Se connecter
Se connecter

ou
Créer un compte

ou
FR
EN
Pédago
29 réactions

Comment un batteur prépare sa session d’enregistrement ? Se préparer avant un enregistrement quand on est batteur

Rédigé par un humain

Pour s’offrir le son de Bonham ou de Chad Smith, les plus grands ingénieurs du son de la planète pourront en témoigner : ce n’est pas gagné d’avance ! Mais ce n’est pas une raison de déprimer, car même sans une grosse production, on peut se préparer à une séance d’enregistrement de façon efficace pour mettre tous les atouts de son côté.

Le gros problème dans l’en­re­gis­tre­ment d’un instru­ment, c’est que le son défi­ni­tif va dépendre de tout une série de facteurs essen­tiels, qui inter­agissent de façon souvent impré­vi­sible : tech­nique du musi­cien, qualité de l’ins­tru­ment, réglage, lieu et maté­riel d’en­re­gis­tre­ment, posi­tion des micros, trai­te­ment du signal au moment de la prise de son et produc­tion finale au moment du mixa­ge… Concen­trons-nous donc sur les éléments sur lesquels le batteur peut avoir direc­te­ment prise.

Le batteur

L’en­re­gis­tre­ment est toujours un évène­ment qui met la pres­sion, et a donc tendance à faire perdre ses moyens.

Drum Session

Ainsi, bien des pros avouent que lors de séances impor­tantes, ils peuvent jouer à 30% seule­ment de leurs possi­bi­li­tés ! On doit donc se prépa­rer le mieux possible, bien sûr au niveau musi­cal, mais aussi au niveau physique, grâce à une bonne nuit de repos ou une murge d’en­fer, selon son style, sans oublier, quoi qu’il arrive, un échauf­fe­ment complet avant de jouer, qui permet­tra d’at­taquer la séance en souplesse. Côté frappe, chacun, bien sûr, possède son propre toucher et ambi­tus dyna­mique, qu’il sera diffi­cile de chan­ger sans perdre son iden­tité, mais de nombreux batteurs de studio affirment qu’il est indis­pen­sable de ne pas jouer trop fort pour avoir un son puis­sant. Contra­dic­toire ? En tout cas, un jeu géné­ral à niveau moyen permet­tra de mieux faire ressor­tir les notes les plus puis­santes, tout comme les ghosts.

  

La batte­rie

Drum Session

Un instru­ment équipé de peaux en bon état (on n’hé­si­tera pas à les chan­ger avant une séance), et accordé avec soin (voir notre article), est égale­ment plus que conseillé. On évitera ainsi, en plus, le bruit que peuvent occa­sion­ner des tirants mal serrés, notam­ment au niveau de la grosse caisse.

À ce propos, une petite révi­sion méca­nique des acces­soires est souvent bien­ve­nue, compre­nant le grais­sage des pédales, le serrage correct des papillons des pieds de cymbales, ainsi que celui des diffé­rents clamps. Un petit rouleau de gaffer pourra d’ailleurs s’avé­rer très pratique lors de la séance, pour faire taire les plus dissi­pés ! On essaiera égale­ment de faire atten­tion aux réso­nances du timbre de la caisse claire, en effec­tuant notam­ment un réglage atten­tif du tom medium situé juste au-dessus de ce fût, voire de l’écar­ter un peu, sans que cela gêne le jeu.

Sur le terrain

L’am­biance de la cabine d’en­re­gis­tre­ment est fonda­men­tale dans le rendu défi­ni­tif de la prise. On pour­rait la compa­rer aux épices indis­pen­sables au goût origi­nal d’un plat. Il convient donc de faire ses derniers réglages (accords, pose de sour­dines, dépla­ce­ment de la batte­rie dans la pièce…) en fonc­tion de ce que l’on entend juste avant la prise, en ayant à l’es­prit que c’est cela qui sera la compo­sante essen­tielle du son défi­ni­tif, au bout de la chaîne de produc­tion. Bref, on doit abso­lu­ment s’ap­pro­cher le plus du son que l’on veut obte­nir, sans comp­ter sur les miracles toujours très impro­bables du mixage.

Sauvegarder l’article

Vous souhaitez réagir à cet article ?

Se connecter
Devenir membre