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L’union fait la force
9/10
Award Valeur sûre 2016
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À peine la marque Sequential ressuscitée, Dave Smith retrouve son amical concurrent de toujours pour créer l’OB-6, un synthé analogique polyphonique aux couleurs Oberheim.

Lorsque Dave Smith se lance sur le marché au début des années 70, il atter­rit sur les plates-bandes d’un autre pion­nier de la synthèse, Tom Oberheim. Les deux compères vont alors se livrer une amicale concur­rence pendant une bonne dizaine d’an­nées, à coup de Prophet et d’OB. On retient surtout les duels Prophet-5 Rev2/Rev3 versus OB-X/OB-Xa/OB-8, entre 1978 et 1985. À cette époque, on est Sequen­tial ou on est Oberheim. En effet, même si les modèles respec­tifs partagent les compo­sants cruciaux depuis l’OB-Xa et le Prophet-5 Rev3 (CEM3340 pour les VCO, CEM3320 pour les filtres et CEM3310 pour les enve­loppes), le reste du design leur donne un grain bien diffé­rent, qui fera la patte de chaque marque pendant toute cette époque : brute et gras pour les Prophet, riche et brillant pour les OB…

Ayant retrouvé l’usage de la marque Sequen­tial en 2014, Dave se met à déve­lop­per un nouveau synthé analo­gique poly­pho­nique basé sur des VCO-VCF-VCA discrets, avec une ergo­no­mie et un son proche du Prophet-5 d’an­tan. C’est une réus­site bien méri­tée dès sa présen­ta­tion au NAMM 2015, que nous avons eu le plai­sir de tester ici même. Dans le secret le plus absolu digne des temples les plus obscurs, Dave et Tom vont alors se rappro­cher pour déve­lop­per un nouveau synthé couleur Oberheim, basé sur le SEM de 1974, inté­gré à la plate­forme du Prophet-6. Il s’agit donc de conce­voir une carte voix qui pren­dra place, en 6 exem­plaires, sur la carte mère Sequen­tial. Ainsi au NAMM 2016, les deux compères présentent la main dans la main leur nouveau bébé : l’OB-6. Pari réussi ?

Lignes bleues

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 01.JPG

C’est une nouvelle fois grâce à la société Thomann que nous avons pu tester l’OB-6 : elle nous a livré un instru­ment nickel, double embal­lage, comme d’ha­bi­tude, la classe ! Donc encore un grand merci à elle…

L’OB-6 reprend les maté­riaux et les dimen­sions du Prophet-6. C’est un cœur Oberheim dans un corps Sequen­tial. La qualité de construc­tion est excel­lente : coque entiè­re­ment métal­lique, flancs vissés en bois… Le prix proposé est nette­ment supé­rieur à celui du Prophet-6 (qui pour sa part a baissé depuis son intro­duc­tion), c’est donc un synthé très onéreux. Avec les lignes bleues sur fond noir et les boutons noirs en plas­tique rappe­lant les OB-Xa/OB-8, le look est un peu moins réussi que le Prophet-6. La séri­gra­phie omet les repères de valeurs autour des poten­tio­mètres rota­tifs, comme sur les origi­naux, dommage ! On dénombre 34 poten­tio­mètres (dont certains, bipo­laires, à détente centrale), 9 enco­deurs cran­tés, 37 petits boutons pous­soirs lumi­neux rectan­gu­laires, 18 gros boutons pous­soirs et un tas de petites LED rouges. On retrouve les 6 affi­cheurs à 3 LED 7 segments rouges du Prophet-6. D’ailleurs, la majo­rité de l’ar­chi­tec­ture sonore du Prophet-6 est reprise dans l’OB-6, mais la posi­tion des modules diffère toute­fois : modu­la­tions à gauche, suivies des VCO, du mixeur, du filtre, des enve­loppes et du VCA final.

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 09.JPG

La partie supé­rieure du panneau est occu­pée par l’hor­loge, l’ar­pé­gia­teur, le séquen­ceur et les effets, sections quasi iden­tiques au Prophet-6. Le bandeau infé­rieur est réservé à la trans­po­si­tion par octave (plus ou moins 2), le porta­mento, le mode des voix, le Drift, la gestion des programmes et les réglages globaux de la machine. Niveau ergo­no­mie, on frise à nouveau la perfec­tion : tous les para­mètres sont direc­te­ment acces­sibles en façade (seuls les para­mètres globaux utilisent des fonc­tions secon­daires et tertiaires des touches de programmes) ; pour faci­li­ter la program­ma­tion, on trouve les fonc­tions BASIC PROGRAM (réini­tia­li­sa­tion des réglages), COMPARE (soit au programme initial, soit au programme stocké à l’em­pla­ce­ment où on s’ap­prête à sauve­gar­der son œuvre), LIVE PANEL (mode Manuel corres­pon­dant à la posi­tion physique des commandes), diffé­rents types de réponse des poten­tio­mètres (saut, rela­tif, seuil)… Les molettes de pitch et modu­la­tion sont rétro-éclai­rées en rouge, comme sur le Prophet-6. On les préfère aux leviers Oberheim de la première heure… Le clavier de 4 octaves, iden­tique lui aussi, est sensible à la vélo­cité et à la pres­sion ; il est très agréable au jeu, même si nous trou­vons les courbes de vélo­cité propo­sées trop sélec­tives sur les faibles accents (jouer pianis­simo n’ouvre pas assez subti­le­ment les VCA). Le Prophet-6 propo­sant désor­mais 8 courbes de réponse au lieu de 4 depuis son OS1.3.1, on peut penser que l’OB-6 béné­fi­ciera de la même mise à jour ; nous avons contacté le support DSI pour mener l’enquê­te…

Connec­tique et entrailles

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 33.JPG

La connec­tique est inté­gra­le­ment placée à l’ar­rière et en tous points iden­tique à celle du Prophet-6 : de droite à gauche, on trouve une sortie casque (jack 6,35 stéréo), les sorties audio gauche/droite (jacks 6,35 asymé­triques), 4 prises pour pédales (2 conti­nues pour contrô­ler la fréquence de coupure du filtre passe-bas et le volume global, 2 inter­rup­teurs pour contrô­ler le Sustain et le séquen­ceur), un trio MIDI (In/Out/Thru), une prise USB type B (MIDI, CC, NRPN, Sysex, Dump en émis­sion/récep­tion sans besoin d’ins­tal­ler un driver, mais pas d’au­dio via USB) et le connec­teur IEC pour cordon secteur (alimen­ta­tion interne univer­selle, les bonnes habi­tudes semblent enfin prises). Bon point qualité, tous les jacks sont soli­de­ment vissés au panneau arrière. Un petit retour sur l’en­trée pédale dédiée au séquen­ceur : elle permet de lancer la lecture du séquen­ceur et de l’ar­pé­gia­teur, ou de déclen­cher les pas du séquen­ceur avec une impul­sion audio externe (trig­ger), ou encore de « Gater » les enve­loppes. Il n’y a hélas pas d’en­trée audio pour trai­ter un signal externe, on en a pris l’ha­bi­tude sur les poly­pho­niques DSI…

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 40.JPG

Pour zieu­ter dans les entrailles de la bête, de même concep­tion méca­nique que le Prophet-6, on enlève 2 vis sur chaque flanc, puis à nouveau 2 vis de part et d’autre du cadre métal­lique péri­phé­rique, puis on relève le panneau avant fixé sur une char­nière. Un petit câble main­tient le panneau à la verti­cale, ce qui permet d’ad­mi­rer l’in­té­rieur : d’abord, une grande carte mère compre­nant l’élec­tro­nique numé­rique, la somma­tion des voix et la connec­tique ; puis 6 cartes voix enfi­chées à la verti­cale comme des barrettes SIMM ; ces dernières portent des circuits CMS de part et d’autre, avec beau­coup de compo­sants discrets (résis­tances, capas, tran­sis­tors, quad AOP, doubles OTA…). Elles portent aussi le schéma de prin­cipe du SEM dont elles s’ins­pirent large­ment, ainsi que la signa­ture de Tom Oberheim (cf. photos). À droite, l’ali­men­ta­tion interne est proté­gée par une tôle perfo­rée. Des petits connec­teurs relient la carte mère au panneau de commandes, aux molettes, au clavier et à l’ali­men­ta­tion. On est donc bien en présence de cartes filles Oberheim gref­fées sur une carte mère de Prophet-6. Encore une fois, ça sent les neurones dans la concep­tion…

Grain Oberheim

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 17.JPG

Un petit mot sur les fonc­tions globales de l’OB-6 avant de plon­ger dans le son et la synthèse. Comme sur le Prophet-6, on peut régler la trans­po­si­tion par demi-ton sur plus ou moins une octave, accor­der fine­ment l’ap­pa­reil, choi­sir le canal MIDI (1–16 ou tous), le statut de l’hor­loge (interne, MIDI, USB), les modes d’émis­sion et de récep­tion des commandes MIDI (CC ou NRPN), la méthode de trans­mis­sion des Sysex (MIDI ou USB, pour les programmes, les 16 tempé­ra­ments alter­na­tifs inter­chan­geables ou les mises à jour d’OS), le mode Local, le mode de réponse des poten­tio­mètres (déjà évoqué), la courbe de vélo­cité (4 types – espé­rons 8 dans un futur OS), la courbe de pres­sion (4 types) ou encore le dump des program­mes… Tout cela, nous l’avons dit, est acces­sible en mode Global, grâce aux 10 touches programmes qui prennent chacune deux nouvelles fonc­tions, séri­gra­phiées en façade, acces­sible via l’écran à LED prin­ci­pal et deux touches d’in­cré­men­ta­tion/décré­men­ta­tion… c’est le seul cas où l’OB-6 nous invite dans ses menus, pas de quoi se perdre !

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 23.JPG

L’OB-6 renferme 1 000 programmes, dont 500 Presets et 500 mémoires utili­sa­teur, orga­ni­sés en 10 banques. Dès le premier son (000), le grain Oberheim nous saute aux oreilles. On se rend compte immé­dia­te­ment que l’OB-6 incarne bien cette couleur géné­reuse et brillante. Les strings cuivrés et les cuivres strin­gés, spécia­li­tés maison, sont excel­lents. Dès que le filtre 2 pôles se met en action, ça colore agréa­ble­ment, sans auto-oscil­ler à réso­nance élevée. De nos véné­rables Oberheim, c’est de l’OB-8 que l’OB-6 se rapproche le plus, lorsqu’on cherche à le faire sonner ainsi (OB-8 en mode filtre passe-bas 2 pôles). Il est moins crémeux qu’un OB-X ou qu’un SEM, certai­ne­ment parce que les oscil­la­teurs sont diffé­rents. Mais cessons-là la compa­rai­son, car l’OB-6 offre des terri­toires sonores bien plus vastes que nos chers véné­rables OB.

Déjà l’ex­pres­si­vité et les modu­la­tions leur sont supé­rieures ; ensuite, la section d’ef­fets parfai­te­ment adap­tée apporte une fini­tion impec­cable : un petit coup de délai, un phaser déli­cat, un chorus large ou une réverbe ample… Mais l’OB-6 ne se limite pas aux gros sons poly­pho­niques. Il est notam­ment capable d’une éton­nante variété de basses : grasses (en utili­sant toute­fois l’unis­son pour obte­nir une largeur capable de riva­li­ser avec nos vieux coucous) ou filtrées (avec le filtre à réponse variable, on va de la rondeur Moog au pince­ment SEM, en passant par l’aci­dulé TB-303). La rapi­dité des enve­loppes permet des sons claquants avec des attaques ou déclins courts. Pour les leads, cela va de l’im­pul­sion techno aux voix synthé­tiques, en passant par les satu­ra­tions qui accrochent natu­rel­le­ment (avec la distor­sion analo­gique inté­grée). On peut aussi créer des sons de cloche ou des drones (effet Ring Mod Oberheim modé­lisé, LFO rapi­des…). L’OB-6 ne sonne pas comme un Prophet-6, il y a certes une petite zone de recou­vre­ment sur les sons basiques, mais dès qu’on filtre ou qu’on module, chacun affiche sa propre person­na­lité, bien marquée.

DSI/Oberheim OB-6 Programs
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  • DSI/Oberheim OB-6 Programs26:34
  • OB 6 00 00:50
  • OB 6 01 00:29
  • OB 6 03 00:23
  • OB 6 04 00:20
  • OB 6 07 00:39
  • OB 6 12 00:12
  • OB 6 13 00:18
  • OB 6 16 00:29
  • OB 6 18 00:15
  • OB 6 19 00:34
  • OB 6 20 00:23
  • OB 6 21 00:31
  • OB 6 22 00:20
  • OB 6 29 00:37
  • OB 6 31 00:35
  • OB 6 36 00:38
  • OB 6 41 00:28
  • OB 6 43 00:29
  • OB 6 52 00:33
  • OB 6 62 00:24
  • OB 6 64 00:31
  • OB 6 66 00:32
  • OB 6 70 00:44
  • OB 6 82 00:28
  • OB 6 93 00:34

Tom and Jerry

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 22.JPG

L’OB-6 est un synthé analo­gique poly­pho­nique 6 voix, dont le son est basé sur des compo­sants analo­giques discrets (VCO, VCF, VCA). Pas le moindre circuit inté­gré (type SSM/CEM/DSI-120) pour géné­rer les sons. Le pilo­tage en tension des compo­sants analo­giques et la géné­ra­tion des modu­la­tions sont numé­riques, mais avec suffi­sam­ment de puis­sance DSP pour ne pas créer d’alia­sing à fréquence élevée. L’en­co­dage de certains para­mètres cruciaux nous est toute­fois apparu insuf­fi­sant, tels que la fréquence de coupure du VCF limi­tée à 165 valeurs (par demi-ton, couvrant 7 octaves) ; du coup, on entend un effet d’es­ca­lier quand on tourne le poten­tio­mètre, lorsque la réso­nance est pronon­cée (c’est toute­fois moins prononcé que sur les anciens OB) ; c’est d’au­tant plus rageant que la réso­nance du VCF ou les formes d’onde variables des VCO sont codées sur 256 valeurs, et que la machine trans­met les NRPN MIDI ! Dommage sur un synthé de cette classe, pour le coup on se retrouve presque au temps des OB… Tant qu’on râle, on en profite pour passer une couche sur le fait que l’OB-6 ne peut pas sépa­rer ou empi­ler deux programmes, contrai­re­ment aux OB-Xa et OB-8 vieux de 30–35 ans !

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 21.JPG

Le son prend sa source au sein de 2 VCO un peu diffé­rents de ceux du Prophet-6. On peut les accor­der sur 9 octaves sur une plage de 16 Hz à 8 kHz (5 octaves avec le poten­tio­mètre, le reste avec les touches de trans­po­si­tion d’oc­tave), avec un réglage par demi-ton et un désac­cor­dage fin (sur plus ou moins un quart de ton) pour le VCO2. Les OB permet­taient de mélan­ger les formes d’ondes de leurs VCO pour enri­chir le contenu harmo­nique, l’OB-6 permet de régler conti­nuel­le­ment (à la discré­ti­sa­tion de l’en­co­dage près) la forme d’onde pour chaque VCO. Sur le VCO1, on peut passer d’une onde dent-de-scie à une onde carrée. Sur le VCO2, on peut passer d’une onde triangle à une onde dent-de-scie, puis à une onde carrée. Dans cette dernière posi­tion, un poten­tio­mètre permet de régler la largeur d’im­pul­sion (onde carrée au centre), par ailleurs modu­lable comme nous le verrons. On peut bascu­ler le VCO2 en basse fréquence (utile pour les modu­la­tions, nous y revien­drons) et le décon­nec­ter du suivi de clavier. Le VCO1 peut être synchro­nisé par le VCO2 (son cycle redé­marre à la fréquence impo­sée par le VCO2), pour produire des effets harmo­niques riches lorsque les deux VCO sont à des fréquences diffé­rentes. Les VCO étant très stables, il y a une fonc­tion rebap­ti­sée ici Detune (ex-Slop), pour simu­ler l’in­sta­bi­lité de l’ac­cor­dage des VCO vintage, très utile… Le VCO1 possède un Sub-VCO, géné­rant une onde carrée (triangle sur le Prophet-6) à l’oc­tave infé­rieure. On trouve aussi un géné­ra­teur de bruit blanc. Les 4 sources sonores sont fine­ment dosées avant d’at­taquer les VCF. Quand on pousse les niveaux du mixeur, on peut faire satu­rer les circuits. C’est bien plus souple que ce que les vieux OB permet­taient en matière de mixage des VCO !

Filtre à SEM

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 43.JPG

Les derniers produits DSI/Sequen­tial ne font plus usage du CI DSI120. Ils utilisent au contraire des filtres analo­giques discrets. L’OB-6 n’échappe pas à la règle, avec un unique filtre multi­mode discret spéci­fique, direc­te­ment inspiré du filtre SEM Oberheim. Il s’agit d’un filtre 2 pôles réso­nant conti­nuel­le­ment variable entre les modes passe-bas, réjec­tion de bande (Notch) et passe-haut. Un sélec­teur permet de le faire bascu­ler en mode passe-bande. Ce filtre est un petit bijou, respon­sable en très grande partie du grain Oberheim. Déve­loppé sur le SEM au milieu des années 70, il sera inté­gré aux systèmes 2, 4, 8 voix (TVS, FVS, EVS) puis porté sur l’OB-X, dans une version simpli­fiée (mode passe-bas unique­ment, bien que les autres modes soient « récu­pé­rables » sur les circuits internes). Sur l’OB-6, on peut régler la fréquence de coupure (sur 165 pas, par demi-ton), la réso­nance (sur 256 pas), la tran­si­tion entre les modes (passe-bas, Notch, passe-bande), le contour d’en­ve­loppe (bipo­laire) sur la FC, le suivi de clavier (0, 50 % ou 100 %) sur la FC, l’ac­ti­va­tion de la vélo­cité sur l’en­ve­loppe VCF et l’in­ver­sion en mode passe-bande. Ce filtre ne peut pas entrer en auto-oscil­la­tion, il est au contraire très colo­rant, respon­sable du son crémeux Oberheim.

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 42.JPG

Sur l’en­ve­loppe de filtre, on retrouve la même astuce que sur le Prophet-6 dans la section X-Mod : en choi­sis­sant « FILTR FREQ » comme unique desti­na­tion, jouer sur la quan­tité de « FILTER ENV » en conjonc­tion avec « AMOUNT » de la section VCF modi­fie la courbe de réponse de l’en­ve­loppe, l’ac­cé­lé­rant ou la ralen­tis­sant. Excel­lente initia­tive, que ne permet­taient pas les anciens OB dotés d’en­ve­loppes analo­giques. Le signal passe enfin dans la section VCA finale, dotée d’une enve­loppe ADSR dont la quan­tité de modu­la­tion est assi­gnable à la vélo­cité.

En sortie audio, on peut régler l’es­pa­ce­ment stéréo des voix (produites alter­na­ti­ve­ment à gauche et à droite) et le volume programme (en plus du volume global qui, lui, n’est pas mémo­risé). Cette mémo­ri­sa­tion est d’au­tant plus utile pour gérer les écarts de niveau entre les programmes, notam­ment lorsque les 6 voix sont jouées à l’unis­son, que ce soit un désac­cor­dage (program­mable via la fonc­tion DETUNE) ou un accord auto­ma­tique.

X-Mod

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 34.JPG

Les OB possé­daient une petite matrice de modu­la­tion pour assi­gner l’unique LFO à certaines desti­na­tions, comme le pitch des VCO, la largeur d’im­pul­sion des ondes carrées, la coupure du VCF ou le VCA. Il faudra attendre l’Xpan­der ou le Matrix-12 pour voir appa­raitre une matrice de modu­la­tion digne de ce nom.

Sur l’OB-6, on a un mélange des deux, tout en restant simple et en accès direct, avec un LFO et une section X-Mod. Le LFO est cette fois numé­rique, mais reste unique et global. Il est capable d’os­cil­ler jusque dans les niveaux audio (500 Hz) et peut, si on le souhaite, se synchro­ni­ser à tout ce qui bouge (séquen­ceur, arpé­gia­teur, délais, horloge MIDI). Le cycle du LFO est redé­clen­ché à chaque nouvelle note, sauf si des notes sont déjà main­te­nues, auquel cas il pour­suit son cycle. Il offre 5 formes d’onde judi­cieu­se­ment choi­sies : triangle bipo­laire, dent-de-scie (descen­dante) posi­tive, rampe (ascen­dante) posi­tive, carré posi­tif et S&H bipo­laire (onde aléa­toire à paliers). Avec l’onde S&H, lorsqu’on tourne le poten­tio­mètre de fréquence complè­te­ment à droite, on accède à une sixième forme d’onde : le bruit blanc, très astu­cieux ! Le LFO peut modu­ler 7 desti­na­tions : la fréquence de chaque VCO, la PWM de chaque VCO (sépa­ré­ment), le VCA, la fréquence de coupure du VCF et le mode du VCF (tran­si­tion passe-bas/Notch/passe-haut). On peut régler la quan­tité de modu­la­tion initiale appliquée par le LFO. Si cette dernière est à zéro, seule l’ac­tion de la molette de modu­la­tion engendre une modu­la­tion.

Dave Smith Instruments OB-6 : OB 6 19.JPG

Passons main­te­nant à la X-Mod, une petite matrice à modu­la­tions poly­pho­niques. Comme sur le Prophet-6, nous avons 2 sources (enve­loppe du VCF et VCO2) qui peuvent être routées vers 5 desti­na­tions. Chaque source opère avec sa propre quan­tité de modu­la­tion bipo­laire. Les deux modu­la­tions sont ensuite addi­tion­nées et routées vers les desti­na­tions acti­vées, parmi lesquelles le VCO1, la forme d’onde (conti­nue) du VCO1, la largeur d’im­pul­sion du VCO1, la fréquence de coupure du VCF, le mode du VCF (tran­si­tion passe-bas/Notch/passe-haut) et la tran­si­tion mode normal/passe-bande du VCF. C’est ainsi qu’on peut faire de la FM entre les VCO, modu­ler le filtre à fréquence audio ou faire varier son mode de réponse en temps réel. On retrouve bien l’es­prit des modu­la­tions matri­cielles des derniers dino­saures Oberheim, avec des modu­la­tions maîtri­sées, sans effet numé­rique indé­si­rable.

L’OB-6 peut aussi modu­ler les sons via l’af­ter­touch du clavier (pres­sion mono­pho­nique). La modu­la­tion est bipo­laire et peut atteindre 6 desti­na­tions acti­vées indi­vi­duel­le­ment : fréquence du VCO1, fréquence du VCO2, profon­deur de modu­la­tion du LFO, volume, fréquence de coupure du VCF et mode du VCF. Termi­nons ce chapitre dédié aux modu­la­tions par le porta­mento, à vitesse ou à temps constants, déclen­ché pour toutes les notes (lorsqu’il est activé) ou unique­ment entre notes liées. Voilà au final une section bien pensée, acces­sible en direct, qui peut toute­fois paraître légère aux habi­tués des grosses matrices de modu­la­tion des derniers gros Oberheim ou de certains DSI.

Effets modé­li­sés

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La section d’ef­fets a été amélio­rée par rapport à celle d’ori­gine sur le Prophet-6, avec des nouveaux algo­rithmes modé­li­sant des effets vintage Oberheim. D’ailleurs, le Prophet-6 béné­fi­cie d’une mise à jour inté­grant les nouveaux effets. On trouve une section d’ef­fets numé­riques et une distor­sion analo­gique. Les effets numé­riques sont géné­rés par un DSP travaillant à 24 bits/48 kHz, puis conver­tis en analo­gique, où ils reçoivent tout ou partie du signal du VCA, dosé avec le poten­tio­mètre « MIX » (balance Wet/Dry). Ils peuvent être désac­ti­vés (True Bypass), afin de conser­ver un signal analo­gique pur pour ceux qui le souhaitent. Les réglages d’ef­fets sont sauve­gar­dés avec les programmes. On a donc deux effets numé­riques placés en série (A vers B). Chacun offre plusieurs algo­rithmes : simu­la­tion de BBD, délai numé­rique, chorus vintage, flan­ger vintage à réso­nance élevée, flan­ger vintage sans feed­back, phaser à 6 étages avec réso­nance élevée, phaser à 6 étages avec réso­nance faible, simu­la­tion du phaser 6 étages Oberheim (phaser déli­cat avec réso­nance douce) et simu­la­tion du Ring Mod Oberheim (modu­la­tion d’am­pli­tude avec suivi de clavier, capable d’os­cil­ler dans les niveaux audio).

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En plus de ces 9 algo­rithmes, l’ef­fet B possède 4 types de réver­bé­ra­tion : hall, pièce, réverbe à plaque et réverbe à ressorts. Ces choix sont judi­cieux sur un synthé analo­gique poly­pho­nique. Il n’y a que deux para­mètres éditables par effet : temps et feed­back pour les délais, vitesse et profon­deur pour les chorus/flan­ger/phaser, modu­la­tion et suivi de clavier (marche/arrêt) pour le Ring Mod, temps et premières réflexions pour les réverbes hall/pièce/plaque, et enfin déclin et tona­lité pour la réverbe à ressorts. Les temps de délai peuvent être synchro­ni­sés à l’ar­pé­gia­teur, au séquen­ceur ou à l’hor­loge MIDI, suivant diffé­rentes divi­sions tempo­relles (de 4 temps à la double-croche, en passant par les trio­lets et les valeurs poin­tées), à concur­rence d’un retard maxi­mum d’une seconde (au-delà, ils basculent sur la divi­sion tempo­relle double). Bref, on va à l’es­sen­tiel, un peu comme chez Nord. La qualité de ces effets est très bonne et colle parfai­te­ment au terri­toire sonore de la machine, encore plus avec les nouveaux effets. En sortie, l’OB-6 offre une distor­sion analo­gique stéréo, dont on peut régler la quan­tité en main­te­nant la touche EFFECT plus d’une seconde et en tour­nant le poten­tio­mètre MIX.

Arpège ou séquence ?

L’OB-Xa et l’OB-8 possé­daient un arpé­gia­teur, mais ces derniers avaient disparu sur l’Xpan­der et le Matrix-12. Avec l’OB-6 (tout comme avec le Prophet-6), on a les deux, mais pas en même temps ! L’ar­pé­gia­teur est assez basique : on peut en régler le tempo (avec un bouton TAP, un enco­deur ou la synchro MIDI, avec plusieurs divi­sions tempo­relles), l’éten­due d’ac­tion (sur 1, 2 ou 3 octaves vers le haut), le motif de jeu (vers le haut, vers le bas, alterné, aléa­toire ou suivant l’ordre des notes jouées). Avec la fonc­tion HOLD acti­vée, on peut ajou­ter des notes à l’ar­pège en cours. Depuis l’OS 1.5.5, les notes arpé­gées sont trans­mises via Midi ou USB, merci…

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Le séquen­ceur, derrière ses deux boutons, est tout aussi basique mais n’en est pas moins inté­res­sant. Il est iden­tique à celui du Prophet-6, avec 64 pas de 1 à 6 notes. La program­ma­tion se fait pas à pas. On appuie sur RECORD, on joue une note ou un accord, et tant qu’on main­tient au moins une note, on peut en ajou­ter d’autres dans le pas en cours. Dès qu’on relâche toutes les notes, l’OB-6 incré­mente d’un pas. On peut créer des pas de notes liées ou de silences. En appuyant sur PLAY, l’en­re­gis­tre­ment s’ar­rête et la lecture commence jusqu’au dernier pas entré où elle boucle. On ne peut pas enre­gis­trer de mouve­ment des poten­tio­mètres ou des CC MIDI, c’est bien dommage. Impos­sible égale­ment d’édi­ter/corri­ger les séquences après coup (on peut juste effa­cer les pas en recu­lant dans la séquence). On peut jouer par-dessus le séquen­ceur, à concur­rence de la poly­pho­nie maxi­male. En main­te­nant la touche RECORD, on peut trans­po­ser le séquen­ceur à la volée, fonc­tion bien appré­ciable. Égale­ment depuis l’OS 1.5.5, les notes sont trans­mises via MIDI ou USB, comme pour l’ar­pé­gia­teur ! Chaque séquence est sauve­gar­dée avec son programme.

Conclu­sion

Comme pour le Prophet-6, ce test fut un véri­table plai­sir à réali­ser. La couleur sonore fait incon­tes­ta­ble­ment réfé­rence aux gros Oberheim des 80’s, avec cette géné­ro­sité et ce brillant sur les sons poly­pho­niques. Mais il ne faudrait pas canton­ner l’OB-6 à l’imi­ta­tion de ses ancêtres. La variété sonore nous a surpris si bien que nous avons enre­gis­tré un tas d’exemples audio. Une belle variété de basses, de leads ou de textures métal­liques sont possibles avec cette machine. Ceci est en parti­cu­lier dû à l’ex­cellent filtre à réponse variable, dérivé du légen­daire SEM. Du coup, sa filia­tion avec le Prophet-6 est toute rela­tive, du moins sur le plan sonore. Alors, lequel prendre ? Les deux feront la paire, comme à la grande époque où les fans de Prophet-5 et d’OB-X s’af­fron­taient… L’OB-6 hérite toute­fois des défauts du Prophet-6 dont il reprend en grande partie la concep­tion : esca­liers audibles sur le filtre à réso­nance élevée quand on mani­pule le poten­tio­mètre de coupure et mono-bitim­bra­lité. Avec la concep­tion des voix analo­giques par carte fille, on s’était pris à rêver d’un super Prophet avec grand clavier et modes split/dual… et ce fut une réin­car­na­tion cosi­gnée Oberheim ! Saluons à nouveau le génie de Dave, asso­cié ici au talent de Tom, pour un petit bijou qui mérite ample­ment l’Award valeur sûre Audio­fan­zine 2016 !

Télé­char­gez les extraits sonores (format FLAC)

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9/10
Award Valeur sûre 2016
Points forts
  • Grain Oberheim, mais pas que…
  • Belle patate sonore
  • Qualité de construction tout à fait correcte
  • Prise en main très aisée
  • VCO discrets à ondes progressives
  • Filtre variable inspiré du SEM
  • Petite matrice de modulation
  • Excellents effets numériques modélisés
  • Mémoire abondante
  • Arpégiateur et séquenceur intégrés
  • Transposition des séquences en temps réel
  • Présence de tempéraments alternatifs
  • Automation via CC et NRPN MIDI externes
  • Clavier très agréable avec vélocité et pression
  • Alimentation interne universelle
Points faibles
  • Seulement monotimbral
  • Légers effets d’escalier sur le filtre à résonance élevée
  • Séquenceur un peu basique
  • Pas d’entrée audio pour traiter des sources externes
  • Courbes de vélocité mal étalonnées à faible volume
Auteur de l'article synthwalker Passionné de synthés, concepteur produits et rédacteur presse

J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.


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