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Korg GrandStage 73
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Test Korg GrandStage 73

Piano numérique de la marque Korg appartenant à la série GrandStage

Grand son pour grande scène
8/10
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Avec l’équivalent de 32 Go de samples internes, le GrandStage permet d’emmener sur scène cinq des plus mythiques pianos acoustiques, laissant même un peu de place pour les autres claviers et le reste de l’orchestre…

La rentrée est déci­dé­ment riche en nouveau­tés pour les claviers élec­tro­niques. Il y en a pour tout le monde : synthés analo­giques, modules numé­riques, BAR, sampleurs et claviers de scène… Alors que Nord vient d’ou­vrir le bal avec l’ex­cellent Nord Stage 3 placé tout en haut de la gamme, Korg propose sa propre vision du clavier de scène. Loin du SV-1 avec son look rétro et ses multiples commandes, le Grand­Stage tranche radi­ca­le­ment, avec un style épuré chic. Pour nous accom­pa­gner lors de ce test, Romain Frati alias Le Groove (merci Lydie !), profes­seur de piano, compo­si­teur de musiques de films (fina­liste 2017 du concours inter­na­tio­nal de musique de film Marvin Hamlisch à Washing­ton), arran­geur, membre de deux duos (Canto, réper­toire lyrique ; Stent, jazz contem­po­rain) et pianiste à l’Or­chestre Natio­nal de Lorraine. Autre­ment dit, le piano sous toutes ses formes, sur scène ou en studio, il connait ! Son site : www.romain­frati.com. On lui doit les extraits sonores de ce test numé­ro­tés de 01 à 09, faits sans échauf­fe­ment, en impro totale et en une prise, en chan­geant les programmes à la volée tout en discu­tant sur la machine. Les seize extraits suivants sont les enre­gis­tre­ments audio directs des démos internes Korg. Et main­te­nant, place au spec­tacle …

Scène de ménage

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Nous avons testé le Grand­Stage en version de 73 touches (Mi-Mi), équi­pée d’un clavier dyna­mique RH3, toucher lourd à action pondé­rée (plus lourd dans les graves que dans les aigus). L’ins­tru­ment existe égale­ment en version de 88 touches (La-Do), la largeur passant de 110 à 131 cm et le poids de 17 à 20 kg. Il y a un réglage continu en façade pour la réponse à la dyna­mique, mais le clavier ne trans­met pas l’af­ter­touch. Romain appré­cie d’em­blée le toucher, qu’il trouve rassu­rant, même si plus léger qu’un toucher de piano de concert. Le rebond est bien repro­duit (il faut des répé­ti­tions très rapides pour le plan­ter) et le poids bien équi­li­bré. On peut peser sur ce clavier, y compris avec les mains déjà posées sur les touches. Frap­per en partant au-dessus des touches apporte une bonne réserve dyna­mique supplé­men­taire, c’est bon signe. De même, l’ef­fet de demi-pédale est bien rendu, mais il faut ici être plus précis qu’avec un piano acous­tique.

Le Grand­Stage est un magni­fique instru­ment, doté d’une façade noire très soignée en alu brossé avec une partie striée, des lignes sobres, des commandes discrètes, un rétro-éclai­rage rouge profond et deux petits écrans OLED mono­chromes 124×24 très classes. Quand on dit commandes discrètes, on veut dire qu’il n’y en a vrai­ment pas beau­coup : deux molettes, deux inter­rup­teurs de modu­la­tion, dix rota­tifs (poten­tio­mètres, sélec­teurs ou enco­deurs selon le cas), trois curseurs linéaires, onze inter­rup­teurs dédiés et seize pastilles rondes rétro-éclai­rées pour appe­ler les réglages favo­ris. Les poten­tio­mètres et enco­deurs (lisses ou à détente) sont vissés et ne bronchent pas sur leur axe. Par contre, les minus­cules molettes et les flancs en plas­tique dénotent par rapport à l’ex­cel­lente qualité de construc­tion globale de la machine « Made in Japan », au choix des maté­riaux, au niveau de détail (y compris la bande de feutre rouge entre le clavier et la façade) ; très surpre­nant !

Mise en scène

Par rapport à un Nord Stage 3 couvert d’acné sur fond rouge vif, le Grand­Stage est aux anti­podes. Du coup, moins d’ac­cès direct aux sons, moins de possi­bi­li­tés d’ex­pres­sion en live (pas de tirettes harmo­niques, pas de section de synthé dédiée avec poten­tio­mètres et autres sélec­teurs), l’ac­cent est mis sur l’in­ter­pré­ta­tion au clavier, aux pédales et aux molettes.

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La prise en main n’en est que plus simple : on choi­sit un ou deux programmes grâce aux sélec­teurs de caté­go­ries et aux enco­deurs, on les empile ou on les sépare, on affine la réverbe ou le délai, on ajuste l’EQ et on dose la réponse du clavier en vélo­cité. Et voilà ! Ah si, on peut direc­te­ment trans­po­ser par demi-ton sur plus ou moins une octave (bouton dédié), program­mer un point de sépa­ra­tion, inter­ver­tir les sons de part et d’autre de ce point et bloquer les commandes de la façade pour éviter de modi­fier un son à l’insu de son plein gré un soir de première. Quand les réglages nous plaisent, on sauve­garde le tout dans une mémoire Favo­rite.

La connec­tique, sur la face arrière, est tout aussi épurée : on trouve des sorties audio gauche/droite au format XLR (avec isole­ment de la masse) doublées par une seconde paire de sorties au format jack 6,35 mm asymé­trique (hélas sortant le même signal final, il n’y a pas de sorties sépa­rées, alors que le clavier est bitim­bral), trois prises pour pédales (tenue, modu­la­tion, inter­rup­teur), une paire d’en­trée/sortie MIDI DIN, une prise USB de type A (pour connec­ter une mémoire de masse genre clé USB) et une prise USB de type B (pour le MIDI, mais pas l’au­dio). Un inter­rup­teur secteur et une borne IEC de 3 broches (alimen­ta­tion interne, merci !) complètent le tout. Ah, nous allions oublier le logo Korg rétro-éclairé, avec ajus­te­ment du contraste et de la couleur (diode arc-en-ciel) via le menu. Le Grand­Stage est livré avec un stand chromé spéci­fique, une pédale de tenue (simple, avec fonc­tion demi-pédale) et un pupitre (qui se fixe sur le panneau arrière).

Services géné­raux

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Nous avons vu que le Grand­Stage était orga­nisé en deux sections sonores indé­pen­dantes, qui ont d’ailleurs leurs commandes sépa­rées en façade : touche d’ac­ti­va­tion, poten­tio­mètre de niveau, sélec­tion par caté­go­rie (sélec­teur cerclé de diodes) et varia­tion (choix du programme parmi 500 presets non réins­crip­tibles), touche d’édi­tion (par pages de menu), écran OLED pour la visua­li­sa­tion des para­mè­tres… Les caté­go­ries varient par type d’ins­tru­ment, mais au final, on peut appe­ler les mêmes programmes dans les deux sections. Pour la section infé­rieure, dite « Ensemble », les huit caté­go­ries sont Strings, Brass, Synth, Lead, Bell/Guitar, Bass, SFX/Hit, Keyboards. Pour la section supé­rieure, dite Keyboards, les huit caté­go­ries sont Grand, Upright, EP RD, EP WL, EP SYN, Clavi­net, Organ, Ensemble. L’une conte­nant le nom de l’autre, il s’agit simple­ment d’une caté­go­ri­sa­tion diffé­rente des mêmes sons qui défilent dans le même ordre. On voit bien que la caté­go­rie infé­rieure prio­rise les familles d’ins­tru­ments d’en­sembles, alors que la caté­go­rie supé­rieure prio­rise les familles de claviers, d’où leur nom !

Pour produire les sons, le Grand­Stage utilise diffé­rents moteurs déve­lop­pés sur le Kronos : SGX-2 (pianos acous­tiques), EP-1 (claviers élec­triques vintage), CX-3 (orgues), AL-1 (modé­li­sa­tion analo­gique) et HD-1 (lecture d’échan­tillons), auxquels il ajoute deux moteurs d’orgue (Vox et Compact) tirés de la réédi­tion modé­li­sée du Vox Conti­nen­tal. Grosso modo, certains moteurs sont basés sur la lecture d’échan­tillons avec des arti­cu­la­tions en fonc­tion du jeu, d’autres sont de la modé­li­sa­tion pure. La Rom PCM tota­lise 19 Go compres­sés (équi­valent à 32 Go linéaires), dont 90% sont consa­crés aux pianos acous­tiques (moteur SGX-2), le reste étant utilisé par le lecteur de samples tradi­tion­nel (HD-1) et peut-être un poil en partie par les moteurs de pianos élec­triques (EP-1) et d’orgues (Vox, Compact). Les autres moteurs utilisent la seule modé­li­sa­tion.

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Chaque programme fait appel à l’un de ces moteurs et propose quelques para­mètres à ajus­ter en fonc­tion dudit programme et dudit moteur. On dit bien « quelques para­mètres éditables », parce que c’est très peu : volume, octave (+/-3), accor­dage, release, un à quatre para­mètres liés au programme sélec­tionné (et à son moteur), quatre contrô­leurs (deux molettes et deux switches) assi­gnés à des para­mètres suivant le programme sélec­tionné (et son moteur), envoi vers l’ef­fet global, réponse à la pédale de tenue… et c’est tout !

Nous avons vu que le Grand­Stage possé­dait deux sections sonores indé­pen­dantes. On peut les orga­ni­ser en mode simple (un programme), Split (deux programmes sépa­rés de part et d’autre d’un point program­mable) ou Layer (deux programmes empi­lés sur tout le clavier). En mode Split, on peut inter­ver­tir les deux sections avec la touche Swap. On peut doser l’en­voi de chaque section vers l’ef­fet de réverbe/délai global, le tout passant ensuite dans l’EQ final (cf. para­graphe dédié aux effets en fin de test). Les réglages de programmes et d’ef­fets sont mémo­ri­sés au sein d’une banque de 64 favo­ris réins­crip­tibles (32 pré-program­més d’usine) que l’on peut ensuite stocker sur clé USB en autant d’exem­plaires que la mémoire le permet, ce qui laisse de quoi voir venir vu le peu de para­mètres. Bon point dont nous parlons tout de suite, le Grand­Stage intègre une fonc­tion de tran­si­tion quasi inau­dible entre les programmes (SST), indis­pen­sable sur scène. Merci !

Pianos acous­tiques

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Avec le moteur SGX-2, le Grand­Stage embarque six multi-échan­tillons de pianos acous­tiques dont cinq pianos de concert pres­ti­gieux : Bech­stein D282, Stein­way de 9 pieds Model D, Yamaha C7 trois-quarts de queue, Bösen­dor­fer Impe­rial, Fazioli F-308 et un piano droit non docu­menté. Pour mémoire, le Kronos n’of­frait de base que le Model D et le C7, le Kronos 2 ayant ajouté le D282.

La poly­pho­nie est de 60 voix stéréo doubles (permet­tant de gérer 2 couches stéréo simul­ta­nées, les échan­tillons de réso­nance sympa­thique des cordes, le mode Una Corda et les bruits), parta­gée avec les autres moteurs (allo­ca­tion dyna­mique). Chaque piano repré­sente quatre à huit Go de samples stéréo, enre­gis­trés note par note en couches multiples (huit à douze), sans bouclage, avec des bruits de pédale, des samples pour la réso­nance sympa­thique et pour certains des samples utili­sant la pédale de sour­dine (Una Corda). Des versions échan­tillon­nées sépa­ré­ment en mono sont aussi présentes, pour répondre à la demande de certains profes­sion­nels de la scène.

L’écoute des diffé­rents programmes internes est toujours aussi impres­sion­nante : capture très soignée, son plein et réso­nant des basses aux aigus, médiums puis­sants, stéréo équi­li­brée, niveau de détail impec­cable. Le moteur SGX-2 permet l’ac­cès à certains para­mètres (4 à 8 suivant le programme sélec­tionné) parmi lesquels : réso­nance sympa­thique des cordes, bruits divers ou wah wah, tremolo, largeur stéréo ou réso­nance du corps, tona­lité, acti­va­tion d’un chorus ou flan­ger ou phaser ou compres­seur ou désac­cor­dage (piano bastringue). Romain, qui possède un Bech­stein de concert à la maison, appré­cie la qualité sonore, la variété des diffé­rents pianos de concert (le premier exemple audio enchaîne plusieurs pianos pour montrer les diffé­rentes couleurs sonores), la dyna­mique entre le jeu pianis­simo et fortis­simo : « ça colle bien avec la réponse du clavier », « ça me parle », « ils ont bien travaillé ! ». Pour notre part, nous avons beau­coup appré­cié la réponse en dyna­mique, accen­tuée par la qualité du clavier, la largeur stéréo, la présence et la tran­si­tion entre les couches sonores. S’ajoute au réalisme le fait que les échan­tillons sont captu­rés note par note et sans bouclage. A notre goût, nous sommes très au-dessus du Nord Stage 3 à ce niveau.

Grand­Stage 1audio 02 RF GP1
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  • Grand­Stage 1audio 02 RF GP1 01:09
  • Grand­Stage 1audio 03 RF GP2 01:11
  • Grand­Stage 1audio 04 RF UP 00:32
  • Grand­Stage 1audio 11 Stein­way D 01:02
  • Grand­Stage 1audio 13 Bech­stein D282 00:49
  • Grand­Stage 1audio 14 Bosen­dor­fer Impe­rial 00:43
  • Grand­Stage 1audio 15 Fazioli F308 00:56
  • Grand­Stage 1audio 16 Concert Mixed 02:03
  • Grand­Stage 1audio 17 Upright 00:36
  • Grand­Stage 1audio 09 RF Bass and Bos 01:35
  • Grand­Stage 1audio 12 Yamaha C7 and Pad 01:06
  • Grand­Stage 1audio 13 CP80 and AnaStrings 00:54

Claviers élec­triques

L’EP-1 permet au Grand­Stage de modé­li­ser 6 pianos élec­triques légen­daires : quatre modèles Tine de Fender Rhodes (MKIMKII, MKV et Dyno-My-Piano) et deux modèles Reed de Wurlit­zer (200 et 200A). La poly­pho­nie globale est de cent voix, parta­gées avec les autres moteurs (allo­ca­tion dyna­mique).

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Chaque modèle est composé d’un oscil­la­teur harmo­nique (pour le son tenu) et d’un oscil­la­teur de bruit (pour les parties attaque et relâ­che­ment). Dans un modèle Tine, la sortie des oscil­la­teurs passe dans un effet interne d’in­ser­tion, un simu­la­teur de préam­pli, des réglages de tona­lité, un vibrato et ampli, puis se jette dans l’EQ global. Dans un modèle Reed, on commence par le préam­pli, puis le vibrato, l’ef­fet d’in­ser­tion, l’am­pli, avant de rejoindre l’EQ. Le seul problème ici, c’est qu’on n’ac­cède à pratique­ment aucun de ces réglages, tout est dans le marbre. Adieu synthèse et modu­la­tions, le Grand­Stage n’est pas un Kronos ! Les effets d’in­ser­tion sont tota­le­ment liés au moteur ; il s’agit de modé­li­sa­tion de célèbres pédales vintage souvent utili­sées sur les pianos élec­triques : Small Stone Phase, Orange Phase, Black Phase, Vintage Chorus, Black Chorus, EP Chorus, Vintage Flan­ger, Red Comp et Vox Wah. Les para­mètres éditables sont là aussi déter­mi­nés par le programme : vitesse et profon­deur du chorus, vitesse et profon­deur ou réso­nance du phaser, satu­ra­tion d’am­pli, seuil et attaque du compres­seur, fréquence de coupure du filtre et sensi­bi­lité du wah wah…

Romain appré­cie parti­cu­liè­re­ment le réalisme des pianos élec­triques modé­li­sés. Ancien proprié­taire de MkII, il cherche la petite bête et guette la moindre faille : « Ils ont vrai­ment fait très fort ». Ses exemples sonores illus­trent bien l’am­pli­tude de la réponse dyna­mique des diffé­rents modèles sur toute la tessi­ture. Pour notre part, nous trou­vons la qualité sonore tout aussi excel­lente que sur le Kronos et de très loin ce qui se fait de mieux en matière de modé­li­sa­tion de pianos élec­triques vintage. Il y a beau­coup de détails dans la resti­tu­tion, de l’at­taque au relâ­che­ment, en passant par les bruits et satu­ra­tions ; les effets embel­lissent le réalisme sonore et collent parfai­te­ment aux ambiances recher­chées. Contrai­re­ment à la plupart des sons de pianos élec­triques échan­tillon­nés sur les instru­ments concur­rents, les tran­si­tions sont inau­dibles en matière de vélo­cité, de la plus faible à la plus forte. Concer­nant la tessi­ture, on peut déce­ler quelques petites varia­tions de timbre çà et là en tendant bien l’oreille, faisant appa­raître qu’il y a certai­ne­ment quelques échan­tillons à la clé, dans cette modé­li­sa­tion par ailleurs très réus­sie. Mais bon, on chipote !

Grand­Stage 1audio 05 RF MkI
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  • Grand­Stage 1audio 05 RF MkI 01:54
  • Grand­Stage 1audio 06 RF MkII 01:49
  • Grand­Stage 1audio 07 RF Dyno 01:24
  • Grand­Stage 1audio 08 RF 200A 00:46
  • Grand­Stage 1audio 11 Wurlit­zer 200A 00:39
  • Grand­Stage 1audio 12 Clavi­net Wah 00:20
  • Grand­Stage 1audio 14 FM EP 00:34
  • Grand­Stage 1audio 18 MkI Phased 00:31
  • Grand­Stage 1audio 19 MkI Tremolo 00:52
  • Grand­Stage 1audio 20 Dyno My Piano 00:28

Orgues modé­li­sés

GrandStage 2tof 12.JPG

Le Grand­Stage fait appel à trois moteurs distincts pour produire les sons d’orgue : CX-3 (qui modé­lise un Hammond B3), Vox (Vox Conti­nen­tal) et Compact (Farfisa Compact). La poly­pho­nie est de 128 voix pour le moteur CX-3 et 100 pour les moteurs Vox et Compact. Nous n’avons pas eu d’ex­pli­ca­tion concer­nant la poly­pho­nie infé­rieure des deux nouveaux modè­les… Comme toujours, les voix sont parta­gées avec les autres moteurs du Grand­Stage (allo­ca­tion dyna­mique). La modé­li­sa­tion de B3 est très musi­cale, on trouve en mémoire diffé­rents programmes de B3 repre­nant les réglages de grands stan­dards inter­na­tio­naux. Beau­coup de soin a été mis dans le rendu sonore, avec inter­ac­tion des roues (Leakage), satu­ra­tion de l’étage d’am­pli­fi­ca­tion, gestion des percus­sions et simu­la­tion de Leslie. Moins célèbre mais plus trans­por­table que le B3, le Vox Conti­nen­tal est présent sur bon nombre de tubes des années 60 et 70 (par exemple The House of the Rising Sun, version Animals). La resti­tu­tion offerte par le nouveau moteur sonore est tout à fait convain­cante, bien dans l’es­prit râpeux et aigre­let du modèle origi­nel, avec les effets de clic de tran­sis­tors bien rendus. Le Farfisa Compact a égale­ment eu ses aficio­na­dos dans les mêmes années avec un son plus fin et piquant. Moins recher­ché, avec un son formaté, il est plus présent ici pour l’his­toire ou l’anec­dote.

Les para­mètres éditables sont là aussi peu nombreux et encore une fois liés au programme sélec­tionné. Pour le CX-3, on peut citer le Leslie (vitesses, balance des rotors), le gain du préam­pli, l’ac­ti­va­tion du vibrato/chorus et l’ac­ti­va­tion de la percus­sion (para­mètres qui reviennent à chaque fois). Pour les modèles Vox et Compact, il s’agit surtout du contenu harmo­nique (brillance) et du vibrato (et un phaser sur l’un des programmes de Vox), c’est bien peu ! D’au­tant qu’il n’y a que huit programmes en tout couvrant ces deux derniers modèles. Comme nous l’avons déjà dit, la frus­tra­tion est de ne pas pouvoir accé­der préci­sé­ment au contenu harmo­nique du son, faute de tirettes ou d’in­ter­rup­teurs à bascule, qu’ils soient physiques, virtuels ou cachés dans un menu, alors qu’ils sont là, cachés quelque part dans le modèle. Rien non plus concer­nant le réglage précis des percus­sions, le Leakage ou l’âge du Capi­taine. Nada ! Après, est-ce qu’on achète un clavier lourd pour jouer de l’orgue comme un orga­niste ?

Grand­Stage 1audio 10 RF Church
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  • Grand­Stage 1audio 10 RF Church 01:18
  • Grand­Stage 1audio 16 Vox Conti­nen­tal 01:21
  • Grand­Stage 1audio 15 B3 and Bass 01:04

Synthé VA

Pour les sons de synthèse, rien de tel que le moteur AL-1 à modé­li­sa­tion analo­gique. Il offre 36 voix de poly­pho­nie, parta­gées avec les autres moteurs (allo­ca­tion dyna­mique). Voyons briè­ve­ment de quoi ce moteur, issu du Kronos, est consti­tué : on commence par deux oscil­la­teurs, un Sub et un géné­ra­teur de bruit. Le premier oscil­la­teur offre toutes les formes d’ondes clas­siques : dent de scie, impul­sion, triangle, double dent de scie, dents de scie désac­cor­dées et combi­nai­sons dent-de-scie/impul­sion, carrée/triangle avec morphing. Le second oscil­la­teur est presque iden­tique. Le sub-oscil­la­teur, une octave sous le premier oscil­la­teur, propose les ondes triangle ou carrée. Le moteur AL-1 sait simu­ler les fluc­tua­tions des VCO analo­giques. Les oscil­la­teurs peuvent inter­agir : modu­la­tion en anneau, FM et synchro. Leur mélange passe dans deux filtres multi­modes réso­nants à deux pôles combi­nés. En sortie, on trouve un ampli­fi­ca­teur stéréo avec drive et low boost pour salir le son. Pour modu­ler le tout, cinq enve­loppes très rapides, quatre LFO et une matrice de modu­la­tions AMS.

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C’est peut-être là que les amateurs de synthèse auront le plus de frus­tra­tion : comment tirer parti d’un moteur de synthèse aussi puis­sant avec huit para­mètres maxi­mum ? La plupart du temps, on accède au pitch bend, au vibrato sur la molette et au filtre (fréquence de coupure, réso­nance, action de l’en­ve­loppe). S’y ajoute parfois la possi­bi­lité d’ac­ti­ver d’autres para­mètres : detune, porta­mento, un effet d’in­ser­tion (chorus, flan­ger, délai, lo-fi, distor­sion, compres­seur), sans aucun réglage de temps ou quan­tité de modu­la­tion, mais juste une affaire de marche/arrêt… Au plan sonore, on a fort heureu­se­ment de nombreux programmes très bien faits à dispo­si­tion (cordes, cuivres, nappes, ensembles poly­pho­niques, basses, leads, effets spéciaux), inspi­rés de tubes inter­pla­né­taires et de diffé­rents courants musi­caux. Korg nous rappelle là qu’il sait faire des sons de synthés. Ce qui est clair, c’est que le Grand­Stage n’est pas un synthé, mais il souffre sur ce point de la compa­rai­son avec le Nord Stage 3 et sa section synthèse (et son tarif) plus musclée. Cela peut être suffi­sant pour une utili­sa­tion live géné­ra­liste, sauf si on aime touiller les poten­tio­mètres en live.

Lecture de samples

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Le reste des sons du Grand­Stage est produit par un lecteur d’échan­tillons simi­laire à celui du Kronos, le moteur HD-1. La poly­pho­nie est de 64 voix stéréo, parta­gées avec les autres moteurs (allo­ca­tion dyna­mique). Là aussi, on ne peut accé­der qu’à huit para­mètres parmi des centaines possibles, fixés par le construc­teur en fonc­tion du programme : le pitch bend, le vibrato ou le tremolo, l’at­taque ou le release d’en­ve­loppe de volume, le porta­mento, l’ac­ti­va­tion de d’ef­fet d’in­ser­tion présé­lec­tionné, la fréquence de coupure du filtre, la réso­nance, l’ac­tion de l’en­ve­loppe de filtre… Donc on ne touche pas aux couches sonores, on ne change pas les oscil­la­teurs, on ne choi­sit pas le type de filtre et on n’entre pas dans la matrice de modu­la­tion. Ce n’est même pas le niveau d’un bon vieux module GM des années 90… le public ciblé n’aura donc pas la possi­bi­lité de mettre les mains sous le capot !

Sur le plan des programmes dispo­nibles, on a une série de claviers complé­men­taires à ceux couverts par les moteurs EP-1 et CX-3 (Clavi­net capturé sur huit niveaux de vélo­cité décli­nés en versions AC/AD/BC/BD, CP80DX7, clave­cins, orgues d’église, accor­déons), des cordes acous­tiques (ensembles larges, ensembles de chambre, solo, avec diffé­rentes tech­niques de jeu), des chœurs (clas­siques, pop, jazz avec diffé­rentes voyelles), des sons de Mello­tron (cordes, voix, flûtes), des cuivres (sections, instru­ments solo, dans diffé­rents styles clas­siques/pop/jazz), des bois (quelques sections et des instru­ments solos), des guitares (acous­tiques, élec­triques avec diffé­rents trai­te­ments modé­li­sés, mais pas tant que cela au final), plein de basses (acous­tiques, élec­triques, synthé­tiques), un tas de cloches (natu­relles ou synthé­tiques, y compris marimba, vibra­phone et autres percus­sions accor­dées), des sons de synthèse (basses, cordes, cuivres, nappes, leads, avec des instru­ments phares de l’his­toire de la synthèse, complé­men­taires aux sons du moteur AL-1) et quelques effets spéciaux (pêches d’or­chestre, bruits…). Nous avons appré­cié les claviers élec­triques, les basses, les synthés et les cordes ; les chœurs et les cuivres sont conve­nables, les guitares assez moyennes. Diffi­cile de tout décrire, ce moteur vient conve­na­ble­ment couvrir des terri­toires sonores complé­men­taires à ses collègues, c’est ce qu’on lui demande avant tout.

Effets réduits

Korg équipe géné­ra­le­ment ses claviers d’ex­cel­lents et puis­sants effets. Sur le Grand­Stage, l’ex­cel­lence est là, mais pas l’édi­tion. Chaque programme dispose de deux effets d’in­ser­tion indé­pen­dants, fonc­tions du programme et de son moteur sonore. Nous avons déjà eu l’oc­ca­sion d’énu­mé­rer ces effets et leurs para­mètres asso­ciés, il n’y en a pas d’autres au stade du programme, tant pis pour ceux qui aiment ajus­ter en détail !

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Chaque programme est ensuite envoyé vers l’ef­fet global réverbe/délai, vrai­ment global pour le coup, c’est-à-dire commun aux deux programmes sonores quand on en utilise deux. Le niveau de départ est toute­fois ajus­table, ouf ! Les réglages sont on ne peut plus simplistes et se font direc­te­ment en façade : sélec­tion du type d’ef­fet (Hall, Stage, Room, Spring, Delay, Cross, Tape, Modu­la­tion), dosage de la profon­deur et réglage du temps via la touche Tap. La qualité est top niveau, les réverbes sont profondes et natu­relles, les délais bien maîtri­sés, rien à redire sur ce point. Le proces­seur utilise de nouveaux algo­rithmes de réver­bé­ra­tion, qui collent parfai­te­ment aux sono­ri­tés. On aurait toute­fois préféré dispo­ser de deux ensembles indé­pen­dants, histoire de pouvoir mettre un délai bien peau­finé sur un lead de synthé et une réverbe à ressorts sur un orgue… De même, davan­tage de possi­bi­li­tés d’édi­tion n’au­raient pas alourdi la prise en main de la machine ! Enfin, après la section de réverbe/délai, on trouve un EQ global de trois bandes avec bouton d’ac­ti­va­tion et trois curseurs dédiés pour les réglages en façade, le luxe ! 

Rela­tions très diplo­ma­tiques

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Le Grand­Stage est équipé d’une inter­face MIDI DIN et USB (type B). Cela lui permet d’émettre et rece­voir sur deux canaux simul­ta­nés : au programme, notes, chan­ge­ments de programmes, quelques CC (molettes, switches, pédale, volume, pano­ra­mique) et quelques Sysex (les décla­ra­tions de base, le volume et l’ac­cor­dage, mais pas les nombreux réglages internes, sons et effets, ni les dumps de la mémoire). Pour ces derniers, on raccor­dera une mémoire de masse forma­tée en FAT16 ou FAT32 (une petite clé USB suffira) à la seconde prise USB (type A). On y sauve­gar­dera autant de banques de 64 favo­ris qu’elle le permet, c’est-à-dire vrai­ment beau­coup. On en profi­tera pour faire la mise à jour de l’OS, si besoin est. Mais pour le reste, l’ab­sence de gestion des CC ou Sysex pour les para­mètres internes pose une ques­tion clé : est-il prévu qu’on puisse un jour accé­der à tous les para­mètres de synthèse et d’ef­fets des moteurs via un éditeur ou une appli externe ? Rien n’est moins sûr, nous n’avons eu aucune garan­tie en ce sens du construc­teur…

Le son avant tout

Le Grand­Stage est un clavier incon­tes­ta­ble­ment agréable à jouer et à écou­ter. Il se concentre sur l’ex­cel­lence sonore et la qualité de construc­tion. Cela en fait un instru­ment pour jouer du clavier sur scène, pas pour le touillage des sons en temps réel. Autre­ment dit, plus pour virtuose de la touche que pour accro au poten­tio­mètre. Certes, on peut ajus­ter la réso­nance sympa­thique d’un piano acous­tique, modi­fier le drive d’un Rhodes, varier la vitesse de Leslie d’un B3, jouer sur la coupure d’un filtre de synthé, régler un ou deux para­mètres d’ef­fets… mais pas faire glis­ser les tirettes harmo­niques d’orgue, bran­cher deux pédales sur un piano élec­trique, éditer une enve­loppe de synthé, chan­ger de type de filtre, redé­fi­nir les points de modu­la­tion, peau­fi­ner un effet… De même, rien ne semble prévu en matière de CC/Sysex pour modi­fier inté­gra­le­ment les sons via un éditeur externe. Le Grand­Stage n’a ni la cible d’uti­li­sa­teur du Nord Stage 3, ni le tarif. C’est une grosse berline à boite auto­ma­tique qui roule sur l’au­to­route, pas un 4×4 passe-partout sur piste acci­den­tée. Reste au musi­cien à défi­nir quel type de conduc­teur il est…

Télé­char­gez les extraits sonores (format FLAC)

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8/10
Points forts
  • Qualité de construction soignée
  • Qualité du toucher lourd
  • Qualité sonore exceptionnelle
  • Cinq pianos légendaires intégrés
  • Qualité des pianos électriques
  • Qualité de la modélisation d’orgues
  • Moteur de synthèse VA à bord
  • Taille de la Rom embarquée
  • Allocation dynamique des voix entre moteurs
  • Transition quasi inaudible entre les sons
  • Interface conviviale pour prise en main immédiate
  • Accessoires livrés
Points faibles
  • Manque de commandes directes
  • Édition des sons et des effets trop limitée
  • Un seul ensemble global réverbe/délai
  • Fonctions MIDI très réduites
  • Une seule sortie stéréo
  • Pas d’audio via USB
Auteur de l'article synthwalker Passionné de synthés, concepteur produits et rédacteur presse

J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.


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J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.

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