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La step-family s’agrandit
8/10
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Dans la famille Step d’Arturia, je voudrais un clavier à mini-touches incorporant un séquenceur hardware… Bonne pioche que ce nouveau Keystep ?

Depuis plusieurs années, Artu­ria, qui nous avait prin­ci­pa­le­ment habi­tués à exer­cer ses talents dans le domaine de la modé­li­sa­tion numé­rique de synthé­ti­seurs de légende, a commencé à étendre son acti­vité vers la produc­tion de maté­riel physique. La marque française y a fait preuve d’un savoir-faire qu’on ne lui soupçon­nait pas forcé­ment, comme l’ont démon­tré les succès critiques et commer­ciaux de ses synthé­ti­seurs analo­giques Mini – et Micro­Brute, en atten­dant l’ar­ri­vée du Matrix­Brute.
Mais le clavier KeyS­tep que nous testons aujour­d’hui s’ins­crit dans une autre gamme de la marque, celle des séquen­ceurs/contrô­leurs compo­sée jusqu’à présent des BeatS­tep et BeatS­tep Pro, égale­ment testés dans nos colonnes. Si ces derniers propo­saient une inter­face repo­sant essen­tiel­le­ment sur un ensemble de pads et/ou de pas de séquences, le KeyS­tep se distingue par son clavier, comme son nom l’in­dique, ce qui pose la ques­tion suivante : avons-nous toujours essen­tiel­le­ment affaire à un séquen­ceur, ou bien à un (énième) clavier-maître nomade, ou les deux ? Pour un prix public se situant en moyenne autour des 120 euros, voyons ce que le nouveau venu a dans le ventre.

Tour du proprié­taire

Arturia KeyStep : keystep entier

Dès le débal­lage, on recon­naît la marque de fabrique de la gamme « Step » : un paral­lé­lé­pi­pède de plas­tique blanc de 485 × 145 × 35/50 mm, sur une base métal­lique qui lui confère un poids de 1,8 kg et une sensa­tion de soli­dité certaine. La stabi­lité de l’ap­pa­reil sur le plan de travail est assu­rée par cinq patins anti­dé­ra­pants. Dans la boîte de l’ap­pa­reil, rien d’autre en-dehors de lui qu’un câble USB, un petit feuillet « quick start guide » indiquant prin­ci­pa­le­ment comment enre­gis­trer le produit et le connec­ter au sein de votre confi­gu­ra­tion, et enfin un autre feuillet vous donnant des préci­sions sur la licence Able­ton Live Lite livrée avec le KeyS­tep.

Le clavier lui-même est composé de 32 mini-touches, soit envi­ron deux octaves et demie. Si celles-ci ne béné­fi­cient pas forcé­ment d’un aligne­ment au micro­poil près, il n’y a toute­fois rien de rédhi­bi­toire. Il est non seule­ment sensible à la vélo­cité, mais égale­ment à l’af­ter­touch par canal (mais pas poly­pho­nique !) Au-dessus du clavier, on retrouve les boutons de trans­port habi­tuels de la série ainsi qu’un bouton de tap tempo égale­ment utilisé pour lier des notes ou insé­rer des silences dans les séquences.

On dispose égale­ment de trois enco­deurs rota­tifs, dont deux sont cran­tés. Le premier permet de choi­sir soit entre huit empla­ce­ments mémoire dédiés aux séquences, soit entre huit modes d’ar­pé­gia­teur diffé­rents. Le second enco­deur permet de sélec­tion­ner la divi­sion tempo­relle que l’on souhaite affec­ter aux pas de séquence, de la noire à la triple-croche de trio­let. Le troi­sième inti­tulé « rate » permet de jouer sur la vitesse de repro­duc­tion des séquences ou des arpèges. C’est un petit sélec­teur à deux posi­tions qui permet de défi­nir juste­ment si l’on souhaite utili­ser le clavier en mode séquen­ceur ou arpé­gia­teur. Sur la gauche, les tradi­tion­nelles molettes de pitch bend et de modu­la­tion sont rempla­cées par des rubans tactiles. Ces derniers sont surplom­bés par quatre boutons-pous­soirs dédiés à de multiples tâches comme, entre autres, la trans­po­si­tion de note ou d’oc­tave, l’en­re­gis­tre­ment d’ac­cords ou encore le choix des modes de lecture de séquences. La combi­nai­son du bouton « shift » et du clavier permet égale­ment de défi­nir le canal MIDI, le niveau de « gate » des pas de séquence ainsi que leur niveau de « swing ».

Arturia KeyStep : face arrière

La face arrière du KeyS­tep se montre assez riche en connexions. À ce niveau, on se situe entre le BeatS­tep et le BeatS­tep Pro avec tout d’abord une prise micro-USB servant aussi bien à la trans­mis­sion de données (notam­ment MIDI) qu’à l’ali­men­ta­tion. Comme sur les autres modèles de la gamme, on peut ainsi employer un char­geur de smart­phone, mais contrai­re­ment aux deux BeatS­tep, le Keys­tep propose égale­ment une prise d’ali­men­ta­tion externe tradi­tion­nelle de 9 V (trans­for­ma­teur non fourni). Trois sorties CV sont aussi dispo­nibles, dédiées respec­ti­ve­ment à la modu­la­tion de para­mètre (mod), au déclen­che­ment de notes (gate) et à la trans­mis­sion d’in­for­ma­tions de hauteur (pitch). Une prise jack est prévue pour le bran­che­ment d’une pédale de sustain, et deux mini-jacks assurent la connec­ti­vité d’hor­loge (sync) avec des systèmes anté­rieurs à l’ap­pa­ri­tion du MIDI. Deux prises DIN assurent la connec­ti­vité MIDI tradi­tion­nelle tandis qu’un duo de micro-sélec­teurs permet de choi­sir l’ori­gine de l’hor­loge de synchro­ni­sa­tion. Enfin une encoche pour une sécu­rité Kensing­ton vient complé­ter le tout à l’autre extré­mité de la face arrière.


Le para­mé­trage en profon­deur du KeyS­tep se fait comme pour les autres appa­reils d’Ar­tu­ria via le MIDI Control Center (MCC) que nous avons déjà présenté lors d’ar­ticles précé­dents. Notons que celui-ci fonc­tionne même si le KeyS­tep est déjà connecté à une DAW, ce qui ne vous oblige pas à la quit­ter et inter­rompre votre travail pour pouvoir confi­gu­rer votre clavier. Excel­lente chose.


Côté Key

J’en­tends déjà les clameurs s’éle­ver du fond de la classe : quoi, encore des mini-touches, il y en a assez, et patati et patata. Soit. Il n’em­pêche que dans le domaine, sans atteindre le haut de gamme, on a affaire à du très bon niveau malgré le petit souci d’ali­gne­ment des touches, plus esthé­tique qu’autre chose. Celles-ci sont semi-lestées et répondent parfai­te­ment bien à la vélo­cité. Un petit test via MIDI-OX a permis de véri­fier que l’en­gin trans­met­tait aussi bien des valeurs extrê­me­ment faibles (1–2) qu’ex­trê­me­ment hautes (126–127). Du coup, l’on peut se permettre d’avoir un jeu très nuancé, du pianis­simo au fortis­simo, et dans ce dernier cas, sans déclen­cher l’af­ter­touch à tort et à travers comme cela peut être le cas sur des claviers moins bien conçus à ce niveau. En effet, l’af­ter­touch du KeyS­tep néces­site pour se déclen­cher un appui marqué sur le clavier après l’at­taque initiale. Et ça, c’est juste le bonheur, sans comp­ter que 32 touches s’avèrent un compro­mis tout à fait inté­res­sant entre le noma­disme et les possi­bi­li­tés d’ex­pres­sion musi­cale.

Arturia KeyStep : MCC

On appré­ciera aussi la présence des deux bandeaux tactiles cités plus haut. Ceux-ci sont parti­cu­liè­re­ment réac­tifs et, par rapport aux molettes tradi­tion­nelles, présentent l’avan­tage de pouvoir accé­der instan­ta­né­ment à une valeur donnée sans passer par une progres­sion inter­mé­diaire (qui reste toute­fois possible). On peut ainsi obte­nir des effets très « cut » sur le pitch bend ou la modu­la­tion. On peut défi­nir le numéro de message CC du bandeau de modu­la­tion via le logi­ciel de para­mé­trage MIDI Control Center déjà décrit dans les tests concer­nant les BeatS­tep. Via ce même logi­ciel, les boutons de trans­port pour­ront se voir détour­nés de leurs fonc­tions premières pour envoyer d’autres types de messages. Toute­fois, n’es­pé­rez pas pouvoir faire de même avec les trois enco­deurs rota­tifs : ceux-ci ne sont pas midi­fiés. Disons-le aussi clai­re­ment : du strict point de vue de sa fonc­tion­na­lité « clavier-maître », le KeyS­tep est dédié au jeu, pas au tritu­rage de sono­ri­tés et encore moins bien sûr au mixage. 

Je ne saurais clôtu­rer ce para­graphe sans une remarque impor­tante. Comme nous l’avons vu précé­dem­ment, le KeyS­tep est pourvu de sorties « CV ». Or, celles-ci ne sont pas débrayables. Du moment qu’un appa­reil y est bran­ché, celui-ci rece­vra des données, que vous le souhai­tiez ou non. On peut aisé­ment imagi­ner une confi­gu­ra­tion compre­nant un ordi­na­teur avec des VST bran­chés à la prise USB, un expan­deur bran­ché à la prise MIDI OUT et un véné­rable synthé aux sorties CV. Même si vous ne souhai­tez faire sonner que l’ex­pan­deur à l’ins­tant T, vous déclen­che­rez égale­ment les sono­ri­tés du synthé­ti­seur bran­ché sur les CV. Seule solu­tion à part l’éteindre : muter ses sorties sur votre table de mixage. Person­nel­le­ment, je trouve ça un peu dommage.

Pour ce qui est de la répar­ti­tion des messages entre les sorties MIDI DIN et MIDI USB, c’est tradi­tion­nel­le­ment par l’af­fec­ta­tion des canaux MIDI que cela se fera. On peut égale­ment, via le MIDI Control Center, défi­nir si les messages MIDI doivent tran­si­ter exclu­si­ve­ment par l’une ou par l’autre des sorties, ou par les deux. 

Côté Step

L’une des spéci­fi­ci­tés du KeyS­tep par rapport à ses cousins les BeatS­tep est bien évidem­ment direc­te­ment liée à la présence du clavier : c’est la possi­bi­lité de béné­fi­cier d’un arpé­gia­teur indé­pen­dant de la fonc­tion de séquen­ceur, sur laquelle nous revien­drons dans le dernier para­graphe de ce test.

Tout d’abord, souli­gnons qu’en marge de sa fonc­tion d’ar­pé­gia­teur, le KeyS­tep est capable d’en­re­gis­trer des accords. Il suffit en effet d’ac­ti­ver la fonc­tion « chord » et de jouer autant de notes que l’on souhaite (jusqu’à 16). On peut entrer ces notes de manière déta­chée, sachant qu’au final elles seront exécu­tées par le Keys­tep comme un seul accord. Une fois ce dernier « programmé », le jeu sur le clavier provoque le déclen­che­ment dudit accord et sa trans­po­si­tion auto­ma­tique en fonc­tion des touches enfon­cées. On peut à tout moment alter­ner entre ce mode et le mode de jeu normal, l’ac­cord restant en mémoire tant que le KeyS­tep reste allumé et qu’un nouvel accord n’est pas programmé. Notez qu’on peut à tout moment aussi lui ajou­ter des notes (mais pas en suppri­mer), ce qui s’avère extrê­me­ment pratique.

Les huit modes de jeu de l’ar­pé­gia­teur regroupent aussi bien des montées que des descentes de notes, des suites aléa­toires ou encore la possi­bi­lité de jouer un arpège en alignant les notes dans l’ordre suivant lequel les touches corres­pon­dantes ont été enfon­cées. En utili­sant le bouton « hold », et tout comme pour la construc­tion d’ac­cords, on peut ajou­ter autant de notes que l’on souhaite du moment qu’une seule touche de l’ar­pège initial est main­te­nue enfon­cée, ce qui permet donc construire des arpèges sur plusieurs octaves au-delà des notes direc­te­ment acces­sibles via les 32 touches du clavier. C’est une idée superbe et qui s’avère très ergo­no­mique, d’au­tant plus que la fonc­tion­na­lité du bouton « hold » peut être dévo­lue via le MIDI Control Center à la pédale de sustain, libé­rant ainsi complè­te­ment les mains. 

Comme indiqué dans le para­graphe précé­dent, le sens de lecture de l’ar­pège, les divi­sions tempo­relles utili­sées et le tempo géné­ral peuvent être modi­fiés grâce aux enco­deurs corres­pon­dants. Souli­gnons à ce sujet que le bouton « Rate » peut être para­mé­tré dans le MCC pour éviter (ou auto­ri­ser) les sauts de valeur. 

Concer­nant les deux enco­deurs cran­tés, on peut sauter des valeurs en enfonçant la touche Shift pendant que l’on tourne l’en­co­deur concerné, ce afin d’ac­cé­der direc­te­ment à la valeur souhai­tée sans tran­si­ter par des valeurs inter­mé­diaires. Un arpège, tout comme une séquence, peut être redé­marré du début. Mais contrai­re­ment aux séquences, un arpège ne peut être sauve­gardé.

De l’ar­pège à la séquence

Le KeyS­tep peut géné­rer des séquences ayant une durée maxi­male de 64 pas. Il dispose en interne de 8 empla­ce­ments mémoire permet­tant de sauve­gar­der ces fameuses séquences. Toute­fois, comme sur les BeatS­tep, il suffit d’une connexion infor­ma­tique pour sauve­gar­der autant de séquences que l’on souhaite grâce au MCC. 

Arturia KeyStep : contrôleurs

Et puisque l’on parle des BeatS­tep, la prin­ci­pale nouveauté du KeyS­tep est de pouvoir enre­gis­trer non plus seule­ment une note par pas de séquence, mais des accords complets allant jusqu’à huit notes simul­ta­nées ! Rappe­lons-nous que cela était impos­sible dans le BeatS­tep, et que dans le BeatS­tep Pro, seule la ligne dédiée aux « drums » permet­tait la super­po­si­tion de plusieurs sons sur un même pas de séquence. On pourra ainsi égale­ment enre­gis­trer des séquences en mode « chord » (cf plus haut). Les accords construits via ce mode conte­nant jusqu’à 16 notes, seules les 8 plus basses seront conser­vées dans le pas de séquence concerné.

Les séquences peuvent être enre­gis­trées pas à pas ou à la volée, avec ou sans silences entre les notes. Celles-ci peuvent être liées entre elles. On peut même super­po­ser succes­si­ve­ment plusieurs couches de notes tenues.


Au début, il peut paraître dérou­tant que les pas de séquences ne soient pas maté­ria­li­sés par des pads rétro-éclai­rés comme sur les BeatS­tep et la grande majo­rité des séquen­ceurs hard­ware en géné­ral. Il est vrai que cette absence confère un aspect beau­coup moins visuel que d’ha­bi­tude à la concep­tion de séquences. En ce qui concerne les séquences courtes, on s’y fait assez vite et cela incite même à faire davan­tage confiance à ses oreilles qu’à ses yeux, d’au­tant que le système proposé par le KeyS­tep ne limite nulle­ment l’édi­tion des séquences. En effet, lors de la lecture, il suffit de réac­ti­ver l’en­re­gis­tre­ment à la volée pour pouvoir rempla­cer chacune des notes exis­tantes par d’autres notes ou par des silences. Et en mode pas à pas, on peut à tout moment ajou­ter des pas de séquence supplé­men­taires à une séquence déjà exis­tante. Globa­le­ment, on peut donc dire que tout ce système « non visuel » fonc­tionne très bien, tant que l’on reste dans le domaine de séquences courtes, encore une fois. Pour des séquences plus longues, c’est autre­ment plus ardu toute­fois et on peut être décon­te­nancé par le fait de ne pas pouvoir modi­fier une séquence « offline » ou par celui de ne pouvoir acti­ver/désac­ti­ver des pas de séquences avant que ceux-ci ne soient lus. À chacun de se faire son opinion là-dessus.

Bien évidem­ment, la vélo­cité employée lors de la créa­tion d’un pas de séquence est prise en compte, ce qui est très agréable. J’au­rais person­nel­le­ment poussé le concept un peu plus loin encore en permet­tant de prendre en compte la vélo­cité avec laquelle on enfonce les touches lors de la lecture desdites séquences. Et puisque lors de la repro­duc­tion d’une séquence, on peut la trans­po­ser auto­ma­tique­ment via le clavier, la touche enfon­cée deve­nant le nouveau point de départ, avouez qu’il eût été sympa de pouvoir égale­ment agir sur le volume géné­ral de la séquen­ce…
 Quoi qu’il en soit, on peut égale­ment choi­sir de ne pas utili­ser le clavier pour trans­po­ser une séquence, mais pour jouer libre­ment tandis que la séquence tourne en arrière-fond. On peut même affec­ter un canal MIDI diffé­rent à cette fonc­tion­na­lité, permet­tant de jouer un son diffé­rent de celui piloté par la séquence. À noter que dans ce cas de figure, si vous avez un appa­reil bran­ché sur les sorties CV de votre clavier, il rece­vra les notes de la séquence. Celles jouées par-dessus en revanche n’em­prun­te­ront pas ces sorties-là, mais exclu­si­ve­ment les sorties MIDI (en fonc­tion des para­mé­trages défi­nis dans le MCC).

Bien évidem­ment, le séquen­ceur béné­fi­cie des mêmes possi­bi­li­tés de réglage des para­mètres de tempo et de divi­sion tempo­relle que l’ar­pé­gia­teur. Enfin, à l’ins­tar de ce que nous pouvons trou­ver sur nos STAN, nous pouvons éditer inté­gra­le­ment les séquences sauve­gar­dées sur l’or­di­na­teur à l’aide d’un piano-roll au sein du MCC, tout comme pour le BeatS­tep Pro.


Conclu­sion 

Pour répondre aux ques­tions posées en intro­duc­tion à ce banc d’es­sai, disons-le clai­re­ment : le KeyS­tep est un vrai séquen­ceur. Par certains aspects, il en fait même un peu plus que bien d’autres puisqu’il intègre une fonc­tion d’ar­pé­gia­teur et qu’il permet de séquen­cer des accords. On appré­ciera égale­ment la possi­bi­lité de jouer libre­ment par-dessus une séquence active, et de pouvoir employer des canaux MIDI diffé­rents pour la partie séquen­cée et la partie jouée. Toute­fois, si l’ab­sence de témoins visuels ne s’avère abso­lu­ment pas gênante sur des séquences courtes et incite à travailler davan­tage avec ses oreilles, elle peut s’avé­rer plus dérou­tante pour les séquences plus longues. On peut notam­ment regret­ter de ne pouvoir modi­fier les séquences qu’en temps réel.

Un séquen­ceur donc, mais aussi un vrai clavier-maître qui s’avère extrê­me­ment agréable à mani­pu­ler malgré les mini-touches, très réac­tif à la vélo­cité, et avec un after­touch, certes non poly­pho­nique, mais qui a le bon goût de ne pas se déclen­cher à tout bout de champ dès qu’on a un jeu un peu nerveux. Les bandeaux tactiles de pitch bend et de modu­la­tion sont égale­ment une bonne idée. En dehors de ces derniers et des boutons de trans­port dont la fonc­tion initiale peut être détour­née pour envoyer des MIDI CC en passant par le logi­ciel de para­mé­trage MIDI Control Center, pas de salut toute­fois : vous n’au­rez que cela pour tritu­rer un peu les sons des instru­ments physiques ou virtuels bran­chés à votre clavier. On regret­tera égale­ment l’im­pos­si­bi­lité de gérer le routing vers les sorties CV, celles-ci étant actives en perma­nence.

Ces consta­ta­tions faites, il est permis de penser qu’au vu de ce qu’il apporte et de ce qui lui manque, le KeyS­tep a été conçu pour s’in­té­grer dans le reste de la gamme « Step » d’Ar­tu­ria, les fonc­tion­na­li­tés des diffé­rents appa­reils se complé­tant parfai­te­ment. Mais on peut éven­tuel­le­ment imagi­ner aussi qu’à l’ins­tar du BeatS­tep d’ori­gine, le KeyS­tep se verra peut-être rejoint d’ici quelque temps par une version « pro » plus musclée, qui sait ? Quoi qu’il en soit, peut-être est-ce juste­ment le côté assez épuré de ses fonc­tion­na­li­tés qui en fait un instru­ment aussi agréable à utili­ser.

Tarif : envi­ron 120 €

  • Arturia KeyStep : keystep entier
  • Arturia KeyStep : face arrière
  • Arturia KeyStep : contrôleurs
  • Arturia KeyStep : MCC

 

8/10
Points forts
  • Clavier très agréable malgré sa petite taille
  • Compromis intéressant des 32 touches entre nomadisme et expression musicale 
  • Très bonne réponse à la vélocité
  • Un aftertouch qui ne se déclenche que quand on le souhaite vraiment
  • Les bandeaux tactiles
  • Un séquenceur qui incite à travailler à l’oreille
  • L’arpégiateur
  • Le mode « Chord »
  • La richesse des possibilités d’édition des séquences malgré l’absence de témoins visuels
  • Le jeu libre par-dessus la lecture d’une séquence
  • Le MIDI Control Center (MCC)
  • La présence de sorties CV...
Points faibles
  • … non débrayables, pas de routine paramétrable les concernant
  • L’édition d’une séquence impossible sur l’appareil sans la faire tourner (mais possible via le MCC)
  • L’absence de témoins visuels potentiellement handicapante pour les longues séquences
  • Peu de contrôleurs pour modeler les sons de nos machines et plug-ins

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