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interview
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Interview de Trace Foster

Letters from Trace
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Technicien guitare pour Joe Perry et travaillant actuellement avec Angus Young, Trace Foster est sans conteste un acteur prépondérant dans le milieu de la guitare rock. Guitariste du groupe Letters from Jett, Trace voue un véritable culte au matériel guitare vintage.

Rendez-vous est pris un lundi soir, sur Skype, Trace étant origi­naire de Nash­ville dans le Tennes­see. 

JB – Hello Trace ! Très heureux de te retrou­ver pour cette inter­view ! Je sais que tu étais en tour­née la semaine passée avec ton groupe, Letters from Jett. Peux-tu nous racon­ter briè­ve­ment cette tour­née après quelques mois d’in­ac­ti­vité ?

Trace – Hello JB ! Très content de faire ta connais­sance et de réali­ser cette inter­view pour Audio­fan­zine. Nous n’avions pas joué depuis quatre mois avec le groupe, c’était super de pouvoir monter à nouveau sur scène ! On a égale­ment tourné un clip en Floride, donc on en a profité pour donner deux concerts là-bas. La réac­tion du public était énorme, les gens sont venus et n’étaient pas aussi effrayés que ce que je crai­gnais, donc tout allait bien [rires]. J’ha­bite à Nash­ville et ici, les gens montrent leur envie de reprendre une acti­vité normale. Mais à part cette petite tour­née d’une semaine, nos prochains gros évène­ments sont en avril prochain…

Trace and Joe LasVegas 2012JB – Ici aussi la situa­tion pour le milieu de la culture est assez incer­tai­ne… Trace, rentrons dans le vif du sujet. Est-ce que ton expé­rience de tech­ni­cien guitare t’a aidé à choi­sir un certain type de maté­riel spéci­fique à tes besoins ?

Trace – Tu sais c’est marrant, je suis beau­coup plus critique pour moi-même [rires]. Quand je travaillais avec Joe Perry, connais­sant par cœur les enre­gis­tre­ments d’Ae­ros­mith, je savais exac­te­ment comment il devait sonner. Mais pour moi, je suis en perpé­tuelle recherche, je ne suis jamais satis­fait [rires]. Je suis égale­ment produc­teur de disques, et quand j’en­re­gistre je suis égale­ment très critique. On me dit souvent « ça sonne bien ! » ce à quoi je réponds « non ; pas encore ». Je suis un grand perfec­tion­niste. Tu joues de la guitare toi ? Quels styles tu aimes abor­der ?

JB – Oui bien sûr ; j’aime jouer de tout, des intrus de rap aux gros riffs de métal en passant par de la funk. J’aime jouer ce que j’aime écou­ter en fait, sans limites de style.

Trace – Génial ! C’est un super moyen pour progres­ser et se faire plai­sir. J’ai moi-même emprunté à chaque musi­cien avec qui j’ai travaillé. Tu ne peux pas vrai­ment t’en empê­cher quand c’est autour de toi tout le temps. C’est aussi pour ça que j’aime bosser avec d’ex­cel­lents guita­ristes plutôt qu’avec des tocards [rires]. 

JB – Oui j’ima­gine que cela doit être très inspi­rant d’être en coulisses à un concert d’AC/DC, regar­der Angus danser dans tous les sens avec sa SG !

Trace – Des fois j’y pense pendant le concert. Tu sais, je suis à 2 mètres de la scène donc ça m’ar­rive de jeter un œil au public et de me dire « j’au­rais jamais imaginé en 1978, quand je les ai vus pour la première fois, avec Bon Scott donc, que je serais là où je suis main­te­nant ». J’ai souvent l’im­pres­sion de ne pas avoir accom­pli grand chose dans ma vie. Mais en regar­dant dans le rétro, je me dis que j’ai quand même fait beau­coup [rires].

JB – Ah oui, c’est certain !

Trace – Mais je veux en faire encore plus ! Je ne souhaite pas m’ar­rê­ter, il y a une liste de musi­ciens avec qui j’ai­me­rais travailler avant de prendre ma retraite, on verra. Mais Angus… c’est juste l’un des meilleurs. Ce mec est telle­ment bon et telle­ment sympa ! Super guita­riste mais égale­ment un être humain en or. Tous les membres du groupe sont d’ailleurs des gens formi­dables et ça se sait. Je n’ai jamais entendu personne dire du mal d’eux.

SoundCheck 2014JB – Peux-tu nous en dire davan­tage sur les amplis que tu utilises et la façon dont tu les utilises ?

Trace – Je suis un « Marshall guy » évidem­ment. Pour ce qui est de l’ampli­fi­ca­tion, je suis très old school, j’aime les amplis et le matos vintage. J’ai toujours l’im­pres­sion qu’au fil du temps on s’est éloi­gné petit à petit du « bon son » seule­ment pour pouvoir produire plus, plus vite et moins cher. Ça me rappelle l’époque où je bossais avec Melissa Ethe­ridge, j’étais tech­ni­cien guitare mais aussi clavie­riste et guita­riste sur scène pendant plus de dix ans avec elle ! Un soir, Paul Reed Smith est venu à un concert, il m’avait fait une guitare Custom dans les années 90, à l’époque où ses guitares valaient $8 000. Main­te­nant, tout le monde a une PRS ! À l’époque c’était une sorte de « boy’s club », c’était un peu comme avoir une Ferrari. De nos jours, tout le monde joue là-dessus, avec l’ar­ri­vée des modèle SE notam­ment. C’est quelque chose que je comprends, bien sûr, mais je ne peux pas m’em­pê­cher de me sentir un peu trompé parce que la mienne est vrai­ment folle ! Elle possède l’une des dernières touches en palis­sandre brési­lien ! Le sustain est dingue, je suis certain qu’elle est encore en train de tenir la note dans son étui [rires]. C’est un peu pareil avec Marshall qui construi­sait à l’époque les meilleurs amplis du monde et qui sont partis dans une autre direc­tion. Je me sens toujours trompé quand une marque change de philo­so­phie pour produire quelque chose de moins bien. Tu m’as rassuré en me parlant du Marshall Studio Vintage [rires]. Si tu as l’oc­ca­sion d’al­ler visi­ter l’usine et le musée Marshall, n’hé­site pas c’est juste incroyable de voir des pièces de collec­tion comme le premier JTM45 !

JB – Tu as la chance de travailler quoti­dien­ne­ment avec des pièces de musée juste­ment… 

Trace – Oui c’est vrai, ça rend presque fou au bout d’un moment telle­ment c’est incroyable. Avec AC/DC par exemple, on a soixante-quatre têtes d’am­pli avec nous sur la route, on en utilise telle­ment tous les soirs ! Et ce sont tous des amplis vintage. Angus me disait l’autre jour que c’est Malcolm qui les choi­sis­sait. Il avait une oreille remarquable ; il n’avait qu’à jouer l’am­pli quelques secondes pour savoir s’il était bon ou pas. Ce genre de groupe joue encore sur le même matos qu’à l’époque de toute façon, personne ne souhaite se défaire de tels amplis. Ce genre d’am­plis avoi­sine les $25 000 en plus [rires]. 

JB – J’ai pu consta­ter lors du Rig Rundown que tu as tourné avec nos collègues de Premier Guitar quand tu travaillais avec Joe Perry, qu’il utili­sait de nombreuses pédales. Peux-tu nous en dire plus ?

Trace – Je rece­vais tous les jours de très nombreux coups de fil de la part de fabri­cants qui voulaient m’en­voyer leurs pédales pour que Joe les utilise. Je leur répon­dais très simple­ment qu’il fallait qu’ils envoient trois exem­plaires de la pédale : une pour moi, une pour le studio et une pour les tour­nées. Je leur préci­sais aussi que si je n’ai­mais pas la pédale, je ne la ferai même pas passer à Joe. Je pensais que cela me permet­trait de ne pas être trop solli­cité, mais je me trom­pais [rires]. Il y a deux semaines, j’ai donné envi­ron cent-vingt pédales que j’avais et qui s’em­pi­laient dans mon studio. En vieillis­sant j’ai arrêté d’ache­ter trop de matos. Il y avait de bonnes pédales que Joe a utili­sées évidem­ment, mais au bout d’un moment ça devient flip­pant, il y en a trop. Les situa­tions les plus cocasses regrou­paient des gens qui m’ap­pe­laient pour que Joe entende l’am­pli qu’ils avaient fabriqué. Alors je leur demande « pourquoi pas, ça sonne comment ? » J’avais souvent comme réponses « comme un Marshall Plexi ! » Alors je répon­dais très genti­ment « Non merci, Joe a déjà ce type de son ». Par contre, si je rece­vais un coup de fil avec quelqu’un me disant  « ça sonne comme rien de ce que tu as pu entendre aupa­ra­vant », je pensais immé­dia­te­ment  « ok, tu peux nous en livrer un camion ? » [rires].

Trace's pedalboardJB – En parlant de Joe Perry, j’ai pu voir dans le Rig Rundown qu’il jouait sur énor­mé­ment de maté­riel et qu’il utili­sait litté­ra­le­ment tous les modèles de lampes de puis­sance exis­tantes et toutes les tailles de haut-parleurs exis­tantes. C’est fou, comment parve­nais-tu à harmo­ni­ser le tout ?

Trace – Bonne ques­tion, d’au­tant qu’il joue sur tout en même temps ! J’ai eu à faire quatre ou cinq Rigs complets avec Joe. Je déve­lop­pais l’en­semble sans qu’il sache réel­le­ment ce que je faisais. Il décou­vrait souvent mon travail le soir du premier concert ou au mieux en répé­ti­tion. Il me faisait confiance à ce point et me deman­dait souvent « C’est quoi cet ampli ?! » parce qu’il est très curieux. J’ai eu la chance d’avoir le premier proto­type d’am­pli Morris, le premier proto­type de chez Fried­man égale­ment. Je connais Dave Fried­man depuis trente-cinq ans, j’avais son ampli person­nel en tour­née, il m’avait dit qu’il n’était même pas certain qu’il fonc­tionne correc­te­ment. Du coup Joe disait : « j’ai un Morris Fried­man » parce qu’il trou­vait que ça faisait nom d’avo­cat [rires]. C’est aussi pour ça que je suis embau­ché sur de tels travaux. Les personnes du milieu savent de quoi je suis capable, je suis passionné et ai une bonne oreille, depuis très long­temps. Quand j’étais gosse, je m’amu­sais avec un petit enre­gis­treur Fostex 4tracks. Je me souviens qu’on perdait tous les aigus quand on couchait le projet sur cassette, alors j’en­re­gis­trais avec plus d’ai­gus que de raison pour que le son final soit correct. J’ai déve­loppé mon oreille et mes capa­ci­tés guita­ris­tiques sans vrai­ment en avoir conscience et je n’ai jamais cher­ché à faire ce métier [rires].

JB – Tu t’es confronté à deux concep­tions très diffé­rentes en termes de maté­riel. Joe Perry avec toutes les combi­nai­sons possibles et imagi­nables de hauts-parleurs et lampes de puis­sance et Angus Young avec un ampli, un type de haut-parleur et un son. Quel a été le plus diffi­cile à mettre en place ?

Trace – Le set-up d’An­gus est de loin le plus diffi­cile à faire fonc­tion­ner de manière quoti­dienne. Il y a tant de compo­santes dans le son qui doivent être là comme les harmo­niques sur scène qui sont capi­taux ! Le larsen pour le son d’An­gus doit être tota­le­ment maîtrisé et foca­lisé sur une fréquence bien précise. Il doit y avoir un harmo­nique aigu et un harmo­nique dans les basses qui four­nit ce gron­de­ment si carac­té­ris­tique. C’est ce larsen si parfait qui fera qu’An­gus sera à l’aise sur scène. C’est un résul­tat très diffi­cile à atteindre d’au­tant qu’il faut recom­men­cer tout le proces­sus à chaque chan­ge­ment de lieu, donc à chaque concert ou presque. On met une jour­née complète à instal­ler tout le maté­riel guitare pour AC/DC parce qu’il faut que ce son soit parfait mais égale­ment qu’il fonc­tionne sur toute la surface de la scène. Mais quand on a atteint le son, c’est extra­or­di­naire. Et je le vois aux réac­tions d’An­gus, à son jeu. Quand il tient la note avec expres­sion, qu’il sent tout son corps vibrer, je sais que j’ai fait du bon boulot. Parce qu’en plus, ces gars-là ne font pas de sound­check donc si je faisais quelque chose de mal, crois-moi j’en enten­drais parler [rires]. 

JB – Je sais qu’une des compo­santes essen­tielles du son d’An­gus est la tour Schaf­fer Replica de chez Solo Dallas. Je crois même qu’il a été un des premiers à utili­ser le système sans-fil à l’époque. Peux-tu nous donner quelques préci­sions à ce sujet ?

Trace – Angus a effec­ti­ve­ment été un des premiers guita­ristes à utili­ser le système sans fil Schaf­fer–­Vega diver­sity system conçu autour de 1975–1976. Le secret du son d’AC/DC est le volume. Ce n’est pas de la distor­sion venant d’une pédale, c’est de la distor­sion liée au volume. Et on ne peut pas être dans une petite pièce avec ce genre d’am­plis, ça te rendrait sourd direc­te­ment. C’est comme ça qu’on a le son AC/DC. La tour Solo Dallas Schaf­fer Replica ajoute une toute petite touche de gain, un peu comme si on avait mis un préam­pli avant d’at­taquer le Marshall. La philo­so­phie d’An­gus pour le maté­riel es très simple : si ça fonc­tionne, ne le change pas. Donc cette sorte de préam­pli fait partie inté­grante de son Rig depuis les années 70. Au départ, cette petite tour accom­pa­gnait le système sans-fil conçu par Ken Schaf­fer. Mais pour s’as­su­rer qu’il n’y avait aucune perte de signal, il a construit un préam­pli dans le récep­teur, qui booste légè­re­ment le signal. Comme tout préam­pli, le récep­teur du système sans-fil ajou­tait donc une certaine couleur au son qui est deve­nue rapi­de­ment indis­so­ciable du son d’An­gus. Mais il faut bien garder à l’es­prit que si ça fonc­tionne pour lui ne veut pas dire que ça fonc­tion­nera pour toi. Beau­coup de gens m’écrivent pour me dire « j’ai acheté le matos exact d’An­gus mais je n’ai pas le son ». Je leur réponds « non et tu ne l’au­ras jamais. » Tu pour­rais te bran­cher dans le Rig d’An­gus, tu ne sonne­ras pas comme Angus.

JB – Non, bien sûr, je sonne­rai comme moi qui joue sur le Rig d’An­gus.

Trace – Exac­te­ment. Tout est dans les doigts, le corps, le feeling.

Trace_Berlin_lastcheck_2014_06_09JB – Surtout avec un guita­riste comme Angus qui possède un toucher très spéci­fique et immé­dia­te­ment recon­nais­sable ! 

Trace – Il peut jouer litté­ra­le­ment vingt-trois morceaux sans avoir besoin d’ac­cor­der sa guitare. C’est dingue ! Je ne peux même pas finir un morceau sans être désac­cordé ! [rires] Son toucher est très parti­cu­lier, c’est quelque chose qui ne s’en­seigne pas. Ça me fait penser à Jeff Beck. La dernière fois que je suis allé le voir en concert, je suis parti. Le gars est un génie mais je ne comprends pas du tout comment il joue, comment il fait sonner sa Strat de cette manière ! J’y étais avec Greg Howard qui est le tech­ni­cien de Stevie Young (à l’époque, il bossait pour Brad Whit­ford alors que je bossais avec Joe Perry). Une expé­rience simi­laire m’est arri­vée la première fois que j’ai vu Randy Rhoads. On était allé au concert avec quelques-uns des meilleurs guita­ristes de Chicago, l’al­bum Bliz­zard Of Ozz n’était pas encore sorti, les gars ont joué trente minutes ! Et à un moment du concert, un des guita­ristes avec qui j’étais venu est simple­ment parti. Il ne compre­nait pas comment Randy obte­nait un tel son. J’ai eu la chance de voir Randy trois fois sur scène, et c’est vrai­ment mon préféré. 

JB – La première fois que j’ai vu AC/DC sur scène, ça a été un moment vrai­ment marquant aussi.

Trace – Oui ça ne m’étonne pas, ils sont fous. Leurs concerts sont presque des expé­riences reli­gieuses à part entière [rires]. Quand je vois des fans du groupe venir avec leurs enfants, égale­ment fans du groupe, je trouve ça telle­ment cool ! 

JB – Parlons un peu de matos ; j’ai vu que tu avais inté­gré quelques amplis Supro dans le Rig de Joe Perry. Que penses-tu de ces petits amplis ?

Trace – Le Black Magick est l’am­pli qu’a utilisé Jimmy Page sur le premier album de Led Zeppe­lin, c’est avéré, véri­fié, prouvé, ce n’est pas une légende. Sa forme très simple permet de traduire avec authen­ti­cité et pureté la person­na­lité du guita­riste qui se branche dedans. Ça me rappelle une expé­rience que j’ai eue avec un grand guita­riste pour qui je travaillais et dont je tairai le nom. Habi­tuel­le­ment il utilise tous ces effets en racks mais pour un petit concert sur un plateau de TV italienne, il a dû louer un AC-30 et je lui avais amené un mini-pedal­board avec seule­ment trois pédales. À la fin du concert, il se retourne vers moi et me dit « j’avais oublié à quel point c’était cool un AC-30 avec quelques pédales ! » Alors je lui demande « tu veux qu’on repense entiè­re­ment ton Rig ? » Et sa réponse a été « Pourquoi je ferais une chose pareille ? ». Les gens sont diffé­rents et fonc­tionnent diffé­rem­ment. Joe Perry par exemple souhaite avoir un ache­mi­ne­ment du signal le plus court possible tout en passant par de nombreux équi­pe­ments. Son jeu est très parti­cu­lier, tout comme son rôle dans Aeros­mith. Brad Whit­ford, qui a d’ailleurs joué avec mon groupe quelques temps, est un incroyable guita­riste. Je fais souvent une analo­gie en disant que Brad est l’ap­pa­reil à gâteau et Joe est le glaçage. [rires] Sans Brad, il n’y a pas de Joe. Je dis tout le temps que Joe est mon guita­riste préféré mais égale­ment celui que je déteste le plus, dans le même morceau. Il est capable de sortir une phrase démen­tielle et de jouer la suivante complè­te­ment à côté de la plaque. Il est juste passionné et j’adore ça. Un jour en studio, je lui fais comprendre qu’il doit réac­cor­der sa guitare et il me répond « t’inquiète, je ferai des bends pour être juste, je veux pas perdre le groove et le feeling que j’ai main­te­nant ». Très peu de guita­ristes de nos jours sont passion­nés à ce point.

JB – Oui ce sont deux écoles très diffé­rentes effec­ti­ve­ment. On voit que le jeu de Joe est très passionné et sert la musique quand on le voit jouer de nombreuses guitares très diffé­rentes. En as-tu déjà parlé avec lui ?

Trace – Oui je lui ai demandé il n’y a pas si long­temps d’ailleurs ! En fait, en commençant son appren­tis­sage de la guitare, il n’avait pas beau­coup de sous et n’avait qu’une seule guitare. En gran­dis­sant et en connais­sant le succès qu’il a rencon­tré avec Aeors­mith, il a pu s’of­frir les guitares dont il avait envie. Et il ne s’est pas vrai­ment retenu [rires]. Je me demande encore comment il passe d’un manche Gibson des années 50 type batte de base­ball à un manche de Tele­cas­ter des années 60, très fin. 

JB – Quand j’ai commencé la guitare, je n’y connais­sais rien en maté­riel. Je ne faisais donc pas vrai­ment atten­tion aux diffé­rences entre telle ou telle guitare vu que je ne connais­sais pas ces diffé­rences ; on n’y pense pas en fait quand on ne connaît pas les détails.

Trace – Exac­te­ment ! Un jour en studio, Joe avait bran­ché trois pédales et je lui dis « Tu fais quoi, elles sont pas dans le bon ordre ! » Il me répon­dit « Comment ça pas dans le bon ordre…? » Son delay n’était pas en fin de chaîne et cela pouvait poser problème. À la fin de la prise, j’ai remis les pédales dans le bon ordre, le son était presque iden­tique. Il ne réflé­chit pas à telle ou telle méthode, il joue à l’ins­tinct, et c’est la même chose pour ses guitares. À l’époque, il ache­tait des cordes de banjo parce qu’il ne trou­vait que ça ! Il jouait avec du tirant 007–038, c’est fou comme les guita­ristes s’adap­taient beau­coup plus à l’époque. De nos jours, tu feuillettes le cata­logue Ernie Ball et tu as des pages et des pages de réfé­rences diffé­rentes … 

JB – Oui les temps ont changé, la consom­ma­tion égale­ment. Les gens sont extrê­me­ment rensei­gnés et savent préci­sé­ment ce qu’ils veulent et pourquoi ils le veulent.

Trace – Ah ça oui, les temps ont changé. Je me revois encore à côté de la platine vinyle de mes parents en train de ralen­tir les enre­gis­tre­ments et d’ac­cor­der ma guitare plus bas pour essayer d’ap­prendre tel ou tel solo ! Il n’y avait que cette méthode avant inter­net, je passais mon temps à enle­ver et remettre le diamant sur le disque. Ça me prenait des semaines ! Comme les Beatles qui n’hé­si­taient pas à faire une heure et demie de bus parce qu’ils avaient entendu parler de tel gamin qui connais­sait un nouvel accord de guitare.

Trace's ampsJB – Reve­nons au présent et parlons un peu de ton maté­riel. Quel ampli utilises-tu ?

Trace – Avec mon groupe Letters from Jett on joue une sorte de South Rock, ambiance Lynyrd Skynyrd mais avec une touche Eagles et Tom Petty. Avant de rejoindre le groupe, je l’ai produit ; après les avoir enten­dus jouer trente secondes, j’ai compris que j’étais en face de quelque chose de costaud. Ils n’en avaient aucune idée, ils viennent d’une petite ville de l’Ar­kan­sas et ils jouaient pour se faire plai­sir, entre potes. J’ai donc immé­dia­te­ment accepté de produire leur premier album et c’est moi qui ai joué toutes les parties de guitare. Ils ont fini par virer leur guita­riste et m’of­frir la place dans le groupe. J’ai accepté de partir en tour­née en atten­dant de commen­cer à bosser avec Angus, et j’ai fina­le­ment joué sur toute la tour­née et sur le deuxième album du groupe ! En studio j’uti­lise beau­coup le Frac­tal Axe-Fx que j’en­voie dans un préam­pli Neve de 1964. J’ai beau­coup travaillé avec Frac­tal sur des réponses impul­sion­nelles. Les gens se demandent souvent pourquoi j’uti­lise un Frac­tal, moi, amou­reux du Vintage, posses­seur d’un Fender Bass­man de 1963. Je leur réponds simple­ment qu’il s’agit d’un outil formi­dable. Il faut vivre avec son temps [rires]. Neuf fois sur dix, quand je donne le choix aux guita­ristes que j’en­re­gistre entre quinze amplis diffé­rents et le Frac­tal à l’aveugle, ils choi­sissent le Frac­tal. Et en géné­ral, le son que j’ai sur le Frac­tal m’a demandé dix secondes de mani­pu­la­tion. Alors qu’un place­ment de micro devant une enceinte peut me deman­der plus d’une heure et demie ! En concert j’uti­lise l’am­pli que Simon Murton a réalisé pour moi. Simon s’oc­cupe à plein temps de la main­te­nance élec­tro­nique des amplis d’AC/DC et possède aussi sa propre marque, Skog. Il s’agit de mon ampli prin­ci­pal, un ampli qu’An­gus pour­rait jouer. Il possède un côté Marshall Plexi mais avec une légère couleur AC-30. Ma fille l’a ensuite peint ce qui lui confère un look vrai­ment origi­nal. J’ai aussi une tête Orange Over­drive et une tête Bogner en plus de mon super combo Magna­tone de 1956. En concert j’uti­lise cinq enceintes Marshall montées en Celes­tion Vintage 30. La tête Skog alimente deux enceintes et ma tête Divi­ded by 13 RSA23 alimente deux enceintes égale­ment. La dernière enceinte est alimen­tée par le Frac­tal. Je n’uti­lise pas beau­coup de pédales. J’ai la Nobels Over­drive Mini que j’adore pour son côté vintage. TC Elec­tro­nic est une marque que j’ai décou­verte et appré­ciée il y a un moment, j’uti­lise toujours leurs delay et réverbe en studio. J’ai même été l’un des premiers à faire des Tone Prints, avec Steve Stevens.

JB – Steve Stevens est vrai­ment un de mes guita­ristes préfé­rés, son nouveau groupe est énorme ! 

Trace – Abso­lu­ment ! J’ai fait une tour­née avec eux, je m’oc­cu­pais de Geezer Butler, bassiste du groupe. Ils sont tous adorables, on a passé de super moments !

JB – Trace, quelle est ta guitare de prédi­lec­tion ?

Trace – Je joue une vieille Les Paul Custom noire et une vieille Les Paul Sunburst Stan­dard. J’ai aussi une Tele­cas­ter de ’74 et une Gibson ES-339 Custom Shop qui est incroyable. Mon arse­nal compte égale­ment une Suhr Strat et quelques Duesen­berg dont une que je baptise Tita­nic. Il s’agit d’un proto­type que la marque m’a offert pour me remer­cier de leur avoir présenté Johnny Depp. L’his­toire de la 339 est marrante ; elle appar­te­nait à un produc­teur de disques qui avait besoin que je la répare. Dès le premier accord que j’ai joué dessus, j’ai compris qu’il me la fallait. Je l’ai tanné pendant des années pour qu’il me la vende, la guitare figu­rant sur tous les disques qu’il a enre­gis­trés, il y tenait énor­mé­ment. Jusqu’au jour où il m’ap­pelle pour m’an­non­cer qu’il la vend pour finan­cer un autre instru­ment. Je lui ai alors échangé la guitare contre un half-stack Mesa/Boogie, un Axe-Fx et une autre guitare. J’ai dû lui donner trois fois la valeur de la guitare avec tout ça [rires] mais ça valait le coup, je la voulais plus que tout. Quand j’ai posé les mains ou les yeux sur un type de maté­riel que je veux, la plupart du temps je suis obligé de l’ache­ter [rires]. 

JB – C’est pareil chez moi [rires] et ça pose souvent problème d’ailleurs ! Il y a des instru­ments vintage qui te font juste vibrer, et c’est compliqué de partir sans !

Trace – Abso­lu­ment ! Les arbres qui étaient abat­tus à l’époque pour construire les premières guitares élec­triques avaient déjà deux cents ans. Le bois était déjà vieux et bien sec, et ce sont des instru­ments qui, cinquante, soixante, soixante-dix après, sont vrai­ment merveilleux et très dyna­miques. Alors que de nos jours, les arbres sont plan­tés pour pous­ser plus vite qu’à la normale et ils sont abat­tus alors que le bois est encore humide. Je ne pense pas que des guitares que tu peux ache­ter aujour­d’hui vivront pendant soixante ou soixante-dix ans. On n’en­tend personne dire « J’ai une Strat de 2005, elle est super !! » [rires]. 

JB – Oui c’est vrai. J’ai eu la chance de jouer une Tele­cas­ter ’52 origi­nale, c’est effec­ti­ve­ment une expé­rience incroyable.

Trace – Ce sont des instru­ments abso­lu­ment géniaux. Je suis tombé un jour par hasard sur un mec qui possé­dait la Tele­cas­ter ’52 de Danny Gatton. On n’était pas certains de l’ori­gine de la guitare donc on a retiré le pick­guard à la recherche de numé­ros de série ou marques d’époque permet­tant de l’au­then­ti­fier. Une fois le pick­guard retiré, quelques média­tors de Danny Gatton firent leur appa­ri­tion, ils étaient passés sous le pick­guard et logeaient dans la cavité des micros. Il s’agis­sait de média­tors des années soixante-dix. Nous n’avons pas eu besoin d’al­ler plus loin pour authen­ti­fier cette guitare tota­le­ment légen­daire et incroya­ble­ment réson­nante. [rires]

Letters-From-Jett-at-the-Buddha-Rock-Club-11242019 (52 of 57)JB – Depuis combien de temps joues-tu de la guitare ?

Trace – J’ai cinquante-six ans, il paraît que je ne les fais pas. Je fais du sport tous les jours, je ne bois pas d’al­cool, je ne fume pas et je suis vegan. Je prends soin de moi, je trouve que c’est très impor­tant pour faire du bon boulot. Ça fait quarante-cinq ans que je joue, je devrais être le meilleur !! [rires] Mais j’en apprends tous les jours, je conti­nue à décou­vrir de nouveaux artistes qui m’ins­pirent et m’ouvrent de nouveaux hori­zons. J’ai trouvé un bouquin il y a trente-cinq ans qui s’ap­pelle Fret­board Road­maps qui m’a beau­coup appris sur les accords et leurs renver­se­ments. Avant ça, je ne jouais que des barrés, je pensais qu’il n’y avait que ça ! [rires]

JB – Oui c’est sûr, même des guita­ristes comme Joe ou Angus apprennent encore tous les jours bien qu’ils figurent au Panthéon des guita­ristes. 

Trace – Pour ces gars-là, c’est encore autre chose. Ils sont d’ex­cel­lents compo­si­teurs et s’ins­pirent de leur envi­ron­ne­ment, des ambiances dans lesquelles ils sont plon­gés et de leurs senti­ments. Ça abou­tit souvent à une bonne chan­son. Il faut mettre des senti­ments dans la musique. J’ai eu l’oc­ca­sion d’en­re­gis­trer des chan­teurs vrai­ment excel­lents mais inca­pables de chan­ter les chan­sons des autres, ils n’ar­ri­vaient pas à s’en­ga­ger suffi­sam­ment pour obte­nir un résul­tat satis­fai­sant pour moi. Pour la guitare c’est pareil, à chaque fois que j’at­trape le manche de ma Les Paul préfé­rée, c’est comme retrou­ver un vieil ami, ça créé des senti­ments et c’est très inspi­rant.

JB – Tu sembles réel­le­ment engagé dans ton métier et ta concep­tion de la musique est très orga­nique et sensible. C’est un parcours auquel tu te desti­nais ?

Trace – On a tous eu des groupes quand on était au lycée, toi aussi j’ima­gine. Au fil du temps, les collègues musi­ciens se posent, ont des enfants et embrassent une carrière loin de la musique. Moi j’ai jamais perdu l’en­vie et le plai­sir de jouer. Mais non, je ne l’ai pas choisi du tout, il fallait que je le fasse. Quand les gens me demandent comment j’en suis arrivé là, je leur réponds que je ne voulais pas faire ça du tout, au départ je jouais au base-ball et voulais deve­nir pro [rires]. Mais je ne pouvais pas m’ar­rê­ter de jouer de la musique. Quand j’étais en cours, j’y pensais tout le temps, en lisant Guitar Player Maga­zine au lieu de faire mes devoirs. Je perçois en te parlant que c’est égale­ment le cas pour toi [rires]. 

JB – Effec­ti­ve­ment ! [rires]Trace, parlons un peu de ton groupe, Letters from Jett. J’ai vrai­ment beau­coup aimé les deux albums. La produc­tion est super, le son de batte­rie m’a parti­cu­liè­re­ment enthou­siasmé.

Trace – Merci beau­coup ! C’est vrai qu’on a pas mal bossé sur le son, ça me fait plai­sir que tu l’aies remarqué. On veut faire des disques que tu puisses écou­ter en faisant autre chose, un peu comme musique d’ar­rière-plan qui rythme l’ac­ti­vité que tu fais en même temps, tout en étant présente et entraî­nante. On a voulu donner une ambiance vrai­ment typique du South Rock, avec un très joli son de guitare acous­tique. Le chan­teur joue de la folk et utilise des guitares Taka­mine qui sont vrai­ment géniales. On a utilisé aussi quelques Gibson J-45 pour cette couleur si typique et une douze-cordes Ovation. J’ai souvent tendance à en mettre partout, quitte à reti­rer des pistes plus tard [rires]. Je préfère avoir trop et ne pas tout utili­ser plutôt que de consta­ter qu’il me manque des éléments que j’au­rai dû enre­gis­trer. Le premier album du groupe est un des rares disques que j’ai produits dont je suis très fier et auquel je n’ai envie d’ap­por­ter aucune modi­fi­ca­tion. Mais on a passé huit mois complets dessus…

Letters-from-Jett-SWFL-Event-Center-08172019-30JB – Quel conseil donne­rais-tu aux jeunes guita­ristes pour choi­sir leur première ou deuxième guitare ?

Trace – Ça peut sembler évident, mais il faut jouer la guitare. Il faut sentir quelque chose se passer quand tu prends l’ins­tru­ment sur tes genoux et que tu joues avec. J’ai des guitares à $3 000 que je n’aime pas et une autre petite guitare à $50 que je n’ar­rive pas à lâcher telle­ment je l’adore [rires]. Il y a énor­mé­ment d’in­fos sur inter­net, sur abso­lu­ment tout, mais le plus impor­tant est de jouer l’ins­tru­ment et de se faire son propre avis, sa propre expé­rience. Je vois souvent des articles ou vidéos passer sur le son d’AC/DC avec telle ou telle pédale. Ça me fait de la peine et en même temps ça me passe au-dessus, parce qu’ef­fec­ti­ve­ment, qui peut s’of­frir une tête Marshall de 1972 … moi je peux [rires] mais ce n’est pas le cas de tout le monde ! C’est marrant, en gran­dis­sant, Aeros­mith et AC/DC étaient mes deux groupes préfé­rés ! Je me souviens du premier Boot­leg d’Ae­ros­mith que j’ai eu entre les mains, j’ai lu et appris par cœur tous les noms des personnes ayant parti­cipé au disque. Et main­te­nant, c’est mon nom qui figure sur les disques d’Ae­ros­mith, j’achète toujours les albums et je suis terri­ble­ment fier en voyant mon nom dessus ! [rires]

JB – Pour toi ça restera toujours la Les Paul de toute façon [rires]

Trace – Oui, c’est un instru­ment extra­or­di­naire qui m’a toujours beau­coup enthou­siasmé. Je joue souvent la ’59 de Joe Perry. Pour en avoir joué quelques-unes, celle de Joe est tout simple­ment hallu­ci­nante. De nombreux guita­ristes l’ont eue entre les mains et l’ont possé­dée, Slash en parti­cu­lier. Mais il connais­sait la valeur de cette Les Paul aux yeux de Joe Perry alors il lui a offert. Certai­ne­ment le plus beau cadeau qu’on puisse rece­voir, la guitare est vrai­ment folle. Quand on la fait bouger un peu, elle voyage dans un coffre fort gardé. Mais cela rejoint ce dont on parlait plus tôt, à cette époque, ils fabriquaient 600 guitares par an … aujour­d’hui on est en presque à 400 par jour [rires] !

JB – Trace, merci infi­ni­ment pour ce très agréable moment passé avec toi !

Trace – Merci à toi JB, ça m’a fait plai­sir, c’est toujours sympa de rencon­trer d’autres passion­nés de guitare et surtout qui font parta­ger cette passion au plus grand nombre ! Si vous passez par Nash­ville un jour avec Audio­fan­zine, n’hé­si­tez pas à venir me voir au studio [rires] !

JB – Avec grand plai­sir ! À bien­tôt !

Inter­view réali­sée les 22 et 23 juin 2020, un grand merci à Jean-Louis Duclaux pour le contact.

Auteur de l'article Hushman

Guitariste polyvalent, j'aime autant jouer des cocottes funk que des gros riffs en Drop C, en passant par des morceaux des Stones ou encore du Jazz Manouche. Passionné de matos guitare depuis que j'ai posé mes doigts sur le manche de ma première guitare, je suis également technicien du son et enregistre et produis quelques morceaux dans différents styles (blues, soul, techno ...)


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Guitariste polyvalent, j'aime autant jouer des cocottes funk que des gros riffs en Drop C, en passant par des morceaux des Stones ou encore du Jazz Manouche. Passionné de matos guitare depuis que j'ai posé mes doigts sur le manche de ma première guitare, je suis également technicien du son et enregistre et produis quelques morceaux dans différents styles (blues, soul, techno ...)

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