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Waves Codex
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Test Waves Codex

Code, Code, Code, Codex
5/10
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Plus d’un an après la sortie de son premier synthétiseur, Element, l’éditeur Waves persiste et signe avec Codex, sa version d’un synthé à tables d’ondes. Les caractéristiques sont alléchantes. Pour quels résultats ?

Une chose indé­niable, la répu­ta­tion de l’édi­teur Waves Audio Ltd n’est plus à faire : depuis la créa­tion du premier plug-in audio en 1992, l’éga­li­seur Q10 Para­gra­phic, les divers bundles et éléments sépa­rés se retrouvent sur de très nombreuses machines, notam­ment dans les studios pro (prix oblige).

Une autre chose indé­niable, alors que ses plugs « clas­siques » n’ont guère évolué, Waves a aussi emprunté la voie de la repro­duc­tion de machines analo­giques, effets, tranches de console, etc. L’édi­teur a su aussi prendre le pas du hard­ware, la plupart du temps avec Digi­de­sign/Avid, mais aussi Yamaha ou pour son propre compte, Maxx par exemple.

Machine de test

MacPro Xeon 3,2 GHz
OS 10.10
Waves Audio Ltd Codex 9.3.24
Logic X 10.0.7

Deux des domaines de l’au­dio numé­rique restaient cepen­dant inabor­dés : celui des STAN et celui des instru­ments virtuels. Le premier le reste, tandis que le second a été inté­gré à la gamme de Waves il y a un peu plus d’un an, avec Element. On pourra relire les conclu­sions du test, rappe­lons simple­ment qu’Ele­ment ne nous avait pas vrai­ment impres­sion­nés. Et voici main­te­nant, Codex, présenté comme un synthé à table d’ondes granu­laire.

Intro­du­cing Waves Audio Ltd Codex

Comme à l’époque de la sortie d’Ele­ment, Codex est dispo­nible au tarif de 99 dollars, alors qu’il est au cata­logue à 200 (à peu près 79 et 159 euros respec­ti­ve­ment). À ce propos, les nombreuses offres promo­tion­nelles de l’édi­teur peuvent reflé­ter deux choses : soit l’édi­teur subit, comme tout le monde, les effets de la crise, et compte sur de nombreuses ventes dues aux petits prix, soit l’on paye trop cher depuis le début ses produits.

Comme d’ha­bi­tude, l’ins­tal­la­tion d’un produit Waves résulte en un essaim de fichiers (dont les fameuses Shells, prin­cipe d’hé­ber­ge­ment/ouver­ture des plugs dans une « coquille ») et dossiers répar­tis dans tout le Mac, et Codex n’y fait pas excep­tion. Aucun problème d’ins­tal­la­tion (la clé iLok n’est plus néces­saire), avec dépose de la licence soit sur le disque dur de l’ordi, sur une clé USB, ou le My License Cloud. On appré­cie la version stan­da­lone, hélas pas encore de mise chez tous les éditeurs. Le WUP annuel reste en revanche la règle (voir intro­duc­tion d’Ele­ment). 

Un bloc de bois ?

Waves Codex

En dehors de ses oscil­la­teurs, le synthé offre une archi­tec­ture plutôt conven­tion­nelle, ce qui n’est pas forcé­ment un tort, il n’est peut-être pas néces­saire de réin­ven­ter la roue là où les choses fonc­tionnent. Surtout si l’on a déjà mis tout ça en place précé­dem­ment…

En effet, et à quelques choses près, la struc­ture, les effets, les modules de synthèse et de modu­la­tion sont les mêmes que ceux d’Ele­ment. On retrouve donc, dans l’ordre : la barre d’ou­tils spéci­fique de l’édi­teur, avec accès aux présets (nombreux), et autres Undo/Redo, A/B, etc., puis un filtre et une section d’am­pli­fi­ca­tion façon « analo­gique » (nommés VCF et VCA), dotés chacun de leur géné­ra­teur d’en­ve­loppe (de forme, devrions-nous dire) dédié, un géné­ra­teur d’en­ve­loppe supplé­men­taire, quatre LFO, la matrice de modu­la­tion, un séquen­ceur/arpé­gia­teur, une petite section d’ef­fets, un EQ, une section globale et une de sortie. Tout est sur l’in­ter­face, rien de caché ou d’ac­ces­sible via fenêtres secon­daires, ce qui en soi est une bonne chose, et le MIDI Learn est présent à quasi tous les étages.

Waves Codex

Le filtre est un clas­sique réso­nant multi­mode (Hi Pass, Low Pass, Band Pass et Band Reject), multi­pente (deux ou quatre pôles), avec suivi de clavier, taux d’ac­tion de l’en­ve­loppe et un petit plus, un réglage de modu­la­tion de fréquence du CutOff via l’os­cil­la­teur 1. Notons tout de suite que les enve­loppes ne sont pas linéaires, mais adoptent diffé­rentes courbes selon les réglages (combi­nai­son des valeurs propres des réglages et du para­mètre Shape).

On retrouve aussi le même réglage Punch sur l’en­ve­loppe de volume de l’am­pli, avec les mêmes doutes quant à son action et au prin­cipe utilisé, même s’il n’émet plus de bruit quand les oscil­los sont coupés. On relira la partie y consa­crée dans le test d’Ele­ment, tant son compor­te­ment est, comment dire, parti­cu­lier (voir aussi ci-dessous, Retard, vous avez dit retard ?)… 

Retard, vous avez dit retard ? 

Waves Codex

Cher­chant à véri­fier le compor­te­ment de Punch, en réfé­rence à celui d’Ele­ment, et suite à plusieurs mesures, nous nous sommes aperçus que Codex géné­rait une latence propre, dans une four­chette comprise entre 50 et 163 ms (les chiffres sont donnés à titre indi­ca­tif, toutes les formes d’ondes et réglages n’ont pas été testés dans leur inté­gra­lité), suivant les tables, les réglages et la fréquence d’échan­tillon­nage, bien sûr (ici en 44,1 kHz).

Le proto­cole est simple, une note MIDI, un son de base avec l’at­taque appliquée au volume la plus rapide possible sur le synthé (effets, modu­la­tions et autres désac­ti­vés) et un Bounce In Place, ne reste plus qu’à mesu­rer le déca­lage entre la note MIDI et l’au­dio. Même si on ne l’en­tend plus à vide, Punch modi­fie aussi les choses à ce niveau, puisque le son « arrive » plus rapi­de­ment. Donc toujours pas de réponse quant à son origine, sample ou compres­sion. En tout cas, il y a quelque chose.

À titre de compa­rai­son, un son de même type sur un Korg Waves­ta­tion de la Legacy Collec­tion affiche lui, selon le même proto­co­le… 382 ms de retard. Et un autre dans l’exs24 mkII ? 0 ms. Éton­nant, non ?

Enlu­mi­nures

Voyons donc en quoi consistent les oscil­la­teurs de Codex. Leur struc­ture est iden­tique, à l’ex­cep­tion du rajout du mode (hard) Sync et d’un para­mètre FM (l’os­cillo 1 module la fréquence de l’os­cillo 2) sur l’os­cil­la­teur 2. On retrouve d’abord des clas­siques réglages de pied (32, 16, 8, 4 et 2’) et d’ac­cord (gros­sier et fin), de synchro­ni­sa­tion au tempo (à ne pas confondre avec le Hard Sync de l’os­cillo 2). Ensuite de moins clas­siques para­mètres de réso­lu­tion (agis­sant à la façon d’un bit redu­cer, en plus subtil) et de Formant (une atté­nua­tion des fréquences les plus carac­té­ris­tiques d’une forme d’onde donnée).

Waves Codex

Ensuite, les para­mètres dédiés à la lecture des tables d’ondes : d’abord un écran de sélec­tion des diverses tables d’ondes (63, plus une vide). Notons tout de suite que l’on peut impor­ter ses propres fichiers audio, avec les meilleurs résul­tats obte­nus avec des durées comprises entre une et cinq secondes. Qui dit table d’ondes dit lecture, et donc début, fin, voire boucle. Tout cela est bien évidem­ment possible, program­mable à loisir et réuni dans une molette dédiée, rappe­lant celles des instru­ments de Logic. Waves a rajouté un point de milieu, à partir duquel la lecture en boucle se fera jusqu’au point End (bouton Loop). La vitesse de lecture est para­mé­trable, et un Start Sync permet de l’as­si­gner au tempo de l’hôte.

On pourra acti­ver l’un et/ou l’autre oscil­los, et ajou­ter un Sub, du bruit (Noise) et un Ring Modu­la­tor. Le tout en poly, mono (avec Retrig ou non des enve­loppes) ou Unison, modes auxquels s’ajoute un Porta­mento débrayable et réglable. Voici quelques exemples sonores de la bête, à partir des très nombreux présets piochés parmi les 14 familles propo­sées, modi­fiés si besoin.

Évidem­ment, ce qui inté­resse dans ce type de synthèse est le côté en mouve­ment continu ou spora­dique des sons ; car, même si la lecture de tables d’ondes permet la repro­duc­tion du type de sono­ri­tés typiques de la synthèse sous­trac­tive, c’est bien sûr dans ses spéci­fi­ci­tés qu’on la juge, et notam­ment celle-ci. Alors on fera l’im­passe volon­tai­re­ment sur les présets repro­dui­sant des clas­siques de type basses, leads, percus­sions et autres sons « figés » (ou dont les chan­ge­ments tiennent à un effet de filtre via la molette, ou autres modi­fi­ca­tions « conven­tion­nelles »), ainsi que sur les programmes utili­sant l’ar­pé­gia­teur pour se concen­trer sur les Pads et Poly­synths évolu­tifs, les Motions et autres sons mouvants (aucun des sons de l’exemple suivant n’em­ploie l’ar­pé­gia­teur).

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Waves Codex

On l’en­tend, le son typique de ce type de synthèse est bien là. Cepen­dant, un peu trop de présets font appel aux effets pour leur construc­tion, et si l’en­semble sonne plus que correc­te­ment, il n’y a rien non plus de trans­cen­dant, ou qui mette une véri­table claque comme quelques récents synthés ont pu le faire.

Préci­sions enfin que les sons « tradi­tion­nels » remplissent parfai­te­ment leur rôle, sans être pour autant renver­sants. On est là face à un synthé qui fait bien son travail, sans génie certes, avec ses limites, mais sans non plus de défauts majeurs (on aurait aimé un bypass global des effets et EQ ou l’ajout d’une fonc­tion Tie dans l’ar­pé­gia­teur, par exemple).

Bilan

L’édi­teur a clai­re­ment voulu occu­per un terrain de la synthèse, ce qui pour­rait se comprendre s’il n’était déjà passa­ble­ment encom­bré, et par des machines et logi­ciels avec lesquels Codex a du mal à s’ali­gner. En restant unique­ment dans le domaine logi­ciel, prenons les Massive, Largo, Zebra, Waves­ta­tion, Alchemy ou Elec­traX (liste non exhaus­ti­ve…), et l’on doit recon­naître que, au niveau du son global ou en termes de possi­bi­li­tés, le synthé de Waves, s’il n’est pas tota­le­ment dépassé et malgré la bonne concep­tion de ses oscil­los et sa très bonne ergo­no­mie, ne peut cepen­dant prétendre à l’ex­cel­lence de ses prédé­ces­seurs.

Les posses­seurs des précé­dents synthés ne gagne­ront rien à l’ac­qui­si­tion de Codex (au-delà de la collec­tion­nite aiguë). Les posses­seurs de Reason peuvent aussi penser à Malm­ström, avec lequel Codex offre plus que des airs de famil­le…

Quant à ceux qui sont inté­res­sés par cette synthèse, à 79 euros, l’offre est tentante, la simpli­cité du logi­ciel permet­tant de bien comprendre le fonc­tion­ne­ment de cette tech­nique. Une fois Codex remonté à 159 euros, il vaudra mieux se diri­ger vers les synthés cités plus haut, dont la prise en main sera certai­ne­ment plus complexe, mais qui offri­ront bien plus de plai­sir à terme.

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5/10
Points forts
  • Oscillos
  • Beaucoup de possibilités au niveau des oscillos
  • Ergonomie bien conçue
  • Accès direct et simple aux réglages
  • Automation et assignation des contrôleurs MIDI via clic droit
  • Quatre LFO
  • Import de fichiers audio
  • LFO travaillant aussi dans le domaine audible
  • Fonction Shape des enveloppes
  • Arpégiateur efficace
  • Idéal pour les débutants
Points faibles
  • Latence intrinsèque
  • Nombreux présets dépendant trop des effets
  • Effets pas à la hauteur
  • Pas de Bypass pour les effets ou l’EQ
  • Matrice sous-dimensionnée
  • Lacunes de l’arpégiateur
  • Filtre sans grand caractère
  • Reprise du bruit de fond « analogique »
  • Bidouillage de Punch
  • Finalement assez limité par rapport à la concurrence
  • Manuel peu développé
  • Standalone seulement : quelques blocages ou déclenchements inopinés de notes

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