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La résurrection de la ruche
9/10
Award Valeur sûre 2021
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Plus de 6 ans après sa sortie initiale, le synthétiseur Hive de la marque u-he continue d'évoluer, enchainant les nouvelles numérotations de versions, et a définitivement pris son envol hors de la ruche. Évolution ou résurrection ?

Test de u-he Hive 2.1.1 : La résurrection de la ruche

On en parle à chaque fois en préam­bule, mais on a chez Audio­Fan­zine une certaine sympa­thie pour l’édi­teur germa­nique u-he (je sais toujours pas comment pronon­cer ça correc­te­ment). Fondé par Urs Heck­mann il y a déjà 20 ans tout rond, la société a fait depuis son petit bonhomme de chemin, entre les débuts avec les premières versions de Zebra, Filters­cape, ou le free­ware Triple Cheese, l’in­no­vant ACE (Any Cable Everyw­here) qui permet­tait de trans­for­mer n’im­porte quel signal de contrôle en signal audio, le projet Berlin Modu­lar qui a accou­ché de plein de petits comme Bazille et des petits bouts d’al­go­rithmes ici et là, le torrent Diva qui a posé pas mal de jalons de ce que doit être une modé­li­sa­tion virtuelle de synthé­ti­seur analo­gique logi­cielle depuis 2015, plein d’ef­fets créa­tifs et/ou fidèles à leurs modèles, un pied dans le domaine de l’Eu­ro­rack avec le module CVili­za­tion, une tenta­tive avor­tée pour le moment dans la modé­li­sa­tion physique de percus­sions… Mais u-he c’est aussi un savoir faire en matière de design sonore – ce qui a entre autres découlé sur une colla­bo­ra­tion entre la société et les créa­teurs de la trilo­gie Batman The Dark Knight – un rapport parti­cu­lier entre les utili­sa­teurs et les déve­lop­peurs, qui sont très proli­fiques en inter­ven­tions et demandes de retours sur les forums, certains synthé­ti­seurs étant restés dispo­nibles en bêta publique gratuite long­temps avant leur sortie offi­cielle. Et c’est une patte aussi, avec des produits ayant plusieurs couches de complexité, et une expé­rience utili­sa­teur inspi­rée du passé de « Product Desi­gner » indus­triel de son fonda­teur ou des aven­tures des déve­lop­peurs dans le monde de la synthèse modu­laire. 

Mais la firme teutonne a égale­ment essuyé quelques critiques plus ou moins justi­fiées, et on leur a long­temps collé l’étiquette de très deman­deurs en CPU, notam­ment à la sortie de Diva qui a depuis été pas mal opti­misé. Aussi quand Hive premier du nom est sorti, offi­ciel­le­ment en 2015 mais dispo­nible en bêta publique dès 2014, l’idée était de faire un nouveau synthé­ti­seur qui s’éloigne de l’es­thé­tique et de la philo­so­phie « virtual analog », qui soit à la fois joli, super simple à prendre en main, avec un nombre de para­mètres perti­nents réduit au mini­mum, et léger au niveau charge CPU pour pouvoir en caser 50 dans une session Able­ton Live, avec suffi­sam­ment de marge de manœuvre pour pouvoir l’étof­fer au fil des années, notam­ment grâce à l’hexa­gone au milieu (la ruche) qui peut être agré­menté de nouveaux onglets ou fonc­tion­na­li­tés. Et puis un mode unis­son / super­saw / hyper­saw léché ultra opti­misé pour pouvoir enflam­mer les dance­floors, et aller inquié­ter certains de ses petits cama­rades chez les concur­rents qu’on voyait partout au gré des modes chaque fois qu’il était ques­tion d’un nouveau genre de EDM (Elec­tro­nic Dance Music).

Mon confrère slee­pless a ainsi pu le tester à l’époque et avait souli­gné le soin apporté aux présets, le côté poly­va­lent, l’in­ter­face effi­cace avec tous les éléments impor­tants sous les yeux, et le grain diffé­rent des 3 modes de fonc­tion­ne­ment (on va y reve­nir). Person­nel­le­ment, j’étais déjà assez fan des produits u-he, mais j’avais fait l’im­passe sur celui-là à l’époque parce que je le trou­vais un peu le cul entre deux chaises, un peu trop simpliste par rapport à un ACE – sur lequel je passais beau­coup trop de temps – et peut-être avec un manque d’am­bi­tions synthé­tiques pour faire plai­sir à certains et faire taire quelques critiques récur­rentes chez d’autres, avec un prix un peu au dessus des possi­bi­li­tés.

Puis la version 1.1 est sortie courant 2018 avec un nouveau navi­ga­teurs de présets, les « Mod Matrix Modi­fiers » et la modu­la­tion croi­sée. Il y a eu la version 1.2 fin 2018 avec le fameux nouveau type d’os­cil­la­teurs à tables d’ondes (ou wave­table), la possi­bi­lité d’ex­por­ter des wave­tables de Zebra 2.9 vers le format WAV, cet étrange format de script UHM qui permet appa­rem­ment de faire des choses nova­trices impos­sibles avec un éditeur clas­sique dont de la FM et de la modé­li­sa­tion physique (on y revien­dra aussi). Et puis la version 2 est sortie en 2019, la 2.1.1 en test en 2021, avec sa nouvelle inter­face graphique et ses nouveaux modu­la­teurs, le NKS, des amélio­ra­tions de perfor­mances, des nouveaux para­mètres modu­lables cachés, le support des gammes, de nouveaux présets en masse, et de nouveaux filtres très inté­res­sants. J’ai donc du person­nel­le­ment me résoudre à m’y replon­ger depuis quelques mois, et on s’est dit aussi chez Audio­Fan­zine que c’était le moment de repar­ler de ce synthé­ti­seur qui a gardé les atouts de la version testée précé­dem­ment dans nos colonnes, mais qui est devenu entre temps une toute autre bête !

Prise en main

u-he Hive 2.1.1 est donc un synthé­ti­seur sous­trac­tif virtuel aux formats VST, VST3, Audio Unit et AAX, dispo­nible pour Windows, mac OS (en natif avec les macs M1) et même Linux, compa­tible NKS pour pouvoir être piloté sur le hard­ware Native Instru­ments, avec le support du MPE, et proposé au tarif de 149 euros, ou 20 euros pour ceux qui possèdent déjà la première version. Comme pour tous les produits u-he, l’ins­tal­la­tion se fait simple­ment avec un unique instal­leur pour la version démo et la version commer­ciale, en utili­sant un numéro de série dispo­nible à l’achat, sans avoir besoin de dongle ou de procé­dure de chal­lenge / response, ce qui est toujours appré­ciable.

Signal PathLe synthé­ti­seur possède une archi­tec­ture de synthèse clas­sique, avec 2 VCOs prin­ci­paux et 2 subs stéréo qui peuvent aussi faire géné­ra­teurs de bruits, des modes mono/legato/duo/poly allant jusqu’à 16 voix de poly­pho­nie, un mode unis­son, 2 filtres de 6 types diffé­rents + 4 nouveaux depuis Hive 2.1 avec plusieurs options de routage des oscil­la­teurs, 4 géné­ra­teurs d’en­ve­loppes ADSR, 3 LFOs dont un dédié au vibrato, une matrice de modu­la­tion avec 12 slots à deux entrées + deux sorties, le support du micro-tuning, le MIDI Learn, une section d’ef­fets (distor­sion, délai, chorus, réverb à plaques, phaser, EQ, compres­seur) de très bonne facture dont on peut réor­ga­ni­ser à l’en­vie l’ordre de trai­te­ment, une batte­rie de présets évidem­ment, et même un skin alter­na­tif qui permet de chan­ger l’ap­pa­rence et le place­ment des éléments de l’in­ter­face du synthé­ti­seur…

Hive2-IzmoOn trouve égale­ment une section arpég­gia­teur et séquen­ceur qui peuvent être utili­sés en même temps, en syner­gie avec la fonc­tion­na­lité qui permet de limi­ter les notes auto­ri­sées à une gamme, ou avec le réglage « MOD » qui permet d’igno­rer les para­mètres de chan­ge­ments de note / gate / vélo­cité mais qui peut quand même modu­ler des para­mètres (très utile pour faire des trance gates à partir d’ac­cords sur des pads).

Trance Gate
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Filtrons filtrons

Dans le beau­coup moins clas­sique, Hive 2.1 possède un certain nombre de spéci­fi­ci­tés, certaines étant déjà dispo­nibles depuis la version 1, telle que le sélec­teur de moteur audio ou « synth engine », qui peut être au choix Clean, Normal ou Dirty. Cette fonc­tion­na­lité permet de chan­ger le carac­tère du synthé­ti­seur, à commen­cer par celui des filtres (ce qui multi­plie du coup par 3 la quan­tité de filtres dispo­nibles dans les faits) qui peuvent ressem­bler à un SVF linéaire en Clean, ou bien inspi­rés de celui d’un Mini­moog en Normal et de celui du Korg MS-20 en Dirty. Le choix du moteur modi­fie aussi la forme des enve­loppes, et la répar­ti­tion du pitch des oscil­la­teurs avec l’unis­son, donc globa­le­ment a un effet plutôt radi­cal sur le rendu sonore !

Démo synth engine Clean
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  • Démo synth engine Clean00:17
  • Démo synth engine Dirty00:17
  • Démo synth engine Normal00:17

Hive2-FXModOrangeEn plus des types passe bas, passe haut, passe bande, peak et notch avec plusieurs pentes d’at­té­nua­tion clas­siques, Hive 2.1 s’est d’ailleurs doté de 4 nouveaux types un peu obscurs appe­lés Comb, Disso­nant, Reverb et Side­band. Les 3 premiers sont des varia­tions de filtres en peigne, qui permettent avec des lignes à retard de créer des réso­nances un peu métal­liques, voire de repro­duire la caisse de réso­nance d’un instru­ment de musique ou des espaces acous­tiques un peu hors norme, et ce de manière poly­pho­nique (pour chaque voix). On devine que ces nouveaux types s’ac­cor­de­ront bien avec certains types d’os­cil­la­teurs à table d’ondes dans un registre de modé­li­sa­tion physique d’ins­tru­ments, que ce soit des instru­ments à cordes ou à vent. Quant au type Side­band c’est ce qu’on appelle un « frequency shif­ter » qui permet de dépla­cer le contenu fréquen­tiel d’un signal vers les fréquences basses ou hautes avec un offset plutôt qu’un multi­pli­ca­teur. Ainsi à la diffé­rence d’une trans­po­si­tion du pitch, cela change le rapport entre les harmo­niques initiaux du signal, ce qui peut créer des disso­nances assez violentes, ou des sono­ri­tés métal­liques. Ces 4 filtres auront égale­ment un compor­te­ment un peu diffé­rent en fonc­tion du moteur audio choisi, et de ce qu’on utilise comme oscil­la­teurs.

Démo du type de filtre Comb
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  • Démo du type de filtre Comb01:02
  • Démo du type de filtre Disso­nant (Noise)00:35
  • Démo 1 du type de filtre Side­band00:34
  • Démo 2 du type de filtre Side­band00:38
  • Démo du type de filtre Reverb00:40

Vous êtes dans la matrice (de modu­la­tion)

Une autre spéci­fi­cité assez visible sur la nouvelle inter­face de la version 2 est celle des modu­la­teurs « alter­na­tifs », très forte­ment inspi­rés du monde de l’Eu­ro­rack et de la synthèse à la « west coast », avec deux géné­ra­teurs de fonc­tions (Func­tion Gene­ra­tor) et quatre séquen­ceurs de forme (ou Shape Sequen­cer), qui servent de sources de modu­la­tions mais aussi d’ef­fets à appliquer sur d’autres signaux de modu­la­tion plus clas­siques.

Les premiers permettent donc de fabriquer une enve­loppe assez simple, à partir de n’im­porte quel signal en entrée, que ce soit le signal audio lui même, ou bien un LFO ou la sortie de n’im­porte quel autre modu­la­teur, avec diffé­rentes options (suiveur ou géné­ra­teur, dépen­dance à l’en­ve­loppe de volume, forme de l’en­ve­loppe etc.) et aussi plusieurs sorties « gate » supplé­men­taires qui permettent de créer des LFOs carrés supplé­men­taires ou des divi­seurs d’hor­loge !

Quant aux séquen­ceurs de forme, il s’agit d’une autre fonc­tion­na­lité unique qui permet de géné­rer un signal de modu­la­tion en dessi­nant sa forme et éditant sa cour­ba­ture et des répé­ti­tions via l’on­glet « ruche » du milieu, sur jusqu’à 8 sections communes aux 4 sorties défi­nies par une lettre (A-D) et une couleur. Pour chaque sortie, on pourra dési­gner un mode de fonc­tion­ne­ment diffé­rent (base de temps, ordre dans lequel jouer les séquences, lancer une séquence pour chaque note jouée ou en mode mono), et quels segments y asso­cier grâce à la grille de 8 × 4 couleurs. Mais ce n’est pas tout : il est possible aussi d’as­si­gner à des sources de modu­la­tion quel­conques des para­mètres du séquen­ceur de forme, ce qui permet par exemple de faire accé­lé­rer ou ralen­tir le séquen­ceur en fonc­tion de l’af­ter­touch, de modu­ler la cour­bure du segment en cours avec la molette de modu­la­tion, ou encore d’as­si­gner la posi­tion dans le séquen­ceur à un LFO.

Hive2-ShapeSequencerTout ce beau monde peut être assi­gné à des modu­la­tions via les onglets de la matrice de modu­la­tion, via des glis­sés dépo­sés, d’au­tant plus que l’in­ter­face graphique redi­men­sion­nable présente la carac­té­ris­tique de montrer un maxi­mum des éléments du chemin du signal sur une seule page, et de mettre en surbrillance les éléments dont édite la modu­la­tion à un moment donné. De plus, les signaux de modu­la­tion peuvent être modi­fiés via les « slots modi­fiers » qui peuvent trans­for­mer la cour­bure du signal comme via un wave­sha­per, rajou­ter du redres­se­ment, de la quan­ti­fi­ca­tion (très utile sur le pitch), limi­ter la vitesse de varia­tion etc. On recon­nait des choses que l’on a obser­vées dans d’autres synthé­ti­seurs u-he comme Bazille, avec une appa­rente simpli­cité et la possi­bi­lité de rajou­ter de manière option­nelle de la complexité où on le souhai­te…

Hive2-ScopeD’ailleurs, une autre nouveauté inté­res­sante de Hive 2 est l’ajout dans l’hexa­gone d’un « Scope » qui permet d’af­fi­cher au choix jusqu’à 4 signaux compris dans le synthé­ti­seur. Loin d’être simple­ment un gimmick qui rajoute du feed­back visuel, il peut s’avé­rer super effi­cace comme outil péda­go­gique pour comprendre certaines fonc­tion­na­li­tés du synthé­ti­seur, pourquoi n’on arrive pas à modu­ler tel donnée et ce qui manque sur le chemin du signal, comment plusieurs sources de modu­la­tions inter­agissent entre elles, ou encore pour affi­ner un patch dans les mains d’un expert. Ce Scope complé­mente parfai­te­ment le feed­back visuel de base, avec les formes d’ondes, réponses en fréquences, couleurs et LEDs qui s’animent déjà un peu partout…

Y en a sous le moteur

Parlons main­te­nant d’un point impor­tant concer­nant le synthé­ti­seur, à savoir son « moteur audio ». Depuis les débuts de Hive, u-he a indiqué à propos de son synthé­ti­seur avoir mis un accent parti­cu­lier sur la partie ressources consom­mées. La dernière version 2.1.1 est d’ailleurs censée appor­ter un certain nombre d’amé­lio­ra­tions à ce sujet à l’exis­tant, notam­ment sur la partie inter­face graphique et support natif du M1, et avec le bypass de certaines sections lorsqu’elles ne sont pas utili­sées. Pendant nos tests, nous avons effec­ti­ve­ment pu consta­ter que les ressources consom­mées par Hive étaient vrai­ment faibles, que ce soit pour des patchs très basiques ou d’autres qui utilisent des effets, beau­coup de modu­la­tions, l’unis­son, de la poly­pho­nie, par rapport à des synthé­ti­seurs à modé­li­sa­tion analo­gique évidem­ment mais aussi des concur­rents directs, ce qui en fait tout de suite un de ses gros points forts.

Que Hive soit peu gour­mand par design a toute­fois un prix qu’il convient de préci­ser et de regar­der, avec une influence au niveau du son. Pas d’inquié­tudes à avoir au niveau des filtres qui ont été conçus pour l’oc­ca­sion aux petits oignons, mais par contre les choses se jouent au niveau des modu­la­tions et des oscil­la­teurs de base. En plus du type « wave­table » apparu avec la version 1.2 (on en parle après évidem­ment), chacun des 4 oscil­la­teurs peut être au choix un bruit blanc, un bruit rose, un sinus, un triangle, une dent de scie, un carré avec le PWM modi­fiable via les modu­la­tions (pas avec un contrôle en façade dédié malheu­reu­se­ment), ou diffé­rents carrés avec diffé­rents PWM fixes.

Pour infor­ma­tion, la géné­ra­tion d’os­cil­la­teurs numé­riques dans les synthé­ti­seurs doit se faire en utili­sant certaines tech­niques qui permettent d’évi­ter que ceux-ci génèrent trop d’har­mo­niques au delà de la moitié de la fréquence d’échan­tillon­nage, à moins que les déve­lop­peurs recherchent une esthé­tique parti­cu­lière (façon DX7, Prophet VS et autres premiers synthé­ti­seurs numé­riques hard­ware). Pour arri­ver à ce résul­tat, il existe des moyens plus coûteux en CPU que d’autres, avec une suppres­sion plus ou moins effec­tive des harmo­niques super­flus qui génèrent du replie­ment, au point que parfois cela va jusqu’à rogner du contenu utile dans les très hautes fréquences. C’est ce qui se passe ici dans Hive 2.1.1 en utili­sant les oscil­la­teurs de base, avec en fonc­tion de la note du contenu harmo­nique supprimé entre 16 kHz et 20 kHz, rien de très méchant donc et ainsi très peu de replie­ment à la clé.

Un autre point parti­cu­lier de ce synthé­ti­seur depuis la version 1.0 est son mode unis­son (jusqu’à 16 voix), inspiré évidem­ment du super­saw (super tronçon­neuse vroooooom) du Roland JP 8000, avec la copie de plusieurs voix désac­cor­dées et mises en mouve­ment les unes par rapport aux autres, placées diffé­rem­ment dans l’es­pace stéréo, que les fans de « trance music » recon­naissent instan­ta­né­ment. Le tout premier proto­type de Hive était juste­ment un démons­tra­teur de plusieurs algo­rithmes de super­saw, et la première version dispo­nible de Hive était au premier abord un synthé­ti­seur construit autour de ce son avec un set mini­mal de fonc­tion­na­li­tés complé­men­taires, avant d’évo­luer vers d’autres terri­toires sonores. Petite anec­dote, un des tous premiers sons de ce type réper­to­rié dans l’his­toire de la synthèse sonore était dispo­nible sur le Korg Waves­ta­tion, avec le nom de préset « Beehive » comme de par hasard…

Démo du Super­saw
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Pour rester sur la dimen­sion du CPU, Hive depuis sa première version fait en sorte que les signaux de modu­la­tion ne puissent pas mettre à jour les éléments du synthé­ti­seur trop souvent pour écono­mi­ser des cycles. Cela a peu de contre­par­ties en géné­ral, si ce n’est d’em­pê­cher tout ce qui est « audio rate modu­la­tion », à savoir la possi­bi­lité d’avoir dans les onglets d’os­cil­la­teurs des options pour la FM ou pour des modu­la­teurs en anneaux malheu­reu­se­ment. Et par voie de consé­quence Hive ne permet pas aux LFOs d’al­ler plus haut que plusieurs dizaines de Hz. Même en trichant un peu en auto modu­lant leur vitesse, on arrive à créer des choses qui viennent mettre un peu d’agres­si­vité ou de bordel, mais pas au niveau de ce que l’on peut trou­ver dans des synthé­ti­seurs dédiés à la FM, ou à modé­li­sa­tion analo­gique qui incitent à modu­ler des para­mètres à la fréquence de l’au­dio (ce qui était d’ailleurs tout le propos du ACE de u-he). Mais tout n’est pas perdu pour autant…

Jouons cartes sur table

Car parlons à présent de la grosse nouveauté qui est appa­rue dans Hive 1.2 depuis le précé­dent test et dont on n’a pas encore parlé : l’os­cil­la­teur à tables d’ondes (wave­table) bien évidem­ment. Pour rappel, le prin­cipe de la tech­no­lo­gie c’est de lire le contenu d’un tableau conte­nant plusieurs formes d’ondes stockées en mémoire de taille fixe (par exemple 1024 ou 2048 échan­tillons). Cette onde va ensuite pouvoir être lue à diffé­rentes hauteurs par le moteur de synthèse, d’une manière intel­li­gente qui évitera l’ac­cu­mu­la­tion d’har­mo­niques sur les notes hautes pour éviter le replie­ment. Et surtout, plutôt que de simple­ment utili­ser chaque forme d’onde stockée telle quelle, on pourra appliquer une inter­po­la­tion entre chacune pour en créer de nouvelles, voire appliquer de la modu­la­tion sur la posi­tion dans le tableau.

Cette idée n’est pas nouvelle ici, elle existe au moins depuis la fin des années 1970, et on la trouve notam­ment dans le PPG Wave 2 ou chez Enso­niq. La tech­nique permet­tait par exemple de modé­li­ser numé­rique­ment la possi­bi­lité analo­gique de modu­ler le PWM d’une onde carrée, ou de rajou­ter via l’os­cil­la­teur l’équi­valent d’une réso­nance qui n’exis­tait pas dans le design des filtres des synthé­ti­seurs. Elle se diffé­ren­cie aussi du sampling ou de la synthèse PCM à cause de la taille des formes d’ondes et du fait qu’on puisse modu­ler le mouve­ment dans les tables d’échan­tillons.

Aujour­d’hui, le prin­cipe a le vent en poupe au point qu’on a l’im­pres­sion de voir des synthé­ti­seurs virtuels à tables d’ondes partout, depuis Native Instru­ments Massive premier du nom à Xfer Records Serum en passant par Synapse Audio Dune 3, le Wave­table inté­gré d’Able­ton Live, Vital dispo­nible en version gratuite ou Sonic Academy A.N.A. 2. Son gros inté­rêt de nos jours est qu’on trouve sur les inter­nets des wagons de tables de formes d’ondes au format WAV, qui permettent d’étendre les terri­toires sonores couverts par les synthé­ti­seurs compa­tibles, vers des hori­zons synthé­tiques pur jus plus ou moins agres­sifs, pour rajou­ter des couleurs à conson­nance acous­tique… On trouve ainsi de multiples éditeurs de tels tableaux, soit direc­te­ment inté­grés aux plug-ins sus-cités avec des fonc­tion­na­li­tés d’ex­por­ta­tion (comme dans u-he Zebra 2.9 aussi d’ailleurs), soit dispo­nibles en stan­da­lone. Ceux-ci permettent de trans­for­mer des sons issus du sampling d’ins­tru­ments en quelque chose d’uti­li­sable dans ce nouveau contexte (pas toujours très inté­res­sant en pratique de mon point de vue), ou de créer des tables d’ondes de manière visuelle, avec l’usage d’équa­tions mathé­ma­tiques, de tech­no­lo­gies « text to speech », de moyens de créer auto­ma­tique­ment des tran­si­tions ou de gérer les discon­ti­nui­tés entre deux formes d’ondes consé­cu­tives etc. Certains plug-ins rajoutent encore des effets temps réel sur le résul­tat comme Serum ou Massive X avec leurs « warp modes ». Et ces tables de formes d’ondes sont alors censées sonner à peu près pareil quelque soit le moteur de synthèse utilisé mais ce n’est pas tout à fait le cas non plus.

Hive2-WavetablesDans Hive 2.1.1, et depuis Hive 1.2, l’ap­proche du synthé­ti­seur à tables d’ondes est plutôt mini­ma­liste en compa­rai­son des autres. Le plug-in propose le strict mini­mum en matière de lecture de tableaux, avec des fonc­tion­na­li­tés custo­mi­sables de bouclage ou de dépla­ce­ment en « one shot » de la posi­tion de lecture dans le tableau, synchro­ni­sables avec le tempo. Un peu d’ori­gi­na­lité appa­raît avec la possi­bi­lité de défi­nir une deuxième dimen­sion de dépla­ce­ment dans le tableau – ce qui permet de faire des inter­po­la­tions entre quatre et plus seule­ment deux formes d’ondes consé­cu­tives – et ses 4 algo­rithmes d’in­ter­po­la­tion des formes d’ondes du plus cru au plus fin (en écoute ci dessous), encore plus dans le contexte de la modu­la­tion, le tout avec les mêmes contraintes CPU que précé­dem­ment. On notera l’in­té­rêt des modes « Spec­trum » et « Zero Phase » qui peuvent vrai­ment faire une grosse diffé­rence sur certaines sources pour rendre les tran­si­tions aussi propres que possible.

Démo des 4 types d’in­ter­po­la­tion
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Mais surtout, Hive gère un format de tableau maison sous forme de script avec le nom de UHM. Avec seule­ment quelques lignes de texte, ces scripts peuvent géné­rer auto­ma­tique­ment des tableaux d’un nombre de formes d’ondes spéci­fié qui peut être assez impor­tant, à l’aide de formules mathé­ma­tiques qui sont dans un tout autre para­digme que la créa­tion d’ondes avec un éditeur visuel, et disons le clai­re­ment pas vrai­ment acces­sible à tous, même si des tuto­riels sont four­nis. Par contre, ces scripts ont permis de doter la base de présets (patchs et tables d’ondes four­nies avec le synthé­ti­seurs) de choses assez uniques qu’on imagine diffi­ciles à créer avec d’autres moyens, comme des variantes de la synthèse physique Karplus Strong, de la FM, des formants, ce qui permet de combler les vides initiaux dans Hive à ce sujet, ou même de créer des tables d’ondes en prenant le contenu d’autres tables d’ondes comme para­mètres.

Démos des tables d’ondes
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Des éditeurs tiers se sont aussi atte­lés à la tâche d’uti­li­ser le format de script UHM pour faire des choses inté­res­santes, notam­ment Plug­mon avec son Analog Anthem qui modé­lise des formes d’ondes issues de synthé­ti­seurs analo­giques, ou FM Anthem qui va explo­rer dans le détail tous les terrains typiques de la FM, sur lequel l’usage de la deuxième dimen­sion en inter­po­la­tion d’ondes apporte un inté­rêt tout parti­cu­lier pour modé­li­ser des moteurs FM à deux para­mètres.

Démos de Analog Anthem
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  • Démos de Analog Anthem01:24
  • A Wish – Démo de FM Anthem02:26

Au niveau CPU, les oscil­la­teurs à tables d’ondes semblent à peine un peu plus gour­mand que les oscil­la­teurs clas­siques à l’usage, avec parfois certains scripts UHM qui mettent une ou deux secondes à se char­ger au lance­ment des présets, ce qui ne fait aucune diffé­rence ensuite. On en a profité pour compa­rer aussi les rendus sonores en utili­sant la table d’onde la plus simple qui soit qui propose les 4 formes d’ondes de base. Les formes de base sonnent pratique­ment à l’iden­tique dans les deux cas, à l’ex­cep­tion de la problé­ma­tique du spectre atté­nué au dessus de 16 kHz qui est inexis­tante dans le cas « wave­table » ! On remarque égale­ment qu’il existe une vraie diffé­rence de qualité entre des tableaux de 1024 échan­tillons et 2048 (le stan­dard pour Serum ou pour Hive mais pas toujours ailleurs) qui s’en­tend assez clai­re­ment sur des notes graves, ce qui nous pous­sera à préfé­rer ce format dans les tables tierces.

Pilule bleue ou pilule rouge

Ainsi, avec toutes les possi­bi­li­tés offertes par les scripts UHM four­nis, et celles des éditeurs tiers, Hive montre sa capa­cité à ne pas être qu’un énième synthé­ti­seur / lecteur à tables d’ondes, sans parler de ce que les utili­sa­teurs aguer­ris pour­ront créer avec les 4 nouveaux filtres de la version 2.1 et les multiples sources de modu­la­tion. On pour­rait passer beau­coup de temps à créer des sons juste avec les possi­bi­li­tés offertes par les tableaux de formes d’ondes d’usine, qui peuvent évidem­ment être complé­tés grâce au support des librai­ries tierces. Je me suis beau­coup amusé par exemple avec ceux du réper­toire FM comme la recréa­tion du son « Lately Bass » du Tx81z de manière assez précise, celui avec la voix de Urs Heck­mann qui prononce le mot « vintage », le contenu des dossiers Complex et Formants etc. Je pense que Zebra 2.9 a aussi du être mis à contri­bu­tion pour certains d’ailleurs, et que certains scripts UHM ont été expor­tés en WAV pour limi­ter les temps de char­ge­ments.

Hive2-Browser-TagsEn parlant de présets, Hive est tout aussi fourni que ses autres cama­rades chez u-he, avec envi­ron 2500 patchs, acces­sibles via un navi­ga­teur qui permet d’ex­plo­rer le contenu par caté­go­ries, tags, auteurs, en tapant des mots clés de recherche, avec la possi­bi­lité de sauve­gar­der l’his­to­rique de ces recherches, de mettre certains présets en favo­ris, de ne regar­der que les nouveaux présets appa­rus avec une version parti­cu­lière etc. On y trouve évidem­ment de tout et pas simple­ment des gros sons typés EDM, dont des séquences et des sons de drums. On peut même accé­der sur le site web de u-he, en plus de sound­sets payants, à une sélec­tion de présets et de packs pour Hive gratuits, dont ceux qui avaient été parta­gés par les compo­si­teurs ayant parti­cipé au Synth Chal­lenge à la sortie de la version 1.0. On notera que les présets propo­sés ont fait l’objet d’une atten­tion parti­cu­lière, en matière de clas­se­ment et de proces­sus de sélec­tion, faisant appel à plusieurs sound desi­gners profes­sion­nels dont certains travaillant en interne pour u-he…

J’en profite pour abor­der le niveau d’ex­pres­si­vité du synthé­ti­seur. La plupart des patchs tiennent compte des spéci­fi­ci­tés du MPE et modulent des para­mètres grâce à l’af­ter­touch ou la modu­la­tion wheel, mais aussi avec des poten­tio­mètres de contrôle dédiés, acces­sibles au musi­cien via MIDI Learn, qui portent le nom de pads XYs. Ce sont des macros para­mé­trables et éditables à la souris via des onglets dédiés, et donnent pour chaque poten­tio­mètre hard­ware spéci­fique la possi­bi­lité de modu­ler jusqu’à 4 para­mètres du synthé­ti­seur diffé­rent, fixes ou en lien avec les modu­la­tions internes. De plus, à la créa­tion d’un nouveau préset, il est possible d’as­si­gner à ces pads des macros auto­ma­tique­ment parmi une liste consti­tuée auto­ma­tique­ment de toutes les macros vues dans les présets stockés sur la machine, très perti­nent !

Hive2-XYModMatrixD’ailleurs, concer­nant les modu­la­tions, le fait de pouvoir casca­der arpé­giat­teurs, séquen­ceurs (clas­sique et de forme), LFOs, enve­loppes, quan­ti­fi­ca­tion du pitch, gammes, et même tableaux de formes d’ondes conte­nant des séquences rhyth­miques, par exemple des ondes entre­cou­pées de silences, permet d’ima­gi­ner tout et n’im­porte quoi en matière de sons séquen­cés ou de varia­tions temps réel de timbres, poly­ryth­mies, lignes mélo­diques synchro­ni­sées avec le tempo etc. Les effets sont plutôt effi­caces, notam­ment la réverb à plaques que j’ai pas mal utili­sée en mode « freeze » avec le decay au maxi­mum. Et on peut utili­ser la liste des « Tips & Tricks » du manuel comme une liste de leçons péda­go­giques pour Hive pour rentrer dans le détail et décou­vrir certaines astuces d’uti­li­sa­tion. Bref, il y a de quoi faire avec Hive, et on peut aussi utili­ser le synthé­ti­seur de la manière la plus clas­sique qui soit en partant du patch d’ini­tia­li­sa­tion ou de présets typiques pour obte­nir en quelques clics des sons plus conven­tion­nels…

Carbon Based Hive
00:0004:50
  • Carbon Based Hive04:50
  • Glaciers Dream of Lone­li­ness01:15
  • J’ai fait le test de Hive 2 pour Audio­Fan­zine01:48

Et Keanu Reeves dans tout ça ?

Avant de conclure, si vous êtes arri­vés jusque là dans le test, vous n’avez pas pu vous empê­cher de vous poser tout du long la ques­tion suivante : « ok tout ça est très inté­res­sant, mais c’est quoi le rapport entre Hive et Matrix » ? Et bien il se trouve que Johnny Klimek et Tom Tykwer, les compo­si­teurs de la bande origi­nale du film tout juste sorti au cinéma Matrix 4 Ressu­rec­tions, ont fait appel aux services courant 2019 des sound desi­gners de u-he, pour créer des sons qu’ils pour­raient utili­ser dans leur musique. En effet, ils connais­saient bien Hive 2 et la compa­gnie puisque le synthé­ti­seur a été large­ment utilisé pour la bande origi­nale d’un autre projet des sœurs Wachowski, la série Sense 8, ou encore dans la série de Tom Tykwer Baby­lon Berlin, et aussi parce que Johnny Klimek est le beau frère de Urs Heck­mann ! Les colla­bo­ra­teurs avaient alors convenu qu’ils travaille­raient exclu­si­ve­ment sur Hive, quitte à devoir rajou­ter des fonc­tion­na­li­tés supplé­men­taires dans le synthé­ti­seur, et que u-he aurait la possi­bi­lité de commer­cia­li­ser un sound­set conte­nant les présets et les sons créés mais non utili­sés dans le film, à la manière du Dark Zebra qui a été conçu en colla­bo­ra­tion entre Howard Scarr et Hans Zimmer pour u-he Zebra 2 (Hans étant un mordu de Zebra 2 !) autour de la bande origi­nale des deux films « The Dark Knight » et « The Dark Knight Rises ».

C’est ainsi que vit le jour en même temps que la sortie du film le sound­set pour Hive Meta­pho­rium, avec ses sons à théma­tique « ciné­ma­to­gra­phique », et que furent spéci­fique­ment déve­lop­pés pour ces besoins-là les 4 types de filtres Comb / Disso­nant / Reverb / Side­band, qui n’au­raient ainsi jamais vu le jour si Keanu Reeves n’avait pas repris du service ! Si vous allez voir le film, ouvrez grandes vos oreilles car vous allez entendre du Hive un peu partout…

Démo de Meta­pho­rium
00:0001:06

Conclu­sion

Pour conclure ce test, que dire sinon que ce Hive 2.1.1 est un synthé­ti­seur ambi­tieux, assez poly­va­lent et en même temps avec beau­coup de person­na­lité. Il est rela­ti­ve­ment simple à prendre en main, et propose laaaar­ge­ment de quoi s’amu­ser pour ceux qui veulent aller explo­rer des terri­toires moins consen­suels que l’EDM auquel on pour­rait penser à tort au premier abord qu’il se destine, au point qu’on en parle souvent comme d’un mini Zebra.

Un de ses gros points forts pour­tant selon moi est qu’il est peu coûteux en CPU, ce qui fait qu’on peut en mettre partout dans ses projets, et réser­ver d’autres synthé­ti­seurs simple­ment à une poignée de types de sons sur lesquels il est moins à l’aise. On pourra évidem­ment regret­ter l’ab­sence de certaines fonc­tion­na­li­tés que l’on peut obser­ver chez les concur­rents, Serum par exemple qui est le compé­ti­teur direct, comme l’im­pos­si­bi­lité d’édi­ter les tables d’ondes de manière visuelle ou via des menus, ou de faire de la FM sans passer par des tables d’ondes spéci­fiques. Honnê­te­ment, il me semble diffi­cile de dire qu’un des synthé­ti­seurs qui s’aven­ture sur le même terrain, comme Artu­ria Pigments 3, Adam Szabo Viper, Synapse Audio Dune 3.5, Native Instru­ments Massive X etc. ou le nouveau Hive, est celui qui va enter­rer tous les autres, chacun ayant des diffé­rences fonda­men­tales au niveau philo­so­phie, et propo­sant des fonc­tion­na­li­tés qui sortent du cadre…

En tout cas, je me suis jamais senti limité dans mon utili­sa­tion de u-he Hive 2.1.1, et je suis resté admi­ra­tif pendant l’écri­ture de ce test devant la concep­tion du synthé­ti­seur et le soin apporté à tout un tas de petits détails. Pour ces raisons, nous accor­dons à Hive 2.1.1 l’award valeur sûre ! Et si je veux des choses spéci­fiques en FM ou en modé­li­sa­tion analo­gique, je conti­nue­rais à aller voir d’autres produits dédiés, mais je pense­rai à jeter un oeil dans Hive d’abord au cas où…

PS. Un grand merci à Urs Heck­mann pour toutes les infor­ma­tions qui m’ont été four­nies pendant l’écri­ture de ce test !

9/10
Award Valeur sûre 2021
Points forts
  • La consommation CPU très faible par design
  • Tout ou presque est accessible sur la vue principale
  • Les retours visuels sur les modulations et le "Scope" pour visualiser les signaux
  • Polyvalent
  • Upgrade de Hive 1 à 20 euros seulement
  • La partie wavetable avec plusieurs algos d'interpolation
  • Les possibilités des scripts UHM qui remplacent les éditeurs tout en ajoutant des possibilités nouvelles
  • Les trois moteurs qui jouent sur les filtres et les enveloppes
  • La qualité des présets
  • Les nouvelles possibilités en matière de filtres depuis la 2.1
  • Les options de la mod matrix
  • Le côté semi-modulaire simplifié avec des outils de modulation autres que des LFOs et enveloppes ADSR
  • Support du micro tonal, de MTS-ESP, du MPE, de NKS, natif sur M1 etc.
  • On peut faire de la FM avec des wavetables dédiées
  • Les améliorations continues depuis sa sortie, niveau features, optimisation du code, support des nouvelles plateformes etc.
  • Le support Linux
  • L'expressivité et les macros sur les pads XY
  • La documentation avec le manuel, les vidéos, la liste des "tips & tricks"
  • Hive 2.1 est bien plus intéressant et singulier / personnel que Hive premier du nom
  • Modèle de gestion de licence simple et efficace
Points faibles
  • Pas d'interface de navigation dédiée pour les wavetables tierces
  • FM possible mais pas aussi évident que sur d'autres synthétiseurs
  • Pas d'effets d'oscillateurs comme dans Zebra, Massive, Serum ou Ableton Wavetable (pour rajouter de la FM par exemple)
  • Pas de contrôle direct du PWM en façade
  • Pas de feedback visuel sur les 4 nouveaux filtres
  • Moins accessible que la première version de Hive
Auteur de l'article Wolfen

Développeur freelance pour de nombreuses sociétés dans le domaine de l'industrie musicale, créateur de la marque Musical Entropy, et musicien qui achète plus de matos qu'il n'en joue


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