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Blackstar Amplification ID:Core  BEAM
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Test du Blackstar ID:Core BEAM

test
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Mister Beam
6/10
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C’est marrant quand même la vie. Tu écris dans un test (celui du Blackstar Fly 3) que tu aurais aimé une connexion Bluetooth pour pouvoir écouter la musique de ton iPhone sur l’enceinte de l’appareil et bim ! (enfin plutôt BEAM ! dans le cas qui nous occupe, BEAM étant l’acronyme de Bass Electric Acoustic Music), Blackstar exauce tes souhaits en l’ajoutant sur un autre modèle, l’ID:Core.

Et puis pour se démarquer de la concur­rence (au hasard, Line 6 et son Amplifi dont j’ai aussi écrit le test), les Anglais en profitent pour lui ajou­ter tout un tas de nouvelles fonc­tions : des sons pour basses, pour guitare acous­tique et même des simu­la­tions de guitares acous­tiques. Diffi­cile de faire plus poly­va­lent ! Serions-nous en face du « salade-tomate-oignons-sauce blanche » de l’am­pli­fi­ca­tion ? Il se pour­rait bien, à condi­tion bien sûr que le son ne soit pas avarié…

Beam

Il y a quelques chan­ge­ments physiques par rapport à l’ID:Core « clas­sique ». Si la prise d’ali­men­ta­tion se trouve toujours sur sa face arrière, l’in­ter­rup­teur pour l’al­lu­mer et la prise foots­witch (le FS11, vendu sépa­ré­ment au prix d’une quaran­taine d’eu­ros) l’y on rejoint. Plus de sangle ni d’at­taches sur les côtés, il faudra l’at­tra­per par en dessous (il n’y a pas de poignées non plus). Ça ne devrait pas trop poser de problèmes, l’iD:Core BEAM étant plus léger que son frère aîné (3,9 kg contre 5,6 kg aupa­ra­vant). En effet, notre ampli a subi un régime assez sévère (291 mm x 202 mm x 166 mm contre 375 × 292 × 185 précé­dem­ment) et en a profité pour refaire sa garde-robe en choi­sis­sant un costume beau­coup plus cintré. Il n’y a plus de protec­tions en plas­tique sur les coins et la grille avant a été changé pour corres­pondre à la nouvelle taille des HP (2 × 3 pouces contre 2 × 5 aupa­ra­vant). En fait, esthé­tique­ment, c’est un mix entre un ampli clas­sique et une enceinte de salon Blue­tooth type « Jambox ». Sobre et discret, il se fondra bien dans le décor pas loin d’une chaîne Hi-Fi. 

Blackstar ID:Core BEAM

À noter encore sur la face haute un nouveau bouton, celui du jume­lage Blue­tooth. Autre­ment tout le reste est à sa place avec, pour rappel, de gauche à droite :

– les I/O (sortie casque/émula­tion de HP pour les enre­gis­tre­ments, entrée ligne/MP3 et entrée jack)

– le potard Voice de chan­ge­ment de canaux avec, nouveauté, des fonc­tions alter­na­tives quand on appuie dessus (Clean Warm/Acous­tic 1, Clean Bright/Acous­tic 2, Crunch/simu­la­tion de guitare acous­tique 1, Super Crunch/simu­la­tion de guitare acous­tique 2, OD1/Bass 1, OD2/Bass 2)

– les deux potards de niveau gain et volume asso­ciés aux canaux

– le potard d’EQ appelé ISF. Pour ceux qui ne connaissent toujours pas cette spéci­fi­cité de chez Blacks­tar, l’In­fi­nite Shape Feature change l’éga­li­sa­tion en passant d’un son US à gauche avec pas mal de mids à un son British à droite, plus sombre.

– les 3 boutons d’ac­ti­va­tion des effets REV/DLY/MOD (respec­ti­ve­ment Reverb, remplacé par une Disto quand on a choisi un des canaux dédiés à la basse, Delay et Modu­la­tion)

– Le potard Type pour choi­sir l’une des 4 varié­tés de chaque effet (Room, Hall, Spring, et Plate pour la Reverb / Linear, Analogue, Tape et Multi pour le Delay / Phaser, Flan­ger, Chorus et Tremolo pour la Modu­la­tion) et le potard Level pour ajus­ter leur niveau. 

Blackstar ID:Core BEAM

J’en profite pour souli­gner la remarquable concep­tion de cette section. Tout est intui­tif et limpide, on peut par exemple acti­ver les 3 effets en même temps, mais celui qu’on aura choisi de para­mé­trer verra sa LED briller en vert contrai­re­ment aux autres qui seront en rouge. De plus, le potard Type à 4 segments permet d’aug­men­ter un para­mètre précis de l’ef­fet (par exemple le feed­back du Flan­ger) en passant d’un extrême à l’autre de chaque segment (on retrouve cette fonc­tion sur d’autres amplis britan­niques, je vous l’ac­corde, mais il y a ici une LED par sous-genre d’ef­fet afin de savoir préci­sé­ment auquel on a affaire, c’est mieux que de devoir le devi­ner à l’oreille, surtout quand les segments sont mal déli­mi­tés.)

Nous retrou­vons aussi les boutons TAP (Tap tempo donc), Manual (mode manuel où les sons ne seront plus sous forme de patch, mais seront défi­nis par la posi­tion des potards) qui nous permet­tra aussi de sauve­gar­der nos réglages sonores en lais­sant appuyé dessus, et un port USB (le câble est fourni, ce qui devient de plus en plus rare) afin de connec­ter l’ap­pa­reil à notre ordi­na­teur.

Nous note­rons pour finir que le bloc d’ali­men­ta­tion est externe (gare à ne pas le perdre ou l’abî­mer !) et nous regret­te­rons que, pour un ampli aussi théo­rique­ment complet, il manque une deuxième entrée jack pour pouvoir jouer avec un ami (chacun aurait alors son HP, c’est beau de rêver).

Tout ça parait simple d’uti­li­sa­tion, mais est-ce vrai­ment le cas ?

Bam

Oui et non. Il est diffi­cile de propo­ser l’am­pli le plus complet possible sans donner quelques fils à retordre. Prenons un exemple : pour chaque test je marche d’abord à l’in­tui­tion, sans la notice donc (de toute façon, elle n’est pas four­nie) et, après l’avoir allumé, j’ai cher­ché à accor­der ma guitare. J’ai bien tenté quelques manip’ (en lais­sant des boutons appuyés), mais il n’y a aucune indi­ca­tion de l’exis­tence même d’un Tuner. J’ai trouvé ça assez surpre­nant pour un ampli pensé comme un couteau suisse. Je me suis donc résolu à aller sur le site de Blacks­tar où j’ai trouvé une notice, en anglais seule­ment pour l’ins­tant, mais l’im­por­ta­teur nous assure travailler à sa traduc­tion en ce moment même). Il suffi­sait d’ap­puyer simul­ta­né­ment sur les boutons Manual et Tap (les LEDs des effets indiquent si l’on est trop haut ou trop bas et les LEDs du potard Voice précisent la corde pincée). Pas très intui­tif, ils auraient au moins pu l’in­diquer sur la face haute.

Blackstar ID:Core BEAM

J’en ai profité pour trou­ver d’autres fonc­tions cachées dites « avan­cées ». Pour cela on mettra à contri­bu­tion le bouton TAP. Par exemple, quand on le laisse appuyé et qu’on tourne le potard Voice, l’ef­fet du Super Wide Stereo (une tech­no­lo­gie stéréo Blacks­tar dont nous parle­rons plus loin dans ce test) sera plus marqué à l’écoute d’un morceau. Toujours avec le Tap appuyé, on pourra aussi contrô­ler le volume de la musique prove­nant de notre appa­reil Blue­tooth direc­te­ment sur l’am­pli (avec le potard Volume utilisé norma­le­ment pour la guitare), le niveau d’en­trée pour l’en­re­gis­tre­ment USB (avec le potard de gain), et les rapports vitesse/temps des effets de modu­la­tion et de delay (avec le potard Effects Level). 

Autre­ment j’ai eu un autre petit « souci » avec le bouton Blue­tooth. Quand j’ai appuyé dessus pour appai­rer l’am­pli avec mon iPad, ce dernier ne le trou­vait pas. Un petit coup d’œil à la notice et j’ai compris qu’il suffi­sait d’ap­puyer une deuxième fois dessus, sa LED se met alors à cligno­ter lente­ment et il est prêt à être reconnu. Cette mani­pu­la­tion n’aura lieu qu’une fois pour chaque appa­reil, quand la LED clignote rapi­de­ment, les deux s’ap­pairent auto­ma­tique­ment. Ceci dit, je dois avouer que je suis un peu neuneu, l’opé­ra­tion était très clai­re­ment indiquée sur un auto­col­lant collé sur la face haute de l’am­pli.

Je regrette vrai­ment qu’il ne soit pas possible de char­ger des présets de sons ou de les contrô­ler à partir d’une tablette tactile ou d’un télé­phone via Blue­tooth comme sur l’Am­plifi. C’est quand même extrê­me­ment dommage d’in­té­grer un proto­cole de commu­ni­ca­tion et de ne pas en exploi­ter toutes les possi­bi­li­tés. Pour ma part, je déteste connec­ter mon matos, quel qu’il soit (pédale, guitare ou ampli) via USB, ça m’oblige à le dépla­cer près de l’ordi. Et j’ai dû le faire un paquet de fois lors de ce test…

Blackstar ID:Core BEAM Insider

Enfin bon, Il faut bien faire le boulot jusqu’au bout (soupirs)… J’ai donc télé­chargé l’ap­pli­ca­tion Insi­der (mac OSX, en version 1.7) pour véri­fier si elle buggait toujours autant (cf. test de l’Id:Core). Je lance une première instal­la­tion, je cherche l’icône dans mes appli­ca­tions, rien. Je me dis que j’ai dû rater quelque chose, je relance l’ins­tal­la­tion, bizar­re­ment plus légère en taille. Le programme redé­marre mon ordi, je trouve enfin son icône, mais quand je le lance, j’ob­tiens une page blanche. Je désins­talle, réins­talle, redé­mar­re… toujours pareil. Je mets à jour Micro­soft Silver­light, je relance et… bingo ! Ça marche ! Alors que ça vienne de Silver­light ou pas, j’es­time que l’ap­pli aurait dû anti­ci­per ce problème en gérant sa mise à jour (pareil pour Adobe Flash Player), en me préve­nant de l’ob­so­les­cence de ma version, ou en les inté­grant direc­te­ment comme d’autres programmes le font. Tout le monde n’est pas infor­ma­ti­cien.

Et puis il y a quelques détails qui m’ont encore bien gonflé. Par exemple quand on entre dans l’on­glet « Online Commu­nity » pour pouvoir télé­char­ger des présets créés par d’autres utili­sa­teurs (certains très musi­caux par ailleurs), il est parfois diffi­cile d’en sortir. J’ai mis un peu de temps avant de comprendre qu’il suffi­sait de recliquer dessus vu que c’est un peu la lote­rie, parfois il se ferme, parfois non, et qu’il faut souvent cliquer fréné­tique­ment en espé­rant ne pas le rouvrir dans la foulée. Il faudra aussi bien faire atten­tion à sauve­gar­der manuel­le­ment le fichier de préset (dont l’ex­ten­sion est « . bstar ») dans le dossier Docu­ments/Blacks­tar/Saved Patches, autre­ment il ne sera pas reconnu, pas même si on essaie direc­te­ment de l’ou­vrir avec l’ap­pli­ca­tion à un autre endroit (oui, j’ai véri­fié, il n’y a pas d’op­tions ou de préfé­rences pour chan­ger le réper­toire de desti­na­tion). En revanche, vous n’au­rez aucun problème à les retrou­ver puisque le système de clas­se­ment est plutôt bien fichu avec la possi­bi­lité de trier les patchs par para­mètres (volume, effet utilisé etc.) ou par genre de musique corres­pon­dant.

Blackstar ID:Core BEAM

Sinon l’in­ter­face n’est pas désa­gréable, on trouve quelques outils comme un accor­deur, un métro­nome ou encore un enre­gis­treur pour s’en­traî­ner. On pourra aussi créer un préset à partir de réglages neutres (tout à midi) en cliquant sur un « + » en haut à droite de la page et bien entendu, le sauve­gar­der ou le char­ger dans l’am­pli. Je suis d’ailleurs surpris qu’on ne puisse pas choi­sir les lampes de son ampli de puis­sance virtuel (option appe­lée TVP). En effet, si l’on observe les patchs des utili­sa­teurs, les lampes peuvent être diffé­rentes (6L6, EL34, KT88 etc.). Or je n’ai trouvé nulle part cette option, sauf lorsque notre combo était débran­ché (cf. photo). Est-elle réser­vée à l’ID:Core ? Est-ce prévu dans une prochaine update ? Mystè­re… Il n’y a en outre pas vrai­ment de bonus ou de surprises (à part un EQ plus précis avec les clas­siques Bass/Middle/Treble), c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’ef­fets ou de possi­bi­li­tés de sons qui ne soient pas déjà sur l’am­pli. D’un autre côté, c’est aussi une bonne nouvelle puisqu’on peut fina­le­ment créer ses présets entiè­re­ment et direc­te­ment sur le combo (contrai­re­ment à l’Am­plifi, par exemple, pour lequel l’ap­pli­ca­tion est indis­pen­sable). Du coup, à part pour télé­char­ger les patchs des autres utili­sa­teurs et sauve­gar­der les nôtres, l’ap­pli­ca­tion Insi­der est-elle bien utile ?

Oui car son onglet Global Settings est selon moi impor­tan­tis­sime. Il offre acces­soi­re­ment la possi­bi­lité de faire du ream­ping, de choi­sir les sons contrô­lés par le foots­witch, de couper la « super wide stereo » et les HP, et surtout, surtout, surtout, d’aug­men­ter ou couper le noise gate

Boum

Blackstar ID:Core BEAM

Pourquoi est-ce que j’in­siste sur ce point ? Blacks­tar a cher­ché à aller droit au but et à simpli­fier au maxi­mum la vie des utili­sa­teurs en propo­sant 6 sons, les plus commu­né­ment utili­sés (à part les six autres nouveaux que nous évoque­rons plus loin, bien entendu) : un son clair rond et chaud (son clair de base, poly­va­lent), un autre plus brillant et qui tire sur le crunch (pensez funk ou Stevie Ray Vaughan), un son crunch (plutôt Marshall Plexi), un son crunch boosté (Plexi boosté, à la Van Halen), un son vrai­ment saturé (typé métal à la Mesa) et enfin un son solo très saturé histoire d’as­su­rer ses lega­tos (pour jouer du Satriani par exemple). Tout ce dont un guita­riste a besoin sous la main en somme, un choix qui peut paraître évident, mais pas assez partagé par la concur­rence qui préfère souvent placer des présets de démo trop marqués. Alors de quoi me plains-je ? 

Au risque de spoi­ler, je trouve que ces sons sont trop flat­teurs. Je m’ex­plique. Le son clair, par exemple, est compressé dès le départ (sans possi­bi­lité de suppri­mer l’ef­fet de compres­sion et de lais­ser « respi­rer » le signal, il est sera obli­ga­toi­re­ment gonflé à bloc et à l’étroit) ce qui n’est plutôt pas désa­gréable, mais va aussi donner un petit coup de pouce au sustain de notre gratte. Cet ampli, vous l’au­rez deviné, s’adresse surtout à un public d’ama­teurs voire de débu­tants ou de jeunes. Étant, entre autres, prof de gratte, j’au­rais peur que les gamins ne s’ha­bi­tuent à un son « direc­tion assis­tée ». Quand ils se retrou­ve­ront face à un autre ampli sans pédales, ils devront certai­ne­ment revoir leur manière de jouer. Avoir un ampli d’en­trai­ne­ment trop « facile », c’est quand même risqué. De plus, le Noise Gate de l’am­pli est réglé de base sur « Low », or, il est d’après moi déjà beau­coup trop haut. Il ne coupe pas les larsens et c’est bien agréable de n’en­tendre que nos notes, mais il est trop présent, il tue toute dyna­mique. Si on baisse un peu le volume de notre guitare, le son dispa­rait complè­te­ment, il est presque impos­sible de jouer léger. Alors un ado trou­vera ses solos bien propres et sera ravi du silence entre ses ryth­miques metal sacca­dées mais il ne saura pas jouer nuancé et sera sûre­ment perdu une fois bran­ché dans un ampli à lampes avec le gain à blinde. C’est vendeur à l’écoute en maga­sin, mais ce n’est pas un service que Blacks­tar leur rend. Heureu­se­ment, via l’In­si­der, nous pour­rons le désac­ti­ver et enfin jouer avec des attaques variées (c’est d’ailleurs dommage de ne pas en faire un réglage d’usine, la dyna­mique n’étant pas mauvaise du tout). Et quand on bais­sera le potard de volume sur notre six-cordes, le son s’éclair­cira de belle manière. Mais ce choix de garder le noise gate ou pas est telle­ment essen­tiel qu’il aurait dû se faire sous forme de bouton ou de combi­nai­son de boutons sur le panneau de commandes (comme pour le Tuner fina­le­ment). Espé­rons que les britan­niques entendent mon appel (du 6 juin) !

Blackstar ID:Core BEAM

Voici la chaîne audio pour l’en­re­gis­tre­ment : Music­man Luke (micro manche, sauf indi­ca­tion contraire sur le fichier audio. Confi­gu­ra­tion S/S/H) > BlackS­tar ID:Core BEAM > Shure SM57 > Carte son RME Fire­face 802. Avec deux petites enceintes de 3 pouces, diffi­cile de placer le micro, il était légè­re­ment décalé par rapport au milieu. Inutile de préci­ser qu’il est impos­sible de rendre l’ef­fet de la Super Wide Stéréo alors n’hé­si­tez pas à aller l’écou­ter en maga­sin.

J’ai diffé­ren­cié les sons en mode manuel des présets d’usine (indiqués dans le nom du fichier lorsque c’est le cas). En mode manuel, les réglages étaient neutres (ISF à midi, gain aussi, volume presque à fond, room reverb ou delay avec le level à midi). Pour les présets, vous trou­ve­rez les réglages dans la capture d’écran.

Commençons par le Clean Warm, une ryth­mique d’abord arpé­gée puis en strum­ming, un solo avec du delay ensuite pour montrer à quel point la compres­sion faci­lite (trop) le jeu, puis le préset d’usine avec un effet de chorus.

1 clean warm
00:0000:37
  • 1 clean warm 00:37
  • 2 clean warm solo fx 00:39
  • 3 clean warm preset 00:25

Plutôt sympa n’est-ce pas ? qu’en est-il du Clean Bright ? D’abord une ryth­mique funky où la compres­sion est flagrante et le crunch pointe le bout de son nez, puis un accom­pa­gne­ment où l’on remarquera un petit grésille­ment, dû aux encein­tes…

4 clean bright
00:0000:19
  • 4 clean bright 00:19
  • 5 clean bright preset 00:17

Pas désa­gréable non plus, à part ce grésille­ment qui commence à nous inquié­ter un peu. Passons au Crunch, une ryth­mique (exemple 6) et sa suite, mais en posi­tion cheva­let cette fois-ci (exemple 7). Le préset d’usine (exemple 8), avec un peu plus de gain et de mids, est limite brouillon, mais pas pire que ce qui se fait habi­tuel­le­ment en modé­li­sa­tion.

6 crunch
00:0000:24
  • 6 crunch 00:24
  • 7 crunch cheva­let 00:20
  • 8 crunch preset 00:20

Pour le Super Crunch, voici un riff avec un gain à midi puis le préset d’usine un peu plus saturé qui nous lais­sera entendre le phaser et le delay à bandes. 

9 super crunch
00:0000:17
  • 9 super crunch 00:17
  • 10 super crunch preset 00:20

Entrons dans le domaine de la satu­ra­tion avec deux riffs métal sur son canal dédié, l’OD1. Les cheve­lus seront sans aucun doute satis­faits de ce que l’ID:Core BEAM a à leur offrir. 

11 od1 cheva­let
00:0000:14
  • 11 od1 cheva­let 00:14
  • 12 od1 preset cheva­let 00:22

Finis­sons pour les sons clas­siques tirés de l’ID:Core avec l’OD2. Nous aurons une réserve de gain consé­quente et les harmo­niques arti­fi­cielles parti­ront assez vite. En revanche, à l’exemple 15 nous enten­drons l’ef­fet du noise gate (para­mé­tré sur « low ») dont je me plai­gnais tout à l’heure. Je frotte les cordes, parfois ça s’en­tend, parfois le signal est subi­te­ment coupé. Pareil quand j’es­saie de bais­ser le volume, il ne peut pas atteindre le dernier quart de mon potard sans couper complè­te­ment le son. Ensuite, quand j’im­pro­vise et que j’es­saie de jouer léger, il lui arrive encore de couper certaines notes. Alors pour l’exemple 16, je désac­tive le noise gate via l’In­si­der (grrrrrrrrr !!!) et je baisse le volume, puis je le monte progres­si­ve­ment tout au long de l’ex­trait. C’est nette­ment mieux. 

13 od2 cheva­let
00:0000:19
  • 13 od2 cheva­let 00:19
  • 14 od2 preset cheva­let 00:20
  • 15 od2 noise­gate cheva­let 00:26
  • 16 od2 dyna­mique cheva­let 00:31

Globa­le­ment, les présets ne sont pas mauvais, c’est de la modé­li­sa­tion clas­sique, cari­ca­tu­rale, mais effi­cace. Person­nel­le­ment, je préfère large­ment les sons du Fly 3 (qui marche, je le rappelle, à piles !) ou du petit HT-1R où la patte Blacks­tar est plus recon­nais­sable. Leurs sons sont surtout beau­coup plus natu­rels. 

Les 2×10 Watts sont assez puis­sants, pas pour couvrir un batteur, mais suffi­sants pour bien s’en­tendre ou animer une soirée à la maison. Cepen­dant, je décon­seille vrai­ment de le pratiquer à fort volume, les HP tiennent bien les basses, mais réagissent étran­ge­ment à certaines fréquences médiums, le grésille­ment en était un exemple modéré.

Le gros + de l’am­pli c’est la projec­tion du son : les deux petites enceintes fonc­tionnent en bonne intel­li­gence et la Super Wide Stereo est bluf­fante, surtout avec les effets. Je ne connais­sais pas cette tech­no­lo­gie et la première fois que j’ai joué sur l’ID:Core BEAM, j’ai vrai­ment eu l’im­pres­sion que le son sortait aussi des côtés et de l’ar­rière de l’am­pli. 

Blackstar ID:Core BEAM

Bizar­re­ment, soit j’ai fini par m’y habi­tuer, soit elle n’est plus aussi intense quand on écoute un morceau car j’ai aussi utilisé l’ID:Core BEAM comme enceinte de salon. D’après le distri­bu­teur « Un soin plus parti­cu­lier a été prodi­gué au baffle afin d’ob­te­nir une réponse opti­mi­sée dans le bas du spectre, ce qui le destine à repro­duire tout type de maté­riau musi­cal (MP3, basse, guitare acous­tique, etc.) de manière avan­ta­geu­se­ment quali­ta­tive. À ce titre, les HP sont des customs, le baffle béné­fi­cie d’un bass reflex et d’une struc­ture 'split­tée’ en deux pour plus de punch, une meilleure réponse aux tran­si­toire et une bande passante éten­due. Le béné­fice est sans commune mesure et améliore gran­de­ment l’image stéréo et la spatia­li­sa­tion. » Heu… je ne comprends pas tout, mais vu le résul­tat, je veux bien le croire. Sauf que les haut-parleurs montrent encore une fois leurs limites avec la musique de notre iPad quand on les pousse dans leurs derniers retran­che­ments. Je leur ai fait passer un stress test en écou­tant Sad But True de Metal­lica tout à fond. Ça manquait vrai­ment de défi­ni­tion. Je me suis alors dit qu’il était dommage qu’on ne puisse pas bais­ser un chouïa le volume, dans la zone de confort de l’ID:Core BEAM, et lui bran­cher un deuxième baffle, avec ou sans fil (ce n’est appa­rem­ment pas prévu). Avec la Super Wide Stereo, 4 mini HP, ça aurait été de la folie !

Passons main­te­nant aux vraies nouveau­tés. Voici les sons pour guitare acous­tique (joués sur une Taka­mine EF261 Santa Fe), avec des extraits bien connus, nous remarque­rons que l’Acous­tic 2 est plus brillant que l’Acous­tic 1 (il convien­dra mieux aux amateurs de picking moderne) et nous note­rons que les présets sont quand même bien plus agréables à l’oreille que les sons en mode manuel (exemples audio 17 à 20).

17 acous­tique1
00:0000:19
  • 17 acous­tique1 00:19
  • 18 acous­tique2 00:19
  • 19 acous­tique1 preset 00:15
  • 20 acous­tique2 preset 00:21

Aucun problème à ce niveau-là, c’est propre et surtout bien pratique. En revanche, on ne peut pas en dire de même pour les simu­la­tions acous­tiques. Je rebranche ma Music­man, c’est plein d’ai­gus et très brillant, bien entendu, ça fait un peu semblant, mais d’une part le volume n’est plus le même et d’autre part il sera impos­sible de jouer en strum­ming ou avec de grosses attaques. En effet, les HP grésillent (exemples 23 et 24) et on entend un souffle, comme un bug (exemple 25). (exemples audio 21 à 25)

21 ac sim1
00:0000:21
  • 21 ac sim1 00:21
  • 22 ac sim2 00:21
  • 23 ac sim1 preset 00:17
  • 24 ac sim2 preset 00:18
  • 25 ac sim bug 00:12

Les sons de basse nous dépan­ne­ront pas mal (pour enre­gis­trer, j’ai utilisé une ignoble Harley Benton avec des cordes rincées). Le Bass 1 plaira à ceux qui jouent aux doigts (ce qui n’est pas mon cas, désolé, je ne suis pas bassiste) et le Bass 2, plus clair et avec plus d’at­taque, aura la préfé­rence des rockers et de leurs média­tors. Je véri­fie ensuite la disto couplée à une sorte de phaser exagéré (disons plutôt mal réglé). Pour les sons des présets, j’ai voulu un micro cheva­let plus présent. Il ne faudra pas hési­ter à bien jouer les notes, le noise gate se mettant en travers de notre route, bien plus que pour la guitare ! Il devient vrai­ment gênant. (exemples audio 26 à 30).

26 bass1
00:0000:20
  • 26 bass1 00:20
  • 27 bass2 00:21
  • 28 bass disto fx 00:21
  • 29 bass1 preset 00:20
  • 30 bass2 preset 00:26

J’ai essayé de me servir de l’ému­la­tion en bran­chant un jack 3,5 mm, mais je n’avais pas assez de gain et trop de souffle pour enre­gis­trer un extrait. Le même problème que celui rencon­tré par FloSon lorsqu’il a testé l’ID:Core. Pour les enre­gis­tre­ments USB, je vous invite à réécou­ter ses extraits, le rendu sonore étant stric­te­ment le même.

Enfin, pour la section des effets, comme les delays m’ont bien plu, je vous donne un aperçu des 4 delays diffé­rents avec le level à fond. Chaque coupure corres­pond à un nouveau type d’écho.

00:0000:00
Blackstar ID:Core BEAM

Ça sonne plutôt bien, mais n’avez vous rien remarqué d’étrange ? Des petits sons bizarres ? Les premiers viennent des HP, encore une fois, ils encaissent mal certaines fréquences géné­rées par les propres effets de l’ap­pa­reil. Et c’est bien dommage, la qualité des effets est plutôt bonne, celle de la reverb en parti­cu­lier (alors que les modu­la­tions sont un peu plus quel­conques). Mais vous aurez aussi entendu un petit ronfle­ment. Il semble­rait en effet que le combo soit très sensible à son envi­ron­ne­ment (sans doute à cause de l’ordi juste à côté). Pour bien vous le faire entendre, j’ai mis le gain et le volume presque à fond puis j’ai « norma­lisé » le souffle enre­gis­tré. Il n’est pas aussi fort que ça en situa­tion, mais il est loin d’être discret quand même.

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Je dois enfin signa­ler que pendant l’es­sai, avec le jack bran­ché (guitare ou pas, ordi éteint ou pas) et un volume élevé, j’ai pu entendre des bruits para­sites régu­liers (le noise gate n’y change rien). Ce n’est pas la première fois que je constate ce phéno­mène, notam­ment sur les combos cheap, aussi fabriqués en Chine, d’une marque concur­rente dont les créa­teurs de Blacks­tar sont d’an­ciens employés… (houlala, mais qui c’est donc alors ?). Et ces amplis ont en commun d’être bardés de LEDs. Serait-ce le début d’une expli­ca­tion ? En tout cas ça fait un peu torture chinoise avec un bruit à la place de la goutte d’eau. C’est très agaçant. Assez pour assom­brir notre verdict ?

Bada­boum ! 

Nous avons vu et surtout entendu au cours du test de l’am­pli Blacks­tar ID:Core BEAM du très bon, mais aussi du moins bon et du pas bon du tout. Remet­tons donc les choses en pers­pec­tive : l’ad­di­tion de nouveaux sons (acous­tiques et basses), des nouveaux HP adap­tés et du Blue­tooth sont de vraies valeurs ajou­tées. La Super Wide Stereo offre des résul­tats impres­sion­nants et pour un combo guitare/enceinte Blue­tooth aux envi­rons de 300 €, il sera diffi­cile de trou­ver plus complet et poly­va­lent, le design étant en outre excellent. Oui, mais voilà, à force de propo­ser toujours plus, de ratis­ser large et de ne vouloir rien oublier en serrant les coûts, on finit par perdre de vue la raison même d’exis­ter d’un ampli, c’est-à-dire la resti­tu­tion du son de nos guitares (en gagnant des bruits para­sites au passage). Les sono­ri­tés deviennent de plus en plus arti­fi­cielles et exagé­ré­ment arran­geantes (la compres­sion et surtout le noise gate désac­ti­vable unique­ment via la très moyenne appli­ca­tion Insi­der), ce qui pourra donner de mauvaises habi­tudes aux jeunes guita­ristes qui sont, à n’en pas douter, la cible prin­ci­pale. Norma­le­ment, c’est à l’am­pli de s’adap­ter au jeu du guita­riste et non pas l’in­verse. Les amou­reux du son natu­rel passe­ront donc leur chemin, quant à ceux que ça n’in­dis­pose pas, ils devraient large­ment y trou­ver leur compte, à condi­tion de ne jamais trop pous­ser le volume.

  • Blackstar ID:Core BEAM
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  • Blackstar ID:Core BEAM
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6/10
Points forts
  • 2 en 1 : ampli guitare/enceinte Bluetooth
  • Boîte à outils du guitariste
  • Polyvalence
  • Conception générale
  • Super Wide Stereo impressionnante
  • Delay et Reverb de qualité
  • Rapport puissance/format
  • Câble USB fourni
  • Sons sympas à volume modéré
Points faibles
  • Bluetooth certes, mais branchement sur l’ordi en USB
  • sons trop « faciles »
  • Pas de bypass du Noise Gate sur l’ampli
  • Application Insider toujours pas au point
  • Les simulations acoustiques non plus
  • Pas de deuxième HP ni de deuxième prise jack
  • Bruits parasites
  • Les HP galèrent sur certaines fréquences et à fort volume
  • Pas de notice papier (pourtant indispensable pour le tuner par exemple)

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