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Pédago
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Introduction - Utiliser la console : la salle de répétition

Vous n’en êtes pas tout à fait à préparer Bercy ou le Zénith, pour lesquels de toute manière, vous ferez appel à un prestataire expérimenté pour la sono… Mais, avant d’en arriver là, il faut répéter !

Et tant qu’à faire, dans des condi­tions telles que chaque musi­cien s’en­tende et se fasse entendre harmo­nieu­se­ment ! Cela passe par des niveaux acous­tiques contrô­lés et par un équi­pe­ment de diffu­sion adapté à la situa­tion. Et la plupart du temps, par l’uti­li­sa­tion bien comprise d’une conso­le…

Si la  confi­gu­ra­tion « Rock garage » avec les amplis guitare, « à fond », sur lesquels sont aussi repris les micros des chan­teurs et le clavier, a tout de même permis à de nombreux musi­ciens de progres­ser et de passer du stade d’ama­teurs débu­tants à celui d’ama­teurs expé­ri­men­tés voire, de profes­sion­nels, il est toute­fois rela­ti­ve­ment facile de répé­ter dans des situa­tions plus confor­tables et plus conformes aux « critères » profes­sion­nels ! Nous ne pouvons d’ailleurs qu’en­cou­ra­ger chacun à aban­don­ner dès que possible le « système D », qui, s’il a le mérite de permettre rapi­de­ment de jouer à plusieurs sans mettre en œuvre d’équi­pe­ments lourds, n’ac­cor­dera pas une consi­dé­ra­tion impor­tante de la part des tech­ni­ciens lors des premières confron­ta­tions au « vrai » monde du spec­tacle ! Les salles de répé­ti­tions qui se multi­plient dans les communes disposent souvent main­te­nant d’équi­pe­ments permet­tant une pratique musi­cale compa­tible avec la protec­tion des oreilles des musi­ciens et des habi­tudes de travail des profes­sion­nels. Pour un budget raison­nable, il est aussi possible de faire la même chose « à la maison »…

Analy­ser les besoins en entrée

Plan de groupeFig.1

Le plan de notre groupe « modèle ». On y trouve trois chan­teurs, un saxo­phone alto à sono­ri­ser, ainsi que la batte­rie numé­rique, le clavier et l’ex­pan­deur. Soit quatre micros, et cinq lignes prove­nant de sources élec­tro­niques. Seuls sont repré­sen­tés les câblages des entrées.

La première ques­tion à se poser est de savoir si tout sera « repiqué », ce qui est en géné­ral le cas sur une vraie scène, ou si certaines sources seule­ment seront trai­tées par le système de diffu­sion. Dans la plupart des cas, quan­tité d’équi­pe­ment oblige, c’est la seconde option qui est rete­nue, au détri­ment cepen­dant d’une « balance » repré­sen­ta­tive, pour prépa­rer le spec­ta­cle… Nous tente­rons donc d’op­ti­mi­ser au mieux  ce dont nous dispo­sons, en fonc­tion des besoins ! Les chan­teurs seront bien entendu les premiers béné­fi­ciaires de l’équi­pe­ment, ainsi que le clavier et les éven­tuels instru­ments à vent de l’or­chestre. On admet­tra que le bassiste, les guita­ristes et le batteur se passe­ront de reprise ! Si nous consi­dé­rons comme modèle une forma­tion (Fig.1) compo­sée par exemple, de 2 guita­ristes chan­teurs, d’une chan­teuse, d’un bassiste, d’un clavier utili­sant deux instru­ments, d’un saxo­pho­niste et d’un batteur utili­sant une batte­rie élec­tro­nique, on aura besoin d’une console dispo­sant d’au moins huit tranches, en suppo­sant la connexion en « mono » des claviers… Lorsqu’on fait le choix d’une console de mixage, il sera indis­pen­sable de la choi­sir avec au moins le tiers de tranches supplé­men­taires par rapport à celles que l’on utilise. Dans notre cas, une douze voies serait un mini­mum raison­nable et seize voies un confor­table inves­tis­se­ment sur l’ave­nir ! On a toujours l’im­pres­sion de sur-dimen­sion­ner cet équi­pe­ment… mais on arrive à se trou­ver ensuite très vite à l’étroit, dès que quelques musi­ciens supplé­men­taires rejoignent la forma­tion, ou dès lors que l’on souhaite préci­sé­ment « reprendre » tous les instru­ments pour une pres­ta­tion sur scène…

Et mesu­rer les impé­ra­tifs en sortie

L’offre de consoles 16 entrées est parti­cu­liè­re­ment large et il ne sera pas diffi­cile de trou­ver l’ap­pa­reil qui convien­dra. Il faudra cepen­dant égale­ment évaluer les besoins en sorties éven­tuel­le­ment néces­saires ; une paire de sorties stéréo, pour la diffu­sion, c’est évidem­ment le mini­mum. Mais la chan­teuse pourra appré­cier un retour, tout comme le batteur, dont la batte­rie élec­tro­nique ne produira évidem­ment pas de sons, sans ampli­fi­ca­tion. Le clavier n’au­rait d’ailleurs sans doute rien contre non plus : son expan­deur ne dispose pas forcé­ment d’am­pli­fi­ca­tion et il ne souhaite pas utili­ser un ampli clavier supplé­men­taire. Si l’on veut enfin éven­tuel­le­ment pouvoir ajou­ter un peu d’ef­fets sur les voix chan­tées, il sera avisé que notre console dispose d’un départ auxi­liaire post-fader. Si on résume : les sorties prin­ci­pales stéréo, au moins deux retours indé­pen­dants, idéa­le­ment trois, en départ auxi­liaires pré-fader, un départ auxi­liaire post fader. Ce sont donc 6 sorties qui seront exploi­tées sur notre console. Nous avons retenu pour illus­trer nos expli­ca­tions le modèle MG166CX Yamaha. Cette petite console analo­gique offre 8 tranches mono, dont six disposent d’un petit compres­seur sur l’en­trée « micro », et quatre paires d’en­trées stéréo dont deux sont équi­pées d’une fiche XLR pour une utili­sa­tion « micro » et deux de fiches RCA doublant les fiches jack d’en­trée « ligne ». Une alimen­ta­tion « fantôme » commu­table globa­le­ment permet­tra l’uti­li­sa­tion éven­tuelle de micros statiques ou de boîtes de direct. Enfin, la MG166CX propose un effet numé­rique inté­gré offrant plusieurs programmes de réver­bé­ra­tion, des chorus, flan­gers et délais. Située dans un budget moyen, rackable et parti­cu­liè­re­ment légère à trans­por­ter, elle sera entre autres concur­rents, l’un des outils idéaux de la salle de répé­ti­tions.

Je branche où ?

Entrée 1Fig.2

Un extrait de la baie de connexions de la petite Yamaha. Notez les entrées « micro » en XLR, les entrées « ligne » en jack, et sur les entrées 1 à 8, les prises d’in­sert permet­tant la connexion éven­tuelle d’un effet dyna­mique.

 

Voyons un peu plus en détail les connexions de nos équi­pe­ments. Les micros seront bien entendu connec­tés aux entrées XLR des tranches. Pour les sources « ligne », on utili­sera les entrées « Jack » asymé­triques (Fig.2). A noter les fiches d’in­sert sur les tranches 1 à 8, permet­tant l’uti­li­sa­tion d’un effet exté­rieur de type dyna­mique (compres­seur, limi­teur, noise-gate…). Les tranches 9/10 et suivantes sont stéréo (Fig.3). On pourra donc y connec­ter les sorties de la batte­rie élec­tro­nique et pourquoi pas, les sorties de claviers. Toute­fois, le construc­teur a prévu que l’on pour­rait si besoin, y connec­ter égale­ment un micro supplé­men­taire en XLR.  Mais dans ce cas, nos tranches « stéréo » deviennent « mono » ! Ce n’est donc pas une « vraie » console 16 voies que nous propose Yamaha avec la MG166, mais une… 12 voies micros et 4 voies lignes. Il faudra en tenir compte au moment de faire son choix !

 

 

Entrée 2Fig.3

Les entrées stéréo. Les tranches 9 /10, et 11/12 permettent la connexion d’un équi­pe­ment stéréo, ou une utili­sa­tion, (sur la 9 et la 11 unique­ment) avec un micro en XLR. Sur les tranches 13/14 et 15/16, égale­ment stéréo, plus d’en­trée XLR, mais les entrées jack sont doublées d’en­trées en RCA. A noter égale­ment l’en­trée « 2 tracks  In », permet­tant le raccor­de­ment d’une source supplé­men­taire, affec­tée direc­te­ment et sans réglages sur le bus « Mix ».

 

Il n’existe pas d’a priori de câblage sur les tranches de consoles, dans la mesure où elles sont inter­chan­geables. Toute­fois, on trouve assez conven­tion­nel­le­ment de gauche à droite, les tranches de batte­rie, de basse, de guitare, et ensuite, tous les autres instru­ments selon leur empla­ce­ment sur scène, afin de faci­li­ter le repé­rage par le tech­ni­cien. En répé­ti­tion, cela perd évidem­ment de son inté­rêt. Dans notre cas, toutes les tranches ne sont pas iden­tiques. Il pourra donc être judi­cieux de réser­ver les tranches dispo­sant d’un compres­seur aux chan­teurs et pourquoi pas, d’y affec­ter la batte­rie, en « ligne » ou en XLR (Fig.4). Dans ce dernier cas, il faudrait utili­ser deux « boîtes de direct » (DI boxes) dont la fonc­tion sera de symé­tri­ser le signal, d’ap­dap­ter l’im­pé­dance et de mettre au niveau micro (Fig.5), comme nous l’avons fait, à fin d’exemple, pour la sortie du clavier. Dans le cas d’une instal­la­tion en salle de répé­ti­tion, les longueurs de câbles étant assez limi­tées, l’uti­li­sa­tion d’une boîte de direct n’est pas indis­pen­sable et peut même être consi­dé­rée comme un luxe. Toute­fois, en cas de problèmes de « ronflettes » et autres « buzz », notre petite « boîte magique » a toutes les chances de solu­tion­ner le problè­me…

 

 

 

connectique entréeFig.4

Le bran­che­ment de nos équi­pe­ments en entrées. Les sources « instru­ments » sont ici, toutes bran­chées en jack sur les entrées lignes.

Boite de directFig.5

La boîte de direct est un petit boîtier destiné à adap­ter un niveau ligne asymé­trique haute impé­dance en un niveau micro symé­trique basse impé­dance. D’un point de vue simple­ment « pratique », la boîte de direct fait l’adap­ta­tion entre la sortie en jack (niveau ligne) d’un instru­ment et l’en­trée en XLR (niveau micro) de la console. Son utili­sa­tion sur scène est indis­pen­sable, afin de limi­ter les risques de pertur­ba­tions du signal liés à une grande longueur de câble. En salle de répé­ti­tion, elle peut presque être un luxe…

 

Pour faire du bruit

Gestion auxiliairesFig.6

Extrait de la « zone » des auxi­liaires de la synop­tique. Deux auxi­liaires sont direc­te­ment acces­sibles (le 3ème est affecté à l’ef­fet inté­gré). Le premier est pré-fader, le second est commu­table pré ou post.

 

AuxiliairesFig.8

Le commu­ta­teur pré/post pour l’auxi­liaire doit être activé en « pré » pour une utili­sa­tion en retour.

Les sorties à prévoir sont au nombre de cinq ou six, comme nous l’avons évoqué plus haut ; les deux sorties stéréo, et trois circuits de retours. Force est de consta­ter que… ça va « coin­cer », puisque notre console ne nous offre que 2 auxi­liai­res… (Fig.6). Elle dispose en revanche d’un multi-effet inté­gré. Le premier auxi­liaire est systé­ma­tique­ment pré-fader, et le second est commu­table pré ou post. Il faudra donc le confi­gu­rer en pré-fader. Puisque nous avons besoin de trois points de diffu­sion, il sera judi­cieux de grou­per deux d’entre-eux. Le plus judi­cieux serait de grou­per clavier et batte­rie et de conser­ver isolé le retour chant. (Fig.7). Les prises « stereo out » de la console sont doublées, XLR ou jack. Compte tenu des faibles distances probables, dans une salle de répé­ti­tions, entre console et ampli, le câblage pourra être sans problèmes être réalisé en jacks. Pour les retours, on bran­chera les entrées des deux canaux d’am­pli­fi­ca­teur (ou les entrées des enceintes ampli­fiées) sur les « Aux Send » 1 et 2, sans omettre de commu­ter l’auxi­liaire 2 en pré-fader (Fig.8). Si vrai­ment, il est indis­pen­sable de sépa­rer les deux retours clavier et batte­rie, il existe une solu­tion alter­na­tive un peu moins « pro », mais fonc­tion­nelle : on peut utili­ser ainsi un départ de groupe pour le retour batte­rie, après affec­ta­tion des tranches sur le bus « Group 1 », par exemple (Fig.9). Il ne sera cepen­dant pas possible dans un tel cas de mixer les niveaux des pistes affec­tées sur le groupe diffé­rem­ment de ce qui est « envoyé » vers la diffu­sion de façade. Dernière solu­tion enfin, là, on est à la limite du « brico­lage », au cas où les groupes seraient déjà utili­sés ou absents sur la console : on peut utili­ser l’écoute moni­to­ring, ajus­tée par un bouton rota­tif et qui reprend, là aussi, le même « dosage » que ce qui est envoyé au mix… La figure 10 repré­sente une connexion sur un groupe.

 

RetoursFig.7

Les retours batte­rie et claviers seront « linkés » (asso­ciés !) sur le même canal d’am­pli, et le retour chant reste isolé et spéci­fique.

Affectation busFig.9

On peut, dans certaines limites, utili­ser un départ de groupe pour servir de retour. On doit alors affec­ter la tranche sur le groupe à l’aide du commu­ta­teur. Le niveau de départ du retour sera ajusté depuis le fader de sortie de groupe.

Connectique sortiesFig. 10a

Connexion des sorties. Elles sont ici toutes réali­sées en jack. Notez le départ vers un troi­sième retour, prélevé sur un groupe.

Sorties consoleFig. 10b

 

Un peu de vernis

Multieffet

 

Fig.11

Le multi-effet inté­gré à la console. Le gros bouton rota­tif permet la sélec­tion du programme, alors que le bouton à cabo­chon blanc situé en-dessous ajuste le para­mètre de l’ef­fet. Notez que l’on peut affec­ter l’ef­fet sur les auxi­liaires : les chan­teurs appré­cie­ront dans les retours…

 

La MG166CX dispose d’un multi-effet qui offre 16 presets corres­pon­dant aux besoins les plus fréquents (Fig.11). Il appa­raît sur la console sous forme d’une tranche supplé­men­taire, nommée « Effect Return », le haut rassem­blant les fonc­tions de réglage et le bas se présen­tant comme une tranche conven­tion­nelle, avec son fader et son sélec­teur d’as­si­gna­tions. En premier lieu, on trou­vera 8 programmes de réver­bé­ra­tion qui pour­ront être appliqués sur les sources connec­tées à la console. La voix de nos trois chan­teurs béné­fi­ciera avec bonheur de ce trai­te­ment. Chacune des tranches dispose d’un départ vers cet effet, placé sous les auxi­liaires et iden­ti­fié par un bouton blanc. (Fig.12). Le dosage de ce bouton préci­sera la quan­tité de signal envoyé vers l’ef­fet, qui rece­vra la somme de tous les « envois » de chaque tranche. La fonc­tion du réglage de niveau situé sous le sélec­teur d’ef­fet (tranche « Effect Return ») est donc primor­dial pour éviter la satu­ra­tion en entrée. Le fader permet­tra le dosage dans le « mix » global de la sortie de l’ef­fet après trai­te­ment de toutes les voies sur lesquelles il aura été sélec­tionné. Judi­cieux pour la réverb, car on pourra ainsi béné­fi­cier d’un trai­te­ment « global » qui unifor­mi­sera les trois voix de nos chan­teurs, mais dange­reux dès que l’on voudra utili­ser un effet tel flan­ger, auto-wha ou distor­sion qu’il faudra mieux réser­ver à un seul instru­ment… On notera égale­ment que notre réverb peut être envoyée dans les retours, puisque la tranche de l’ef­fet dispose, comme les autres, d’un départ auxi­liaire 1 et 2. Nos chan­teurs appré­cie­ront, car ils pour­ront ainsi s’en­tendre avec un son plus flat­teur…

Départ effetFig.12

Chaque tranche dispose sous les départs d’auxi­liaires d’un départ d’ef­fet (effect) dosable assi­gnant le signal de la tranche vers le multi-effet de la console.

 

 

 

 

compresseurFig.13

Le compres­seur. Plus basique, c’est diffi­cile ! Un seul bouton de réglage, sur les tranches 1 à 6. Le réglage rota­tif ajuste le gain et « joue »  en même temps sur le seuil et c’est tout !

 

 

 

 

 

 

 

 

Correcteurs

 

 

Fig.14

Le correc­teur trois bandes de la console. Le médium est semi-para­mé­trique (fréquence plus gain) et permet de retra­vailler effi­ca­ce­ment les voix.

 

L’uti­li­sa­tion du compres­seur (Fig.13)  sera aussi précieuse sur les voix. Nous ne sommes pas en présence du « nec plus ultra » en terme de gestion dyna­mique du signal, mais ce sera une première approche péda­go­gique inté­res­sante de l’ap­pa­reil. Le taux de compres­sion est fixe, et le seul bouton rota­tif agit à la fois sur le gain et le seuil. Il faudra faire plusieurs essais en fonc­tion du style de chant du groupe : les niveaux ne seront pas les même dans une pièce de « lounge music » chan­tée ou le hard trash metal… Il pourra aussi être inté­res­sant de l’ap­pliquer sur la batte­rie élec­tro­nique, ce qui justi­fie la connexion de cet instru­ment sur les tranches 1 et 2. En passant, ne pas oublier d’écar­ter les pano­ra­miques au maxi­mum, afin de profi­ter d’une image stéréo satis­fai­sante.

Les tranches « mono » disposent d’un étage de correc­tion trois bandes, avec un médium semi-para­mé­trique (Fig.14). Cela pourra être précieux pour cise­ler le timbre des chan­teurs et affi­ner celui du saxo­phone. Mais atten­tion, on parle bien de correc­teurs, et non, d’éga­li­seurs ! Ce qui veut dire que leur utili­sa­tion devra se limi­ter à compen­ser d’avan­tage les imper­fec­tions du micro et du local de capta­tion plus que celles du chan­teur ! Dans l’en­semble, pour la voix, on aura tendance à atté­nuer un peu le bas-médium.

Les combines

2 tracksFig.15

Le réglage « 2 tracks In » permet de connec­ter en RCA une source hi-fi ou toute source au niveau « ligne ».

 

 

Nous venons de décrire le cadre de l’uti­li­sa­tion « normale » de notre console. Mais… les condi­tions de répé­ti­tion peuvent deman­der quelques besoins complé­men­taires plus ou moins occa­sion­nels. Premier cas de figure possible, l’ar­ri­vée inopi­née de nouveaux musi­ciens : on repor­tera bien entendu les sources suscep­tibles d’en­trer dans la console au niveau « ligne » sur les tranches 13 et suivantes. S’il en « manque » encore, deux paires supplé­men­taires « cachées » au niveau ligne sont encore dispo­nibles : un « stereo return », affec­table sur le Mix ou sur les deux auxi­liaires, qui dispose d’au­cun réglages, et le « 2 tracks in » (Fig.15) affec­table au Mix et dont les connec­teurs sont en RCA, mais permettent la connexion d’un appa­reil stéréo au niveau ligne. On pour­rait par exemple, y bran­cher le maté­riel d’un DJ, ou un instru­ment stéréo au moyen d’adap­ta­teurs jack/RCA.

 

 

 

Sélecteur

Fig.16

Le sélec­teur d’as­si­gna­tion de la tranche. Le routing se fait à la fois sur une piste paire (droite) et impaire (gauche). En bascu­lant tota­le­ment le bouton de pano­ra­mique d’un côté ou de l’autre, on peut choi­sir de n’en­voyer le signal que sur l’une des deux.

 

La répé­ti­tion était réus­sie et un enre­gis­tre­ment de contrôle serait le bien­ve­nu… Si comme c’est le cas ici, la console dispose de connec­teurs « Record Out », l’af­faire est enten­due. On dispo­sera d’un enre­gis­tre­ment stéréo­pho­nique repre­nant les dosages du Mix en reliant aux embases RCA un enre­gis­treur Mini-Disc, CD ou l’en­trée de la carte-son de l’or­di­na­teur. Tiens, au fait : si vous aviez opté pour la 166-USB, vous auriez pu direc­te­ment connec­ter la console à l’une des entrées USB de votre ordi­na­teur et enre­gis­trer direc­te­ment le Mix sur votre Cubase AI 4 livré avec ! Cela suppose évidem­ment que l’on ait installé une paire de micros supplé­men­taires, desti­nés à capter « en bloc » les instru­ments qui ne sont pas direc­te­ment bran­chés à console – les guitares et la basse, dans notre exemple -, ou que l’on reprenne chacun d’eux sépa­ré­ment. On préfé­rera d’ailleurs dans ce dernier cas utili­ser pour la basse une boîte de direct inter­ca­lée entre l’ins­tru­ment et l’am­pli d’une part et la console d’autre part, plutôt qu’un micro. Précau­tion : il faudra réduire le niveau de diffu­sion au mini­mum utile afin d’évi­ter que les micros ne captent trop ce qui « sort » des enceintes et risquent de géné­rer un superbe Larsen…

 

 

ChecklistFig.17

« check-list » pour la répé­ti­tion. Une aide peut-être pratique pour ne pas perdre trop de temps…

Oui, mais voilà… la carte son dont dispose l’or­di­na­teur propose huit entrées et on souhaite enre­gis­trer tout le monde en même temps ! C’est un peu dommage de ne pas en profi­ter, tout en exploi­tant en même temps le compres­seur des tranches et les correc­teurs de la conso­le… La combine que nous vous propo­sons va faire frémir d’hor­reur les « pros », mais… en répé­ti­tion, on fait parfois ce qu’on peut ! Si l’on admet pour l’oc­ca­sion, de réduire l’écoute retour à une seule enceinte et de se passer des effets que l’on pourra ajou­ter sur l’or­di­na­teur, on va pouvoir dispo­ser préci­sé­ment de huit sorties ! Les quatre groupes sont en effet sélec­tion­nables indi­vi­duel­le­ment, grâce au sélec­teur. (fig.16) et l’on peut, en utili­sant le pano­ra­mique, déci­der de « router » le signal sur une sortie indi­vi­duelle. Les sorties « Mix » se compor­te­ront exac­te­ment de la même manière, et deux de plus ! On peut, sur notre console, « récu­pé­rer » le bus utilisé par l’ef­fet : en insé­rant un jack dans la prise « Effect » (Fig.10), on court-circuite le multi-effet interne et on peut utili­ser ce départ vers une direc­tion exté­rieure. Il s’agira d’un départ « post-fader », mais « à la guerre comme à la guerre » ! Une sortie de plus… Il suffira ensuite d’uti­li­ser celui des deux départs pré-fader non utilisé pour arri­ver à nos huit sorties. Toutes seront parfai­te­ment auto­nomes et permet­tront de char­ger 8 pistes d’en­re­gis­treur simul­ta­né­ment, presque… aussi (pas tout à fait quand même !) faci­le­ment qu’en utili­sant une console dispo­sant d’une inter­face Fire­Wi­re… Mais là, c’est une autre histoi­re…

Si les besoins tech­niques ne sont pas, à moins de prépa­rer la tour­née du siècle, aussi consé­quents en répé­ti­tion que sur scène, il est toute­fois impor­tant que ce temps de partage musi­cal se déroule bien, sans diffi­cul­tés majeures suscep­tibles d’en pertur­ber le dérou­le­ment dans le respect de la qualité musi­cale et de la protec­tion des oreilles des parti­ci­pants ! Une bonne répé­ti­tion ne sera donc pas forcé­ment celle où « on aura joué le plus fort « ! Il sera judi­cieux de la prépa­rer un peu, afin d’évi­ter de trop perdre de temps : à la maison, ce n’est pas forcé­ment grave, dans des locaux exté­rieurs, il y a les « suivants »  qui attendent derrière. Ratio­na­li­ser et prévoir à l’avance  l’uti­li­sa­tion des équi­pe­ments, même si, comme nous l’avons abordé plus haut, on s’en sert de manière parfois pas tout-à-fait « conven­tion­nelle : on ne découvre pas un appa­reil en arri­vant à la répé­ti­tion ! A toutes fins utiles, la synop­tique (entrées et sorties) de notre console figure dans ce dossier. Prévoir le câblage utile avant de démar­rer et prévoir la place de chaque musi­cien. La petite « check-list » (Fig.17) jointe pourra peut-être vous aider !

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    Utiliser la console : la salle de répétition
    wouaw tres interessant
    j ai adoré ,surtout avec les exemples et les petits conseils
    bravo
    maissi en salle de repet ,on repique tout les instruments,
    pour eviter de jouer trop fort ,on reduit le volume des amplis au mini
    ou s en servir comme un retour pour eviter les interferences des sons?

    dommage qu il y ait pas la suite sur l ordre des instruments a mixer?
    merci pour ce post

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