Devenir membre
Devenir Membre

ou
Continuer avec Google
Connexion
Se connecter

ou
Se connecter avec Google
Agrandir
Ajouter ce produit à
  • Mon ancien matos
  • Mon matos actuel
  • Mon futur matos
PreSonus StudioLive AR12 USB
Photos
1/29

Test PreSonus StudioLive AR12 USB

Console FireWire/USB/mLan de la marque PreSonus appartenant à la série StudioLive

Des faders à la douzaine
7/10
Partager cet article

La marque de Baton Rouge, USA, décline sa gamme StudioLive, lancée en 2009. Trois nouveaux modèles de tables de mixage, allant de 400 à 650 € environ, sont proposés : AR8, AR12 et AR16. Les prix se situent donc un sérieux cran en dessous de toutes les autres consoles de la famille StudioLive.

L’es­prit est toujours là : on a une console doublée d’une inter­face audio­nu­mé­rique (en USB 2 cette fois-ci), mais la partie console est deve­nue tota­le­ment analo­gique, diffé­rence majeure avec les modèles Studio­Live Clas­sic et AI. Oubliez les trai­te­ments dyna­miques et les EQ para­mé­triques de quatre bandes pour chaque canal, bien­ve­nue dans la bonne vieille forêt de potards. Exit aussi l’as­pect télé­com­mande, il n’y a pas moyen de pilo­ter la console de manière logi­cielle, on s’en serait douté, pour une petite console analo­gique.

Aspect géné­ral

AR12 front2

Les connec­tiques se situent presque toutes sur le dessus d’un châs­sis qui donne l’im­pres­sion d’être plutôt robuste. On ne trouve derrière que l’ali­men­ta­tion et son inter­rup­teur, et le port USB. L’en­semble est compact, les faders sont petits et les poten­tio­mètres rota­tifs plutôt proches les uns des autres. Avec des gros doigts, on se sent vite à l’étroit. D’un autre coté, l’in­té­rêt d’avoir une petite surface est son carac­tère trans­por­table. Avec son poids d’un peu plus de 5 kg, la manu­ten­tion­ner n’est pas trop une galère.

Le code couleur de la machine est sobre, voire austère. Une légère nuance de bleu nous aide à distin­guer certains boutons rota­tifs de leur voisins. On s’y retrouve quand même assez vite, la surface n’est pas grande et l’ar­chi­tec­ture analo­gique rend la « lecture » de la console très facile. Les nouveau­tés prin­ci­pales, au-delà du port USB, sont la présence d’un empla­ce­ment pour carte SD et l’en­trée Blue­tooth.

Ce qui rentre

Dans la version AR12 testée ici, le nombre de préam­plis micro est de huit (quatre pour la AR8 et douze pour la AR16). À côté des XLR femelles, on trouve des jacks symé­triques pour les entrées ligne (un seul sur les quatre premières tranches, deux — pour la stéréo — sur les quatre suivantes). En bonus, les entrées ligne des voies 1 et 2 sont aussi des entrées « instru­ment », à haute impé­dance, qui permettent de bran­cher une guitare ou une basse élec­trique et éviter d’uti­li­ser une boite de direct. Ces deux premières voies possèdent aussi une prise d’in­sert, sur un seul jack 6,35.

AR12 faders

La plage de contrôle de gain des entrées micro est de 50 dB. Dommage qu’on ne dispose pas de VU-mètre pour s’ai­der à les cali­brer. Le seul présent est affecté au master. J’au­rais appré­cié de pouvoir contrô­ler plus fine­ment ce qui rentre dans la console avant de le diffu­ser dans le master. Une diode sert de témoin pour la présence d’un signal en entrée et devient rouge quand ça sature, c’est tout.

Au-dessous du gain et du coupe-bas, avec des potards bleus sur fond « bleu-PreSo­nus », la section d’EQ affiche ses trois bandes, avec réglage semi-para­mé­trique pour la bande médium sur les quatre premières voies seule­ment. C’est un peu juste pour avoir une vraie marge de manœuvre et trai­ter le timbre des micros avec finesse. Cela suffira peut-être dans un envi­ron­ne­ment peu contrai­gnant, ce sera plus compliqué de faire les correc­tions néces­saires pour égali­ser correc­te­ment le son d’un micro et en même temps atté­nuer une fréquence qui part en larsen, cas de figure fréquent en live.

Encore au-dessous, nous trou­vons les faders. Ils ont un toucher que l’on pour­rait quali­fier de léger, un peu flot­tant. Nous ne sommes pas sur les meilleurs compo­sants, néces­sité pour rester compé­ti­tif en termes de prix. Le soin dans la mani­pu­la­tion et le stockage paraît parti­cu­liè­re­ment indis­pen­sable si on ne veut pas se retrou­ver avec des faders tordus ou qui frottent quelque part. Leur course est de 60 mm. Diffi­cile d’être précis avec cette taille, petite, mais propor­tion­née à l’en­semble.

Un Super Canal

AR12 rear

À la suite de ces huit tranches tradi­tion­nelles, on trouve la « Super Chan­nel » qui dispose comme réglages de : l’en­voi dans les bus auxi­liaires (sauf le bus FX), la balance, le « mute » et le PFL. Pas d’EQ en vue. En entrée, elle propose, au choix, deux RCA, un mini-jack, la lecture de la carte SD, d’un ordi connecté en USB, ou enfin, une liai­son Blue­tooth. Cette voie stéréo offre un bon complé­ment de connec­tique, dont on pourra se servir pour la lecture de backing tracks. Le Blue­tooth (version 4.1) ajoute de la convi­via­lité. Ceci dit, ce proto­cole compresse quand même le son. Il amène par contre la simpli­cité du sans-fil. Dommage que la section d’EQ soit absente de ce Super Canal, le Blue­tooth en a pris la place…

Ce qui sort

Pour faire sortir nos signaux, nous dispo­sons de trois bus auxi­liaires, du bus master doublé d’une sortie Control Room, et du circuit PFL qui alimente la sortie casque. Les entrées sont d’of­fice diri­gées dans le master, pas de bouton d’af­fec­ta­tion asso­cié. On trouve, sur chaque voie, deux contrôles rota­tifs pour l’en­voi dans les circuits auxi­liaires. Comme prévu, les deux notés MON1 et MON2 sont pré-fader et pour­ront servir, typique­ment, pour des retours. Celui appelé FX est post-fader. Ça reste mini­mal, même si la sortie Control Room est la bien­ve­nue, toujours pratique dans une utili­sa­tion en home-studio.

AR12 EQ4

Au-dessus des faders asso­ciés aux bus de sortie, on trouve le module d’ef­fets internes propo­sant 16 trai­te­ments numé­riques au choix. Les effets sonnent plutôt bien et les presets (des réverbes, un chorus, des delays : que du clas­sique) pour­ront dépan­ner. Mais en l’ab­sence de para­mètres réglables, l’uti­li­sa­teur devra se conten­ter des réglages d’usine. À noter que lorsqu’un jack est bran­ché dans la sortie FX, l’ef­fet interne est désac­tivé (logique en même temps).

Enfin, on note la présence d’un empla­ce­ment pour carte SD avec 4 boutons de trans­port. Il vous permet d’en­re­gis­trer la sortie master sans avoir besoin d’un ordi. C’est une véri­table solu­tion paral­lèle d’en­re­gis­tre­ment. Celui-ci se fait en Wave 44,1 kHz / 24 bits. On peut ensuite lire ce qui se trouve sur la carte via la Super Chan­nel. Malheu­reu­se­ment, il n’y a aucun affi­chage d’in­fos sur le contenu de la carte SD. On se fiera à son oreille ou au nombre de fois qu’on a appuyé sur le bouton « next » pour savoir quelle plage est en train d’être jouée. Malgré ici aussi un côté mini­mal, c’est appré­ciable de pouvoir faire des enre­gis­tre­ments à la volée du mix prin­ci­pal dans la console.

La partie numé­rique

Pour profi­ter du port USB 2 derrière l’ap­pa­reil, il faut connec­ter un ordi­na­teur et instal­ler le pilote dispo­nible sur le site de PreSo­nus. L’in­ter­face du driver, nommée Univer­sal Control, permet juste de régler la fréquence d’échan­tillon­nage et la taille du buffer. On ne contrôle rien de la console elle-même, inver­se­ment, n’es­pé­rez pas vous servir de la Studio­Live AR comme télé­com­mande pour votre STAN préfé­rée.

Le gros atout de la console est de pouvoir envoyer par l’USB toutes les entrées sépa­ré­ment. Avec son ordi, ça devient très simple d’en­re­gis­trer en multi­piste tout ce qui est connecté aux entrées de la console. Autant de canaux sont créés : pour le modèle AR12, on retrouve nos 12 entrées. S’ajoutent à ça deux canaux supplé­men­taires pour enre­gis­trer ce qui sort du master. La console reste malgré tout tota­le­ment analo­gique, les signaux ne sont conver­tis en numé­rique que pour l’en­voi vers la carte SD ou l’USB. Cette conver­sion est effec­tuée, pour les entrées, juste après le gain et le coupe-bas (et l’in­sert pour les deux premières voies), donc pré-EQ et pré-fader. Pour la sortie master, la conver­sion est post-fader.

Pour le retour des signaux de l’or­di­na­teur vers la console, on a le choix entre deux bus stéréo. Ce nombre reste le même quelle que soit la version de la Studio­Live AR. Le premier bus se retrouve sur le Super Chan­nel, le second, sur les voies précé­dentes, où on devra choi­sir à l’aide d’un switch entre l’en­trée analo­gique ou le signal numé­rique venant de l’USB.

Bench­mark

Avec les réglages opti­maux que permet le pilote, en 96 kHz et 32 samples, sur un MacBook Pro, la latence descend jusqu’à 2,93 ms en entrée et 2,59 ms en sortie, résul­tat simi­laire à beau­coup d’in­ter­faces USB de cette caté­go­rie : respec­table sans être épous­tou­flant.

PreSonus AR12 USB : Deviation Line ±0,230 dB

L’écart constaté dans la réponse en fréquences se situe à ±0,230 dB pour les entrées au niveau ligne. L’AR12 fait légè­re­ment moins bien que la PreSo­nus Audio­box iOne (±0,197 dB), mais mieux que la Zoom UAC8 (±0,574 dB).

PreSonus AR12 USB : Deviation Mic ±0,134 dB SNR 99dB

Pour les entrées micro, avec un gain de 34 dB, la dévia­tion consta­tée est de ±0,134 dB, à peu près semblable à la Focus­rite Scar­lett Solo (±0,129). Le résul­tat est meilleur qu’avec l’Audio­box iOne, mais évidem­ment moins bon qu’avec des inter­faces haut de gamme (±0,025 dB pour l’Apollo 8 d’Uni­ver­sal Audio).

PreSonus AR12 USB : THD Line
PreSonus AR12 USB : THD Mic

Le taux de distor­sion harmo­nique atteint la valeur de 0,02 % au niveau ligne. Là encore, un résul­tat prévi­sible et honnête, pour cette caté­go­rie de maté­riel.

Elle reste en dessous (< 0,02 %) pour le niveau micro avec 34 dB de gain.

Toujours avec 34 dB de gain, le rapport signal/bruit mesuré est de 99 dB. De manière géné­rale, les résul­tats révèlent des préam­plis sans défauts majeurs, mais dont les perfor­mances laissent de la place pour l’amé­lio­ra­tion.

Tous ces résul­tats sont cohé­rents avec le prix affi­ché. L’AR12 n’a pas à rougir de ses perfor­mances : respec­tables, sans être excep­tion­nelles.

Conclu­sion

Au final, la machine possède vrai­ment deux profils bien distincts : celui d’une inter­face audio­nu­mé­rique plutôt bien four­nie en canaux d’en­trée, et celui d’une petite console analo­gique assez sommaire. Du point de vue de l’in­ter­face audio, c’est vrai­ment appré­ciable d’avoir un « direct-out » de toutes les entrées, que l’on récu­père dans son logi­ciel préféré.

En tant que console, son utili­sa­tion se limi­te­rait pour moi au home studio ou à la salle de répète. Les faders de 6 cm, les EQ un peu pauvres, l’im­pos­si­bi­lité d’af­fec­ter le VU-mètre au circuit PFL l’em­pêche d’être vrai­ment utili­sée en live. La combi­nai­son console/inter­face reste cepen­dant inté­res­sante à 550 € envi­ron : on a une console analo­gique un peu plus petite que ce qu’on peut trou­ver dans cette gamme de prix chez les concur­rents, mais avec un fort poten­tiel pour l’en­re­gis­tre­ment.

  • AR12 front2
  • AR12 rear
  • AR12 EQ4
  • AR12 faders
  • AR12 inputs
  • AR12 outputs
  • AR12 SDcard2
  • PreSonus AR12 USB : Deviation Line ±0,230 dB
  • PreSonus AR12 USB : Deviation Mic ±0,134 dB SNR 99dB
  • PreSonus AR12 USB : THD Line
  • PreSonus AR12 USB : THD Mic

 

7/10
Points forts
  • Le nombre de canaux d’entrée disponibles en USB
  • L’enregistrement de la sortie principale sur carte SD
  • La sortie Control Room
Points faibles
  • EQ 3 bandes, semi-paramétrique pour les médiums sur quatre tranches seulement
  • Affichage absent de la carte SD
  • Utilisation du VU-mètre limitée au master seulement
  • Faders courts et légers

Vous souhaitez réagir à cet article ?

Se connecter
Devenir membre
cookies
Nous utilisons les cookies !

Oui, Audiofanzine utilise des cookies. Et comme la dernière chose que nous voudrions serait de perturber votre alimentation avec des choses trop grasses ou trop sucrées, sachez que ces derniers sont fait maison avec des produits frais, bio, équitables et dans des justes proportions nutritives.
Ce que cela veut dire, c’est que les infos que nous y stockons ne visent qu’à simplifier votre usage du site comme à améliorer votre expérience sur nos pages et vous afficher des publicités personnalisées (en savoir plus).

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement
Il s'agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).
Google Analytics
Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer.
Publicités
Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement

Il s’agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).

Google Analytics

Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer. Lorsque ce paramètre est activé, aucune information personnelle n’est envoyé à Google et les adresses IP sont anonymisées.

Publicités

Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.


Vous pouvez trouver plus de détails sur la proctection des données dans la politique de confidentialité.
Vous trouverez également des informations sur la manière dont Google utilise les données à caractère personnel en suivant ce lien.