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Alesis VX49
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Test Alesis VX49

Clavier maître MIDI 49 touches de la marque Alesis

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C’était mieux Advance
7/10
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L’Akai Advance 49 nous avait sacrément plu. Alors quand Alesis s’empare du même concept et des mêmes technologies pour en faire à son tour un clavier de contrôle, forcément, on hausse le sourcil, tend l’oreille et libère un port USB pour brancher l’engin.

Près d’un an s’est écoulé depuis notre test de l’Akai Advance 49 repré­sen­tant, aux côtés de son grand rival le Komplete Kontrol S de Native Instru­ments, la nouvelle géné­ra­tion des claviers de contrôle MIDI. Et si Akai n’a pas encore annoncé son succes­seur, les concepts et tech­no­lo­gies qu’il utili­sait n’en sont pas moins au coeur de deux autres produits signés Alesis et M-Audio, toutes ces marques appar­te­nant au groupe inMu­sic­Brands. Décli­nai­son du même concept d’un clavier poly­va­lent propulsé par le logi­ciel VIP, voici donc venir à nous l’Ale­sis VX49, précé­dant de quelques semaines le M-Audio CTRL 49 qu’on attend pour cet été.

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Alesis VX49 : vx49bis

La première chose qui frappe lorsqu’on compare l’Ale­sis à l’Akai, c’est la réor­ga­ni­sa­tion complète des contrôles, à commen­cer par le bloc des 8 gros enco­deurs, des 8 pads et 8 boutons qui surmontent le clavier de l’Ad­vance. Les pads et boutons ont ainsi été dépla­cés à gauche du clavier, sous les molettes, pour former une matrice 4×4 (ou plutôt deux matrices 2×4 juxta­po­sées, comme nous le verrons), tandis que les enco­deurs, énormes chez Akai, retrouvent une taille normale et sont désor­mais dispo­sés sur 2 lignes. Consé­quence de ces chan­ge­ments, l’écran de 4,3 pouces occupe désor­mais une posi­tion plus centrale, tandis que toutes les touches de fonc­tions sont remi­sées dans la partie supé­rieure gauche. Le rétro-éclai­rage jaune des boutons change aussi pour le bleu chez Alesis tandis que les pads RGB ne sont plus en pleine couleur mais opaci­fiés par une séri­gra­phie noire : la couleur ne se voit donc que sur leur pour­tour, ce qui donne un ensemble nette­ment moins lumi­neux et ‘sapin de Noël’ que l’Ad­vance.

Sensi­ble­ment plus impo­sant que le clavier d’Akai (95,5 × 31,5 × 11,5 cm contre 75 × 29.3 × 8.8 cm), le VX49 pèse pour­tant le même poids que son aîné (4,5 kg), tout en étant vendu près de 60 euros moins cher. Si les dispa­ri­tés en termes de taille s’ex­pliquent par la réor­ga­ni­sa­tion des contrôles qui restent exac­te­ment les mêmes d’un point de vue fonc­tion­nel, l’éco­no­mie de poids vient très proba­ble­ment du clavier même qui n’est pas tout à fait de la même facture que celui de l’Ad­vance. Rien de drama­tique, rassu­rez-vous, mais en termes de toucher, on sent qu’on est un cran en dessous de l’Ad­vance qui était excellent dans ce domaine, avec quelque chose d’un peu plus léger. Cela n’em­pêche toute­fois pas le clavier de s’avé­rer précis, que ce soit dans l’édi­tion de para­mètres ou la réponse à la vélo­cité et à l’af­ter­touch : c’est juste un peu plus cheap, c’est tout.

Préci­sons-le enfin, ce que nous avons décrit comme une matrice de 4×4 pads sur le VX49 n’en est pas tout à fait une, dans la mesure où seuls les 2×4 pads de la partie infé­rieure sont sensibles à la vélo­cité et à l’af­ter­touch. Ils ressemblent à des pads, ils ont le goût du pad, mais les 2×4 du haut sont quant à eux de simples boutons. Et c’est bien dommage vu qu’une matrice de 4×4 aurait été le plus grand argu­ment du VX face à l’Ad­vance.

Pour le reste, tout est iden­tique : même nombre de boutons, mêmes connec­tiques, mêmes fonc­tions hard­ware (arpé­gia­teur, répé­ti­tion de note, etc.)… et même ergo­no­mie du coup, avec tout ce que cela implique, comme nous allons le voir en nous penchant sur ce qui est assu­ré­ment le plus inté­res­sant dans ce test : le logi­ciel VIP dont la version 2.0 est sortie récem­ment.

VIP et bien

Rappel pour ceux qui auraient loupé les épisodes précé­dents : VIP est un logi­ciel pensé pour être utilisé avec le clavier et qui, tout comme son grand concur­rent Komplete Kontrol, entend faire le lien entre le hard et le soft de manière la plus intel­li­gente qui soit.

Alesis VX49 : VIPdetetct

Utili­sable en version auto­nome ou comme plug-in VST/AU/AAX, VIP est un hôte VST capable de gérer pour chaque preset de chaque plug-in le mapping des diffé­rents contrôles physiques du clavier, mais c’est aussi un navi­ga­teur de presets basé sur un système de tags vous permet­tant de parcou­rir tous les sons dont vous dispo­sez au gré d’une recherche multi­cri­tère. Et son gros avan­tage sur ce point, du moins sur le papier, c’est qu’Akai s’est a priori farci le tagage et le mapping de milliers de presets pour quan­tité de plug-ins du marché (nous revien­drons sur l’a priori). Cerise sur le gâteau, le logi­ciel est capable de gérer des multis, soit des combi­nai­sons de diffé­rents plug-ins pour se bâtir un super instru­ment. Bref, une belle bête qui était déjà impres­sion­nante dans sa version 1 et qui a connu deux mises à jour au fil des derniers mois. Atten­tif aux critiques comme aux sugges­tions des utili­sa­teurs, son équipe de déve­lop­pe­ment ne s’est en effet pas tourné les pouces. Outre les correc­tions de bugs, l’op­ti­mi­sa­tion des perfor­mances et l’ajout de nouveaux mappings, les versions 1.1 puis 2 du logi­ciel ont en effet apporté leur lot de nouveau­tés, comblant pour certaines des lacunes ou appor­tant de vraies nouvelles fonc­tion­na­li­tés.

Première d’entre elles, un cloud permet désor­mais de télé­char­ger de nouveaux mappings lorsqu’ils sont dispos. A l’évo­ca­tion du mot cloud, j’avoue que je m’étais imaginé quelque chose de plus sophis­tiqué qu’un simple serveur distant pour mettre à jour la base du logi­ciel, et notam­ment la possi­bi­lité de parta­ger par ce biais des tags et des mappings qu’on se serait pris la tête à faire pour la commu­nauté (comme dans Studio One en fait). On espère sincè­re­ment que l’équipe de déve­lop­pe­ment de VIP envi­sage la chose car ce serait un bel argu­ment en face d’un Komplete Kontrol fermé. Pour l’heure, il est donc possible pour les utili­sa­teurs d’ex­por­ter un mapping au format VIP pour le parta­ger ensuite, mais on rêve de dispo­ser d’un petit système commu­nau­taire, avec des nota­tions des ressources propo­sées par les utili­sa­teurs histoire de faire le tri dans le tas de fichiers propo­sés, à la façon de ce que Native propose avec la Reak­tor User Library.

Alesis VX49 : tags

Parmi les petites choses qui font plai­sir, notons aussi que la fenêtre de VIP est désor­mais redi­men­sion­nable tandis qu’on a enfin la possi­bi­lité de faire de la recherche par exclu­sion (on peut voir tous les presets de synthés, sauf les leads et les bass par exemple). Merci pour ça ! En termes d’er­go­no­mie et de confort, il ne manque vrai­ment plus qu’un moyen de gros­sir les polices qui peuvent être minus­cules si vous travaillez en haute réso­lu­tion (2560 × 1440 sur un 27" pour ce qui me concerne).

Puisque nous avons testé le soft avec l’Ale­sis VX49, souli­gnons aussi que l’er­go­no­mie du logi­ciel ne s’adapte pas du tout au clavier et reprend l’em­pla­ce­ment des contrôles de l’Ad­vance : ce n’est pas gênant à l’usage, mais on sent bien que le soft est déve­loppé pour l’Akai en premier lieu, et qu’il n’a pas subi la moindre modi­fi­ca­tion ergo­no­mique pour coller au VX. Une raison de plus de préfé­rer ache­ter l’Ad­vance.

Mais c’est du côté des multis qu’il s’est passé le plus de choses, avec la possi­bi­lité d’avoir un routing indi­vi­duel pour chaque instru­ment consti­tuant un multi… et la prise en charge des plug-ins d’ef­fets !

Les effets sont là !

Contrai­re­ment au Komplete Kontrol de Native Instru­ments, VIP gère donc les plug-ins d’ef­fets qu’il est possible d’uti­li­ser dans les multis, que ce soit en insert de tranches (4 slots) ou via 4 bus auxi­liaires. Mine de rien, la chose élar­git consi­dé­ra­ble­ment le terrain de jeu car si nombre d’ins­tru­ments virtuels intègrent leur propre section d’ef­fets, celle-ci n’est pas toujours aussi bonne ni aussi déve­lop­pée qu’on l’au­rait souhaité : rien de tel qu’un plug-in dédié pour dispo­ser d’une belle réverbe par exemple, cepen­dant que le mixage des diffé­rents instru­ments dans un multi se fait autre­ment plus faci­le­ment main­te­nant qu’on peut utili­ser des EQ, compres­seurs sur leurs tranches respec­tives ou sur la section Master. Et c’est sans comp­ter les dizaines de plug-ins origi­naux qui permet­tront de trans­for­mer le plus sage des instru­ments en bouche­rie de sound design.

Atten­tion toute­fois : l’in­té­gra­tion des effets se limite à pouvoir les inté­grer dans les multis. N’es­pé­rez donc pas utili­ser VIP comme un giga multi-effet : il demeure un instru­ment virtuel et stric­te­ment cela.

Mais même canton­née aux multis, cette gestion des effets est un bel argu­ment face au Komplete Kontrol et qui rend les claviers VIP très perti­nents pour le live, ce qui n’em­pêche pas le logi­ciel, ou plutôt les services qu’il entend rendre, d’être large­ment perfec­tibles, comme nous allons le voir.

Oui mais…

On s’aga­cera un peu de la phase de détec­tion des plug-ins et du rapa­trie­ment des presets. Le soft a réussi à détec­ter 342 plug-ins sur ma config, ce qui peut prendre un certain temps. Or, une fois ces plug-ins détec­tés, il faut pour chacun cocher la case pour l’im­por­ter dans la base du logi­ciel et télé­char­ger le mapping à la main. Bref, la chose prend des plombes quand un jeu de commande de type ’Tout sélec­tion­ner / Tout Dése­lec­tionne / Tout télé­char­ger’ ferait proba­ble­ment gagner beau­coup de temps.

Alesis VX49 : effets

Mais c’est au niveau des mappings et des tags que je suis resté le plus scep­tique car si sur la V1 de VIP, on était prêt à excu­ser pas mal de choses approxi­ma­tives en regard de l’énor­mité de la tâche et d’un produit qui venait de débarquer, force est de consta­ter que les défauts rele­vés il y a un an de ce côté sont toujours là et bien là. Certes, VIP offre une ouver­ture bien plus grande que Native sur le papier, mais force est de consta­ter que cette ouver­ture est toute rela­tive quand les mappings ont souvent été faits en dépit du bon sens, et les tags à la truelle.

Repre­nons Addic­tive Drums dont je critiquais le mapping il y a un an : à l’époque, les enco­deurs étaient assi­gnés en page A au pano­ra­mique des instru­ments, ce qui est parfai­te­ment inutile. Et… c’est toujours le cas ! Tant pis. Mais c’est un vieux plug-in, me direz-vous : essayons donc avec Addic­tive Drums 2. En première page des réglages, les deux premiers enco­deurs sont assi­gnés… aux fonc­tions Solo et Mute de la grosse caisse. Un enco­deur rota­tif assi­gné à un bouton ? C’est du grand n’im­porte quoi ! Tout comme les 11 contrôles suivants d’ailleurs qui ne permettent de régler que le kick (son pan, sa largeur, son filtre, son pitch et, ah si quand même, son niveau : merci !). Préci­sons par ailleurs qu’au­cun preset n’a été enre­gis­tré pour le même Addic­tive Drums 2 alors qu’il en contient des centai­nes… Gloups !

Alesis VX49 : vx49

Mais ne bloquons pas sur une batte­rie virtuelle pour nous inté­res­ser à un autre problème rencon­tré l’an dernier : le tagage des pianos. Quand je clique sur le tag piano, j’ai 1870 presets sur ma machine. Je clique sur Acous­tic pour réduire à 182 occu­rences mais là, que vois-je ? Que les Wurlit­zer, Rhodes et Clavi­net qu’on trouve dans Xpand! 2 sont d’après la base de VIP des pianos acous­tiques. Et que seuls les patchs du Scar­bee Alicia Keys remontent dans la Komplete. Et The Giant ? Et The Gent­le­man ? Et The Gran­deur ? Et tous les autres ? Soit ils sont aux abon­nés absents, soit ils ne sont pas tagués correc­te­ment.

Sur Trilian, le même tag Acous­tic m’ap­prend que la Fender Jazz­bass comme la Preci­sion Bass et d’ailleurs toutes les basses de Trilian sont… des basses acous­tiques. Et j’ado­re­rais vous dire que les effets s’en sortent mieux, mais lorsque leurs presets ont été tagués, et ce n’est souvent pas le cas, ils comportent les mêmes genres d’aber­ra­tions dans leurs descrip­tions. Saviez-vous que Guitar Rig ne comprend que 41 presets dont aucun n’est un simu­la­teur d’am­pli ? En fait, c’est simple, d’après VIP, Guitar Rig ne comprend que des presets de multi-effets et des delays.

Puisque c’est l’un de ses argu­ments phares face à son concur­rent de Native Instru­ments, je vais voir comment les choses se passent pour Omni­sphere 2. Les tags ont l’air cette fois-ci perti­nents mais du côté des mappings, les choses se gâtent. Sur tous les presets que j’ai essayés et qui n’étaient pas des multis, VIP s’éver­tue à assi­gner les dix premiers enco­deurs au niveau des diffé­rentes Part. Ce qui n’a d’in­té­rêt que pour un multi…

Alesis VX49 : multis

Déce­vant ? C’est le mot… Au point d’ailleurs qu’entre les mappings mal fichus et les tags erro­nés, on se demande bien si cette base est entre­te­nue par des humains, ou par des mouli­nettes infor­ma­tiques qui choppent comme elles peuvent les para­mètres des plug-ins et les attri­buts des presets. Plusieurs choses laissent à penser que ce sont bien des logi­ciels qui ont fait ce tagage plutôt que des humains : le fait de voir les harpes de la banque de Kontakt avec le tag Arpeg­gios par exemple, aux côtés de synthés dont le nom contient ‘Harp­si’ en réfé­rence au clave­cin, et non à un quel­conque arpé­gia­teur. À bien y regar­der, on se rend compte d’ailleurs que quan­ti­tés de tags reposent sur le nom du preset, et pas forcé­ment sur son contenu réel.

Bref, s’il n’y a pas grand-chose à repro­cher à VIP, le soft, le contenu de sa base de données semble manquer d’un réel contrôle quali­té… Rien qui ne soit pas corri­gible bien sûr, d’au­tant qu’on peut se remon­ter les manches et faire le boulot soi-même mais quand on dépense 500 euros dans un clavier avec la promesse du Plug & Play, on n’a pas forcé­ment envie de goûter aux joie du Plug & Edit, Edit, Edit, Edit… then Play.

Finis­sons enfin en rappe­lant, comme il y a un an avec l’Ad­vance, que la première limite de VIP réside toujours dans le hard­ware.

Les limites du système

Alesis VX49 : matricecolor

Si excellent que soit VIP, et si signi­fi­ca­tifs que soient ses progrès, le clavier VX49 demeure pour sa part frappé des mêmes limi­ta­tions que l’Ad­vance. Certes, il offre une matrice de 2×4 pads autre­ment plus jouables que celle du clavier Akai, mais pour le reste, sa concep­tion ne fait aucun progrès : la navi­ga­tion dans les presets depuis la machine demeure toujours aussi labo­rieuse à cause de la molette peu propice aux grands défi­le­ments, et comme l’écran n’est toujours pas tactile, on en vient vite à lâcher le clavier pour reprendre la souris. Pour défi­ler entre quelques multis qu’on aura préa­la­ble­ment réali­sés avec son ordi­na­teur, le VX49 s’en sort donc aussi bien que l’Akai et il présente dans ce cas précis un inté­rêt réel. Mais pour ce qui est d’ex­plo­rer les dizaines de milliers de presets qui sont ceux de vos instru­ments virtuels, il s’en sort aussi mal. Et aussi mal, rappe­lons-le, que le Komplete Kontrol S qui ne fait pas mieux dans ce secteur.

L’ajout des effets se traduit en outre depuis le clavier par une navi­ga­tion bien fasti­dieuse pour arri­ver à sélec­tion­ner le plug que l’on veut éditer. A coup de molette, on passe d’un plug-in à l’autre : si vous voulez atteindre le ving­tième plug-in sur votre table, vous savez ce qu’il vous reste à faire… Là encore, on en vient vite à reprendre la souris et c’est domma­ge…

Conclu­sion

Propulsé par l’ex­cellent logi­ciel VIP dont la version 2 s’avère enthou­sias­mante à plus d’un titre, le VX49 est loin d’être un mauvais clavier. Il est juste une resu­cée, en moins bien, de l’Akai Advance 49 pour un prix à peine infé­rieur : mêmes fonc­tions et mêmes défauts fonc­tion­nels donc (si ce n’est l’agen­ce­ment plus pratique des pads en 2×4) avec une qualité en deçà sur le toucher du clavier. Du coup, j’ai peine à croire que les gens qui seraient inté­res­sés par un clavier VIP au point de dépen­ser 500 euros dans un VX49 ne consen­ti­ront pas à verser 11% de plus pour se payer l’Ad­vance.

Le clavier semble donc condamné par son propre prédé­ces­seur, en atten­dant le M-Audio CTRL-49 qui s’an­nonce pour sa part plus inté­res­sant dans ses diffé­rences sur le papier (une cinquan­taine de boutons, des pads en 2×4, des molettes sur le côté, 9 faders pour complé­ter les 8 enco­deurs, etc.).

Au-delà de ce VX49 dont le prix devra donc bais­ser s’il veut faire son trou en France, les nouveau­tés de VIP relancent aussi la compé­ti­tion avec les Komplete Kontrol de Native. Que dire ? Qu’il faudra exami­ner les choses point par point, en les envi­sa­geant sous l’angle de la compa­ti­bi­lité, des fonc­tions, et du hard­ware.

Native a beau avoir avoir ouvert Komplete Kontrol aux éditeurs tiers et s’être assuré la colla­bo­ra­tion de pas mal de monde dont Artu­ria, U-He, Xils Lab ou Waldorf et quelques grands éditeurs de banques pour Kontakt (Heavyo­city, Soun­di­ron, Project­SAM, Spiti­fire, Sonic­cou­tu­re…), il reste encore pas mal de poids lourds qui n’ont pas répondu à l’ap­pel : Spec­tra­so­nics, Vienna ou East­west pour n’en citer que trois… Et comme VIP ne repose pas sur le bon vouloir des éditeurs mais peut faci­le­ment inté­grer de nouveaux mappings et presets, il ne souffre abso­lu­ment pas des mêmes restric­tions et s’avère compa­tible avec un nombre impres­sion­nant de plugs, émanant des plus grands comme des plus petits éditeurs. 1 point pour VIP donc.

Oui mais… quand on regarde les choses en détail, on s’aperçoit que la base de données sur laquelle repose VIP est trop souvent d’une qualité toute rela­tive. Tagages erro­nés, mapping faits à la va-vite : on a l’im­pres­sion qu’on a privi­lé­gié la quan­tité à la qualité, là où Native, en s’as­su­rant le concours des éditeurs, a préféré faire peu mais sans doute mieux. 1 partout donc.

Fonc­tion­nel­le­ment, VIP permet de gérer des multis, ce qui s’avè­rera pratique sur scène notam­ment là où Native ne propose toujours pas d’équi­valent. VIP double donc la marque : 2–1.

Mieux : VIP gère désor­mais les effets. Même si l’on sait que Native y vien­dra forcé­ment à un moment ou à un autre, il alour­dit pour l’heure le score : 3–1.

Reste à parler du hard­ware où là, Native reprend du poil de la bête. D’abord grâce à ses molettes de pitch bend et modu­la­tion autre­ment plus inté­res­santes que celles propo­sées par Akai ou Alesis : 3–2.

Ensuite grâce son système Light­guide qui s’avère extrê­me­ment pratique lorsqu’on utilise des instru­ments à keys­witches., où qu’on veut s’af­fi­cher une gamme quel­conque. 3–3.

Enfin parce que Native, contrai­re­ment à InMu­sic­brands, est le seul à propo­ser un 88 notes à toucher lourd : les pianistes appré­cie­ront. Ça nous met à 3–4.

Que réplique la VIP Family ? Qu’un écran couleur de 4,3 pouces, c’est quand même diable­ment pratique pour navi­guer dans les presets ou les multis plutôt que de devoir regar­der un écran. 4–4.

Mieux : son arpé­gia­teur et son Note Repea­ter ne sont pas logi­ciels mais bien maté­riels ce qui, hors du contexte MAO, peut avoir son impor­tan­ce… 5–4.

Bref, à l’heure où sont écrites ces lignes, je donne­rais les VIP Keyboards gagnants d’une courte tête, sachant que c’est aussi à vous de faire jouer les coef­fi­cients : suivant qu’on valo­rise le Light­guide ou le 88 touches par exemple, on pourra tout aussi bien préfé­rer les Komplete Kontrol. J’avoue en outre que les détails rela­tés sur les tags et les mappings de la base VIP ne sont pas loin de se trans­for­mer en malus pour ma part. Bref, chacun verra son MIDI à sa porte…

Je termi­ne­rai en disant que, quoi que deviennent les logi­ciels VIP et Komplete Kontrol, et même si leurs bases de données vont très logique­ment être toujours plus complètes, ils ne pour­ront pas, avec leurs petits bras virtuels, combler les lacunes de l’un comme l’autre des claviers qui sont toujours mal foutus sur deux points : la gestion des pads XY (mal réso­lue par un système à deux potards façon Télé­cran réel­le­ment exas­pé­rant à l’usage), et la péni­bi­lité de la navi­ga­tion : parcou­rir une liste de 10 000 presets avec une molette cran­tée non moto­ri­sée, ça relève d’une malé­dic­tion mytho­lo­gique ; Sysyphe aurait adoré. Or, la seule solu­tion pour résoudre ces problèmes serait de dispo­ser sur l’un comme sur l’autre d’un écran tactile multi­point. A l’heure où l’on trouve des tablettes Android de 7 pouces à 60 euros embarquant 8 Go de mémoire, la chose n’a rien d’im­pos­sible. Ce sera un peu plus cher ? Proba­ble­ment ! Mais le premier qui osera le faire torpillera de façon défi­ni­tive son concur­rent. Et vu qu’Akai a risqué un gros orteil dans cette direc­tion avec la récente MPC Touch, il n’y a qu’une chose à dire : vive­ment demain !

  • Alesis VX49 : vx49bis
  • Alesis VX49 : vx49
  • Alesis VX49 : matricecolor
  • Alesis VX49 : potards
  • Alesis VX49 : multis
  • Alesis VX49 : effets
  • Alesis VX49 : mutlilmixage
  • Alesis VX49 : VIPdetetct
  • Alesis VX49 : tags
  • Alesis VX49 : effetsVIP
  • Alesis VX49 : airfx
  • Alesis VX49 : matrice

 

7/10
Points forts
  • VIP 2 qui gère les effets
  • VIP 2 qui gère les multis avec le routing qui va bien
  • VIP 2 qui est compatible avec une foule de logiciels dont Omnisphere, la Vienna ou encore les instruments EastWest (et toc pour Native qui ne l’est pas !)
  • VIP 2 qui a progressé dans quantité de petites choses
  • Toutes les qualités fonctionnelles de l’Akai Advance (écran, arpégiateur, alimenté via USB) avec le même bundle bien chouette, pour 55 euros de moins
  • Ajout de l’Air Collection FX dans le bundle
  • Les pads RGB en matrice 2X4, plus pratiques que la ligne de l’Advance
Points faibles
  • Et si on changeait tous les boutons de place sur l’Advance pour faire croire qu’on a fait un nouveau produit ?
  • Fabrication plus cheap que sur l’Advance
  • La fausse matrice 4x4 : oh que c’est roublard !
  • Tous les défauts de l’Akai Advance et notamment la navigation dans les presets avec une molette crantée : à part pour faire de la muscu du pouce et de l’index, je ne vois pas…
  • Que d’erreurs et de choses mal fichues dans la base de données de VIP !
  • Air Collection FX tout court pour le VX49 alors que les possesseurs de l’Advance ont droit à l’Air Collection FX Plus
Auteur de l'article Los Teignos

Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.


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