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guide d'achat

Guide d'achat des guitares électriques

Quelle guitare électrique acheter ?

Après notre dossier sur le choix de sa guitare acoustique folk, nous allons faire ensemble le tour des caractéristiques d'une guitare électrique. Un guide à consommer sans modération !

Depuis que vous avez vu Angus Young courir partout armé de sa Gibson SG, l’idée ne vous quitte plus : il vous faut une guitare élec­trique. Mais l’offre est telle­ment impor­tante que le choix de LA bonne guitare, celle qui corres­pond à vos besoins, peut s’avé­rer compliqué. Dans ce guide d’achat, nous allons dans un premier temps détailler toutes les carac­té­ris­tiques tech­niques d’une guitare élec­trique, pour, dans un second temps, entrer dans le vif du sujet en vous donnant des conseils pour aiguiller votre choix. Mais commençons avec un peu d’His­toire.

Petite Histoire de la guitare élec­trique

Guitares électriques : CharlieChristianC’est en 1936 que le guita­riste de Jazz Char­lie Chris­tian a eu l’idée d’at­ta­cher un micro magné­tique sur sa guitare acous­tique dans le but de l’am­pli­fier et ainsi d’être mieux entendu lors de ses solos. Pendant la fin des années 30 et jusqu’en 1940, le problème majeur rencon­tré par les guita­ristes qui utili­saient les premiers modèles de guitares élec­triques était le risque certain de larsen. Il s’agis­sait de guitares entiè­re­ment creuses qui réson­naient énor­mé­ment, encore plus une fois un fort volume sonore atteint dans l’en­vi­ron­ne­ment où jouait le musi­cien. Cette réso­nance était ensuite reprise par le micro ce qui causait un phéno­mène de larsen. Les fabri­cants de guitares se sont alors mis à plan­cher sur un instru­ment plein, « solid body ». Ce n’est que 9 ans plus tard que les travaux de Clarence Leoni­das Fender ont débou­ché sur la première guitare « solid body » en vente libre : l’Esquire. 

Guitares électriques : LesPaul1952Gibson a de son côté sorti la première Les Paul en 1952, modèle qui a évolué jusqu’en 1960 pour être remplacé par la fameuse SG qui ne portera ce nom-là qu’à partir de 1964, le musi­cien Les Paul étant encore sous contrat avec Gibson. La marque de Kala­ma­zoo a démon­tré son savoir-faire et son inven­ti­vité en 1958 en dévoi­lant au public l’ES-335, première guitare creuse à poutre centrale.

Guitares électriques : RickenbackerDans le même temps, Gretsch, Ricken­ba­cker et Epiphone conti­nuaient leur chemin en conce­vant des guitares pleines et creuses aux desi­gns parti­cu­liers. Il faudra attendre les années 80 pour que le marché de la guitare élec­trique explose avec l’ar­ri­vée de marques comme PRS, Jack­son, Char­vel (Grover Jack­son et Wayne Char­vel étaient deux luthiers asso­ciés qui modi­fiaient des Fender pour les rendre plus aptes à jouer du Heavy Metal), BC Rich, ESP et beau­coup d’autres. L’ins­tru­ment n’a alors jamais cessé de se moder­ni­ser, que ce soit pour la luthe­rie avec diffé­rents chan­freins garan­tis­sant un meilleur accès aux aigus, ou encore par l’ajout d’une, deux ou trois cordes pour abor­der des styles de Metal extrême mais égale­ment au niveau de l’élec­tro­nique. Récem­ment, la marque Fish­man a encore déve­loppé de nouveaux micros actifs qui connaissent un franc succès auprès de nombreux guita­ristes de Rock. 

L’His­toire récente a fait évoluer la guitare élec­trique sur un plan écolo­gique et écores­pon­sable. Les quotas d’abat­tage de l’ébène ayant été revus à la baisse, les fabri­cants ont dû chan­ger leur fusil d’épaule et on a vu appa­raître sur les Gibson Les Paul Custom de nouvelles touches en Richlite, un maté­riau synthé­tique se substi­tuant à l’ébène. De la même manière, Fender et tous les autres ont remplacé le palis­sandre par le pau-ferro ou le laurier indien quand l’es­pèce était mena­cée. Malgré ces consi­dé­ra­tions envi­ron­ne­men­tales, le marché est surchargé de guitares à petits prix, et même les géants de la vente en ligne, qui n’ont pour­tant rien à voir avec l’in­dus­trie musi­cale, se lancent dans la fabri­ca­tion de guitares. Et même si le débat revient souvent dans les colonnes des forums de votre site bleu préféré, on est bien obligé de se deman­der dans quelles condi­tions sont fabriquées ces guitares vendues entre 60 et 100 €…

Bien que la guitare élec­trique ne cesse d’évo­luer, les modèles les plus vendus restent les « grands clas­siques ». La Tele­cas­ter, bien qu’in­ven­tée en 1950 (elle s’ap­pe­lait Broad­cas­ter à l’époque) reste par exemple un modèle de réfé­rence toujours au goût du jour, qui trouve sa place sur de très nombreuses scènes et dans de nombreux styles.

Ce tour d’ho­ri­zon réalisé, il est temps de mettre les pieds dans le patch comme diraient nos amis Red Led et Los Teignos et d’ana­ly­ser ce qui consti­tue une guitare élec­trique.

Choi­sir son type de guitare élec­trique

Comme nous l’avons vu, l’his­toire de la guitare élec­trique a évolué vers la dispa­ri­tion de la caisse de réso­nance. Les progrès en matière de micro­phones comme de luthe­rie font toute­fois qu’on distingue aujour­d’hui trois grands types de guitares suivant que leur corps est plus ou moins creux

Guitares électriques : SolidBodyGuitares pleines (Solid Body)

Appe­lées aussi « solid body », les guitares pleines possèdent, comme leur nom l’in­dique, un corps plein avec des défonces desti­nées à accueillir l’élec­tro­nique. Elles présentent plusieurs avan­tages, notam­ment le fait de ne pas géné­rer de larsen à fort volume. Le corps plein permet aussi aux luthiers les plus créa­tifs de déve­lop­per des gaba­rits très origi­naux.

Préci­sons-le enfin : lorsqu’on parle de guitares élec­triques, c’est d’abord aux Solid Body qu’on pense tant elles repré­sentent le gros du marché.

Guitares électriques : hollowbodyGuitares creuses et semi-creuses (Hollow Body & Semi-Hollow Body)

Les guitares creuses sont clas­sées dans plusieurs caté­go­ries en fonc­tion de la profon­deur de  l’éclisse : pleine caisse, demi-caisse ou quart de caisse. Plus l’éclisse est fine, moins la guitare projet­tera de son à vide. Elle sera égale­ment moins sensible au Larsen. Leur construc­tion est dictée par les règles clas­siques de luthe­rie, nous vous renvoyons ici au précé­dent guide d’achat sur la guitare folk. Le plus souvent équi­pées d’ouïes, ces guitares offrent l’avan­tage de pouvoir être jouées à vide. Elles déve­loppent, une fois ampli­fiées, une sono­rité ronde et chaleu­reuse qui corres­pond parfai­te­ment à certains styles de jazz et de blues. Certaines guitares comme la très célèbre ES-335 possèdent une poutre centrale sur laquelle sont montés l’élec­tro­nique et le cheva­let. Cette poutre permet de rigi­di­fier la table et de dimi­nuer encore le risque de Larsen qui est véri­ta­ble­ment le talon d’Achille des guitares élec­triques creuses. Enfin, d’autres modèles comme la signa­ture de B.B King sont creuses mais ne disposent pas d’ouïes sur la table.

Guitares électriques : ThinLineGuitares à chambre de réso­nance

Certaines marques ont déve­loppé des guitares à chambre de réso­nance comme Fender avec la Tele­cas­ter Thin­line. Ces chambres sont visibles ou non de l’ex­té­rieur et apportent un côté plus rond au son. L’ins­tru­ment vibre diffé­rem­ment et renvoie donc une sono­rité diffé­rente aux cordes qui vibrent donc diffé­rem­ment. Ces diffé­rences de vibra­tions sont ensuite captées par les micros. Gibson a égale­ment produit quelques guitares solid body (les Les Paul, prin­ci­pa­le­ment) équi­pées de chambres de réso­nance. Ces guitares sont d’ailleurs appe­lées « cham­be­red » (cham­brées en français dans le texte). Cepen­dant, le but ici est plus fonc­tion­nel que sonore ; la Les Paul étant un instru­ment parti­cu­liè­re­ment lourd, la marque a eu l’idée d’évi­der le corps à certains endroits en créant des chambres de réso­nance.

En marge de ces grandes familles viennent ensuite les modèles iconiques qui ont jalonné l’his­toire de la guitare et dont la quasi-tota­lité des guitares contem­po­raines sont inspi­rées. Il convient donc de détailler les plus célèbres d’entre elles…

Les guitares élec­triques de légende

Guitares électriques : TELECASTERFender Tele­cas­ter (1950)

C’est la toute première guitare élec­trique solid body. Elle est appa­rue en 1950 sous le nom Broad­cas­ter. Gretsch qui possé­dait un kit de batte­rie du même nom a demandé à Fender d’ap­pe­ler sa guitare autre­ment. Pendant quelques mois, la Tele­cas­ter ne répon­dait à aucun nom. Les instru­ments de cette époque ont été bapti­sés par la suite les Nocas­ter. Enfin, en 1952, avec l’es­sor que prenait la télé­vi­sion, les équipes marke­ting de Fender ont opté pour le nom Tele­cas­ter.

C’est une guitare très basique équi­pée de deux micros simple, mais redou­ta­ble­ment effi­cace. Elle possède un timbre très recon­nais­sable et son son est quali­fié de « twangy » en raison de la sono­rité très métal­lique qu’elle dégage. Le micro cheva­let est en effet monté sur une plaque de métal qui lui donne une sono­rité parti­cu­lière. Pensez à Keith Richards et aux plus grands riffs des Rolling Stones pour vous faire une idée du son. En micro manche, une Tele­cas­ter possède un tout autre visage, beau­coup plus doux et velouté, mais quand même avec une bonne dose d’ai­gus. Jeff Buck­ley a enre­gis­tré son tube "Halle­lujah" sur le micro manche de sa Tele­cas­ter.

Utili­sa­teurs célèbres : Keith Richards (The Rolling Stones), Bruce Spring­steen, Graham Coxon (Blur), John 5 (Mari­lyn Manson, Rob Zombie), Jonny Green­wood (Radio­head), Joe Strum­mer (The Clash), Andy Summers (The Police), Steve Crop­per (The Blues Brothers), Jeff Buck­ley, Jeff Buck­ley…

Guitares électriques : LESPAULGibson Les Paul (1952)

Les Paul est le nom d’un célèbre guita­riste améri­cain qui a déve­loppé un modèle signa­ture chez Gibson. Ce modèle, la Les Paul, est sorti en 1952 et a connu diverses appa­rences et confi­gu­ra­tions élec­tro­niques. La guitare est sorti au départ équi­pée de deux micros simples, des P-90. À partir de 1957, on y trouve des micros humbu­cker récem­ment conçus par Seth Lover. La Les Paul possède une luthe­rie plus compliquée que celle employée par Fender. Le corps de la guitare est en acajou, il est surmonté d’une table bombée en érable. Le manche, aussi en acajou, est collé au corps, alors qu’il est vissé sur les modèles Fender. 

Une grande partie du travail sur une Les Paul concerne la sculp­ture du galbe de la table et le collage des diffé­rents éléments. Il s’agit d’un modèle iconique de guitare élec­trique qui, comme la Stra­to­cas­ter, est extrê­me­ment poly­va­lent et a servi à écrire les grandes heures du rock.

Utili­sa­teurs célèbres : Jimmy Page (Led Zeppe­lin), Slash (Guns’n’­Roses), Ronnie Wood (The Rolling Stones), Bernie Mars­den (Whites­nake), Billy Gibbons (ZZ Top), Bob Marley, Randy Rhoads (Ozzy Osbourne), Ace Freh­ley (Kiss), Pete Town­shend (The Who), Zakk Wylde (Black Label Society), Billie Joe Armstrong (Green Day), Stone Gossard (Pearl Jam), Joe Perry (Aeros­mith), Noel Galla­gher (Oasis), John Fogerty (Cree­dence Clear­wa­ter Revi­val), Peter Green (Fleet­wood Mac), Paul Kossoff (Free)

Guitares électriques : STRATOCASTERFender Stra­to­cas­ter (1954)

Il s’agit proba­ble­ment de la guitare élec­trique solid body la plus copiée de l’his­toire. Son design est devenu iconique, comme les sono­ri­tés de la guitare. Cet instru­ment est apparu en 1954. Il s’agit d’une guitare assez simple dans sa concep­tion, comme la Tele­cas­ter. L’élec­tro­nique est ici montée entiè­re­ment sur une plaque en plas­tique. On dispose de trois micros simples reliés à un secteur à trois posi­tions (qui évoluera plus tard vers un sélec­teur à cinq posi­tions offrant deux posi­tions supplé­men­taires pour rendre la guitare encore plus poly­va­lente), un volume géné­ral et deux réglages de tona­lité pour les micros manche et central.

La Stra­to­cas­ter ou Strat pour les intimes, est une guitare très poly­va­lente et avec un carac­tère sonore très recon­nais­sable. La liste de guita­ristes ayant joué sur Stra­to­cas­ter est très longue car elle est très à l’aise dans de très nombreux styles, du Rock à la Funk en passant par le Reggae. Elle dispose le plus souvent d’un Vibrato flot­tant, brillante inven­tion de Clarence Leoni­das Fender, toujours utilisé de nos jours.

Utili­sa­teurs célèbres : Jimi Hendrix, Jeff Beck, Stevie Ray Vaughan, Rory Galla­gher, Eric Clap­ton, Nile Rodgers (Chic), David Gilmour (Pink Floyd), John Frus­ciante (Red Hot Chili Peppers), Mark Knop­fler (Dire Straits), Dick Dale, Dave Murray (Iron Maiden), Curtis Mayfield, Buddy Holly, Hank Marvin (The Shadows), John Mayer, Ritchie Black­more (Deep Purple), Ry Cooder, Yngwie Malm­steen, The Edge (U2), Eric John­son, Buddy Guy, David Byrne (Talking Heads)

Guitares électriques : JAZZMASTERFender Jazz­mas­ter (1958)

Présen­tée au NAMM en 1958, la Jazz­mas­ter était au départ, comme son l’in­dique, desti­née aux guita­ristes de Jazz. Ironique­ment, ce sont les guita­ristes de Surf Music des années 60 qui en ont fait leur instru­ment de prédi­lec­tion. Son design « Offset » lui donne un look très parti­cu­lier et sa confi­gu­ra­tion élec­tro­nique intègre deux micros qui sont des déri­vés des P-90. Ils sont en effet un peu plus larges que des P-90 et déve­loppent un son tout à fait unique.

L’élec­tro­nique regroupe deux circuits diffé­rents, un circuit Lead et un circuit Rythm. Le circuit Lead fonc­tionne norma­le­ment et permet de bascu­ler entre les deux micros. Le circuit Rythm en revanche sélec­tionne auto­ma­tique­ment le micro manche en lui appliquant un léger filtre. il possède ses réglages de volume et tona­lité dédiés.

Utili­sa­teurs célèbres : J Mascis (Dino­saur Jr), Clara Luciani, Alex Turner (Arctic Monkeys), The Ventures, The Beach Boys, Tom Verlane (Tele­vi­sion), Elvis Costello, Kevin Shields (My Bloody Valen­tine), Robert Smith (The Cure), Lee Ranaldo (Sonic Youth), Thurs­ton Moore (Sonic Youth), Steve Drozd (The Flaming Lips), Stephen Malk­mus (Pave­ment), Thom Yorke (Radio­head), and Nels Cline (Wilco), Jim Root (Slipk­not)

Guitares électriques : ES335Gibson ES-335 (1958)

Ce modèle est apparu en 1958 et c’était une manière pour Gibson de démon­trer son avan­ce­ment tech­nique et tech­no­lo­gique. La guitare dispo­sait de deux pans coupés afin de garan­tir un bon accès aux aigus et elle était équi­pée d’une poutre centrale en érable alors que ses deux ailes étaient tota­le­ment creuses. Cette poutre était desti­née à réduire les phéno­mènes de Larsen et à rigi­di­fier la table de l’ins­tru­ment.

L’ES-335 tient son nom de son prix et de son design : Elec­tric Spanish 335, pour $335. Comme la Les Paul version 1957, elle était équi­pée des nouveaux micros Humbu­cker de la marque. La sono­rité de l’ES-335 (et des autres modèles dont la construc­tion est iden­tique, ES-345 et ES-355) est chaleu­reuse et assez ronde. On la retrouve entre les mains de B.B King notam­ment, mais des guita­ristes plus Rock l’ont utili­sée égale­ment ; on pense à Dave Grohl, Chuck Berry ou encore Eric John­son.

Gibson Flying-V et Explo­rer (1958)

Bien que leur look soit tota­le­ment futu­riste, les Explo­rer et Flying-V sont appa­rues la même année que l’ES-335, en 1958. Elles étaient alors fabriquées entiè­re­ment en Korina, un acajou d’Afrique très recher­ché pour ses proprié­tés acous­tiques et sa sono­rité très brillante. Ces deux instru­ments ont litté­ra­le­ment ouvert une brèche dans laquelle se sont engouf­fré des marques comme Jack­son, ESP ou encore B.C Rich, dans les années 80.

Malgré un design très typé, ces guitares sont égale­ment assez poly­va­lentes. Jimi Hendrix a joué une Flying-V pendant quelques concerts, les guita­ristes du groupe Metal­lica l’ont beau­coup utili­sée égale­ment. Keith Richards joue une Flying-V au concert de Hyde Park en 1969 et on peut aussi voir le guita­riste des Kinks, Dave Davies en jouer une en 1965. Pour l’Ex­plo­rer, on retien­dra surtout James Hetfield sans oublier évidem­ment The Edge ni Lzzy Hale.

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Guitares électriques : SGGibson SG (1961)

Ce modèle est le succes­seur de la Les Paul. Il est d’ailleurs sorti en 1961 sous le nom Les Paul, la produc­tion des Les Paul ayant cessé en 1960 suite au très faible succès rencon­tré par le modèle. La SG est une guitare plus simple dont le corps est confec­tionné en une pièce d’acajou, sans table rappor­tée. La guitare est beau­coup plus fine donc plus légère et plus facile à manier. Elle possède un look immé­dia­te­ment recon­nais­sable et une sono­rité plus directe et centrée sur les médiums que celle de la Les Paul. SG signi­fie « Solid Guitar » ; le nom a changé parce que le contrat entre Gibson et Les Paul touchait à sa fin et ce dernier ne l’a pas renou­vellé.

Même si elle reste poly­va­lente, la SG est surtout connue pour se trou­ver entre les mains de guita­riste de Rock et de Blues. On pense bien évidem­ment à Angus Young et Frank Zappa mais égale­ment Pete Town­send qui jouait un modèle Special équipé de deux P-90 ou encore Sister Rosetta Tharpe, la femme qui a véri­ta­ble­ment inventé le Rock’n’­roll avec sa SG (encore appe­lée Les Paul) Custom dans les mains.

Utili­sa­teurs célèbres : Angus Young (AC/DC), Frank Zappa, Sister Rosetta Tharpe, Pete Town­shend (The Who), Tony Iommi (Black Sabbath), Ian MacKaye (Fugazzi)

Et les autres…

Il existe bien entendu quan­tité d’autres modèles de guitare mais force est de consta­ter que la plupart sont des variantes des modèles illustres qui sont présen­tées ci-dessus.

Choix des bois

La forme est une chose mais les maté­riaux de fabri­ca­tion en sont une autre, sachant que l’uti­li­sa­tion de tel ou tel type de bois pour la fabri­ca­tion de tel ou tel élément jouera sur le son comme sur le confort de jeu… Nous allons donc faire le tour des prin­ci­paux bois utili­sés en luthe­rie de guitare élec­trique.

Les bois pour le corps

Malgré beau­coup d’idées reçues, le bois du corps de la guitare a une influence fonda­men­tale sur la manière dont elle va sonner. Les micros captent la vibra­tion des cordes et la trans­forment en signal élec­trique. Cette vibra­tion est influen­cée par l’en­semble corps-manche-accas­tillage. L’acajou réson­nera diffé­rem­ment du frêne et de l’aulne et géné­rera donc une sono­rité diffé­rente. On se rend bien compte de ces diffé­rences en écou­tant les diffé­rences de timbre (même à vide) entre une Les Paul entiè­re­ment en acajou et une Les Paul avec une table en érable.

acajouAcajou

Cette essence assez dense permet­tra à la guitare de déve­lop­per pas mal de sustain. Il trans­met très bien les vibra­tions et génère des sono­ri­tés assez équi­li­brées bien qu’as­sez rondes. C’est une des essences les plus utili­sées dans la facture de guitares élec­triques. 

On le retrouve sur des modèles emblé­ma­tiques comme les Gibson SG et Les Paul. Sur les modèles d’en­trée de gamme, l’acajou est remplacé par ses cousins moins onéreux comme l’Aga­this ou le Nato. 

aulneAulne

Essence reine chez la marque cali­for­nienne Fender, l’aulne déve­loppe des sono­ri­tés assez précises et un peu moins rondes que celles déve­lop­pées par l’acajou. En termes de densité et de poids, les deux bois sont compa­rables. 

On le retrouve sur l’en­semble des modèles de la gamme Fender, de la Stra­to­cas­ter à la Jaguar en passant par la légen­daire Tele­cas­ter.

erableErable

Ce bois dur dont nous avons déjà parlé dans le guide d’achat des guitares folks est aussi souvent employé dans la confec­tion des guitares élec­triques. On le retrouve surmon­tant le corps en acajou des Les Paul mais égale­ment en assem­blage de multi­plis pour la fabri­ca­tion des guitares creuses ou à poutre centrale. La Gibson ES-335 en est un bon exemple. Les fabri­cants choi­sissent parfois des morceaux d’érable parti­cu­liè­re­ment figuré notam­ment lors de l’uti­li­sa­tion de vernis trans­lu­cides.

C’est une essence qui apporte de la brillance au son en absor­bant pas mal de fréquences basses. Un bois ne va pas natu­rel­le­ment géné­rer des fréquences graves ou aiguës, mais absor­ber telle ou telle partie du spectre, lais­sant s’échap­per telle ou telle autre partie. L’érable donne l’illu­sion de déve­lop­per pas mal de brillance dans la mesure où il absorbe les graves, lais­sant les aigus ressor­tir. 

freneFrêne

Il est un peu plus lourd que l’aulne mais résonne davan­tage, ce qui se traduit par un meilleur sustain. Sa sono­rité est légè­re­ment plus brillante que celle de l’aulne. Le frêne offre égale­ment un très joli motif que les fabri­cants laissent souvent trans­pa­raître en utili­sant des fini­tions trans­pa­rentes. Certaines Fender Tele­cas­ter sont construites en frêne.

Le frêne des marais est une essence parti­cu­liè­re­ment recher­chée dans la mesure où il déve­loppe les mêmes proprié­tés acous­tiques que le frêne mais en étant beau­coup plus léger grâce à ses microal­véoles. Il est évidem­ment plus onéreux et devient assez rare de nos jours.

palissandrePalis­sandre

Les guitares avec un corps en palis­sandre sont assez rares mais on en croise de temps en temps. Il déve­loppe des sono­ri­tés très riches et assez chaleu­reuses. Le palis­sandre est un bois très réson­nant et sa densité lui permet de géné­rer un bon sustain. Fender a conçu quelques guitares entiè­re­ment en palis­sandre dont la Tele­cas­ter qui est deve­nue célèbre grâce à l’uti­li­sa­tion qu’en a fait George Harri­son. C’est un bois très rare dans la confec­tion de corps de guitare, ce qui fait bien évidem­ment grim­per le prix de l’ins­tru­ment.

Les bois pour le manche et la touche

Comme pour le corps, on rencontre beau­coup d’idées reçues sur l’in­fluence de l’es­sence de bois utili­sée pour le manche sur le son. Il faut bien garder à l’es­prit qu’une guitare élec­trique est un système complexe où tous les éléments sont inter­dé­pen­dants. En en chan­geant un seul, on change le son de la guitare. On peut déga­ger deux essences prin­ci­pales pour la construc­tion des manches : l’acajou et l’érable. Certains fabri­cants comme Fender ou Paul Reed Smith proposent un manche en palis­sandre en option. Comme pour les guitares folks, la touche sera confec­tion­née dans un bois dense et dur.

ebeneÉbène

Essence très dure qui génère un son très précis et détaillé. Son grain très resserré offre un très bon confort de jeu et un toucher très lisse. 

palissandrePalis­sandre

C’est un bois dont nous avons déjà parlé à maintes reprises qui déve­loppe des sono­ri­tés rondes et offre un bon confort de jeu. Gibson utilise quasi exclu­si­ve­ment le palis­sandre pour la confec­tion de ses touches.

erableÉrable

L’érable génère des sono­ri­tés plus aiguës que le palis­sandre ou l’ébène, avec beau­coup de brillance. On peut le rencon­trer sous plusieurs formes : il peut être verni ou non. 

Carac­té­ris­tiques du manche et de la touche

Profil de manche

Le manche est une partie très impor­tante de la guitare, c’est natu­rel­le­ment par cette partie qu’on attrape l’ins­tru­ment. C’est égale­ment la compo­sante de la guitare avec laquelle on est le plus en contact. Quelques détails sont à connaître pour bien choi­sir son manche, et donc sa guitare.

Guitares électriques : NECKSDiffé­rents profils existent, déve­lop­pés par diffé­rents construc­teurs, diffé­rentes marques. Par conven­tion, un manche dispose d’un profil symé­trique (sauf quand le profil est asymé­trique, ce qui reste assez rare mais se répand de plus en plus) décrit par des lettres dont il épouse les contours. On trouve, notam­ment chez Fender, des profils en « C », en « U », en « D », en « V », comme vous pouvez l’ob­ser­ver sur la photo ci-contre.

Certaines marques ont fait évoluer le profil des manches de leur guitare de manière assez dras­tique. On pense à Gibson, sur la Les Paul en parti­cu­lier. Les modèles de 1952 à 1958 possèdent un manche très épais, qui donne l’im­pres­sion d’avoir beau­coup de matière dans la main. Certains aiment, d’autres pas. À partir de 1959, la marque s’est mise à réduire de taille le profil des manches des Les Paul pour arri­ver en 1960 au fameux « Slim­Ta­per » qui sera adopté de manière défi­ni­tive sur la SG. Il faut garder à l’es­prit que ces instru­ments étaient fabriqués à la main ; les profils de manche de chaque guitare étaient donc légè­re­ment diffé­rents. 

Plus récem­ment, des marques comme Ibanez ont déve­loppé des manches beau­coup plus fins, faci­li­tant le jeu rapide et appré­cié des shred­ders. Comme pour beau­coup d’as­pect de la guitare, le profil du manche est réel­le­ment une affaire de goût person­nel. Il n’y a pas du tout de « mieux » ou « moins bien ». 

Le « Radius » de la touche

RADIUSQuand on parle de « radius » ou de « rayon » de la touche, on parle de la cour­bure de cette dernière. Une touche de guitare élec­trique n’est jamais plate, mais possède systé­ma­tique­ment une cour­bure, plus ou moins pronon­cée. Cette cour­bure repré­sente le frag­ment d’un cercle dont le rayon est égal à la mesure donnée par le construc­teur (exemple : rayon de 7.25 pouces). Plus le rayon du cercle augmente, plus la touche sera plate.

Les diffé­rentes marques possèdent leurs habi­tudes en termes de rayon ; Gibson a toujours travaillé avec des rayons de 12 pouces, sauf pour certains modèles Signa­ture. Fender en revanche, a commencé son acti­vité en formant un rayon de 7.25 pouces sur les touches de ses guitares. Cette cour­bure très pronon­cée apporte un bon confort de jeu en bas du manche pour plaquer des accords, mais peut consti­tuer un incon­vé­nient majeur pour les solos, notam­ment lors des bends. Il peut arri­ver que la note jouée meure pendant le bend, la corde étant entrée en contact avec le bois de la touche. 

C’est pour cette raison que certaines marques proposent des touches au rayon compensé. Le plus répandu évolue entre 12 et 16 pouces, du bas au haut du manche (des cases les plus graves aux frettes les plus aigus). Si l’ins­tru­ment est très bien réglé, un radius de 7.25 pouces ne devrait pas empê­cher certaines pratiques guita­ris­tiques. Cepen­dant, il faut être très vigi­lant et surtout conser­ver une action (distance entre les cordes et la touche) assez haute.

Les frettes

Guitares électriques : vintagefretsLes frettes sont, sur un instru­ment fretté, les petites barres métal­liques qui rythment la touche et la frag­mentent par demis-tons. Son nombre peut varier ; on trouve des guitares à 21, 22, 24 et même 27 frettes ! Ces petites barres métal­liques sont réali­sées le plus souvent dans un alliage de 18% de Nickel, 80% de Cuivre et un peu de Zinc. Les frettes de très haute qualité possèdent davan­tage de Zinc que de Cuivre. Certains fabri­cants et luthiers utilisent des frettes en inox qui sont virtuel­le­ment inusables. Les métaux utili­sés pour la confec­tion des frettes étant assez mous, elles auront besoin d’être rempla­cées à un moment ou à un autre de la vie de la guitare. 

Guitares électriques : JUMBOFRETSSi dans les années 50, les petites frettes étaient gage de confort de jeu (on se souvient de Gibson qui appe­lait la Black Beauty la « fret­less wonder » à cause de la petite taille de ses frettes), ce n’est plus trop le cas de nos jours. À l’époque, les guita­ristes utili­saient beau­coup moins les Bends et avaient tendance à jouer sur des cordes à filets plats. De nos jours, les guita­ristes utilisent beau­coup la tech­nique du Bend qui fait forcé­ment frot­ter la corde sur les frettes, et avec des cordes à filets ronds de surcroit. Pour cette raison, on privi­lé­gie de nos jours les frettes un peu plus hautes, le plus souvent des médiums Jumbo, pour dispo­ser de suffi­sam­ment de matière pour ne pas aller faire re-fret­ter la guitare au bout de deux semaines de jeu.

Des frettes plus hautes faci­litent les bends et le jeu rapide dans la mesure où il ne faut pas fret­ter jusqu’à toucher la touche pour que la note sonne. Comme pour le profil du manche, le choix de la taille des frettes est une affaire person­nelle qui dépen­dra de vos goûts. 

Choix de l’ac­cas­tillage

L’ac­cas­tillage regroupe les parties métal­liques de la guitare élec­trique : méca­niques, cheva­let, cordier, pontets, cache-micros éven­tuels. Ces pièces peuvent être chro­mées, dorées, noires, brillantes ou mates. Le sillet et le pick­guard sont égale­ment inclus dans l’ac­cas­tillage. Vous trou­ve­rez d’ailleurs un article ici pour en savoir plus sur le sillet.

mecaniquesMéca­niques

On peut déga­ger deux grandes familles de méca­niques : les méca­niques tradi­tion­nelles et les méca­niques à blocage.
 Les méca­niques à blocage permettent, comme leur nom l’in­dique, de bloquer  la corde. Cela présente plusieurs avan­tages : des chan­ge­ments de cordes très rapides et une meilleure tenue d’ac­cord. Elles sont cepen­dant plus onéreuses et peuvent être un peu plus lourdes que les méca­niques tradi­tion­nelles. Le prin­cipe de base est iden­tique sur toutes les méca­niques.

Pour en savoir plus sur les méca­niques, vous pouvez vous repor­ter à ce dossier.

Cheva­let

Pour les débu­tants, on décon­seillera les cheva­lets flot­tants de type Floyd Rose qui sont déli­cats à régler et rallongent le temps de chan­ge­ment des cordes. Les cheva­lets fixes sont beau­coup plus simples que ce soit pour le chan­ge­ment de cordes ou le réglage géné­ral de l’ins­tru­ment. Gibson a déve­loppé dans les années 50 un cheva­let baptisé ABR-1 qui a changé la donne en offrant un excellent trans­fert des vibra­tions et des options de réglage très complètes. On peut en effet agir sur la longueur de chaque corde, ce qui permet d’ajus­ter l’in­to­na­tion, donc la justesse de la guitare ; on peut aussi monter ou descendre le cheva­let pour ajus­ter l’ac­tion (la hauteur des cordes par rapport à la touche).

On trouve aussi des cheva­lets flot­tants comme sur la Fender Stra­to­cas­ter par exemple. Il s’agit d’un système qui joue sur la tension des cordes et permet donc de chan­ger la hauteur de note. Ce système déve­loppé par Leo Fender dans les années 50 est toujours d’ac­tua­lité de nos jours et présent sur de nombreuses guitares. Il est assez fiable si toutes les pièces sur lesquelles s’exerce une fric­tion sont bien lubri­fiées. L’es­sen­tiel est de garan­tir un bon retour des cordes à leur point « zéro ». Il existe aussi un type de cheva­let extrê­me­ment simple baptisé « Wrap Around ». Ce système est très basique : on enroule simple­ment les cordes autour, d’où son nom. Il n’offre cepen­dant aucune option de réglage de l’in­to­na­tion. On les trouve sur les Les Paul des années 1952, 1953 et 1954.

  • Guitares électriques : StratVibrato
  • Guitares électriques : ABR1
  • Guitares électriques : wraparound

Guitares électriques : BigsbyCordiers

Un cheva­let type ABR-1 ou Tune-o-Matic (on place dans cette caté­go­rie tous les cheva­lets type Gibson) est souvent accom­pa­gné d’un cordier Stop Bar. Certains instru­ments n’ont pas de cordier, les cordes sont alors dites traver­santes : elles traversent le corps et se fixent au dos de la guitare grâce à des férules métal­liques. Les premières Gibson dispo­saient de cordiers en forme de Trapèze, que l’on retrouve encore su certains modèles de chez Gretsch. 

Une autre caté­go­rie de cordiers permet de varier la hauteur de la note, à la manière d’un cheva­let flot­tant. Sous cette caté­go­rie se trouvent les cordiers Bigsby, les systèmes Side­ways Vibrola et Vibrola de chez Gibson et le cordier Duesen­berg. 

  • Guitares électriques : duesenberg
  • Guitares électriques : vibrola
  • Guitares électriques : vibrolasideways

Choix de l’élec­tro­nique

Micros guitare

De nombreux micros, tous diffé­rents, existent pour la guitare, avec des diffé­rences de concep­tion parfois assez impor­tantes. Cepen­dant, on peut déga­ger deux caté­go­ries : les micros simples bobi­nage et les micros doubles bobi­nage, aussi appe­lés Humbu­cker. Deux autres caté­go­ries se dégagent : les micros actifs et les micros passifs. Les micros actifs fonc­tionnent à l’aide d’une pile 9 volts qui alimente un préam­pli. Ils génèrent donc un niveau de sortie supé­rieur à celui des micros passifs. Ils sont très silen­cieux.

Guitares électriques : pickupTout d’abord, rappe­lons briè­ve­ment le prin­cipe de fonc­tion­ne­ment d’un micro magné­tique.C’est un concept assez basique mais pour­tant extrê­me­ment effi­cace : un aimant (qui peut être de diffé­rente nature et compo­si­tion) entouré d’un fil de cuivre (le nombre de tours varie d’un micro à l’autre et influe sur la résis­tance de sortie globale du micro). Au repos, le dispo­si­tif émet un champ magné­tique fixe. Quand les cordes vibrent, ce champ magné­tique est perturbé ce qui produit un courant élec­trique de faible inten­sité. La fréquence du courant est iden­tique à la fréquence de la vibra­tion de la corde. Simple, basique. 

Guitares électriques : singlecoilMicros simples :  ce sont les premiers micros inven­tés pour la guitare, ils datent du début du XXème siècle. Ils sont très sensibles aux bruits élec­tro­sta­tiques et captent toutes sortes de para­sites. Ils ont quand même contri­bué à forger l’his­toire du Rock. On les trouve prin­ci­pa­le­ment sur les instru­ments de type Fender (Stra­to­cas­ter, Tele­cas­ter, Jaguar …). Un autre micro simple bobi­nage inté­res­sant est le P-90. Il est un peu plus gros de par la taille de sa bobine, et génère un son un peu plus puis­sant et chaud. Il reste très sensible aux para­sites et bruits élec­tro­sta­tiques.

Guitares électriques : humbuckerMicros doubles ou Humbu­ckers : ils ont été inven­tés pour dimi­nuer les bruits de fond (d’où leur nom « Hum bucker »), offrent plus de puis­sance et de rondeur. Certains micros doubles peuvent être « split­tés », on utilise alors une seule des deux bobines pour donner une sono­rité de micro simple.

Guitares électriques : wiringConfi­gu­ra­tion élec­tro­nique

Un micro dispose le plus souvent d’un réglage de volume et de tona­lité. Certaines guitares possèdent un volume géné­ral et une tona­lité géné­rale, d’autres disposent de contrôles indé­pen­dants pour chaque micro. Selon les guitares, les micros peuvent être câblés de diffé­rentes manières : en série, en paral­lèle, en oppo­si­tion de phase … Toutes ces options, souvent acces­sibles via un sélec­teur de micros, offrent autant de sono­ri­tés diffé­rentes.

L’élec­tro­nique d’une guitare est la plupart du temps un montage assez basique avec quelques poten­tio­mètres, un ou plusieurs conden­sa­teurs, quelques dizaines de centi­mètres de câble et une sortie jack. Il existe cepen­dant d’autres systèmes beau­coup plus complexes avec plusieurs sorties, des poten­tio­mètres avec push/pull, des switches supplé­men­taires qui peuvent trans­for­mer la cavité élec­tro­nique en véri­table casse-tête. Pour débu­ter, nous vous conseillons plutôt une confi­gu­ra­tion élec­tro­nique simple.

Depuis quelques années, des cheva­lets inté­grant des capteurs piézo-élec­triques (ceux des guitares élec­troa­cous­tiques) ont fait leur appa­ri­tion. On peut alors combi­ner le son du piézo à celui des micros magné­tiques.

Les sons des prin­ci­pales guitares élec­triques

Vous l’au­rez compris : le type de guitare, sa forme, les bois qu’elles utilisent comme leur accas­tillage ou leur élec­tro­nique concourent, conju­gués à l’am­pli­fi­ca­teur, à faire le son de l’ins­tru­ment. Pour cette raison, nous vous propo­sons un ensemble de vidéos vous permet­tant de compa­rer douze modèles de guitare au travers de diffé­rents styles de jeu…

Et le reste du compa­ra­tif, par styles et types de sons, vous attend juste ici.

Choix de la fini­tion

Guitares électriques : checkingAu tout début de la guitare élec­trique, seul le vernis nitro­cel­lu­lo­sique exis­tait. Il s’agit d’un vernis très fin à base de coton. Comme la plupart des compo­sants d’une guitare, ce vernis présente des avan­tages et des incon­vé­nients. Il offre la parti­cu­la­rité d’être extrê­me­ment fin et donc de proté­ger un peu le bois sans l’étouf­fer et sans en frei­ner les vibra­tions. La finesse de ce vernis le rend égale­ment très fragile et sensible aux varia­tions de tempé­ra­ture. Il est connu pour se faïen­cer en cas de chocs ther­miques violents (c’est d’ailleurs un aspect très recher­ché par les collec­tion­neurs et que nos confrères améri­cains appellent « checking »). En plus d’être assez fragile, cette fini­tion est compliquée à appliquer et coûteuse. 

Dans les années 70, Fender a commencé à appliquer des fini­tions poly­uré­thane sur ses instru­ments, fini­tions beau­coup plus épaisses et moins fragiles. Ce vernis forme une couche de protec­tion très épaisse qui encap­sule le bois et freine un peu ses vibra­tions mais le protège aussi beau­coup plus. Cepen­dant, il offre l’avan­tage de ne pas chan­ger de teinte au fil des années et des expo­si­tions aux rayons UV ou à la fumée de tabac, contrai­re­ment au vernis nitro dont certaines teintes se dégradent très vite. On garde à l’es­prit les Les Paul des années 1958 et 1959 qui sont presque toutes sorties de l’usine en fini­tion Cherry Sunburst et dont le rouge s’est estompé sur 98% de ces guitares, parfois au bout de quelques semaines d’ex­po­si­tion aux UV. Le vernis poly­uré­thane ou poly­es­ter est le plus répandu à l’heure actuelle ; seule la marque Gibson conti­nue la fabri­ca­tion de guitares élec­triques en n’uti­li­sant que du vernis nitro­cel­lu­lo­sique. Chez Fender, seuls les modèles d’ins­pi­ra­tion vintage fabriqués aux États-Unis disposent de ce type de vernis. 

nitrostraty polyfinish

On peut distin­guer deux types de vernis : les vernis brillants et les vernis mats. Pour le corps de la guitare, cela joue unique­ment sur l’es­thé­tique. Cepen­dant, pour le dos du manche et la touche (dans le cas d’une touche en érable) cela aura une influence sur le confort de jeu. Il faut essayer les deux fini­tions pour savoir laquelle on préfère. En géné­ral, les guita­ristes préfèrent que le dos du manche soit mat (ou satiné), mais ce n’est pas le cas de tout le monde. 

Conclu­sion

Nous arri­vons au terme de ce dossier sur la décou­verte des diffé­rentes carac­té­ris­tiques à prendre en consi­dé­ra­tion pour choi­sir sa première guitare élec­trique. Reste qu’une fois dans la boutique ou chez un vendeur d’oc­ca­sions, il reste encore bien des recom­man­da­tions à obser­ver pour être sûr de faire un bon achat, ce que nous ferons lors d’un prochain arti­cle… N’ou­bliez pas non plus que le son que vous obtien­drez avec votre guitare élec­trique dépen­dra en grande partie de l’am­pli dans laquelle vous la bran­chez et pour choi­sir ce dernier, ce guide ne sera pas de trop. Enfin, ne manquez pas de jeter un œil sur ces articles dédiés au choix d’une guitare ou d’un ampli pour le genre parti­cu­lier du Metal.

Auteur de l'article Hushman

Guitariste polyvalent, j'aime autant jouer des cocottes funk que des gros riffs en Drop C, en passant par des morceaux des Stones ou encore du Jazz Manouche. Passionné de matos guitare depuis que j'ai posé mes doigts sur le manche de ma première guitare, je suis également technicien du son et enregistre et produis quelques morceaux dans différents styles (blues, soul, techno ...)


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Guitariste polyvalent, j'aime autant jouer des cocottes funk que des gros riffs en Drop C, en passant par des morceaux des Stones ou encore du Jazz Manouche. Passionné de matos guitare depuis que j'ai posé mes doigts sur le manche de ma première guitare, je suis également technicien du son et enregistre et produis quelques morceaux dans différents styles (blues, soul, techno ...)

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