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Cakewalk Sonar 8 Studio
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Test de Sonar 8 de Cakewalk

Séquenceur généraliste de la marque Cakewalk appartenant à la série Sonar 8

test
Lovely 8

Qu'ils s'appellent Cubase, Logic ou Sonar, les séquenceurs vedettes du marché sont aujourd'hui de telles usines à gaz qu'on se demande bien, à chaque nouvelle mouture, ce que les développeurs ont pu ajouter de neuf pour justifier la mise à jour. De fait, pour cette huitième version de Sonar, Cakewalk a préféré travailler sur une foule de fonctions plutôt que sur une grosse innovation.

Qu’ils s’ap­pellent Cubase, Logic ou Sonar, les séquen­ceurs vedettes du marché sont aujour­d’hui de telles usines à gaz qu’on se demande bien, à chaque nouvelle mouture, ce que les déve­lop­peurs ont pu ajou­ter de neuf pour justi­fier la mise à jour. De fait, pour cette huitième version de Sonar, Cake­walk a préféré travailler sur une foule de fonc­tions plutôt que sur une grosse inno­va­tion.

Il faut dire qu’à ce sujet, Sonar peut se targuer d’être un des plus complets séquen­ceurs qui soient, tant du point de vue des fonc­tion­na­li­tés (V-Vocal & Audios­nap pour les opéra­tions de trans­po­si­tion et de calage audio, ACT pour la gestion des surfaces de contrôles, gestion d’ef­fets hard­wares externes et du side-chain…) que des effets (Réverbe Lexi­con ou à convo­lu­tion, tranche de console de Kjae­rhus Audio…) et des instru­ments virtuels four­nis (Dimen­sion, Rapture, Z3TA+, etc.).

Voyons ce qu’ap­porte cette version 8 qui, outre de nouveaux instru­ments et plug-ins inté­res­sants, annonce des fonc­tion­na­li­tés rendant le travail plus agréable et rapide.

Les nouveaux instru­ments

True Piano

L’un des points forts de Sonar a toujours résidé dans son bundle logi­ciel, lequel s’étoffe encore dans cette version, avec trois nouveaux instru­ments et quatre nouveaux effets. Commençons donc par les instru­ments avec l’ar­ri­vée du True Amber Piano, qui est en fait l’un des quatre modules du True Pianos de 4Front (une remise de 30 % est d’ailleurs propo­sée sur l’achat de la version complète norma­le­ment vendue 150 €). Je vous laisse vous faire votre propre avis sur ce piano virtuel vu que les goûts dans ce domaine sont aussi variés et contra­dic­toires que concer­nant les claviers maîtres! Sachez simple­ment qu’il fait partie des pianos virtuels les plus appré­ciés. Assez peu gour­mand en ressources, il propose des réglages permet­tant d’adap­ter la réponse de l’ins­tru­ment au jeu et au clavier utilisé. On dispose ainsi de 7 varia­tions de son (proxi­mité, ambiance, studio…) et d’une réverbe débrayable. Il est louable d’avoir ainsi inté­gré un des instru­ments de base des song­wri­ters.

Beats­cape

Beatscape

Les amateurs de bidouillages sonores et de musique basée sur des boucles seront certai­ne­ment très séduits par Beats­cape, un tout nouvel instru­ment permet­tant à la fois de jouer des boucles, de les remixer et d’en trafiquer le son. Il s’ar­ti­cule autour de 16 cellules (ou pads) dans lesquelles ont peut mettre soit une des centaines de boucles four­nies (avec une palette de styles très large, y compris hors de l’élec­tro), soit n’im­porte quelle boucle ou sample au format wav, rex ou rx2. Chaque cellule dispose de réglages pour la lecture (synchro, bouclage, vitesse, etc.), la trans­po­si­tion, l’ac­cor­dage fin, le swing, le pano­ra­mique, le volume et trois inserts d’ef­fets.

Lorsqu’une boucle est char­gée, sa forme d’onde est affi­chée dans une fenêtre « slice edit », décou­pée en tranches suivant ses tran­si­toires. Les sépa­ra­teurs sont évidem­ment éditables (dépla­ce­ment, suppres­sion, ajout) tandis que les tranches peuvent être inter­ver­ties par simple glis­ser-dépo­ser. Préci­sons d’ailleurs qu’elles sont toutes affec­tées à une touche du clavier. Chaque cellule ayant son canal MIDI, on peut ainsi jouer les slices de toutes les cellules en chan­geant simple­ment de numéro de canal, 16 touches du clavier restant affecté au déclen­che­ment et l’ar­rêt des cellules complètes.

Beatscape courbes

Il y a déjà donc de quoi bien remixer puisqu’on pourra :

  • lancer les boucles complètes de cellules
  • modi­fier les boucles par glis­ser-dépo­ser
  • jouer en MIDI une séquence des slices compo­sant chaque boucle (pour ceci, on peut utili­ser le clas­sique Piano Roll ou le séquen­ceur pas à pas inté­gré depuis la version 7 et amélioré ici).
Mais ce n’est pas tout ! Un Step Sequen­cer, BeatS­cape en comporte un. Ressem­blant à ce qu’on trouve dans des ensembles de Reak­tor ou dans Rapture, il permet de séquen­cer des varia­tions de volume, pano­ra­mique et de pitch, ainsi que la fréquence de coupure et la réso­nance du filtre pour chaque slice contenu dans la boucle. On dispose de commandes allant de copier/coller à l’in­ver­sion ou la 'rando­mi­sa­tion’ des « steps ». Préci­sons que si on a une unique fenêtre, chaque para­mètre est éditable indé­pen­dam­ment. Vrai­ment de quoi tritu­rer ses boucles et s’amu­ser pendant des heures !

Petit bémol, je n’ai pas trouvé comment enre­gis­trer d’au­to­ma­tion sur ce step séquen­ceur de modu­la­tions, ce qui est d’au­tant plus dommage que modi­fier celui-ci en temps réel est assez rapide et apporte de belles bidouilles sonores. Tout le reste est toute­fois auto­ma­ti­sable.

Beats­cape est donc vrai­ment un excellent instru­ment. Facile à prendre en main, il permet aussi bien de s’amu­ser en live que de créer rapi­de­ment des morceaux, des bases de morceaux ou des remix.

Dimen­sion Pro

Dimension Pro

Finis­sons enfin avec une nouveauté qui n’en est pas tout à fait une puisque, si Sonar 7 était livré avec Dimen­sion LE, c’est désor­mais la version Pro (complète) du logi­ciel qui nous est propo­sée. Ce sampleur-synthé­ti­seur méri­te­rait un test à lui seul, mais pour l’es­sen­tiel, sachez que Dimen­sion Pro permet de géné­rer des sons à partir d’échan­tillons, de tables d’ondes ou de modèles physiques (synthèse par guides d’ondes). On traite ces sources avec un module DSP (avec low-fi, filtre et drive), un égali­seur 3 bandes para­mé­triques, un module d’ef­fet et des courbes de modu­la­tions. Jusqu’à 20 géné­ra­teurs d’en­ve­loppe, 20 oscil­la­teurs basse fréquence et 20 géné­ra­teurs de suivi de clavier peuvent être affec­tés à diffé­rents para­mètres. Et ceci, pour chacun des 4 programmes, Dimen­sion Pro compor­tant quatre modules iden­tiques indé­pen­dants qu’on mixe ensuite entre eux, avec éven­tuel­le­ment des effets. Autant dire qu’avec un tel arse­nal, la palette sonore de l’ins­tru­ment est large et s’étend des samples d’ins­tru­ments réels aux sons synthé­tiques dans tous les styles (dont des nappes et des sons évolu­tifs ou « auto-séquen­cés »). Dimen­sion Pro est d’ailleurs fourni avec une banque de sons assez mons­trueuse de 1500 patchs et 8 Go de samples. Dans cette dernière, on trouve entre autres le célèbre Gari­tan Pocket Orches­tra, la biblio­thèque Holly­wood Edge Sound FX, ou encore les pianos élec­triques Vintage Keys signés du créa­teur des modules E-Mu Proteus 2000… Et la mise à jour 8.3 a encore vu la collec­tion de son s’agran­dir de samples de synthés vintage (SH-101, TB-303 et VP-330 de Roland ainsi que des Arp Odys­sey, Moog Mini­moog et Sequen­tial Circuits Prophet5). On a 6 à 8 sons pour chacun de ses synthés et ils sonnent vrai­ment bien : on retrouve la pêche et le percu­tant, ainsi qu’un grave riche typique de ces machines analo­giques.

Il y a donc de quoi faire, le mieux étant d’al­ler écou­ter les démos sonores sur cette page. Préci­sons pour finir que Dimen­sion Pro est rela­ti­ve­ment simple d’abord et qu’il vous sera facile de créer vos propres sons. S’il ne s’agit pas à propre­ment parler d’une nouveauté, on se réjouira de l’in­té­gra­tion d’un outil aussi puis­sant dans son séquen­ceur… Rappe­lons que Dimen­sion Pro seul coûte tout de même 310 € !

La ques­tion peut se poser de savoir à quoi peuvent encore servir Drop­Zone, Cyclone, RXP ou SFZ… compte tenue de la présence des bien plus puis­sants Dimen­sion Pro ou Beats­cape. Mais conser­ver ces instru­ments assure une compa­ti­bi­lité ascen­dante avec les anciens projets (dans la même idée, les vieux plug-ins d’ef­fets, bien large­ment dépas­sés de longue date, sont toujours propo­sés à l’ins­tal­la­tion). De plus, s’ils peuvent avoir des approches ou des fonc­tions simi­laires, ils fonc­tionnent souvent de façon plus ou moins diffé­rente. Ainsi, on peut utili­ser et modi­fier une boucle Rex aussi bien dans Beats­cape que dans RXP. Mais là où Beats­cape est pensé pour travailler sur plusieurs boucles, RXP n’en charge qu’une. Par contre, on pourra jouer au clavier aussi bien des slices de la boucle que la tota­lité de celle-ci, trans­po­sée ou pas selon la note jouée (jusqu’à plus ou moins une octave), ce que ne permet pas Beats­cape dans lequel la hauteur de la boucle est un para­mètre. De plus, il est souvent inté­res­sant de char­ger un plug-in plus léger quand on n’a pas besoin des fonc­tions du « gros ». Cela préserve les ressources et l’oc­cu­pa­tion de l’écran (leurs fenêtres sont plus petites).

Sur les instru­ments virtuels, les nouveau­tés de Sonar 8 Produ­cer sont donc vrai­ment une réus­site. Même ceux qui possèdent déjà Dimen­sion Pro auront inté­rêt à upgra­der pour béné­fi­cier de Beats­cape.

Nous allons voir que, côté effets, c’est pas mal non plus.

Les effets

Commençons par le terrain déjà connu par ailleurs avec Guitar Rig 3 LE de Native Instru­ments. Est-il néces­saire de présen­ter ce célé­bris­sime ensemble pour guitares et basses compor­tant des simu­la­tions de pédales d’ef­fets et d’am­plis ? C’est la version « LE » (allé­gée) que nous avons ici. Elle offre 3 amplis (Twan Reverb, Lead 800 et Bass Pro) avec 12 enceintes, 11 effets, un accor­deur, un métro­nome et comporte une cinquan­taine de presets. Si on est loin de la profu­sion déli­vrée par la version complète (vers laquelle on peut upgra­der avec une remise d’une cinquan­taine d’eu­ros), cette version LE permet déjà de faire pas mal de choses. Évidem­ment sur des prises guitare pour lequel il est conçu, mais Guitar Rig est aussi très inté­res­sant à utili­ser sur d’autres sources.

Transient Shapper

Puisqu’on parle d’autres sources, on s’at­taque à tout ce qui est ryth­mique avec le TS-64 Tran­sient Shaper. Il s’agit d’un proces­seur de tran­si­toire à la manière du Tran­sient Desi­gner inventé par SPL. Pour savoir de quoi il s’agit, le mieux est d’al­ler voir cette vidéo. Vous pouvez aussi écou­ter les extraits réali­sés sur une boucle de batte­rie (dry, tour de presets). Comme vous l’en­ten­dez, le TS-64 Tran­sient Shaper permet beau­coup de choses aussi bien dans la subti­lité pour travailler la dyna­mique d’une piste percus­sive que violem­ment pour des effets spéciaux, y compris sur bien d’autres sources que des percus­sions (comme sur cette ryth­mique au bouzouki, d’abord dry, puis avec le TS enclen­ché). Le TS-64 offre de nombreux réglages allant au-delà de l’at­taque et du relâ­che­ment. On peut régler le poids, c’est-à-dire le corps ou sustain avec un réglage de timbre permet­tant de faire inter­ve­nir ce réglage plutôt dans le grave ou les aigus. Il en est de même pour le relâ­che­ment où on dispose de ce même réglage de timbre. Je vous invite à écou­ter tout ceci dans cet exemple audio. À noter que le TS-64 fonc­tionne à phase linéaire : il n’in­duit pas de modi­fi­ca­tion de la phase du signal traité. Voici un petit tour d’ho­ri­zon du Tran­sient­Sha­per.

Tubeleveler

Un autre plug-in vient rejoindre la collec­tion des « 64 » à phase linéaire (qui compor­tait déjà un égali­seur et un compres­seur), c’est le TL64 Tube Leve­ler. Il s’agit d’un simu­la­teur de préam­pli à lampes. Soyons clairs : le TL64 ne fera pas sonner une prise acous­tique réali­sée avec du maté­riel à tran­sis­tors comme si elle avait été faite avec du maté­riel (micro ou préam­pli) à tubes. C’est que d’autres éléments que cette fameuse « chaleur » (appor­tée par une légère distor­sion et des harmo­niques) rentrent en compte dans le son « lampes ». Mais il permet d’ap­por­ter aux pistes une ampleur évoquant celle que peut donner un circuit à tubes. Là où son usage est parti­cu­liè­re­ment perti­nent (comme le suggère Cake­walk dans la docu­men­ta­tion) c’est sur les sources numé­riques où il apporte une épais­seur et une légère distor­sion tout à fait musi­cale qui ramènent au domaine sonore analo­gique. Ce qui montre sa qualité, c’est que même utilisé avec des réglages extrêmes, il conserve sa musi­ca­lité.

Exemples repris du test du préam­pli Audient Mico : voix sèche, voix avec TL64 Tube Leve­leret pour témoin la voix avec le circuit HMX du Micoqui simule lui aussi un circuit à tubes.

Channel Tool

 

Le dernier ajout est le Chan­nel Tools. Véri­table couteau suisse de la stéréo, il permet de modi­fier indé­pen­dam­ment le gain, le pano­ra­mique et le retard de chaque canal d’une piste stéréo. Il servira aussi bien à augmen­ter ou réduire la largeur le champ stéréo d’une piste qu’à corri­ger des problèmes de phase liés au place­ment des micros, ou encore à caler des pistes au sample près. Enfin, il permet le déco­dage des enre­gis­tre­ments M/S (mid-side), ce qui en fait un outil aussi pratique que complet.

 

 

 

Boost11

Dommage que, tant qu’à faire, Cake­walk n’ait pas inté­gré un visua­li­seur du champ stéréo et de la phase. D’au­tant qu’on dispose depuis la version 7 d’ou­tils orien­tés maste­ring (les compres­seurs et égali­seurs « 64 » à phase linéaire). Rappe­lons au passage l’exis­tence d’un analy­seur de spectre capable de géné­rer des enve­loppes d’au­to­ma­tion à partir du signal analysé (quatre courbes corres­pon­dant à 4 bandes de fréquences).

On en a terminé avec les nouveau­tés de cette version 8 pour les instru­ments et plug-ins. Sachant qu’elle en comporte égale­ment plein d’autres qui étaient présents dans de précé­dentes versions. Parmi ceux-ci, signa­lons que le plug-in d’in­sert de hard­ware externe a été amélioré, notam­ment avec une meilleure synchro­ni­sa­tion lorsqu’il est utilisé en conjonc­tion avec d’autres plug-ins néces­si­tant une gestion de la compen­sa­tion de retard. Et on peut désor­mais en utili­ser plusieurs par projet. Ouf !

Voyons main­te­nant quelques nouveau­tés du côté des fonc­tion­na­li­tés du logi­ciel.

Nouvelles fonc­tions et amélio­ra­tions

Celles-ci sont très nombreuses. Je ne vais pas toutes les lister. Il vous suffit de consul­ter les news d’Au­dio­fan­zine et l’an­nonce de la sortie de Sonar 8 pour en avoir la liste exhaus­tive.

Commençons par quelques détails qui sont des fonc­tions que des utili­sa­teurs de Cubase souhai­taient retrou­ver dans Sonar. Ainsi, les pistes MIDI disposent d’un témoin signa­lant toute acti­vité MIDI sur la piste et d’un vumètre qui affiche la vélo­cité des notes jouées (comme un vumètre audio). On peut aussi désor­mais quan­ti­zer le MIDI à l’en­re­gis­tre­ment. Person­nel­le­ment, je n’ai jamais compris l’in­té­rêt d’une telle fonc­tion puisqu’on peut régler une quan­ti­za­tion dans les para­mètres de piste (ce qui est non destruc­tif) ou appliquer une quan­ti­za­tion comme trai­te­ment à un clip ou une sélec­tion.

Nette­ment moins un détail, on salue égale­ment l’ar­ri­vée d’une « piste instru­ment » qui regroupe sur une même piste l’ins­tru­ment virtuel et sa piste MIDI. Lorsqu’on fige le synthé, ce sont les données audio qui appa­raissent sur la piste à la place des données MIDI. À tout moment, on peut re-sépa­rer piste MIDI et piste audio ou les re-fusion­ner et ça se fait en deux clics. Malheu­reu­se­ment pour ceux qui comme moi appré­cient de travailler souvent avec plusieurs pistes MIDI pour un même instru­ment, cette nouvelle piste ne peut pas conte­nir plusieurs pistes MIDI. Mais l’in­té­rêt d’une piste instru­ment est notam­ment qu’elle allège consi­dé­ra­ble­ment le projet, que ce soit dans la vue pistes comme dans la console. Elle amène un sacré confort.

Explorateur de boucles

L’ex­plo­ra­teur de boucles a aussi été amélioré. La nouvelle version est plutôt bien fichue : elle ressemble simple­ment à l’ex­plo­ra­teur Windows avec une colonne supplé­men­taire dans laquelle on peut choi­sir avec quel instru­ment virtuel on veut préécou­ter un fichier MIDI sélec­tionné. On peut aussi sélec­tion­ner le bus de préécoute. Par contre, on ne dispose pas de gestion des presets comme chez le cousin germain ou chez Native Instru­ments. Une avan­cée qui serait bien­ve­nue, de même qu’une bête gestion de dossiers favo­ris.

Il y aussi des amélio­ra­tions côté trans­port avec l’ajout d’un bouton pause dont je n’ai pas compris l’uti­lité, le bouton play assu­rant déjà play/pause. On a aussi deux boutons d’avance et retour rapide (dont je n’avais jamais remarqué l’ab­sence aupa­ra­vant, travaillant de longue date avec des surfaces de contrôle qui le géraient). On dispose égale­ment d’une barre de posi­tion permet­tant, en bougeant un curseur, de se dépla­cer à grande vitesse dans le projet. C’est très pratique, mais il est dommage que le curseur soit un peu petit. Enfin, un bouton permet d’écou­ter unique­ment les pistes sélec­tion­nées. Très pratique, mais passons aux nouveau­tés les plus impor­tan­tes…

Microscope

D’abord, on peut désor­mais affec­ter des sorties de pistes ou de bus à des sorties physiques mono au lieu des couples stéréo. Lorsqu’on choi­sit une sortie, on peut simple­ment sélec­tion­ner gauche, droite ou stéréo. Une fonc­tion bien utile pour ceux qui utilisent par exemple des somma­teurs analo­giques ou des consoles de mixage hard­ware, mais aussi tout simple­ment pour l’uti­li­sa­tion d’ef­fets hard­ware avec entrées mono.

On a aussi pas mal d’amé­lio­ra­tions du côté de la gestion des bypass. On avait déjà la possi­bi­lité de bypas­ser indi­vi­duel­le­ment chaque effet ou tout le rack d’ef­fet d’une piste, d’un clip ou d’un bus. Désor­mais, on peut bypas­ser d’un clic tous les racks simi­laires (pas exemple tous les racks de clips) ou, par une combi­nai­son de touche, la tota­lité des effets. Mieux, encore, on peut bypas­ser la compen­sa­tion de retard des plug-ins : ceci permet d’an­nu­ler la compen­sa­tion de retard lorsqu’on utilise des écoutes d’en­trée. C’est parti­cu­liè­re­ment précieux pour les enre­gis­tre­ments audio si les plug-ins qu’on utilise génèrent un retard audible. Cette annu­la­tion de la compen­sa­tion est unique­ment à l’écoute : les données audio restant évidem­ment calées.

Cette fonc­tion n’a peut-être l’air de rien, mais elle est très effi­cace pour ceux qui enre­gistrent dans des projets utili­sant des plug-ins géné­rant beau­coup de retard (comme des réverbes à convo­lu­tion) et permet de gagner un temps fou lors des séances d’en­re­gis­tre­ment.

Fonc­tions pratiques

Magnétisme

Sonar a toujours évolué vers plus d’er­go­no­mie et de produc­ti­vité. Cette dernière version ne fait pas excep­tion à la règle. Les « petites » amélio­ra­tions y sont innom­brables, rendant l’usage du logi­ciel plus fluide et effi­cace. Le confort de travail s’en trouve consi­dé­ra­ble­ment amélioré, comme on le voit lorsqu’on fait de l’edi­ting qui est certai­ne­ment, dans le travail de réali­sa­tion d’un morceau, la tâche la moins plai­sante, voire la plus pénible.

De ce côté, cette version 8 apporte des choses inté­res­santes, à commen­cer par l’amé­lio­ra­tion du magné­tisme : on dispose désor­mais de deux réglages diffé­rents clai­re­ment iden­ti­fiés pour ce dernier : un pour la vue 'pistes’ et un pour la vue 'piano roll’, ce qui fait gagner un temps fou.

On peut égale­ment cumu­ler temps musi­cal (mesure, blanche, noire…) et temps absolu (milli­se­conde, échan­tillon, image) ou caler le magné­tisme à des points de repère (événe­ments, clips ou tran­si­toires), y compris s’ils sont situés sur d’autres pistes. Bien sûr, on conserve toujours ce bon vieux calage aux points zéros de la forme d’onde qui évite, à l’in­verse de ce qu’il est néces­saire sur d’autres logi­ciels, de devoir systé­ma­tique­ment ajou­ter des fondus aux débuts et fins de clips, même leur de leur décou­page. D’ailleurs, tout l’édi­ting est gran­de­ment faci­lité par les groupes de clips pour l’édi­tion. Avec cette nouvelle fonc­tion, lors d’un enre­gis­tre­ment simul­tané de multiples pistes, Sonar peut grou­per auto­ma­tique­ment les clips géné­rés. Ceci qui permet d’édi­ter ensemble tous les clips d’une prise en agis­sant sur un seul clip du groupe. Ceci est encore plus utile lorsqu’on réalise des enre­gis­tre­ments en boucle (chaque prise pouvant alors consti­tuer un groupe) et encore plus lorsque les diffé­rentes prises s’ac­cu­mulent sur les couches de pistes.

Groupe de clips

On peut créer des groupes à la main. Il est facile d’en­le­ver ou ajou­ter des clips à un groupe ou d’igno­rer provi­soi­re­ment le grou­pe­ment (pour n’édi­ter qu’un clip). Et lorsque l’on divise des clips qui font partie d’un groupe, le logi­ciel peut créer auto­ma­tique­ment de nouveaux groupes à partir des clips divi­sés.

Côté enre­gis­tre­ment, on a désor­mais la possi­bi­lité d’ar­mer les pistes pour pendant la lecture ou l’en­re­gis­tre­ment. Qui n’a jamais vécu cette scène : on lance une lecture du morceau pour que le musi­cien se mette dans l’am­biance. On se prépare à enclen­cher l’en­re­gis­tre­ment un peu avant qu’il n’at­taque (pas avant pour ne pas enre­gis­trer inuti­le­ment du silence) et là, on s’aperçoit qu’on a oublié d’ar­mer la ou les pistes. Aupa­ra­vant, il fallait arrê­ter la lecture (ou l’en­re­gis­tre­ment). Désor­mais, on peut armer la piste sans arrê­ter quoi que ce soit. Ceci peut aussi servir pour réali­ser des punchs à diffé­rents endroits d’un projet : on met en enre­gis­tre­ment, mais on n’arme les pistes qu’au moment où elles devront enre­gis­trer quelque chose. Cela couvre bien plus de possi­bi­li­tés que l’ha­bi­tuelle fonc­tion punch-in punch-out qui se limite à un seul inter­valle de temps.

Après l’en­re­gis­tre­ment, le mixage où les fonc­tions de solo béné­fi­cient aussi d’évo­lu­tions. Outre la le para­mètre « igno­rer le solo » qui permet à une piste de rester toujours audible même si d’autres pistes sont mises en solo, on dispose d’un mode solo avec atté­nua­tion. Ainsi, lorsqu’on passe une piste en solo, les autres sont atté­nuées (valeur réglable) au lieu d’être tota­le­ment mutées. Inver­se­ment, le solo exclu­sif permet de n’en­tendre qu’une seule piste, même si plusieurs pistes sont en mode solo.

Une fonc­tion toute bête s’avère aussi bien précieuse : Sonar nous signale si une quel­conque sortie est mal affec­tée. Par exemple, si un auxi­liaire était envoyé sur un bus qu’on a ensuite supprimé.

L’op­ti­mi­sa­tion du logi­ciel

Fonc­tion­na­li­tés vidéo

Sonar semble parti­cu­liè­re­ment adapté pour ceux qui font ou veulent faire du son à l’image. Il peut impor­ter, mais aussi expor­ter des projets vidéo à de nombreux formats, dont Quick Time 7 y compris H.624. Il peut aussi expor­ter vers un péri­phé­rique DV Fire­Wire. Rappe­lons aussi que Sonar gère de nombreux formats surround et dispose de plug-ins surround comme la réverbe à convo­lu­tion ou encore son compres­seur multi­bandes.

Cake­walk a beau­coup commu­niqué sur ce point, décla­rant que Sonar 8 avait fait l’objet d’une impor­tante opti­mi­sa­tion, notam­ment pour l’ex­ploi­ta­tion des proces­seurs multi­coeurs. La firme annonce des gains de perfor­mance impor­tants. J’ai là dessus deux constats contra­dic­toires. Le premier est le ressenti. En travaillant avec cette version, on sent un gain de stabi­lité et de flui­dité. Un peu la même impres­sion que lorsqu’on passe d’un système d’ex­ploi­ta­tion très chargé à un système fraî­che­ment réins­tallé.

J’ai effec­tué un test en prenant un même projet dans la version 7 et la version 8. Dans la version 7, j’ai blindé ce projet déjà bien chargé en pistes, instru­ments virtuels, effets et bus en lui ajou­tant des instru­ments et effets chaî­nés jusqu’à la limite d’ap­pa­ri­tion de craque­ments audio (test à 3 ms de latence en 16/44,1 comme pour tout le reste de cet article). Puis j’ai rouvert ce même projet dans la version 8. Les screen­shots de jauge CPU ne montrent pas une diffé­rence flagrante. On remarque un gain impor­tant du côté accès disque avec 30 % pour Sonar 8 contre 39 % pour la version 7. Pas rien ! Mais côté CPU, à part qu’on n’ap­proche plus du rouge… ce n’est pas si flagrant. Ceci ne peut évidem­ment être consi­déré comme un véri­table bench­mark et, indé­pen­dam­ment des ques­tions de chiffres, le logi­ciel semble bien se montrer plus rapide, stable et perfor­mant.

CPU Sonar 7Sonar 7

CPU Sonar 8Sonar 8

C’est égale­ment vrai sous Vista 64 bits où Sonar prend désor­mais en charge les drivers WASAPI, la nouvelle norme pour l’au­dio sous Vista (SP1) et les futurs OS de Micro­soft. Leur avan­tage est une prise en charge de multiples péri­phé­riques audio avec faible latence, même pour des inter­faces audio ne dispo­sant pas de pilotes ASIO. Sonar fonc­tionne avec le mode « exclu­sif » du WASAPI, le plus adapté à l’au­dio puisqu’il donne à celui-ci la prio­rité des ressources.

Par contre, toujours pas de Rewire en 64 bits. Cela ne dépend appa­rem­ment pas de Cake­walk, mais de Propel­le­rhead (et Stein­berg) qui sont les déten­teurs de la tech­no­lo­gie Rewire. Les aficio­na­dos de Reason on donc inté­rêt à rester sur des versions 32 bits.

Tout n’est pas rose

Cette version 8 donne aussi quelques occa­sions de râler.

Il y des fonc­tions qu’on aime­rait enfin voir appa­raître, telle une piste de tempo et signa­ture ryth­mique comme annon­cée dans Cubase 5. On aime­rait égale­ment une piste de marqueurs qu’on pour­rait ajou­ter à sa guise dans le projet ou une solu­tion pour ajou­ter des marques à chaque piste, par exemple pour prépa­rer l’édi­ting.

On aurait surtout attendu une évolu­tion du Session Drum­mer 2, le batteur virtuel arrivé dans la version précé­dente. S’il est satis­fai­sant pour avoir très vite une base ryth­mique pour déve­lop­per une idée ou pour la réali­sa­tion de maquettes et démos, il est trop juste, en tout cas du côté des batte­ries acous­tiques, pour réali­ser une produc­tion finale de niveau album. Il est vrai qu’il est exagéré de deman­der à un plug-in inclus dans un séquen­ceur de faire aussi bien que des produits indé­pen­dants dédiés, mais Cake­walk nous donne des habi­tudes d’en­fants gâtés ! Par contre, on se réjouit d’avoir vu s’ajou­ter des kits issus des légen­daires boîtes à rythmes Roland TR, de Linn­Drum et de Drum­traks de Sequen­cial Circuit. Et ces banques (pesant plusieurs centaines de Mo chacune) sonnent vrai­ment bien. Mais les batte­ries acous­tiques restent limi­tées. Alors un petit effort sur le SD2 pour une prochaine version ?

Enfin, la fonc­tion « Live Bounce » annon­cée pour cette version 8 ne satis­fait pas les demandes des utili­sa­teurs. Elle permet l’en­re­gis­tre­ment en temps réel des sorties d’ef­fets et d’ins­tru­ments virtuels (comme on peut le faire avec le plug-in TapeIt). À quoi ça peut servir ? Par exemple à enre­gis­trer des mani­pu­la­tions sur des fonc­tions non auto­ma­ti­sables ou pour utili­ser certaines inter­faces de plug-ins peu propices à la mani­pu­la­tion par surface de contrôle (les utili­sa­teurs de Reak­tor comprennent de quoi je parle !). Mais pour cela, il aurait fallu qu’on puisse toucher à l’in­ter­face du plug-in ou du synthé pendant le « bounce » en temps réel, ce qui n’est pas le cas (la souris devient inopé­rante comme pendant tout bounce ou figé). Alors ? Mauvaise compré­hen­sion de la part des utili­sa­teurs ou erreur de commu­ni­ca­tion de Cake­walk ? En tout cas, cette possi­bi­lité est espé­rée par un certain nombre d’uti­li­sa­teurs.

Conclu­sion

Si cette dernière mouture de Sonar ne comporte pas d’évo­lu­tion épous­tou­flante comme l’ont été l’ar­ri­vée du V-Vocal ou de l’au­dios­nap dans les précé­dentes, il est assez esto­maquant de voir le nombre de points qui ont été amélio­rés et de fonc­tions ajou­tées, la plupart très précieuses. Et encore, cet article pour­tant long est loin de tout trai­ter. Certaines de ces fonc­tions réjoui­ront les pros, d’autres faci­litent la vie des débu­tants comme le péda­go­gique assis­tant d’in­ser­tion de bus qui aidera ceux qui n’ont pas l’ha­bi­tude du mixage par bus.

Au final, une foule de nouveau­tés permettent des choses aupa­ra­vant inac­ces­sibles ou bien plus complexes et il est d’au­tant plus fort de la part de l’édi­teur d’avoir réussi ceci tout en rendant le logi­ciel plus perfor­mant, rapide et stable.

Si on ajoute à ça l’ex­cel­lente collec­tion d’ins­tru­ments et d’ef­fets four­nis et les banques de sons et de boucles riches et variés, on se dit que Sonar 8 Produ­cer justi­fie déci­dé­ment large­ment son prix.

Avec lui, un débu­tant aura tous les outils néces­saires pour aller déjà très loin dans la créa­tion, l’en­re­gis­tre­ment et le mixage. Un amateur exigeant ou un pro verra son travail faci­lité tout en béné­fi­ciant de plus de possi­bi­li­tés.

Sonar séduira aussi ceux qui travaillent le son à l’image et en multi­ca­naux. D’au­tant que ses larges possi­bi­li­tés d’im­port/export (dont l’OMF2) permettent de faci­le­ment trans­fé­rer ses projets à des utili­sa­teurs d’autres logi­ciels profes­sion­nels.

Points forts
  • bundle d'instruments et d'effets de grande qualité
  • Beatscape ludique, riche et créatif
  • presque tout sous la main pour travailler
  • de multiples fonctionnalités pratiques, voire nécessaires
  • fluidité et performances améliorées
  • Trancient Shaper pratique et efficace sur de nombreuses sources
Points faibles
  • la licence complète de l'encodeur mp3 doit être achetée (19 €). Mesquin.
  • pas de gestion de monitoring à la Cubase
  • Live Bounce anecdotique
  • Session Drummer 2 limité pour les batteries acoustiques
  • pas de gestion globale des presets
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