Devenir membre
Devenir Membre

ou
Connexion
Se connecter

ou
test
15 réactions
On en a UAC ?
6/10
Partager cet article

Nous testions il y a un peu plus de six mois la première interface audio Thunderbolt de la marque japonaise Zoom, la TAC-2, qui à défaut d’être parfaite pouvait se targuer d’être la moins chère du marché. Depuis, le catalogue s’est étoffé, avec une version dotée de 8 préamplis en Thunderbolt, mais aussi en USB 3. C’est cette dernière qui nous intéresse aujourd’hui.

Ce test est donc double­ment inté­res­sant. Il va nous permettre de véri­fier si les versions 8 préam­plis ont les mêmes perfor­mances audio que la TAC-2 que nous avons déjà testée précé­dem­ment, et de pouvoir compa­rer aussi la latence de la version USB 3 par rapport au Thun­der­bolt.

Un rack de plus ?

Exit le format desk­top de la TAC-2, l’UAC-8 se présente sous forme de rack 1 U. Car c’est bien joli tout ça, mais il faut les caser les 18 entrées et 20 sorties !

Sur la face avant de l’ap­pa­reil, on aperçoit les huit entrées analo­giques dotées de prises combo XLR/Jack TRS, pour les niveaux micro ou ligne. Elles disposent de potards de gain non cran­tés, et les deux premières entrées proposent un mode Hi-Z afin de bran­cher direc­te­ment sa guitare ou basse. Les alimen­ta­tion fantôme s’ac­tivent par groupe de 4 entrées (1–4 et 5–8), et sur la droite du rack sont regrou­pées les trois potards de volume : un gros pour les enceintes et deux petits pour les deux sorties casque indé­pen­dantes. On termine avec une série de 4 LEDs affi­chant la source de l’hor­loge (ADAT, S/PDIF, Word Clock ou interne).

 

À l’ar­rière, on retrouve les 10 sorties analo­giques au format Jack TRS (8 plus une paire pour les enceintes), l’en­trée/sortie ADAT au format TOSlink, l’en­trée/sortie Word Clock au format BNC, l’en­trée/sortie MIDI au format DIN 5 broches, et enfin l’en­trée/sortie S/PDIF au format coaxial. On termine avec le connec­teur USB 3 (le câble est livré, contrai­re­ment au modèle Thun­der­bolt), la prise pour l’adap­ta­teur secteur et un petit switch permet­tant d’ac­ti­ver ou non le mode Class Compliant pour notam­ment une compa­ti­bi­lité iOS. Petit bémol : le switch de mise sous tension est à l’ar­rière. Super pratique une fois que l’UAC-8 est rackée….

Globa­le­ment, L’UAC-8 fait plutôt bonne impres­sion, avec des potards offrant une bonne résis­tance, un gros potard de volume pratique et toutes les entrées dispo­nibles à l’avant. Mais quelle idée d’al­ler mettre un switch à l’ar­rière sur un rack… Autant ne pas en mettre du tout.

UAC Slater

 

À l’ins­tar de la TAC-2, il a deux petits bouts de logi­ciel à instal­ler : le driver et le MixEfx. La console virtuelle ressemble d’ailleurs beau­coup à celle de la TAC-2, même si forcé­ment, elle demeure plus complète. De base, elle affiche les huit entrées analo­giques, avec le gain (avec des pas de 1 dB, réglable aussi dans l’in­ter­face, et donc contrôlé numé­rique­ment) dispo­sant d’un mode de réglage auto­ma­tique (le même que sur la TAC-2, avec le max réglé sur 0, –6 ou –12 dB), d’un inver­seur de phase, d’un coupe-bas (80 Hz), et d’un éven­tuel mode Hi-Z haute impé­dance pour les entrées 1 et 2. On retrouve aussi un potard d’en­voi vers la section d’ef­fet (trois types de réverbe et un écho), un potard de pano­ra­mique, un mute, un solo et un fader linéaire. En bas de l’in­ter­face, on dispose des diffé­rents mix pour les sorties analo­giques 1 à 8 et le casque sous forme d’on­glet. On pourra donc faire un mixage diffé­rent pour chaque sortie physique, mais il faudra savoir que la sortie casque 1 aura forcé­ment le même mixage que la sortie prin­ci­pale (reliée à vos enceintes). On choi­sira ensuite simple­ment quel mix envoyer vers la sortie casque 2 en cliquant sur le petit bouton idoine situé sur chaque onglet. C’est assez simple et bien vu.

Les entrées numé­riques pour­ront aussi être affi­chées (elles sont masquées par défaut) et le retour STAN dispose de sa tranche, avec un inver­seur de phase, un envoi vers les effets ou encore un mode loop back (pour enre­gis­trer ce qui sort de la console virtuelle, avec les trai­te­ments internes).

À noter qu’il sera simple de copier un mix vers un autre, ou encore de sauver la confi­gu­ra­tion vers un des trois empla­ce­ments dispo­nibles. Pourquoi pas plus ? Nous ne savons pas. C’est dommage, car sauver vers un fichier permet d’avoir une multi­tude de confi­gu­ra­tions et de les renom­mer comme bon nous semble. Ici, il va falloir se souve­nir à quoi corres­pondent les sauve­gardes 1, 2 et 3…

L’in­ter­face de la console est donc plutôt bien faite dans l’en­semble et complète. Reste à voir les perfor­mances audio.

 

USB 3 ou Thun­der­bolt ?

Zoom propose deux inter­faces jumelles dans leur cata­logue, l’UAC-8, que nous testons ici, et la TAC-8 se démarquant par la présence d’un port Thun­der­bolt en lieu et place du port USB 3. Mais laquelle choi­sir ? Si vous êtes window­sien, vous devrez vous tour­ner obli­ga­toi­re­ment vers la version USB, la version Thun­der­bolt étant seule­ment compa­tible Mac. Si vous avez un Mac, la tenta­tion sera grande de prendre la version Thun­der­bolt qui offre une latence plus faible. Il faudra cepen­dant prendre en compte le fait que la version Thun­der­bolt n’in­clut pas de câble (et ça coûte cher, de 30 à 50 € suivant la longueur) et que votre Mac dispose géné­ra­le­ment de plus de port USB que de Thun­der­bolt. La TAC-8 ne propo­sant qu’un seul port, il sera impos­sible de la chai­ner avec quoi que ce soit. Donc si votre Mac n’a qu’un seul port Thun­der­bolt, cela mérite réflexion.

 

Bench­mark

Après avoir bran­ché l’UAC-8 sur notre MacBook, nous avons réglé la mémoire tampon au mini­mum (32 échan­tillons), nous avons obtenu une latence d’en­trée de 1,56 ms et une latence de sortie de 1,23 ms (en 96 kHz). Ces résul­tats se situent entre celles obser­vées sur les dernières inter­faces Thun­der­bolt testées (sous la barre des 1 ms) et les dernières USB 2 (plutôt entre 2 et 3 ms). Pour rappel, sur la TAC-2, nous avons obtenu 1,45 ms en entrée et 0,73 ms en sortie (en 44,1 kHz), il y a donc une diffé­rence notable entre la version Thun­der­bolt et USB 3, même si cette dernière est loin d’être ridi­cule, surtout face aux USB 2.

Afin de tester l’in­ter­face, nous avons fait des bench­marks avec notre APx515 d’Au­dio Preci­sion, et nous allons pouvoir compa­rer les résul­tats à ceux obte­nus avec les inter­faces précé­dem­ment testées.

Voici les résul­tats avec les niveaux lignes, en 96 kHz :

Avec une dévia­tion de ±0,574 dB, on reste sur quelque chose d’équi­valent à la TAC-2 (±0,513 dB), avec la même bosse à 450 Hz (0,5 dB). Le résul­tat est du niveau des inter­faces d’en­trée de gamme (Stein­berg UR22 : ±0,496 dB), c’est à dire pas fou-fou. Pour compa­rai­son, les meilleures inter­faces avoi­sinent les ±0,03/0,05 dB.

Si la distor­sion était plutôt faible sur la TAC-2, elle reste plus élevée ici, avec un point culmi­nant à 0,04 % dans le haut du spectre. Pour compa­rai­son, une inter­face haut de gamme avoi­sine les 0,001 %. Le résul­tat reste honnête, mais ne crève pas le plafond, tout comme l’Au­dient iD14 testée récem­ment.

Avec le gain réglé sur 34 dB, la dévia­tion en prend encore un coup, avec ±0,896 dB, ce qui est notam­ment dû à la belle atté­nua­tion dans le bas du spectre (-0,7 dB à 30 Hz). C’est à peu près équi­valent au résul­tat obtenu avec la TAC-2. Pas fameux. La T4 de Resident Audio fait mieux (±0,186 dB), les C600 (±0,260 dB) et UR22 (±0,289 dB) aussi, pour­tant située en entrée de gamme.

Tout comme les entrées ligne, les entrées micro ont pas mal de distor­sion, allant jusqu’à 0,1 % à 15 kHz, ce qui est vrai­ment élevé. Dommage.

Si les préam­plis proposent un gain allant jusqu’à 60 dB, ils ne sont pas très silen­cieux et offrent, avec le gain à 34 dB, un rapport signal/bruit de 90 dB. C’est aussi un résul­tat à la hauteur des inter­faces d’en­trée de gamme comme les UR22 et C600 (autour de 89 dB).

L’UAC-8 ne brille donc pas par ses perfor­mances audio, que ce soit au niveau de la dévia­tion que de la distor­sion. Les préam­plis offrent une belle plage de gain, mais restent assez bruyants. On aurait pu s’at­tendre à un peu mieux vu le prix de la bête (700 € envi­ron).

Conclu­sion

La Zoom UAC-8 est assez promet­teuse sur le papier, avec ses 8 préam­plis, sa compa­ti­bi­lité Windows/Mac/Linux/iOS/Android et ses trai­te­ments inté­grés. L’in­ter­face jouit en plus d’une faible latence et dispose d’une console virtuelle simple, pratique et complète. On regrette que le switch de mise sous tension soit placé à l’ar­rière du rack (ce n’est pas sérieux !) et que les perfor­mances audio soient un peu déce­vantes pour une inter­face, certes USB 3, mais vendue quand même 700 € en maga­sin

 Télé­char­gez les rapports complets des bench­marks : niveau ligne et niveau micro

6/10
Points forts
  • Look sympa
  • Simple et pratique à utiliser
  • Compatible Windows/Mac
  • Class compliant
  • Latence faible
  • 60 dB de gain sur les entrées micro
  • Gros potard de volume
  • Traitements intégrés
Points faibles
  • Performances audio très « entrée de gamme »
  • Plus chère qu’une interface USB 2 équivalente
  • Switch de mise sous tension à l’arrière
Auteur de l'article Red Led

Je suis rentré dans la musique par la rosace d'une guitare classique et depuis, j'essaie d'en sortir sans trop de conviction.


Vous souhaitez réagir à cet article ?

Se connecter
Devenir membre
cookies
Nous utilisons les cookies !

Oui, Audiofanzine utilise des cookies. Et comme la dernière chose que nous voudrions serait de perturber votre alimentation avec des choses trop grasses ou trop sucrées, sachez que ces derniers sont fait maison avec des produits frais, bio, équitables et dans des justes proportions nutritives.
Ce que cela veut dire, c’est que les infos que nous y stockons ne visent qu’à simplifier votre usage du site comme à améliorer votre expérience sur nos pages et vous afficher des publicités personnalisées (en savoir plus).

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement
Il s'agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).
Google Analytics
Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer.
Publicités
Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement

Il s’agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).

Google Analytics

Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer. Lorsque ce paramètre est activé, aucune information personnelle n’est envoyé à Google et les adresses IP sont anonymisées.

Publicités

Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.


Vous pouvez trouver plus de détails sur la proctection des données dans la politique de confidentialité.
Vous trouverez également des informations sur la manière dont Google utilise les données à caractère personnel en suivant ce lien.