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Le diamant brut
8/10
Award Innovation 2017
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Un an après sa présentation au NAMM 2016, le MatrixBrute est enfin disponible dans les rayons de nos boutiques préférées. L’immersion au pays de la synthèse peut désormais commencer…

Il y a bien­tôt deux ans, lors de l’édi­tion 2015 de la Musik­messe, le diri­geant d’Ar­tu­ria nous avait dévoilé le proto­type d’un synthé analo­gique très promet­teur. Nous avions échangé sur les fonc­tion­na­li­tés, le design et le nom. Les grands prin­cipes de base étaient clai­re­ment posés et la carte élec­tro­nique bien avan­cée. La façade rele­vable et la grosse matrice program­mable impres­sion­naient déjà. Le nom de Matrix­Brute circu­lait de manière confi­den­tielle. Face à la bête, alors que le marché était orienté à la démo­cra­ti­sa­tion des synthés analo­giques, notam­ment grâce au Mini­Brute, notre première réac­tion avait été de dire : « vous êtes de vrais malades ! ». Et pour cause, tout semblait avoir été pensé pour créer le synthé mono­dique analo­gique ultime, que ce soit par la puis­sance de synthèse, les capa­ci­tés de modu­la­tion, l’ex­pé­rience d’uti­li­sa­tion, les possi­bi­li­tés d’in­ter­façage et la qualité de construc­tion. Face à cet Everest de la synthèse, il aura fallu patien­ter un an après l’an­nonce offi­cielle au NAMM 2016 pour voir enfin débarquer le Matrix­Brute sur le marché. Alors, cela valait-il le coup d’at­tendre ?

Fière allure

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Et main­te­nant, place à un truc à la mode sur la toile, l’un­boxing du matos : le Matrix­Brute est livré dans un gros carton lourd et costaud avec le synthé dessiné dessus à l’en­vers ; du coup, on le pose une fois sur deux dans le mauvais sens. C’est pour cela qu’il vaut mieux le débal­ler. En ouvrant le carton, on découvre un modèle du genre, double épais­seur, ce qui contri­bue au poids et à la soli­dité. On appré­cie le soin avec lequel la machine est embal­lée : cornières en carton haute densité placées de part et d’autre des cinq énormes pains de mousse qui entourent inté­gra­le­ment la machine. Nous décer­nons l’Award Audio­fan­zine Embal­lage 2017 au Matrix­Brute !

Trêve de plai­san­te­rie, cela inspire confiance et donne un côté précieux à l’ins­tru­ment. C’est d’ailleurs un beau bébé bien trapu de 86×43×11 cm, affi­chant fière­ment 20 kg sur la bascule.

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Une fois installé sur notre stand, il reste à rele­ver le panneau avant suivant l’une des trois posi­tions prévues à cet effet ; le main­tien est assuré par une plaque alu brillante gravée au nom de la marque Artu­ria, visible du fond d’une salle de concert. Ainsi prêt, le Matrix­Brute a fière allure, c’est vrai­ment un bel instru­ment, avec sa couleur bleu-foncé anthra­cite, ses nombreuses commandes et cette impres­sion­nante matrice lumi­neuse.

La qualité de construc­tion méca­nique est globa­le­ment très bonne, entre le métal (coque) et le bois (flanc et dessus du clavier), les 58 poten­tio­mètres bien ancrés, les 7 enco­deurs (très) résis­tants à la rota­tion, les 15 curseurs linéaires très fluides au capu­chon mou, les 61 boutons pous­soirs assez francs, les 2 molettes en alu agréables à mani­pu­ler, la connec­tique vissée ou sertie… sans oublier les 256 boutons pous­soirs multi­co­lores en caou­tchouc mou de la matrice. Le clavier de 4 octaves répond parfai­te­ment à la vélo­cité et à la pres­sion ; nous avons trouvé le plas­tique des touches blanches assez fin, ce qui fait qu’on peut les tordre très faci­le­ment ; on note aussi un espace prononcé entre les touches noires et blanches, dans leur partie la plus fine, qui laisse appa­raitre l’élec­tro­nique en dessous…

Bien connecté

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Côté ergo­no­mie, le Matrix­Brute est globa­le­ment une réus­site : modules logique­ment placés et faci­le­ment iden­ti­fiables, commandes directes pour toutes les fonc­tions (et il y en a beau­coup !), mode de réponse des poten­tio­mètres (saut/seuil/rela­tif), splen­dide matrice lumi­neuse 16×16 permet­tant de chan­ger de programme, connec­ter une source à une modu­la­tion ou enre­gis­trer une séquence en deux temps trois mouve­ments (nous revien­drons en détail sur ses fonc­tion­na­li­tés), mode Panel pour appe­ler instan­ta­né­ment les réglages physiques des commandes ou encore quatre enco­deurs Macro permet­tant de modi­fier plusieurs para­mètres en même temps assi­gnés via la matrice. On regrette toute­fois que les para­mètres système (canaux MIDI, filtres MIDI, pola­rité des pédales, type de réponse des poten­tio­mètres, courbe de vélo­cité du clavier, envoi MIDI des notes séquen­cées/arpé­gées) ne soient acces­sibles que par un logi­ciel externe (MIDI Control Center), alors que d’autres fonc­tions sont acces­sibles par des combi­nai­sons de touches (Auto­tune, initia­li­sa­tion du programme/de la matrice/de la séquence en cours/des macros). On notera aussi que l’écran à encre situé au-dessus de la matrice n’est pas rétro-éclairé, ce qui le rend illi­sible dès que le jour tombe. Pour­tant, les deux écrans à LED char­gés d’af­fi­cher certaines valeurs (comme le numéro de programme, les offsets des enco­deurs, mais pas les para­mètres de synthèse !) et le tempo (séquen­ceur/arpé­gia­teur) sont parfai­te­ment lumi­neux…

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

À part la prise casque (jack 6,35 mm) placée judi­cieu­se­ment à l’avant gauche, toute la connec­tique est située en léger retrait sur le panneau arrière. Elle bascule avec la façade, comme sur un Mini­moog (mais pas comme sur un Waldorf Wave ou un Schmidt Eight­voice). Elle est très géné­reuse : sortie audio stéréo (jack 6,35 mm asymé­trique), boucle d’in­ser­tion d’ef­fet (jack 6,35 mm TRS), 12 entrées/12 sorties CV (mini-jack 3,5 mm) liées à des para­mètres de synthèse (VCA, quan­tité du LFO1, Cutoff 1, Cutoff 2, VCO2 Métal/PW/Ultra­saw/Pitch, VCO1 Métal/PW/Ultra­saw/Pitch), entrée audio (jack 6,35 mm asymé­trique, inter­rup­teur de niveau et poten­tio­mètre de gain de 0 à 40 dB), inter­rup­teur Audio Gate (pour déclen­cher les enve­loppes à partir d’une source audio externe, selon un seuil ajus­table), entrée/sortie Gate, entrée/sortie synchro, 3 prises pour pédales (2 conti­nues, main­tien), inter­rup­teur de protec­tion mémoire, trio MIDI, USB type B (MIDI unique­ment) et inter­rup­teur secteur avec prise IEC 3 broches univer­selles. Bref, il ne manque pas grand-chose, voire pour ainsi dire rien, bravo !

Terri­toires éten­dus

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Le Matrix­Brute est livré avec 240 presets heureu­se­ment réins­crip­tibles, car leur inté­rêt ne nous a pas sauté aux oreilles, avec trop de bruits, de sons métal­liques, de drones tordus… pas fran­che­ment utili­sables et carac­té­ris­tiques de la machine. Il a donc fallu s’y coller ! Même si l’ins­tru­ment est fait pour être programmé, c’est toujours sympa de partir de sons exis­tants et de voir comment ils sont construits sur le plan des modu­la­tions, puisque la matrice permet de visua­li­ser tout cela de manière très didac­tique. Les volumes audio sont élevés quand on monte les niveaux des formes d’onde, des entrées dans les filtres et des sorties de filtres. Trop les pous­ser crée de la satu­ra­tion pas toujours ronde et chaude, il faut donc doser avec parci­mo­nie si on souhaite arron­dir les angles, ce dont le Matrix­Brute est tout à fait capable.

Les terri­toires sonores couverts sont d’ailleurs impres­sion­nants : grosses basses à la Moog ou agres­sives, leads tran­chants ou flûtés, textures évolu­tives, sons de cloches, bruits métal­liques, timbres FM, séquences qui bougent dans tous les sens, le Matrix­Brute assure partout. Sans être un camé­léon sur le plan du grain, il permet une riche variété de timbres, avec une colo­ra­tion à mi-chemin entre vintage et moderne.

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Quand on commence à touiller, on appré­cie d’avoir tout sous la main, du moindre para­mètre de synthèse à cette prodi­gieuse matrice program­mable. Les oscil­la­teurs sont hyper souples, les routages bien pensés, les filtres très complé­men­taires et les modu­la­tions plétho­riques. On note au passage la flui­dité de réponse des para­mètres conti­nus, telles que les fréquences de coupure des filtres. Les enve­loppes ont de la patate, le Matrix­Brute a du coffre, des infra­basses aux médiums-aigus. Nous l’avons toute­fois trouvé un peu sage dans les extrêmes aigus, comme si les filtres limi­taient les hautes fréquences ; le construc­teur nous a expliqué que les filtres coupaient dès 17 kHz, comme sur un Mini­Brute ; pour­tant, un face-à-face tend à prou­ver que le Mini­Brute possède un peu plus d’ai­gus que son grand frère (cf. extrait audio Z1). Autre point de curio­sité, le VCO1 de notre Matrix­Brute de test n’est pas stable, il se met à décro­cher par moment quand les deux poten­tio­mètres de réglage de hauteur sont à 12 heures ; la réins­tal­la­tion de l’OS et plusieurs Auto­tune après période de chauffe n’y ont rien changé ; certai­ne­ment un défaut de fabri­ca­tion (cf. extrait audio Z2). De même les VCO1/2 et le VCO3 ne sont pas parfai­te­ment alignés ; ils sont de concep­tion diffé­rente, si bien que leur suivi de clavier n’est pas pile-poil iden­tique ; mais après tout, c’est un synthé analo­gique !

Ensuite, on constate que le filtre Stei­ner-Parker laisse repis­ser les sub-oscil­la­teurs des deux premiers VCO : niveau de tous les VCO et Sub-VCO à zéro, aucun VCO routé, FC et sortie filtre complè­te­ment ouvertes, on entend clai­re­ment les basses fréquences passer par le canal gauche (cf. extrait audio Z3) ; si on change la couleur de l’onde d’un Sub, on l’en­tend clai­re­ment ressor­tir : mauvais cali­brage des VCA en sortie d’os­cil­la­teur ? Enfin, le fait de chan­ger de programme crée un « ploc-ploc » le temps que la machine mette à jour ses para­mè­tres… tout cela a été remonté à Artu­ria et une mise à jour d’OS serait déjà dans les tuyaux pour ce dernier problème (OS 1.0.1.108 testé).

01 Bass Fat
00:0000:49
  • 01 Bass Fat 00:49
  • 02 Bass Res 00:44
  • 03 Bass FM 00:56
  • 04 Bass Seq 01:23
  • 05 Para Brass 00:21
  • 06 Para Tape 00:32
  • 07 Lead 01:02
  • 08 Sync 00:35
  • 09 Split1 01:09
  • 10 Split2 01:17
  • 11 Split3 00:27
  • 12 Seq1 01:04
  • 13 Seq2 00:51
  • 14 Metal Seq 00:49
  • 15 Drums1 00:58
  • 16 Drums2 01:46
  • 17 BB2 Drone 00:28
  • 18 Metal Drone 00:18
  • Z1 Mini vs Matrix 02:17
  • Z2 Anoma­lie VCO1 00:53
  • Z3 Repisse Sub Stei­ner 00:12


Trio de VCO

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

L’unique voix du Matrix­Brute est consti­tuée de 3 VCO, 2 VCF et 2 VCA (nous verrons plus tard pourquoi ce second VCA caché). Les deux premiers VCO, très inspi­rés de la série Brute, sont de type expo­nen­tiel, comme sur la plupart des synthés analo­giques. Cela permet de les accor­der sur une grande plage de fréquences avec des tensions peu élevées, après toute­fois un certain temps de chauffe. On retrouve la plupart des ingré­dients qui font l’ori­gi­na­lité des Brute : 3 formes d’ondes (dent de scie, impul­sion et triangle) cumu­lables (avec dosages sépa­rés des niveaux) et modi­fiables en contenu harmo­nique. L’onde dent de scie peut se trans­for­mer progres­si­ve­ment en Ultra­saw, en ajou­tant deux autres ondes en dent de scie légè­re­ment déca­lées. L’im­pul­sion est variable de 50 à 90 %. Enfin, on peut progres­si­ve­ment ajou­ter des harmo­niques aiguës à l’onde en triangle pour la rendre plus métal­lique.

Les VCO s’ac­cordent par demi-ton sur plus ou moins deux octaves et fine­ment sur plus ou moins un demi-ton. Le cali­brage n’est pas tout à fait juste sur notre Matrix­Brute de test, il faut un peu excen­trer l’ac­cor­dage fin, c’est ça l’ana­lo­gique ! Chaque VCO possède un sub-oscil­la­teur à l’oc­tave infé­rieure, dont on peut progres­si­ve­ment satu­rer la forme d’onde en sinus pour ajou­ter des harmo­niques. Tous ces réglages et dosages sont modu­lables en temps réel via la matrice, super ! Le troi­sième VCO est très diffé­rent des deux premiers. Plus simple, il est de type linéaire et peut se trans­for­mer en LFO, où il devient source de modu­la­tion dans la matrice. Il offre les ondes en dent de scie, carré, triangle et sinus, cette fois toutes statiques et non cumu­lables. On peut l’ac­cor­der par demi-ton sur plus ou moins deux octaves ou par divi­sion tempo­relle lorsqu’il est utilisé en modu­la­teur (16–32–64–128 pieds) ; on peut égale­ment en décon­nec­ter le suivi de clavier, pour simu­ler des formants ou créer des modu­la­tions constantes quelle que soit la tessi­ture (cf. inter­ac­tions FM juste après). Vrai­ment bien pensé !

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Les VCO peuvent inter­agir de diffé­rentes manières, ce qui donne une palette sonore bien plus large que la plupart des synthés concur­rents. Commençons par la FM, avec action du VCO1 sur le VCO2, actions du VCO3 sur le VCO1 ou le VCO2 ; de quoi bien débu­ter ! On trouve aussi la FM sur les filtres, avec action du VCO3 sur le VCF1 ou le VCF2. Même le géné­ra­teur de bruit s’y colle, avec action sur le VCO1 ou le VCF1. De quoi faire oublier l’ab­sence de modu­la­tion en anneau ! Enfin, on peut synchro­ni­ser le VCO1 au VCO2, pour les effets typiques de varia­tion de contenu harmo­nique lorsqu’on module la fréquence du VCO1, sa hauteur étant calée sur celle du VCO2 (on crée donc une nouvelle forme d’onde à la fréquence impo­sée par le VCO2, puisque le cycle du VCO1 n’est plus repro­duit en entier). Les quan­ti­tés de modu­la­tion sont des desti­na­tions poten­tielles de la matrice de modu­la­tion (mais hélas pas des sources audio, mis à part le VCO3 trans­formé en LFO3).

Dernière source audio interne, un géné­ra­teur de bruit à quatre couleurs, c’est-à-dire à contenu harmo­nique plus ou moins filtré en basses ou hautes fréquences : bleu (beau­coup de hautes fréquences), blanc (équi­libre des fréquences), rose (moins de hautes fréquences), rouge (peu de hautes fréquences). Très complet !

Duo de filtres

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Le Matrix­Brute propose deux filtres analo­giques indé­pen­dants. Les cinq sources sonores (3 VCO, géné­ra­teur de bruit et entrée externe) peuvent être fine­ment dosées puis assi­gnées à chaque filtre (l’un, l’autre ou les deux). Par ailleurs, les deux filtres peuvent être placés en série (ordre fixe VCF1 -> VCF2) ou en paral­lèle. Cela étend gran­de­ment le terri­toire sonore de la machine. Le premier filtre est de type Stei­ner-Parker multi­mode passe-bas/passe-haut/passe-bande/réjec­tion de bande ; il a subi des évolu­tions depuis le Mini­Brute, puisqu’il est main­te­nant capable de fonc­tion­ner en 2 ou 4 pôles. Il est vrai­ment origi­nal, avec un côté agres­sif très signi­fi­ca­tif et une réso­nance qui va de l’aci­dulé à l’auto-oscil­lante bouillon­nante, sans affai­blir le reste du signal. Les diffé­rents modes de filtrage apportent des résul­tats très variés et souvent inté­res­sants, surtout quand on module la fréquence de coupure et la réso­nance via la matrice. La mauvaise nouvelle déjà signa­lée, c’est que ce filtre laisse repis­ser les Sub-VCO, même réglés à zéro ; espé­rons que cela soit lié à l’éta­lon­nage du pilo­tage des VCA qui commandent leurs niveaux et qu’une mise à jour d’OS puisse régler le problème. Sinon cela rend le filtre assez inuti­li­sable lorsqu’on coupe jusqu’aux moyennes fréquences.

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Passons main­te­nant au second filtre, tota­le­ment diffé­rent, puisqu’il s’agit de la célèbre échelle de tran­sis­tors inven­tée par le Dr Moog (qui est crédité dans le manuel, merci pour lui). Il fonc­tionne en 2 ou 4 pôles et offre les modes passe-bas, passe-haut et passe-bande. On note peu de diffé­rences entre les réponses 2 et 4 pôles, un peu comme sur un JP-8. Le mode passe-bas est de loin le plus musi­cal et permet au Matrix­Brute de ne pas sonner que brute. Certains se sont déjà empres­sés de créer des démos basées sur ce filtre, afin de prou­ver que le Matrix­Brute pouvait sonner aussi rond qu’un Moog et produire une belle auto-oscil­la­tion parfai­te­ment jouable : parmi elles, les œuvres de l’ami Adrien Duche­mole le bien-nommé, à qui l’ont doit égale­ment l’ex­trait audio compa­rant les ondes pures du Mini­Brute et du Matrix­Brute.

Dans les modes passe-haut et passe-bande, nous avons trouvé le filtre en échelle un peu pâlot, ce n’est pas son domaine de prédi­lec­tion ; nous lui préfé­rons de loin le carac­tère bien trempé du filtre Stei­ner-Parker. Signa­lons qu’il est possible de pilo­ter simul­ta­né­ment les fréquences de coupure avec un gros enco­deur (offset). Chaque filtre est doté d’un niveau de modu­la­tion par une enve­loppe commune, un niveau de sortie, un Drive et un Brute Factor. Le Drive a peu d’ef­fet et s’avère quasi inutile ; pour le Brute Factor, c’est l’in­verse, puisqu’il commence à beugler à mi-course sans permettre de véri­table contrôle. Rien à voir avec les réglages du Mini­Brute, curieux. Si Artu­ria pouvait revoir son cali­brage sur ce point aussi, si tant est que ce soit possible via logi­ciel…

Effets analo­giques

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

En sortie des filtres, le signal passe dans le VCA prin­ci­pal puis une petite section d’ef­fets analo­giques. Celle-ci est basée sur des BBD, circuits élec­tro­niques dans lesquels de nombreux compo­sants sont char­gés les uns après les autres pour créer une chaîne de délai ; BBD est l’acro­nyme de Brigade Bucket Delay, par analo­gie aux chaînes humaines où l’on se passe des seaux de main en main pour ache­mi­ner de l’eau. On trouve cinq types d’ef­fets mutuel­le­ment exclu­sifs : délai stéréo, délai mono, chorus, flan­ger et réverbe. Le délai stéréo crée un effet ping-pong gauche/droite d’une demi-seconde maxi­mum. Le délai mono place toutes les répé­ti­tions au centre. Le chorus agit au moyen de courts délais (entre 5 et 50 ms) ; il élar­git le son en stéréo sans excès. Le flan­ger utilise des délais encore plus courts (0,5 à 10 ms) ; son action est bien trop timide, le feed­back n’est pas assez marqué. La réverbe utilise des délais de temps diffé­rents. Elle a un son métal­lique bouclé rappe­lant un peu une chambre d’écho… Chaque algo­rithme dispose de quelques réglages en façade, modu­lables en temps réel via la matrice : temps (avec possi­bi­lité de synchro), régé­né­ra­tion (feed­back), tona­lité/vitesse (suivant l’ef­fet choisi), largeur/profon­deur (idem). Une petite section bien­ve­nue, surtout appré­ciable pour les délais et le chorus.

Modu­la­tions clas­siques

Le Matrix­Brute propose un certain nombre de sources de modu­la­tion, certaines pouvant agir direc­te­ment sur des modules qui leur sont préas­si­gnés (on pense aux VCF et au VCA notam­ment), d’autres à assi­gna­tion libre. Commençons par un petit Glide qui crée un porta­mento lisse entre notes liées, avec vitesse ajus­table.

Passons aux trois enve­loppes, de type ADSR. Chacune possède une LED de contrôle d’ac­ti­va­tion en façade (Gate). Les temps peuvent être très rapides (2 ms) et aller au-delà des 10 secondes, ce qui permet de faire claquer le son ou de créer de longs balayages quand on le souhaite. La première enve­loppe est préas­si­gnée aux fréquences de coupure des VCF (avec quan­tité ajus­table pour chaque VCF) ; on peut en modu­ler le niveau par la vélo­cité clavier. La deuxième enve­loppe est préas­si­gnée au VCA final ; on peut égale­ment en modu­ler le niveau par la vélo­cité. La troi­sième enve­loppe est assi­gnable via la matrice de modu­la­tion ; elle n’a pas de modu­la­tion directe par la vélo­cité, mais un délai ajus­table bien pratique. Il n’y a pas de para­mètres exotiques tels que des courbes ajus­tables ou de possi­bi­li­tés de bouclage des enve­lop­pes…

Enchaî­nons main­te­nant avec les LFO. Il y en a trois, tous diffé­rents. Les deux premiers ont un certain nombre de réglages simi­laires : forme d’onde (sinus, triangle, carré, dent de scie, rampe, S&H et aléa­toire). Ils peuvent oscil­ler de 0,06 à 100 Hz ou être synchro­ni­sés au tempo. Ils peuvent fonc­tion­ner libre­ment ou être redé­clen­chés à chaque note (une seule fois ou à chaque fois). On peut ajus­ter la phase du LFO1 et le délai du LFO2 (c’est là leur seule diffé­rence).

Le troi­sième LFO est ni plus ni moins que le VCO3, déjà décrit, pour ceux qui suivent encore, que l’on remer­cie au passage. Enfin, le Matrix­Brute offre quatre enco­deurs macro, situés juste à gauche du clavier, assi­gnables à un tas de desti­na­tions via la matrice de modu­la­tion, dont nous allons tout de suite parler.

Modu­la­tions matri­cielles

Le Matrix­Brute est certes une Brute, mais il ne serait pas un Matrix sans cette magni­fique matrice de modu­la­tion 16×16 points, en quelque sorte la version moderne des EMS Synthi. Pour la faire fonc­tion­ner, il faut au préa­lable passer en mode Matrix avec l’une des grosses pastilles lumi­neuses situées en partie supé­rieure, sinon on risque de chan­ger de programme et perdre tous ses réglages, ce qui est arrivé plusieurs fois pendant le test ! Une fois dans le bon mode, l’er­go­no­mie est exem­plaire : les sources de modu­la­tion dispo­nibles sont placées en ligne et les desti­na­tions en colonne. Pour connec­ter une source à une desti­na­tion, on allume le bouton à leur inter­sec­tion, puis on programme la quan­tité de modu­la­tion souhai­tée avec le gros enco­deur supé­rieur cerclé de LED repré­sen­tant la valeur stockée (-99 à +99 %). Chaque point allumé en bleu dispose ainsi de sa propre quan­tité de modu­la­tion (le point en cours d’édi­tion est allumé en rose), tout cela étant mémo­risé dans chaque programme. Un concept abso­lu­ment génial, immé­diat, didac­tique, impla­cable. On peut ainsi monter à 256 points de modu­la­tions simul­ta­nés avec à chaque fois une quan­tité de modu­la­tion bipo­laire diffé­rente !

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Les sources sont consti­tuées des 3 enve­loppes, du suiveur d’en­ve­loppe audio, des 3 LFO, de la molette de modu­la­tion (mais pas de celle de pitch bend), du suivi de clavier/séquen­ceur, de la pres­sion, de la vélo­cité, de la ligne de modu­la­tion du séquen­ceur (on en parlera plus tard), des quatre enco­deurs macro et des deux pédales d’ex­pres­sion (couplées aux enco­deurs 3 et 4). Il n’y a donc pas de source audio (onde de VCO par exemple, mis à part le VCO/LFO3) comme sur les systèmes modu­laires analo­giques, les modu­la­tions audio étant défi­nies dans le dur (cf. section rela­tive aux VCO).

Les desti­na­tions sont plus souples, puisqu’on en trouve 12 fixées et 4 program­mables. Les 12 desti­na­tions fixées sont des para­mètres des deux premiers VCO (Pitch, Ultra­saw, PW, méta­li­seur), les fréquences de coupure des deux filtres, la quan­tité de LFO1 et le VCA. Pour program­mer une des quatre desti­na­tions assi­gnables, on main­tient le bouton supé­rieur de la colonne choi­sie, puis on tourne un poten­tio­mètre (rota­tif ou linéaire) en façade, n’im­porte lequel, que ce soient les para­mètres de synthèse, les quatre enco­deurs macro ou encore les para­mètres d’ef­fets ; le Matrix­Brute mémo­rise alors notre choix et affiche le para­mètre sur l’écran à encre. Tiens, pas de bouton de pano­ra­mique au passa­ge… Mais bon, c’est magni­fique, enfan­tin, puis­sant, inédit, encore bravo !

Séquen­ceur-arpé­gia­teur

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Nous avons vu que la matrice permet­tait la sélec­tion des 256 programmes et la créa­tion de 256 patches de modu­la­tion en temps réel. Sa troi­sième et dernière utili­sa­tion est la program­ma­tion du séquen­ceur (nous ne parle­rons pas des jolis dessins que l’on peut faire en allu­mant les boutons). En mode séquen­ceur, les touches passent au rouge, avec le poin­teur en rose. Le séquen­ceur offre jusqu’à 64 pas de 4 variables : acti­va­tion du pas, accent, slide et modu­la­tion. La matrice repré­sente 4 ensembles de 4 lignes de 16 pas. En appuyant sur un bouton d’une ligne de pas, on peut acti­ver/couper ce pas ; en main­te­nant deux boutons de pas à un certain inter­valle, on crée une liai­son (l’in­ten­sité lumi­neuse des boutons de pas liés au premier pas est atté­nuée). La ligne d’ac­cent permet quant à elle de tenir compte de la vélo­cité réglée pour les enve­loppes 1 et 2. La ligne de slide permet pour sa part d’en­clen­cher le Glide à chaque pas. Enfin la ligne de modu­la­tion active ou désac­tive la modu­la­tion à chaque pas, ce qui permet de modu­ler certaines desti­na­tions de manière séquen­tielle via la matrice.

L’en­re­gis­tre­ment est possible, que le séquen­ceur tourne ou pas. S’il est arrêté, on peut sélec­tion­ner un pas donné et entrer la note, qui sera mémo­ri­sée avec sa vélo­cité. S’il tourne, les pas sont enre­gis­trés en temps réel. La lecture des motifs se fait suivant diffé­rents sens (avant, arrière, alterné, aléa­toire), divi­sions tempo­relles (1/4–1/8–1/16–1/32) et durée de notes (normales/trio­let/poin­tées). On peut ajou­ter un peu de swing ou régler la durée de Gate. On peut aussi modi­fier le tempo (poten­tio­mètre et touche Tap) ou synchro­ni­ser la machine via MIDI. Les séquences peuvent être trans­po­sées en temps réel à l’aide du clavier, en conjonc­tion avec la fonc­tion Hold. Les précieuses commandes de trans­port permettent de lire/stop­per/conti­nuer/recom­men­cer la lecture des motifs, se loca­li­ser en un pas spéci­fique ou enre­gis­trer ; bien pratique ! Les motifs de séquences disposent de leurs propres mémoires (256 empla­ce­ments), qui peuvent être liées aux programmes.

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Mais cela n’est pas terminé, puisque le séquen­ceur du Matrix­Brute peut égale­ment fonc­tion­ner en mode arpé­gia­teur. Dans ce cas, les notes jouées tournent suivant diffé­rents motifs : vers le haut, vers le bas, alterné ou aléa­toire. La quatrième ligne de la matrice indique alors le nombre de notes jouées (les boutons s’al­lument au fur et à mesure, dans la limite de 16), avec possi­bi­lité d’étendre le motif sur trois octaves. Le manuel décrit un mode combiné séquen­ceur/arpé­gia­teur qui n’est pas encore inté­gré : il devrait permettre de jouer des arpèges de 4 notes en program­mant leur ordre sur 16 pas. En appuyant simul­ta­né­ment sur les deux boutons idoines, la matrice se divi­se­rait alors en deux : les pas, repré­sen­tés en rouge sur la quatrième ligne, et l’ordre des 4 notes, repré­sen­tées en bleu sur les 12 lignes suivantes (chaque groupe de 4 lignes permet­tant de program­mer l’ordre dans lequel les notes sont jouées sur 1 à 3 octaves). À suivre, donc…

Rela­tions exté­rieures

Arturia MatrixBrute : Arturia MatrixBrute

Tout ce qui tourne dans le Matrix­Brute peut se synchro­ni­ser au tempo : LFO, séquen­ceur, arpé­gia­teur, temps des effets de délai… Tous les poten­tio­mètres (sauf l’ac­cor­dage fin et les volumes globaux casque/ligne), enco­deurs (sauf réglage des quan­ti­tés de modu­la­tion de la matrice), curseurs, molettes et pédales trans­mettent et reçoivent des CC MIDI, via les prises DIN ou l’USB, ce qui permet une auto­ma­tion totale via une STAN. De même, le séquen­ceur et l’ar­pé­gia­teur peuvent trans­mettre les notes, ce qui permet de les enre­gis­trer dans une STAN ou un séquen­ceur externe.

Nous avons vu que le MIDI Control Center permet­tait de faire certains réglages inac­ces­sibles avec la machine seule ; il permet aussi de gérer une biblio­thèque de programmes et de séquences, le Matrix­Brute étant inca­pable de gérer les dumps MIDI tout seul (on se croi­rait revenu aux débuts du MIDI). Enfin, signa­lons pour la forme les 24 entrées/sorties CV/Gate pour conver­ser avec le monde analo­gique modu­laire, faisant du Matrix­Brute un parte­naire de jeu idéal.

Vers la perfec­tion

Nous voilà arri­vés au bout de ce test tout en profon­deur, sans mal de crâne ni gueule de bois. Le Matrix­Brute ne laisse pas indif­fé­rent, dès lors qu’on l’a porté, déballé, installé, bran­ché, touillé, écou­té… En y travaillant, on sort des sentiers battus et rebat­tus. Il ouvre l’ac­cès à des textures évolu­tives, des timbres FM métal­liques, des chaos innom­mables et des drones intri­gants. Mais le Matrix­Brute est tout aussi capable du petit solo flûté avec délai ou de la grosse basse façon Moog, grâce à son filtre en échelle. Il reste toute­fois quelques points à amélio­rer ou fina­li­ser pour que le Matrix­Brute soit à la hauteur des attentes qu’il a créées depuis qu’il a été présenté. Il n’en demeure pas moins une machine merveilleuse tant sur le point sonore qu’er­go­no­mique, compte tenu de la puis­sance et des fonc­tion­na­li­tés embarquées. Une machine de rêve, unique en son genre, mais qui doit encore progres­ser. Nous lui décer­nons un Award Audio­fan­zine Inno­va­tion, souhai­tant que cela encou­rage Artu­ria à polir son diamant !

Tarif public : 1 999 €

Télé­char­gez les extraits sonores (format FLAC)

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8/10
Award Innovation 2017
Points forts
  • La puissance de synthèse
  • Les VCO avec mixage des ondes
  • La diversité des filtres
  • Les effets analogiques
  • Les modes de jeu paraphonique et split
  • La matrice de modulation programmable
  • Les délais et chorus analogiques intégrés
  • Le séquenceur et l’arpégiateur
  • L’interface homme/machine exceptionnelle
  • Les macro-commandes astucieuses
  • La qualité de construction globale
  • La connectique complète
  • Les nombreuses prises CV/Gate
  • L’entrée audio pré-filtrage
  • L’automation intégrale via CC MIDI
Points faibles
  • Un filtrage un peu drastique sur les aigus
  • La repisse des Sub-VCO dans le filtre Steiner-Parker
  • Les ploc-ploc audibles lors des changements de programme
  • Pas d’affichage des paramètres en cours d’édition (hors encodeurs)
  • Les sources audio absentes de la matrice
  • Les paramètres système inaccessibles sans logiciel
  • L’écran à encre liquide non rétro-éclairé
  • La finesse du plastique des touches blanches du clavier
  • Des fonctions à finaliser
Auteur de l'article synthwalker Passionné de synthés, concepteur produits et rédacteur presse

J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.


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