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Antelope Audio Orion Studio
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Test Antelope Audio Orion Studio

Interface audionumérique Thunderbolt de la marque Antelope Audio

Prix public : 2 790 € TTC
L’antilope toutes options
8/10
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Il y a deux ans et demi, Antelope débarquait sur le marché surpeuplé des interfaces audio numériques, fort de son expérience dans le domaine des horloges numériques. L’Orion 32 nous avait convaincus avec sa connectique très complète et ses performances audio haut de gamme, mais il lui manquait quelques fonctionnalités (DSP, section monitoring, préamplis) pour devenir l’arme ultime du home-studiste. Heureusement, le constructeur à l'antilope ne s’est pas démonté et récidive avec l’Orion Studio qui semble bien réunir tous les arguments pour devenir le couteau suisse tant attendu. Retour gagnant ?

Entre les sorties de l’Orion 32 origi­nale et l’Orion Studio qui nous inté­resse aujour­d’hui, Ante­lope ne s’est pas tourné les pouces et a présenté en 2014 la Zen Studio, une autre inter­face audio un peu moins onéreuse (mais tout de même autour des 2500 €), dispo­sant de moins d’en­trées et sorties mais profi­tant de quelques avan­cées comme des trai­te­ments internes (DSP) et des préam­plis inté­grés. Pour le coup, elle nous a semblé bien plus complète que l’Orion 32, même si nous avons regretté le format étrange (un semblant de rack) et le manque de présets.

Une super Zen ?

À première vue, l’Orion Studio est d’ailleurs peut-être plus proche de la Zen Studio que de L’Orion 32, car elles partagent le même écran, les mêmes boutons et enco­deur rota­tif, et les 4 mêmes entrées combos XLR/Jack 6,35 mm en face avant. En revanche, Ante­lope est retourné sur le bon vieux format Rack pour l’Orion Studio, et ce n’est peut-être pas plus mal… Fina­le­ment, n’au­rait-on pas devant nous une « super » Zen Studio ? C’est ce que nous allons voir tout de suite…

Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 1

Lors de l’an­nonce au dernier AES, bon nombre d’entre nous étaient esto­maqués par les spéci­fi­ca­tions de cette Orion Studio. Et pour cause, l’in­ter­face d’An­te­lope promet énor­mé­ment de choses, à commen­cer par 12 préam­plis micro (comme sa petite sœur Zen Studio), des connec­teurs Thun­der­bolt et USB, un DSP et des trai­te­ments internes (EQ, compres­seur et simu­la­teur d’am­plis), deux sorties casques, un micro pour le talk­back, deux sorties pour le ream­ping, 16 canaux ADAT, 20 sorties analo­giques, du Word­clo­ck… Vous l’au­rez compris, cette Orion Studio se veut très complète.

À l’avant, nous retrou­vons les 4 connec­teurs combo XLR/jack 6,35 mm permet­tant de bran­cher des micros, des sources au niveau ligne ou encore des instru­ments (guitare, basse…). Les 8 autres entrées micro/ligne sont situées à l’ar­rière, à l’ins­tar de la Zen Studio. On retrouve d’ailleurs le même écran doté d’une réso­lu­tion toujours aussi confor­table permet­tant d’af­fi­cher les niveaux de 32 canaux.

Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 2

Côté ergo­no­mie, on profite des 6 boutons dispo­sés à droite et gauche de l’écran, permet­tant d’ajus­ter les gains des entrées, les volumes des deux sorties enceintes et des deux sorties casques (via l’unique gros enco­deur rota­tif), mais aussi d’ac­cé­der aux menus System et Control afin de modi­fier pas mal de para­mètres internes de l’in­ter­face, direc­te­ment en façade. Ajou­tez à cela un bouton pour acti­ver le talk­back (avec le petit micro asso­cié), et vous obte­nez une inter­face permet­tant de faire pas mal de choses sans toucher à votre clavier ou souris. On regret­tera juste le fait que les sorties casques n’aient pas un potard de volume indi­vi­duel, elles parta­ge­ront l’en­co­deur rota­tif avec vos paires d’en­ceintes et vous devrez parfois cliquer plusieurs fois sur l’en­co­deur ou un bouton avant de pouvoir régler le bon volume. C’est toujours un peu cris­pant, surtout quand le volume est trop fort et que l’on veut le bais­ser rapi­de­ment, par exemple. On termine le tour de la face avant avec les deux sorties pour le ream­ping, une excel­lente idée reprise de l’Apogee Ensemble (tout comme le talk­back en façade, d’ailleurs).

Antelope Audio Orion Studio : orionstudioback

À l’ar­rière, il y a du monde, avec les 4 connec­teurs TOSlink pour l’ADAT, les 8 combo XLR/Jack TRS pour les entrées analo­giques, les 4 sorties moni­teurs en jack TRS, les deux BNC pour le Word­clock, les deux RCA pour le S/PDIF, les connec­teurs USB et Thun­der­bolt, et enfin les deux gros connec­teurs DB25 pour les 16 (!) sorties analo­giques. À noter que l’ali­men­ta­tion est externe et que le bouton de mise sous tension situé à l’avant n’éteint pas complè­te­ment l’in­ter­face, il l’a met juste en veille. Il faut quand même signa­ler que le mode USB 2 n’offre pas autant de canaux que le mode Thun­der­bolt, ce qui est un peu dommage, surtout quand l’USB 3 est possible et dispo­nible chez pas mal de concur­rents…

Monde virtuel

Pour la partie logi­cielle de l’in­ter­face, nous avons décidé de faire une vidéo commen­tée, cela vous permet­tra de vous rendre compte plus faci­le­ment de l’er­go­no­mie et des fonc­tion­na­li­tés dispo­nibles. Nous y faisons le tour du routing, de la table de mixage virtuelle, des trai­te­ments d’in­serts (EQ, compres­seur, mais aussi simu­la­teur d’am­plis), de la réverbe et des diffé­rents para­mètres internes.

 

Bench­mark

En USB, avec la mémoire tampon réglée au mini­mum (32 échan­tillons), nous avons obtenu une latence de 3,67 ms en entrée et 2,93 ms en sortie (en 44,1 kHz). En Thun­der­bolt, la latence est bien moindre avec 1,97 ms en entrée et 1,11 ms en sortie (toujours en 44,1 kHz), soit de très bons résul­tats.

Afin de tester l’in­ter­face, nous avons fait des bench­marks avec notre APx515 d’Au­dio Preci­sion, et nous allons pouvoir compa­rer les résul­tats à ceux obte­nus avec les inter­faces précé­dem­ment testées.

Voici les résul­tats avec les niveaux lignes, en 96 kHz :

Antelope Audio Orion Studio : Deviation Line

Avec une dévia­tion de ±0,037 dB, l’Orion Studio se place plutôt bien par rapport aux dernières inter­faces testées. Légè­re­ment en dessous de l’Apollo 8 d’Uni­ver­sal Audio (±0,019 dB) et de la Baby­face Pro de RME (±0,021 dB) qui restent les meilleures dans le domaine, mais un peu au-dessus des Fire­face 802 (±0,063 dB) et Metric Halo ULN-8 (±0,06 dB). On peut donc dire que c’est un très bon résul­tat, les conver­tis­seurs sont assu­ré­ment très trans­pa­rents.

Antelope Audio Orion Studio : THD line

Côté distor­sion, c’est aussi très bien avec des résul­tats toujours situés en dessous des 0,004 %, peu importe la fréquence. Encore une fois un peu en dessous de l’Apollo 8 (moins de 0,002 %) et un peu mieux que la Fire­face 802 (moins de 0,005 %). Les résul­tats sont donc tout à fait satis­fai­sants, l’Orion Studio restant à chaque fois dans le pelo­ton de tête.

Antelope Audio Orion Studio : Deviation Mic
Antelope Audio Orion Studio : THD Mic

Avec le gain réglé sur 34 dB, la dévia­tion grimpe légè­re­ment jusqu’à ±0,060 dB, ce qui reste très raison­nable, même si elle commence à se faire un peu distan­cer par les meilleures (la Baby­face Pro reste à ±0,023 dB). Rappe­lons tout de même que l’on parle de quelques centièmes de dB, ce qui reste imper­cep­tible à l’oreille… La distor­sion quant à elle ne bouge pas du tout et reste très faible, ce qui est un très bon point.

Les préam­plis contrô­lés numé­rique­ment offrent une bonne réserve de gain (65 dB) tout en restant silen­cieux, avec un rapport signal/bruit de 104 dB.

L’Orion Studio offre donc de meilleures perfor­mances que la Zen Studio du même construc­teur, notam­ment au niveau de la dévia­tion, et reste dans le groupe des meilleures inter­faces que nous avons testées sur Audio­fan­zine.

Conclu­sion

Même si quelques défauts subsistent, l’Orion Studio reste assez impres­sion­nante. Le nombre d’en­trées/sorties est assez énorme, que ce soit en analo­gique ou en numé­rique, et les perfor­mances audio sont au rendez-vous, tant au niveau des préam­plis que des conver­tis­seurs. Nous avons aimé avoir un talk­back inté­gré, le fait de pouvoir choi­sir entre USB et Thun­der­bolt, les sorties ream­ping et les inserts. D’un point de vue hard­ware, nous aurions préféré avoir des potards de volume dédiés aux sorties casques et un connec­teur USB 3 pour pouvoir gérer autant de canaux qu’en Thun­der­bolt. Côté soft­ware, ce n’est pas non plus parfait, avec une limi­ta­tion à 4 tables de mixage virtuelles alors que l’on dispose de 16 sorties analo­giques, une renom­mage des entrées/sorties peu lisible ou encore un bouquet de trai­te­ments encore un peu maigre (un LA2A ou un 1176 ?). Ante­lope a encore un petit peu de travail pour nous propo­ser l’in­ter­face audio parfaite, mais s’ils conti­nuent d’amé­lio­rer leurs produits comme ils le font depuis main­te­nant plus de deux ans, cela devrait arri­ver bien assez tôt.

  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 1
  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 2
  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 3
  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 4
  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 5
  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 6
  • Antelope Audio Orion Studio : Antelope Orion Studio 7
  • Antelope Audio Orion Studio : orionstudioback
  • Antelope Audio Orion Studio : Deviation Mic
  • Antelope Audio Orion Studio : Deviation Line
  • Antelope Audio Orion Studio : THD line
  • Antelope Audio Orion Studio : THD Mic

 

8/10
Points forts
  • 12 préamplis micro
  • 4 entrées instruments
  • Des traitements internes (réverbe, EQ, compresseur)
  • Des simulateurs d’amplis de guitare
  • 16 E/S ADAT
  • 16 sorties analogiques
  • 2 sorties pour du reamping
  • USB et Thunderbolt
  • Deux inserts
  • Des convertisseurs transparents
  • Des préamplis neutres, silencieux et puissants
  • Routing simple et complet
  • Gestion du talkback
  • Deux sorties moniteurs
  • Deux sorties casques indépendantes
  • Bonne latence en Thunderbolt
Points faibles
  • 4 mixes seulement pour 16 sorties analogiques
  • Pourquoi 24 et pas 32 canaux en USB 3 ?
  • Renommage dans le routing illisible
  • On aurait aimé avoir des potards séparés pour les sorties casques
  • Pourquoi pas un petit compresseur vintage aussi ?
Auteur de l'article Red Led

Je suis rentré dans la musique par la rosace d'une guitare classique et depuis, j'essaie d'en sortir sans trop de conviction.


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Auteur de l'article Red Led

Je suis rentré dans la musique par la rosace d'une guitare classique et depuis, j'essaie d'en sortir sans trop de conviction.

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