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Soundtheory Gullfoss
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1/10

Test Soundtheory Gullfoss

Autre égaliseur logiciel de la marque Soundtheory

Prix public US : $199 incl. VAT
L'égaliseur intelligent ?
8/10
Award Innovation 2018
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Présenté à l'occasion du dernier Winter NAMM, le premier plug-in de Soundtheory était passé entre les mailles du filet de notre Best Of. Pourtant sur le papier, Gullfoss a tout pour attiser la curiosité de votre site préféré. Rendez-vous compte, un égaliseur "intelligent" promettant de résoudre les problèmes d'équilibre fréquentiel de façon quasi-automatique afin d'améliorer la clarté, le détail, la spatialisation et l’équilibre du signal, qu'il s'agisse de prises individuelles ou de mixages complets ! C'est exactement le style de produit innovant dont nous sommes friands. Ainsi, la rédaction d'Audiofanzine s'est empressée de mandater votre serviteur pour rectifier le tir et passer la bête sur le grill. Deux semaines plus tard, voici mon compte rendu…

L’af­fiche

Actuel­le­ment, Gull­foss est unique­ment dispo­nible pour Mac OS X (10.9 mini­mum) aux formats VST 2/3, AU et AAX. Que les aller­giques à la pomme se rassurent, une version PC devrait sortir courant 2018, aucune date précise n’étant annon­cée toute­fois. Autre détail impor­tant à connaître, Gull­foss est pour l’ins­tant dispo­nible en « early access ». Outre la diffé­rence de prix ($99 / 79€  au lieu de $199), cela implique plusieurs choses qu’il est bon d’avoir en tête avant tout achat :

  • L’ins­tal­la­tion mais aussi l’uti­li­sa­tion du plug-in néces­site un accès inter­net perma­nent ;
  • L’achat durant cette période permet d’avoir 10 acti­va­tions en ligne sur 10 machines diffé­rentes – une seule utili­sa­tion à la fois ;
  • Une fois la période finie, les « early adop­ters » obtien­dront une auto­ri­sa­tion hors-ligne supplé­men­taire ;
  • L’achat après cette période donnera droit unique­ment à 3 auto­ri­sa­tion en ligne et une hors-ligne.

Voilà, tout cela est discu­table mais je ne m’éten­drai pas sur le sujet tant il y a de choses beau­coup plus inté­res­santes à dire. 

Pour en finir avec les ques­tions pure­ment tech­niques, sachez que j’ai eu un problème lors de l’ins­tal­la­tion. Après quelques échanges de mails avec les déve­lop­peurs, qui se sont montrés extrê­me­ment réac­tifs, j’ai enfin pu instal­ler la bête et surtout, nous avons réussi à iden­ti­fier d’où venait le problè­me… Et c’est un joli tacle bien mérité pour Apple car leur dernière mise à jour pour mon système a déglin­gué la recon­nais­sance des packs d’ins­tal­la­tion signés, un comble ! Déci­dé­ment, la fameuse fiabi­lité Mac n’est plus ce qu’elle était, mais passons…

Gullfoss

Voyons à présent le fonc­tion­ne­ment de l’en­gin. Gull­foss se présente donc comme un égali­seur « auto­ma­tique intel­li­gent ». Sa mission est somme toute simple à expliquer : résoudre les problèmes de balance spec­trale afin d’amé­lio­rer la clarté, le préci­sion, la spatia­li­sa­tion et l’équi­libre du signal traité. Pour remplir cette déli­cate tâche, le plug-in analyse le signal source et adapte le trai­te­ment en fonc­tion de ce dernier et des « instruc­tions » données par l’uti­li­sa­teur. Ces « instruc­tions » prennent la forme de cinq para­mètres prin­ci­paux utili­sables simul­ta­né­ment :

  • Reco­ver (0 à 200%) : indique au plug-in d’aug­men­ter l’in­ten­sité des fréquences sous-repré­sen­tées ;
  • Tame (0 à 200%) : l’ap­proche inverse, à savoir dimi­nuer l’in­ten­sité des fréquences domi­nantes ;
  • Bias (-100% à +100%) : donne la prio­rité à l’un ou l’autre des algo­rithmes précé­dents dans les cas limites – les valeurs posi­tives privi­lé­gient Reco­ver alors que les néga­tives favo­risent Tame ;
  • Brigh­ten (-100% à +100%) : indique aux algo­rithmes comment gérer la brillance du rendu global ;
  • Boost (-100% à +100%) : indique aux algo­rithmes comment gérer la balance entre le bas du spectre et les médiums.

À cela s’ajoutent de nombreux retours visuels, un contrôle du gain en sortie, un bouton de bypass et surtout deux réglages acces­sibles via des barres rouges placées de part et d’autre du graphique affi­chant l’éga­li­sa­tion qui permettent de restreindre l’ac­tion du plug-in à certaines zones fréquen­tielles. Notez qu’afin de mieux appré­hen­der ce curieux égali­seur, une lecture du manuel utili­sa­teur (en anglais) n’est pas un luxe, notam­ment en ce qui concerne certains raccour­cis clavier ou la compré­hen­sion des retours visuels. Rien de rédhi­bi­toire cepen­dant, ce dernier est concis mais parti­cu­liè­re­ment exhaus­tif.

Une fois tous ces para­mètres réglés, il n’y a plus qu’à lancer la lecture et écou­ter / obser­ver Gull­foss agir tout seul comme un grand. Et c’est ce que nous allons faire de ce pas…

Coup d’en­voi

Pour commen­cer, j’ai voulu tester la bête sur l’un des mixages réali­sés à l’oc­ca­sion de notre compa­ra­tif des services de maste­ring en ligne :

01 So Pretty dry
00:0002:39
  • 01 So Pretty dry 02:39
  • 02 So Pretty wet 02:39

Le résul­tat obtenu en un peu moins d’un quart d’heure est assez bluf­fant. Les gains en préci­sion, clarté et sensa­tion 3D promises sont bel et bien au rendez-vous, et ce, sans arté­fact audible. Joli ! Certes, le mix origi­nal n’était pas non plus une source inau­dible, mais l’ap­port de Gull­foss est fort bien­venu. Notez que les réglages du plug-in n’ont pas eu besoin d’être pous­sés outre mesure : 24% de Reco­ver, 11% de Tame, 3% de Bias, –7% de Brigh­ten et seule­ment 0,7 dB de Boost. D’ailleurs à ce propos, lors de cette première mani­pu­la­tion, le premier défaut a pointé le bout de son nez assez rapi­de­ment. Lorsque la source est d’une qualité correcte, Gull­foss est effi­cace mais subtil, très subtil… Du coup, les diffé­rences entre deux réglages variant d’une poignée de pour­cents sont diffi­ci­le­ment percep­tibles, bien que fonciè­re­ment réelles. C’est là qu’une fonc­tion de compa­rai­son A/B aurait été bien utile… Espé­rons que cela soit implé­menté lors d’une future mise à jour tant l’uti­li­sa­tion de ce joujou en serait encore plus faci­lité.

Pour conti­nuer sur ma lancée, voici un second mix passé à la mouli­nette Gull­foss :

03 Call it even dry
00:0000:36
  • 03 Call it even dry 00:36
  • 04 Call it even wet 00:36

Une fois de plus, le résul­tat est là sans avoir à pous­ser l’en­gin. Mais que se passe­rait-il si d’aven­ture l’uti­li­sa­teur avait la main trop leste ? C’est ce que nous allons voir :

05 Call it even over wet
00:0000:36
  • 05 Call it even over wet 00:36
  • 06 Call it even over wet dark 00:36

Sur le premier extrait, les para­mètres Reco­ver et Tame sont à 100% – alors qu’ils peuvent monter jusqu’à 200% ! Or, comme vous pouvez le consta­ter, le rendu, sans être tota­le­ment immonde, n’est pas non plus des plus enviables.

Limit

Sur l’exemple suivant, –17% de Brigh­ten et 4,7 dB de Boost permettent de rattra­per un peu la sauce mais nous sommes tout de même loin du compte par rapport à un usage raisonné de ce puis­sant outil. Et c’est là qu’in­ter­vient mon deuxième grief… L’in­ter­face utili­sa­teur n’est pas redi­men­sion­nable et l’échelle des retours visuels, beau­coup trop grande de base, n’est pas person­na­li­sable. Du coup, pour voir les beaux retours visuels s’ani­mer, il est tentant de forcer le trait en solli­ci­tant outre mesure tel ou tel para­mètre, ce qui s’avè­rera forcé­ment domma­geable. Alors il est vrai qu’ici sur Audio­fan­zine nous répé­tons souvent qu’il convient de mixer avec les oreilles et non avec les yeux. Mais la vérité c’est que même un profes­sion­nel aguerri peut se lais­ser berner par ce genre de chose à cause de la fatigue ou lors d’un moment d’in­at­ten­tion, alors un amateur aussi éclairé soit-il, n’en parlons pas ! Comme le disait l’oncle de Peter Parker : « with great power comes great respon­sa­bi­lity ». L’édi­teur aurait peut-être dû s’en souve­nir et conce­voir une inter­face graphique un poil plus souple afin de faci­li­ter le manie­ment de cet outil au poten­tiel somme toute redou­table, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. 

Dans le même ordre d’idée, lors de la réali­sa­tion de ces premières illus­tra­tions sonores, l’ab­sence d’un réglage global de la force du trai­te­ment m’a travaillé. Un tel para­mètre aurait juste­ment le poten­tiel de faci­li­ter les révi­sions à la baisse lorsque l’équi­libre des para­mètres semble se poser là mais que le rendu est par trop marqué. Encore une chose à prévoir lors d’une future mise à jour, non ?

Après cette première approche qui a su dévoi­ler tout l’in­té­rêt de Gull­foss, il m’a paru inté­res­sant d’es­sayer de comprendre ce qu’il pouvait y avoir sous le capot et quelles étaient les limites de « l’in­tel­li­gence » de cet égali­seur atypique…

Mi-temps

Si vous êtes un tant soi peu aussi curieux que votre servi­teur, vous vous êtes sans doute inter­rogé quant au mysté­rieux patro­nyme du plug-in de Sound­theory. Gull­foss est le nom de chutes d’eau en Islan­de… Mais quel est le rapport avec la chou­croute ? Eh bien il se trouve que certains ingé­nieurs du son utilisent une tech­nique un peu parti­cu­lière consis­tant à compa­rer l’équi­libre global du mix à du bruit rose. Or, l’un des sons natu­rels se rappro­chant le plus de ce type de bruit n’est autre que le son produit par un torrent ou une casca­de… Mystère résolu !

Mais alors, si cet étrange égali­seur auto­ma­tique ne fait que repro­duire cette tech­nique, son utili­sa­tion sur un bruit rose ne devrait abso­lu­ment rien chan­ger…

07 Pink dry
00:0000:14
  • 07 Pink dry 00:14
  • 08 Pink Reco­very 200 00:14
  • 09 Pink Tame 200 00:14
  • 10 Pink Both 200 00:14
Too much

Comme vous pouvez le consta­ter, l’his­toire n’est pas aussi simple que cela. Même si cette tech­nique a certai­ne­ment dû être l’un des points de départ lors de la genèse du bébé, les déve­lop­peurs ont poussé le concept jusqu’à créer une tech­no­lo­gie (breve­tée) tour­nant autour d’un modèle de la percep­tion audi­tive capable d’adap­ter le trai­te­ment en « temps réel » par rapport à la source. Les guille­mets sont là car avant d’agir, Gull­foss a, par essence, besoin d’un petit peu de temps pour « écou­ter » le signal entrant, ce qui induit une latence de 2 179 samples. En situa­tion de mixage, ça n’aura pas vrai­ment d’in­ci­dence puisque votre STAN compen­sera cela. En revanche, cette latence disqua­li­fie tout de suite l’en­gin pour des appli­ca­tions « live ». 

Bon, c’est bien sympa tout ça, mais Gull­foss arrive-t-il à faire la diffé­rence entre ce qui relève d’un problème fréquen­tiel et ce qui tient d’une inten­tion artis­tique marquée ? Pour être plus clair, si je décide pour des raisons artis­tiques d’ap­pliquer un trai­te­ment fréquen­tiel outran­cier à un instru­ment quel qu’il soit, Gull­foss va-t-il réduire cela à néant ? Pour le savoir, j’ai réalisé une petite expé­rience :

11 Pink Sweep dry
00:0000:14
  • 11 Pink Sweep dry 00:14
  • 12 Pink Sweep wet 00:14

Sur le premier extrait, un filtre en cloche parti­cu­liè­re­ment raide (48 db/octave, facteur Q à 19, gain de + 25 dB) balaye un bruit rose de 100 Hz à 2 kHz. Sur le second, Gull­foss est poussé à son maxi­mum. Le balayage, bien que forte­ment atté­nué, est toujours bel et bien présent. Mora­lité, il n’y a pas trop de souci à se faire en ce qui concerne le respect de vos déci­sions artis­tiques, aussi foutraques soient-elles.

Mais du coup, lorsqu’il s’agit bel et bien d’un problème fréquen­tiel, Gull­foss fait-il complè­te­ment le job ou laisse-t-il des choses trai­ner ? C’est ce que nous allons décou­vrir au travers des trois extraits suivants :

13 Pink A dry
00:0000:14
  • 13 Pink A dry 00:14
  • 14 Pink A wet 00:14
  • 15 Pink A dryer 00:14

Le premier sample se compose d’un bruit rose agré­menté du même filtre en cloche que précé­dem­ment, mais ce dernier est cette fois-ci fixe à 880 Hz. L’ex­trait suivant illustre Gull­foss en train de lutter du mieux qu’il le peut contre ce filtre. Comme tout à l’heure, l’ef­fet est atté­nué de façon à ne plus être aussi désa­gréable mais il ne dispa­raît pas tota­le­ment. Et à bien y réflé­chir, c’est tout à fait normal puisqu’aussi « intel­li­gent » soit-il, Gull­foss n’est pas devin pour autant. Comment pour­rait-il faire la diffé­rence entre ce qui est voulu par l’uti­li­sa­teur et ce qui ne l’est pas ? La bonne nouvelle, c’est que grâce à son affi­chage, Gull­foss donne de bonnes indi­ca­tions quant aux zones fréquen­tielles problé­ma­tiques. Du coup, cela m’a ici permis de plus faci­le­ment remé­dier au problème grâce à un bon vieil égali­seur clas­sique comme l’illustre le dernier extrait. Seul bémol, une fois de plus une fonc­tion de zoom ou de redi­men­sion­ne­ment de l’in­ter­face graphique permet­traient une iden­ti­fi­ca­tion de ces soucis encore plus aisée…

Allez, assez d’ex­pé­riences pseudo-scien­ti­fiques, retour­nons à des appli­ca­tions musi­cales.

Deuxième période

Gull­foss s’est montré tout à fait perti­nent lors d’une utili­sa­tion sur le bus prin­ci­pal de mixage. Voyons à présent comment ce dernier s’en sort dans d’autres situa­tions. Pour commen­cer, voici la bête placé en insert d’une piste de voix :

16 Voice dry
00:0000:12
  • 16 Voice dry 00:12
  • 17 Voice wet 00:12

La prise d’ori­gine n’est pas des plus fameuses. Pour­tant, Gull­foss m’a permis d’amé­lio­rer la sauce assez rapi­de­ment, notam­ment au niveau des attaques de certains mots et de l’agres­si­vité des « s ». Cela s’en­tend tout parti­cu­liè­re­ment sur le mot « smiling ». Mine de rien, avec un tel trai­te­ment, cette voix sera beau­coup plus faci­le­ment maniable lors du mixage. Inté­res­sant, n’est-ce pas ?

Passons donc à des prises prove­nant de notre guide de l’en­re­gis­tre­ment :

18 None­the­less Drums dry
00:0000:28
  • 18 None­the­less Drums dry 00:28
  • 19 None­the­less Drums wet 00:28
  • 20 None­the­less Bass dry 00:24
  • 21 None­the­less Bass wet 00:24
  • 22 None­the­less Gtr dry 00:24
  • 23 None­the­less Gtr wet 00:24
  • 24 None­the­less Delay dry 00:28
  • 25 None­the­less Delay wet 00:28

Ici, le but de la manoeuvre était d’ob­te­nir une mise à plat plus abou­tie que d’or­di­naire. Pour ce faire, j’ai dans un premier temps placé une instance du plug-in sur le bus de batte­rie, une deuxième sur la piste de basse, une troi­sième sur la piste de guitare élec­trique, et enfin, une quatrième instance sur la piste de delay de la guitare. Notez qu’à cette occa­sion, j’ai utilisé les fonc­tions permet­tant de restreindre l’ac­tion de Gull­foss à certaines plages de fréquences de façon à obte­nir le rendu souhaité. Au final, voici ce que tout cela donne :

26 None­the­less Mix dry
00:0000:28
  • 26 None­the­less Mix dry 00:28
  • 27 None­the­less Mix wet dry 00:28

Puis, j’ai inséré une dernière instance sur le bus de mixage :

00:0000:00

Avouez que pour une simple mise à plat, le résul­tat est plus qu’ho­no­rable ! Bien sûr, ça n’est pas à la hauteur d’un mix réalisé en bonne et due forme. D’ailleurs, Gull­foss n’a pas cette préten­tion. Par contre, c’est un point de départ beau­coup plus attrayant que la mise à plat de base et le mixage n’en sera certai­ne­ment que plus agréable. Au passage, sachez que sur ce projet qui utilise unique­ment 5 instances du plug-in, chacune d’entre elle ne consomme que 0,14% des ressources CPU de ma machine de guerre (Mac Pro fin 2013 Hexa­coeur Xeon 3,5 GHz – 32 Go DDR3) au maxi­mum, ce qui est plus que raison­nable.

Prolon­ga­tion

Pour finir, j’ai testé le joujou de Sound­theory sur un dernier titre qui m’a fait décou­vrir un usage que je ne soupçon­nais pas jusqu’à présent…

29 The Fire­thief dry
00:0002:20
  • 29 The Fire­thief dry 02:20
  • 30 Fire­thief wet 02:20

Ici, l’ap­port de Gull­foss est fort à propos sur la plupart des passages mais il me semblait que le trai­te­ment allait à l’en­contre de l’in­ten­tion du mixage dans certains cas. Plus préci­sé­ment, l’in­tro­duc­tion, le pont et la fin du morceau supportent mal le coup de polish de Gull­foss car ce dernier lutte avec la patine suran­née volon­tai­re­ment présente sur ces sections. Du coup, j’ai essayé de court-circui­ter cela en auto­ma­ti­sant le bouton « bypass » du plug-in. Remarquez qu’il convient d’uti­li­ser le « bypass » interne au plug-in et non celui de la STAN à cause de la latence évoquée précé­dem­ment. J’en ai égale­ment profité pour auto­ma­ti­ser le para­mètre Boost à certains moments choi­sis de façon à renfor­cer l’im­pact de ces passa­ges… Et ça marche !

00:0000:00

Mora­lité, il est possible d’au­to­ma­ti­ser les para­mètres de Gull­foss afin de renfor­cer très faci­le­ment le contraste entre certains passages d’un titre. Diable­ment inté­res­sant, n’est-ce pas ?

Score final

Souli­gner les points noirs d’un produit fait partie de mon job et Gull­foss n’est bien entendu pas exempt de tout reproche. Ceci étant au bout du compte, Sound­theory nous livre là un excellent premier plug-in. La qualité du rendu sonore est un modèle du genre et, utilisé avec discer­ne­ment, Gull­foss rendra de fiers services en situa­tion de mixage comme à l’oc­ca­sion de sessions de maste­ring. Les outils tels que celui-ci sont l’ave­nir de la MAO, j’en suis inti­me­ment persuadé. D’ailleurs, de plus en plus d’édi­teurs se lancent sur cette voie des proces­seurs 'intel­li­gents" et c’est une très bonne nouvelle. Selon moi, l’objec­tif n’est pas de rempla­cer l’hu­main ; il s’agit juste de le libé­rer des tâches pure­ment tech­niques autant que faire se peut afin qu’il puisse concen­trer son éner­gie sur l’as­pect artis­tique des choses. À ce petit jeu, Gull­foss me semble parti­cu­liè­re­ment à son aise.

Comme d’ha­bi­tude, je vous invite à télé­char­ger la version d’éva­lua­tion sur le site de l’édi­teur afin de tester la bête par vous-même. J’at­tends d’ailleurs avec impa­tience vos retours sur ce beau joujou à qui je décerne un Award Inno­va­tion sans la moindre hési­ta­tion !

Télé­char­gez les extraits sonores (format FLAC)

  • Gullfoss
  • Too much
  • Limit

 

8/10
Award Innovation 2018
Points forts
  • Traitement innovant
  • Qualité du rendu sonore
  • Facilité d'utilisation
  • Interaction entre les cinq principaux paramètres bien pensée
  • Possibilité de restreindre le traitement à une portion du spectre
  • Utile en mixage comme en mastering
  • Automation sans artefact
  • Intérêt didactique
  • Manuel utilisateur concis et exhaustif
  • Tarif très attractif en "early access"
Points faibles
  • Mac only (pour l'instant)
  • Connexion internet permanente obligatoire (pour l'instant)
  • Pas de comparaison A/B
  • Interface non-redimensionnable
  • Échelle des retours visuels non-personalisable
  • Pas de réglage de la force globale de traitement

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