup de para­mètres. On peut égale­ment citer l’in­évi­table Boss Katana qui, dans sa version 100 watts, reste l’am­pli de choix quand on joue à la maison, en répé­ti­tion et en concert.

Dans les amplis de moyenne gamme, nous vous conseillons les Marshall Origin, Fender Blues Junior et EVH 5150 III LBX. La série Origin de Marshall déve­loppe les sono­ri­tés clas­siques de la marque (on pense tout de suite au fameux Plexi) mais à des tarifs tout à fait raison­nables. Ce sont des amplis tout lampes fabriqués au Viet­nam et dispo­sant d’un astu­cieux système de réduc­tion de puis­sance. Cela permet d’ex­ploi­ter l’am­pli au maxi­mum dans pas mal de situa­tions. La gamme comprend des combos et têtes de diffé­rentes puis­sances pour corres­pondre à la plupart des utili­sa­tions.

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Marshall Origin 50C

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Fender Blues Junior

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EVH 5150 III LBX

Chez Fender, la série Hot Rod est un très bon compro­mis de moyenne gamme. Selon vos besoins, vous pouvez jeter un œil aux Blues Junior, Hot Rod Deluxe III et Hot Rod Deville. Le Blues Deluxe est aussi un très bon ampli, avec un esprit et un son plus « bluesy ». Ce sont égale­ment des amplis à lampes, sans réduc­tion de puis­sance cette fois-ci. Pour un usage domes­tique, même les 15 watts du Blues Junior dété­rio­re­ront vos rela­tions de bon voisi­nage. On retrouve un ampli de la série Hot Rod dans la quasi-tota­lité des salles de concerts qui existent dans la mesure où ce sont des amplis fiables et bien pensés, surtout la version III du Hot Rod Deluxe. Canal clair qui prend très bien les pédales, canal saturé effi­cace, boucle d’ef­fets et réverbe, il y a tout ce qu’il faut. Enfin, si vous cher­chez un son très saturé pour abor­der des registres musi­caux bien mous­ta­chus (hard rock, heavy metal, thrash), la petite tête EVH 5150 III LBX est une solu­tion parfaite. On retrouve une archi­tec­ture à deux canaux et un niveau de gain démen­tiel, le tout dans un châs­sis très compact et bien réalisé. La marque EVH dépend du groupe Fender Musi­cal Instru­ments Corpo­ra­tion (FMIC pour les intimes), la plupart de ses produits sont donc fabriqués au Mexique dans l’usine Fender. Comme pour les amplis de la série Hot Rod, le EVH 5150 III LBX est très bien fabriqué et sonne très bien. Sa puis­sance de 15 watts en fait un ampli idéal en concert quand on est sûr d’être repiqué ou si on joue dans une petite salle. Pour la maison, l’am­pli est égale­ment exploi­table bien que, comme tous les amplis à lampes, il néces­site un certain volume pour four­nir le meilleur son. EVH produit égale­ment une version 50 watts du 5150 III, ainsi qu’une version 100 watts pour les plus auda­cieux.

Enfin, du côté des amplis haut de gamme, on peut citer les Fried­man BE-100 Deluxe, Soldano SLO 100 et Tone King Impe­rial MKII. Le Fried­man BE-100 Deluxe est une version plus complète du fameux BE-100 qui a conquis de nombreux guita­ristes profes­sion­nels depuis sa sortie. Dave Fried­man est un véri­table gourou des amplis à lampes, il répare, modi­fie et conçoit des amplis depuis une bonne tren­taine d’an­nées. Ses amplis se distinguent par une qualité de fabri­ca­tion irré­pro­chable et une signa­ture sonore très parti­cu­lière. On retrouve indé­nia­ble­ment le grain Marshall  mais avec un carac­tère plus épais et plus présent, notam­ment grâce à une égali­sa­tion beau­coup plus effi­cace et centrée autour de fréquences diffé­rentes. Le BE-100 Deluxe est une véri­table réfé­rence utili­sée par des guita­ristes comme Steve Stevens, Phil X et bien d’autres.

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Fried­man BE-100 Deluxe

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Soldano SLO-100

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Tone King Impe­rial MkII

La marque Soldano possède une histoire un peu simi­laire à celle de Fried­man dans le sens où Michael Soldano a commencé sa carrière en modi­fiant des amplis. Le premier ampli qu’il a conçu, le SLO 100, reste encore aujour­d’hui un incon­tour­nable de l’am­pli­fi­ca­tion guitare haut de gamme quand on cherche un son extrê­me­ment présent et direct. Le grain se rapproche une nouvelle fois de ce qu’on peut entendre chez Marshall mais avec un côté plus saturé, plus agres­sif et plus poly­va­lent. Enfin, on peut s’in­té­res­ser à la marque Tone King avec l’Im­pe­rial MkII (testé dans nos colonnes) dispo­nible en combo ou tête + enceinte. Cet ampli déve­loppe les sono­ri­tés vintage qu’on asso­cie à Fender avec un canal plus typé Tweed et un autre canal plus typé Black­face. Un atté­nua­teur est inté­gré à l’am­pli et permet de le pous­ser, même à la maison, ce qui est un vrai plus. La qualité de fabri­ca­tion est simple­ment bluf­fante, les sons le sont tout autant. 

Conclu­sion

Vous l’au­rez compris, le choix de votre ampli de guitare élec­trique est inti­me­ment lié à vos besoin, à vos goûts, à votre budget et à la place dont vous dispo­sez. Chaque type d’am­pli offre des avan­tages certains pour une utili­sa­tion donnée. Même s’il et très tentant de s’équi­per d’un trois corps Marshall qu’on mettra dans son salon, ce n’est pas néces­sai­re­ment une solu­tion idéale. À l’in­verse, un petit ampli à modé­li­sa­tion ne servira pas à grand chose dans un local de répé­ti­tion. La méthode la plus effi­cace reste encore de rendre visite à votre maga­sin de musique préféré et d’es­sayer les quelques réfé­rences que nous avons évoquées dans ce guide d’achat. De nos jours, les fabri­cants ne cessent d’in­no­ver et de propo­ser des amplis toujours plus compacts, poly­va­lents et avec des sono­ri­tés plus que convain­cantes. Les algo­rithmes inté­grés aux amplis à modé­li­sa­tion sont de plus en plus réalistes et les amplis à tran­sis­tors riva­lisent de plus en plus avec les amplis à lampes. Encore une fois, seul un essai en bonne et due forme pourra aiguiller davan­tage votre choix. 

Auteur de l'article Hushman

Guitariste polyvalent, j'aime autant jouer des cocottes funk que des gros riffs en Drop C, en passant par des morceaux des Stones ou encore du Jazz Manouche. Passionné de matos guitare depuis que j'ai posé mes doigts sur le manche de ma première guitare, je suis également technicien du son et enregistre et produis quelques morceaux dans différents styles (blues, soul, techno ...)


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Guitariste polyvalent, j'aime autant jouer des cocottes funk que des gros riffs en Drop C, en passant par des morceaux des Stones ou encore du Jazz Manouche. Passionné de matos guitare depuis que j'ai posé mes doigts sur le manche de ma première guitare, je suis également technicien du son et enregistre et produis quelques morceaux dans différents styles (blues, soul, techno ...)

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