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Crème anglaise allégée

Test du synthétiseur Modal Electronics Skulpt

6/10
  • 38

Lancé sur Kickstarter courant 2018, le Skulpt regroupe un moteur VA polyphonique, un arpégiateur et un séquenceur dans un petit module léger et compact. Modal aurait-il tourné la page des gros synthés ?

La société Modal Electronics (initialement Modulus) s’est fait connaître en 2013 avec le 002, un magnifique synthé hybride multitimbral. Prisé par la qualité sonore plus que l’Union Jack tout en couleur sérigraphié en façade, le 002 a été décliné en version compacte (001) et 19 pouces (002R). Puis la série 008 (008 et 008R) a fait son apparition en 2016, basée cette fois sur la synthèse analogique, avec un filtre multimode complet rappelant le Matrix-12 ; du haut de gamme là encore, mais pas forcément un succès commercial...

Début 2017, alors qu’on s’attendait à voir un 007 arriver en sautant d’un hélicoptère sur un Eurostar lancé à pleine vitesse, ce sont successivement deux mini-modules en kit qui nous furent proposés : please welcome Mr CraftSynth et Miss CraftRhythm. Le mini-Brexit ne tarde pas puisque Paula Maddox, fondatrice de la société, quitte le navire dans la foulée pour vivre une nouvelle aventure humaine. Elle a d’ailleurs signé récemment son comeback avec ses nouveaux modules de synthèse, sous la marque Dove Audio.

Mais revenons à nos Modal. La marque était jusqu’à présent assez mal distribuée en France, mais ça c’était avant, puisqu’Algam en a récemment pris la carte, une excellente nouvelle. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Modal vient d’annoncer la sortie de l’Argon8, un vrai synthé à touches qui semble prometteur. En attendant sa disponibilité, Algam nous a sympathiquement proposé de passer en revue le CraftSynth 2 et le Skulpt, deux petits modules initialement lancés sur Kickstarter. Voici donc le Skulpt, dans sa version OS 1.7…

La boite noire

Skulpt_2tof 03.JPGLe Kraft est livré dans une boite noire en plastique flanquée accompagnée d’un fond en plastazote et d’un câble micro-USB. C’est un module tout en plastique anthracite (on avait vu des modèles avec des touches blanches vraiment blanches au moment du Kickstarter, mais aucune trace dans les magasins), compact (26 x 14 x 7 cm) et léger (425 g). La façade comprend 14 encodeurs lisses et 13 boutons placés en quinconce, ce qui complique inutilement les manipulations, d’autant qu’ils sont proches et que la sérigraphie est en partie masquée quand on pose la machine à plat. On a vite fait d’en toucher un en faisant bouger l’autre, contrairement au dicton bien connu. Leur qualité est douteuse, ça branle, pour garder un vocabulaire châtié. C’est d’autant plus rageant que Modal a équipé les encodeurs de sensibilité à l’accélération, mais rien à voir avec les anciens Waldorf réputés pour cela.

Cherry on the cake, comme on dit chez Modal, la sérigraphie, déjà peu visible à la base, est placée à +45° et -45°, ce qui complexifie la lecture, bravo… Tout cela nous rappelle un autre British synthé, l’Oscar, mais là c’est en plus de traviole ! Toutes les commandes en façade cumulent deux fonctions, accessibles via la touche Shift (commutation permanente). La partie basse de la façade est constituée d’un clavier capacitif 16 touches très moyen, permettant de jouer des notes, éditer des fonctions (notamment l’arpégiateur et le séquenceur) et gérer les mémoires, en conjonction avec les touches Shift, Preset, Arp et Mode Seq. Une touche peut ainsi cumuler cinq fonctions, attention à bien rester concentré ! Ce clavier est recouvert d’une matière brillante très sensible à l’abrasion. Autre point, il n’y a pas d’afficheur pour se repérer. L’ergonomie n’est donc pas le point fort du Skulpt, on comprend mieux l’utilité de l’éditeur proposé (nous en reparlerons plus tard).

Côté connectique, tout se passe à l’arrière : interrupteur secteur 3 positions (arrêt, USB ou piles), prise micro-USB (MIDI et alimentation, non fournie), sortie casque jack 3,5 mm, sortie audio double mono jack 3,5 mm, entrée/sortie horloge synchro jack 3,5 mm (tensions 5V maximum en entrée !) et entrée/sortie MIDI DIN (utile pour chainer jusque 4 machines). Les sorties MIDI DIN et USB peuvent être commutées en Thru via la ModalApp. En plus de l’USB, on peut alimenter le Skulpt avec 6 piles de type AA (autonomie inconnue). Tout cela fait globalement très cheap… 

Poly Modal

Le Skuplt est un synthé polyphonique 4 voix monotimbral, doté de 8 banques de 16 mémoires et 4 banques de 16 séquences. On peut jouer les sons avec les 16 touches capacitives, les transposer par octave ou demi-ton et les maintenir (par combinaisons de touches là encore). Cela ne remplace pas un vrai clavier mais rend le Skulpt autonome. Heureusement, il y a le MIDI DIN et USB. Passons maintenant aux sonorités. Sur les 128 emplacements, une petite centaine est préchargée. C’est l’une des pires banques d’usine que nous ayons entendues en vingt ans de tests : beaucoup de remplissage, de déclinaisons d’un même son, de bruits inutiles, de textures insipides, avec à la clé d’énormes disparités de volume (pas mal de programmes sont à niveau très faible et tout d’un coup, un truc vient nous déchirer les tympans…). À croire que personne ne s’est soucié de ça chez Modal !

Skulpt_2tof 05.JPGCurieusement, alors qu’il est positionné comme synthé VA, le Skulpt n’est pas très à l’aise dans l’imitation de synthés analogiques. Il manque de rondeur, de coffre et de gras : adieu cordes, cuivres, polysynths, leads et basses typées analo 80’s. La combinaison oscillateurs + filtre ne semble pas bien fonctionner pour ce type de sons. En revanche, il est beaucoup plus à l’aise dans les textures numériques évolutives (type synthèse FM ou vectorielle), grâce à ses ondes variables modulables et en interaction. Autre domaine de prédilection, les basses agressives (avec FM, RM ou distorsion) et les percussions ; on peut facilement créer des kicks, snares, hi-hats et claps tranchants et claquants, grâce aux enveloppes très rapides et au générateur de bruit variable sur le second oscillateur. Du coup, on regrette que la machine soit monotimbrale. S’il fallait qualifier le caractère sonore, nous dirions froid, métallique et incisif. Le bruit de fond est faible mais le niveau de sortie globalement très bas, pas de quoi agiter les aiguilles d’une console analogique… Ceux qui veulent laisser le hasard bien faire les choses peuvent se rabattre sur la touche Random, qui crée des programmes aléatoires ; ah mais tiens, Modal aurait-il abusé de cette fonction pour créer sa banque d’usine ?

Skulpt_1audio 01 Adrift
00:0000:41
  • Skulpt_1audio 01 Adrift00:41
  • Skulpt_1audio 02 Pad One00:26
  • Skulpt_1audio 03 Growl00:22
  • Skulpt_1audio 04 Organ One01:03
  • Skulpt_1audio 05 Sequence01:21
  • Skulpt_1audio 06 Morph Pad00:38
  • Skulpt_1audio 07 Organ Two00:25
  • Skulpt_1audio 08 Pad Two00:45
  • Skulpt_1audio 09 Arpette01:06
  • Skulpt_1audio 10 Woody FM00:34

Oscillateurs variables

Skulpt_2tof 06.JPGLe Skulpt est un synthé VA, contrairement au CraftSynth 2 qui utilise des tables d’ondes. Chaque voix comprend 2 oscillateurs, 1 filtre, 1 LFO, 3 enveloppes, auxquels s’ajoute 1 LFO global pour les 4 voix. Il n’y a pas de véritables tables d’ondes, mais des oscillateurs continuellement variables, passant par les ondes sinus, triangle, dent de scie, carrée et impulsion à largeur variable. Le second oscillateur remplace la PWM par du bruit filtré en continu en fin de course d’encodeur (ce qui est idiot comme phrase, puisqu’un encodeur n’a pas de fin de course, ni de début d’ailleurs). On peut définir la position d’onde et moduler ce point via la matrice de modulation (nous y reviendrons).

On règle ensuite la balance des deux oscillateurs. On peut désaccorder le second, de manière grossière sur +/- 4 octaves ou fine sur +/- un demi-ton. Viennent ensuite les fonctions d’interaction des oscillateurs : FM (le second oscillateur module la fréquence du premier selon une quantité dosable) et modulation en anneau (modulation d’amplitude créant de nouveaux harmoniques, sommes et différences des fréquences des deux oscillateurs). Tiens, il n’y a pas de synchro d’oscillateurs, dommage ! Pour ceux (comme nous) qui trouvent le son de base vraiment fin, un paramètre Spread permet de créer des unissons plus larges (type chorus ou flanger monophoniques, par empilage d’oscillateurs virtuels) et différents accords (majeurs, mineurs, quartes, quintes, sixtes, octaves…).

Filtrage en continu

Le filtre du Skulpt est plus fourni que ce qu’on trouve habituellement dans cette gamme de prix. Il s’agit d’un filtre 2 pôles multimode résonant, à passage continu entre les modes passe-bas / passe-bande / passe-haut. On peut aussi régler la fréquence de coupure via le gros encodeur (de 0 Hz à 22 kHz, avec une réponse parfaitement lisse), la résonance, l’action bipolaire de l’enveloppe dédiée, le suivi de clavier étant assignable via la matrice de modulation (voir ci-après). Le filtre a tendance à écraser légèrement le niveau des fréquences quand on pousse la résonance. La résonance est plus colorante qu’oscillante, avec un côté acidulé sympathique, sans excès d’agressivité.

En sortie de VCA, le son passe par deux effets : distorsion et délai. Les réglages sont peu nombreux : gain pour le premier, temps et réinjection pour le second. Le temps varie de 0,022 à 750 ms et peut être synchronisé au tempo suivant différentes divisions et multiples. On est dans la simplicité absolue, mais c’est mieux que rien… Signalons aussi que le Skulpt offre un glide exponentiel de 0 à 2,5 secondes, plusieurs modes de voix (mono=1x4 voix, duo=2x2 voix, poly=4x1 voix) et un mode Chord (mémorisation de l’accord joué pour le transposer ensuite au clavier).

Modulations matricielles

Skulpt est très bien équipé au rayon des modulations. Il offre, pour commencer, 2 LFO à 4 formes d’onde (sinus, dent de scie, carrée, S&H) entre lesquelles on passe là aussi en continu, bien vu ! Leur oscillation peut être libre, redéclenchée à chaque note ou jouée une seule fois (cycle unique). Le LFO1 est global, alors que le LFO2 est polyphonique. La vitesse du LFO1 peut être réglée manuellement (0,02 à 32 Hz) ou synchronisée au tempo suivant différentes divisions. La vitesse du LFO2, quant à elle, peut être réglée manuellement (0 à 32 Hz) ou synchronisée au suivi de clavier. Dommage qu’il n’y ait pas de délai d’apparition ou de fondu.

Skulpt_2tof 04.JPGOn peut assigner chaque LFO à n’importe quel potentiomètre en façade, y compris ceux accessibles via la touche Shift ; pour ce faire, on maintient la touche LFO Assign et on tourne les encodeurs de destination (à concurrence de 8 cordons de modulation au total) ; les quantités de modulation, bipolaires, sont réglées directement via les encodeurs et leurs valeurs représentées par les 16 LED du clavier capacitif, nickel ! Si les 16 LED clignotent, c’est que la destination n’est pas compatible (il existe quelques cas du genre, tels que la vitesse et la position d’onde, qui ne peuvent être auto-modulées par le LFO de même numéro, ou encore les effets qui ne peuvent pas être modulés par le LFO2).

Poursuivons par les enveloppes, au nombre de trois, de type ADSR : deux sont assignées respectivement au filtre et au volume dans le dur, la troisième est assignable librement, comme pour les LFO. Là aussi, il y a quelques restrictions : l’enveloppe assignable ne peut moduler les paramètres du LFO1, la coupure du filtre, les segments d’enveloppes, les effets ou le glide. Ces enveloppes claquent bien (temps réglables de 0 à 4 secondes), parfait ! D’autres sources de modulations sont également disponibles et directement assignables. Il s’agit du numéro de note (ou suivi de clavier), de la vélocité, de la pression, de la molette de modulation et d’un CC MIDI. Elles peuvent moduler 37 destinations, de manière bipolaire, à concurrence de 8 cordons de modulation : une même destination peut être modulée par plusieurs sources, une source donnée peut moduler plusieurs destinations. Dans la liste des destinations, on note les formes d’onde continues des oscillateurs, leur mélange, leur fréquence, leur intermodulation FM, la vitesse des LFO, la fréquence de coupure du filtre, la résonance, les segments d’enveloppes, la quantité de modulation des enveloppes, les paramètres d’effets, le glide, le spread des oscillateurs, l’intensité des LFO et l’intensité de l’enveloppe de modulation. Il ne manquerait qu’un panoramique pour être heureux, mais le Skulpt est monophonique.

Arpèges et séquences

Skulpt_2tof 01.JPGLes touches Arp et Seq sont vraiment discrètes, pourtant elles renferment des ressources très intéressantes. Commençons par l’arpégiateur, doté de plusieurs sens de lecture : avant, arrière, alterné, ordre des notes jouées, ordre inverse des notes jouées, ordre alterné des notes jouées, mais pas de mode aléatoire. Les motifs peuvent être arpégés sur 1 à 4 octaves et on peut ajouter des notes à l’arpège en activant le mode Sustain. On peut aussi régler la division par rapport au tempo (interne, MIDI) suivant 8 valeurs, de la blanche à la triple-croche, y compris les divisions ternaires. Un Swing bipolaire vient ajouter un peu de fun à l’ensemble, sympa sur un arpégiateur. Les notes arpégées sont transmises en MIDI.

Le Skulpt offre aussi un séquenceur d’une capacité de 256 notes avec une polyphonie de 4 voix, sur 1 à 8 mesures. L’enregistrement se fait uniquement en temps réel avec superposition, tant que la séquence tourne en enregistrement. On dispose d’une quantification au 32e, 16e et 8e de mesure, si on ne veut pas laisser la séquence telle quelle. Mieux, on peut enregistrer 4 lignes d’automation des paramètres depuis les commandes en façade ; tant que l’enregistrement est actif, cela écrase les valeurs précédentes. Les notes et les automations peuvent être effacées globalement après coup. Différents modes de lecture permettent de mettre du piment dans la séquence en temps réel : activer / désactiver les notes, activer / désactiver chaque ligne d’automation, boucler un pas ou boucler entre deux pas, idéal pour le live ! Par contre, on ne peut pas transposer les séquences au clavier ; on peut contourner en transposant la machine, mais on est limité à +8/-7 demi-tons avec le petit clavier capacitif. Les notes sont transmises en MIDI, mais pas les automations. Il y a 64 mémoires pour sauvegarder les séquences, indépendamment des programmes.

ModalApp

Skulpt_3edit 01Les commandes en façade transmettent des CC MIDI. Le Skulpt est donc le candidat idéal pour l’automation ou l’édition déportée. Pour l’édition, Modal propose deux solutions : ModalApp, une application standalone qui tourne sous Windows 7+, macOS 10.10+, iOS 9+ et Android 6+ ; ModalPlugin, une version VST3/AU (pilotage MIDI uniquement) qui tourne sous Windows 7+ et macOS 10.10+. Ces applis sont disponibles gratuitement sur le site de Modal. Une fois la fenêtre correctement redimensionnée à la main (sur notre PC 13 pouces, il faut jongler pour choper les bords de fenêtre), on peut accéder à l’ensemble des fonctions de la machine, organisées en quatre onglets d’édition et deux onglets de gestion de programmes / séquences. 

Comme déjà évoqué, on ne peut pas éditer les notes du séquenceur, même avec l’appli, ce qui est vraiment ballot ! Ce qui marche très bien en revanche, c’est l’édition graphique des quatre lignes d’automation d’une séquence, à la souris. L’éditeur permet aussi de régler les paramètres système (canaux et filtres MIDI, les canaux étant également accessibles depuis la machine par combinaison de touches à l’allumage), échanger les mémoires avec le synthé et mettre à jour l’OS. 

Conclusion

Le Skulpt est un petit synthé VA polyphonique d’entrée de gamme. Les encodeurs sont serrés et cheap, la sérigraphie oblique peu visible et la connectique très basique. Du coup, l’ergonomie en prend un bon coup. C’est d’autant plus dommage que les possibilités de synthèse sont intéressantes : oscillateurs variables dynamiques, FM, RM, filtre à morphing, matrice de modulation, arpégiateur, séquenceur à mouvement et mémoires. Une synchro des oscillateurs et un peu de stéréo n’auraient pas été de refus. Le constructeur fournit un éditeur standalone et VST3/AU, bien que la machine soit totalement autonome, puisqu’elle peut fonctionner sur piles, que toutes ses fonctions sont accessibles en façade et qu’elle tient presque dans une main de basketteur. En revanche, les résultats sonores sont assez éloignés de ce qu’on attend d’un synthé VA, le Skulpt étant bien plus à l’aise dans les textures numériques évolutives et les percussions qui cognent. Un élément à considérer avant d’ajouter à son setup ce petit module de synthèse polyphonique, autonome et bon marché.

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6/10
Points forts
  • Prédilection pour les nappes numériques et les percussions
  • Polyphonie 4 voix
  • Oscillateurs à ondes VA continues
  • FM et modulation en anneau
  • Mode Spread (unisson + accord) pour chaque voix
  • Filtre à variable d’état avec morphing
  • Modulations généreuses
  • Arpégiateur intégré
  • Séquenceur à mouvements
  • Mémoires internes
  • Éditeur gratuit
  • Compact et léger
  • Alimentation par piles
  • Tarif abordable
Points faibles
  • Pas très polyvalent au plan sonore
  • Niveau de sortie faiblard
  • Pas de synchro des oscillateurs
  • Pas de transposition aisée des séquences
  • Impossible d’éditer les notes d’une séquence
  • Potentiomètres serrés et en quinconce
  • Sérigraphie peu visible
  • Ergonomie assez médiocre
  • Qualité de construction moyenne
  • Connectique basique
  • Sortie audio mono
  • Un cordon USB pour seul accessoire fourni
  • Analog_Keys
    Analog_Keys
    Squatteur d'AF
    4430 posts au compteur
    2.0

    - Avec de nouvelles fonctionnalités et améliorations, SKULPT est désormais plus attrayant pour les concepteurs sonores et les musiciens d'aujourd'hui, la nouvelle version MODALapp est également disponible -

    Bristol, Royaume-Uni - 7 juillet 2020 Modal Electronics, l'un des principaux fabricants de synthétiseurs, présente fièrement le firmware 2.0 pour ses synthétiseurs SKULPT à ses utilisateurs. Avec de nouvelles fonctions importantes et de nombreuses améliorations, Firmware 2.0 offre plus de polyvalence sonore et fonctionnelle pour les musiciens créatifs et les concepteurs sonores. Dans le même temps, une nouvelle version du MODALapp 2.5.0 gratuit devient disponible pour toutes les plates-formes de support, y compris macOS, Windows, iOS, iPadOS et Android, tandis que le plug-in MODALapp pour les DAW compatibles AU et VST3 subissait également un rafraîchissement.

    Avec la nouvelle prise en charge MPE, SKULPT est compatible avec les contrôleurs MPE. Avec MPE, chaque note jouée peut être articulée individuellement et permet une performance plus expressive. Étant donné que chaque note MIDI est affectée à son canal MIDI unique, chaque note MIDI peut recevoir des commandes d'expression de canal MIDI dédiées. Cette fonctionnalité offre des opportunités de performances créatives de niveau supérieur. SKULPT est désormais le synthé matériel polyphonique MPE le plus abordable du marché.

    L'arpégiateur intégré de SKULPT propose le nouveau puissant mode Sustain / Arp Latch pour étendre la polyvalence des performances. Cette fonction fonctionne comme un maintien d'arp classique qui peut également être utilisé lorsque l'arpégiateur n'est pas activé.

    Le nouveau Global Tune Setting garantit une meilleure intégration de SKULPT dans des configurations mixtes avec d'autres équipements moins accommodants en studio et en direct, comme les synthétiseurs analogiques ou les platines DJ, qui ont tendance à être moins précis dans le réglage.

    Enfin, un nouveau paramètre global permet un décalage d'entrée MIDI, qui simplifie l'intégration de Skulpt en tant que module de bureau avec d'autres synthés. Le décalage d'entrée MIDI permet de configurer la plage de lecture de hauteur correcte de chaque patch individuel sans avoir à ajuster les paramètres d'octave du contrôleur externe.

    SKULPTsynthesiser est disponible auprès de détaillants sélectionnés dans le monde entier. Pour installer la mise à niveau du firmware, l'application gratuite MODALapp, l'éditeur universel de Modal et l'application de gestion du son sont nécessaires.
  • erewhon
    erewhon
    Drogué à l'AFéine
    17181 posts au compteur
  • synthwalker
    synthwalker
    Rédacteur
    8950 posts au compteur
    En mettant cette note, qui reste tout de même honorable (12/20), je me suis dis la chose suivante : quand on a un synthé numérique format mini-module qui nécessite un PC, comme tu le dis justement, tellement l'ergonomie et la qualité de construction sont insuffisantes, pourquoi ne pas prendre un soft et un contrôleur de meilleur niveau à amortir sur plusieurs VSTi ?
  • D-Phlex
    D-Phlex
    Nouvel AFfilié
    5 posts au compteur
    En tant que possesseur d'un Sculpt acheté d'occasion à 100€ il y a 4 mois sur eBay (j'ai eu du bol), je ne suis pas tout à fait d'accord non plus avec la note finale du test effectué.

    Oui, les défauts soulignés sont effectivement là et il faut en tenir compte.

    Cela demande un petit niveau de connaissance pour le dompter, il faut utiliser un logiciel pour en tirer toute la quintessence, il fait un peu cheap, les boutons sont proches, il n'y a pas mille formes d'ondes, le sequenceur est sommaire, etc.

    Mais franchement à ce prix là, que demande le peuple? Que ça sonne! Et franchement, ça sonne grave!!!

    Une fois bien bossé, un son sortant de cette boiboite peu vraiment faire le taf. Sans effets ni traitement derrière, je n'ai aucune honte à muter tout le reste (rythmes, etc.) et à laisser tourner 8 ou 12 temps ce synthé seul en live.

    Pour conclure, cheap d'aspect mais tout sauf ridicule niveau son. Polyvalent, même pour les basses (pas hyper Grasse, sinon ce serait LE maître achat de tous le temps) avec un accès direct aux paramètres les plus utiles en live, moi j'adore. Et même à 350€ ça resterait une bonne affaire pour moi.
  • spraytex
    spraytex
    Posteur AFfiné
    144 posts au compteur
    De retour apres les fêtes et le mode off sur les réseaux en tout genre, c est tisane ce soir car tout malade.
    Le skulpt est à déconseiller aux debutants, tout d abord, car sans l appli c est du chinois pour quelqu un qui se lance.
    Il est effectivement indissociable de cette dernière, pour sa puissance, son immédiateté, sa fluidité, et tous les délires de programmation qu elle permet.
    Alors si on se l offre comme premier jouet, on aura pas les sons car il est vide, pour ainsi dire, à l achat, et de plus la prog sans expérience est, je pense, impossible à appréhender sur le hardware, c est trop conceptuel cette interface.
    Trop compliquée!
    Mais, c est un synthe qui se mérite et mérite d être creusé car j ai rarement eu cet effet de satisfaction une fois un son sculpté.Ca prend du temps et parfois la tête( je suis une quiche en programmation) , en terme sonore , je trouve qu on est au dessus d une onde traitée par ma digitakt.
    Je reviens au système 1 qui est lui est Tres bon pour simuler un analo mais ne permet pas d aller plus loin, en tout aussi loin que le skulpt.
    Alors un va qui ne fait pas de basse analo,ok soit(même si j utilisé le skulpt comme basse bien dub, hein), mais vu le prix d une volca ou d un minibrute d occase qui sort des Infras biens rondes, on ne s orienté pas vers le skulpt pour cette particularité.Il est poly , morphe ses ondes de manière très complexe et évolutive sur 8 mesures si on veut.peut être subtile comme bien bourrin, et Il donne la banane avec son filtre qui va le placer la ou il y a de la place dans le spectre du morceau qu on a commencé à construire.Dans les 200 euros d occase, il n y a rien d équivalent je pense.Bonne année !
  • erewhon
    erewhon
    Drogué à l'AFéine
    17181 posts au compteur
    Citation :
    Ne rien dire, surtout ne rien dire...


    Pourquoi, tu crains la contagion ???
  • korvan
    korvan
    AFicionado
    2247 posts au compteur
    Citation :
    aller tripatouiller les boutons du Q

    Ne rien dire, surtout ne rien dire...
  • chapolin
    chapolin
    Je poste, donc je suis
    7351 posts au compteur
    x
    Hors sujet :
    Sous Linux où je suis, on a parfois le même problème, mais en général quand un logiciel n'est plus supporté c'est qu'il est obsolète ou bien qu'il y a un ou des équivalents plus modernes. Sinon pour les logiciels sous Windows on les émule avec une application , Wine, et dans ce cas toutes les distributions qui ont existé demeurent une option, ainsi les vieux éditeurs fonctionnent pratiquement sans limite dans le temps. Je viens d’acquérir aujourd'hui un éditeur, qXr, pour piloter mon Q Rack qui est en hauteur et difficilement accessible quand je suis dans le feu de l'action sur d'autres trucs ... et çà fonctionne super bien sans compter les dump mémoires rapides et efficaces. Je conserve l'archive d'installation avec le code bien à l’abri sur plusieurs supports et le cas échéant j'ai fais une image du système que je peux réutiliser en cas de mise à jour profonde du système ...
    Après pour piloter le Q l'éditeur permet d'être devant l'ordi sûr le clavier maitre pour une main et l'autre sur la Force ... pour le séquenceur c'est aussi vraiment plus rapide et rien n'empêche quand un truc tourne de se mettre debout pour aller tripatouiller les boutons du Q :-D
  • Analog_Keys
    Analog_Keys
    Squatteur d'AF
    4430 posts au compteur
    La seule chose qui m’inquiète vraiment lorsque une machine doit être pilotée via un logiciel pour pouvoir exploiter la totalité de ses fonctionnalités quand ça n’est pas carrément pour accéder à des paramètres cachés c’est la pérennité du logiciel.
  • chapolin
    chapolin
    Je poste, donc je suis
    7351 posts au compteur
    De toute façon il en faut pour tous les goûts, tous les niveaux, toutes les éxpériences, pourquoi ne pas piloter un synthé en s'aidant d'un logiciel ? cela dit à la base je pense que la moindre des chose est qu'un synthé hardware puisse se piloter sans logiciel, c'est un peu le concept non ? Ou alors comme pour le g2 engine on te vend une boiboite nécessitant un ordi mais c'est clair dés le début originel de la conception naissante ...
  • erewhon
    erewhon
    Drogué à l'AFéine
    17181 posts au compteur
    Citation :
    c'est super cette façon de penser


    Je pense comme j' ai envie de penser et quand j'ai tort de penser ainsi j'ai raison d'avoir tort...:-D;):oops2::facepalm:

    Je peux en mettre encore plus des smiley, c'est juste ridicule...

    C'est bien sur personnel dans l’approche, j'aime bien l'utilisation du NF1m qui est tout autant absconse mais on me l'a vendu comme tel, je ne revendique rien d'autre qu'une façon d’appréhender des objets qui ont pour but de "créer" du son et de l'appréhension qu'on a de ceux ci pour le faire et dans ce cas (pour moi) le Skulpt n'y participe pas, bien que le son y soit, car ce qu'on m'a promis n'est pas présent..
    C'est juste personnel...
  • synthwalker
    synthwalker
    Rédacteur
    8950 posts au compteur
    Peux-tu être plus précis sur les « boiboites » dont tu parles ?
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