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Les bases de la MAO & du Home Studio 1/2

Les bases de la MAO & du Home Studio 1/2

Vous avez un ordinateur ou vous comptez en acheter un. Vous êtes musicien(ne) et vous aimeriez bien en profiter pour enregistrer vos compos. Oui, mais vous n'y connaissez absolument rien. Voici quelques pistes qui devraient vous aider à monter votre propre home-studio.

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Aver­tis­se­ment : Dans un but de simpli­fi­ca­tion, des raccour­cis ont été pris qui peuvent sembler à certains des inexac­ti­tudes (Par exemple «  Les micros statiques néces­sitent la fameuse alimen­ta­tion fantôme 48V »). Rappe­lons qu’il s’agit d’un docu­ment destiné aux débu­tants en MAO est qu’il nous a semblé inutile d’évoquer, par exemple, les micros statiques dotés de leur propre alimen­ta­tion.

Chaîne audio : prin­cipe, équi­pe­ment.

Le but du studio, c’est d’en­re­gis­trer et de pouvoir mixer ce qu’on a enre­gis­tré. Pour cela, il faut une chaîne audio complète. Qu’il y manque un élément et vous ne pour­rez (presque) rien faire.

L’exemple ci dessous part du prin­cipe que vous allez enre­gis­trer des sons émis dans l’air. Si vous ne travaillez qu’avec des synthés, succep­tibles d’être enre­gis­trés via des câbles, vous pour­rez vous affran­chir de la partie prise de son (micro & préamp).

Voyons un peu le trajet de vos sons :

Enre­gis­tre­ment

Micro
 
(Préam­pli ou console)
 
Carte son
 
Ordi­na­teur
micro
flecherouge.jpg
Préampli ou console
flecherouge.jpg
Cartes son flecherouge.jpg Ordinateur

Lecture

Ordi­na­teur + logi­ciels
 
Carte son
 
(Console)
 
Ecoutes
Ordinateur
flecheverte.jpg
Cartes son
flecheverte.jpg
Préampli ou console
flecheverte.jpg
Moniteurs de Studio
CAsque Audio


Vous remarque­rez que la console est entre paren­thèses car il n’est pas obli­ga­toire de passer pas une console pour l’écoute, les enceintes pouvant être géné­ra­le­ment bran­chées direc­te­ment sur la carte son. Cepen­dant, nous verrons plus tard qu’in­té­grer une console dans le trajet de sortie du son présente des avan­tages. 

Le(s) micro(s)

Pour commen­cer, il faut un ou des micros. Nous n’en­tre­rons pas ici dans le détail. Voyez les dossiers sur les micro­phones dans la rubrique « Studio & Home-studio » pour en savoir plus sur ce sujet.

Pour faire simple, on va distin­guer deux types de micros :

Les micro­phones dyna­miques :

Solides, rela­ti­ve­ment peu coûteux à fabriquer et capable d’en­cais­ser de gros niveaux sonores, ils repré­sentent l’équi­pe­ment de base.

C’est géné­ra­le­ment ce type de micros que l’on utilise pour la scène car ils sont à la fois moins fragiles et moins sensibles que les micros statiques, ce qui se révèle idéal pour éviter de sono­ri­ser des bruits indé­si­rables (bruits de mani­pu­la­tion) et mini­mi­ser les problèmes de larsen.

Micro Dynamique Shure SM57

Parmi les exemples les plus connus, on citera le Shure SM58 qui se destine essen­tiel­le­ment au chant et qui reste, près de 40 ans après son lance­ment, l’un des micros les plus utili­sés par les chan­teurs en Live.

Atten­tion ! Rien n’in­ter­dit toute­fois d’uti­li­ser les dyna­miques en studio, notam­ment pour des prises d’ins­tru­ments géné­rant une forte pres­sion acous­tique ou pour certaines voix bien 'pêchues’ (Hip Hop, Roc, Metal).

Le SM57 (le fran­gin du SM58, lui aussi dyna­mique mais plus géné­ra­liste) est même présent dans quasi­ment tous les studios du monde, car il est consi­déré comme l’une des réfé­rences pour enre­gis­trer des cuivres, la caisse claire d’une batte­rie ou un ampli guitare. 

Micro Statique Neumann TLM127

Les micro­phones statiques :

Plus coûteux à fabriquer que les micros dyna­miques, ils sont plus fragiles. Mais ils sont aussi géné­ra­le­ment (beau­coup) plus précis et ont une très grande sensi­bi­lité au son.

Les micros statiques néces­sitent pour fonc­tion­ner la fameuse alimen­ta­tion fantôme 48V (dispo­nible sur tous les préam­plis externes et sur presque toutes les consoles de mixage).Cette alimen­ta­tion est trans­mise au micro via le câble au format XLR qui le relie à la console ou au préam­pli.

Les micros statiques sont la plupart du temps large­ment préfé­rables pour enre­gis­trer les voix, les instru­ments à cordes, les vents et un certain nombre de percus. On les utilise aussi beau­coup comme micros d’am­biance.

Le préam­pli

Le préampli micro selon Mindprint

Un micro­phone, qu’il soit statique ou dyna­mique, n’a qu’un très faible niveau de sortie (ou un faible « volume » même si le terme est impropre). Afin de pouvoir remon­ter ce niveau (dit niveau « micro­phone ») à un niveau utili­sable en enre­gis­tre­ment (dit niveau « ligne »), il faut bran­cher le micro­phone dans un préam­pli. Le choix du préam­pli n’est pas anodin puisqu’il va avoir une grande influence sur le son enre­gis­tré (bonne ou mauvaise selon le préam­pli).

Les consoles de mixage comportent des préam­plis sur les tranches micro (géné­ra­le­ment, celles pour­vues d’une prise XLR et d’une alimen­ta­tion 48V pour micro­phone statique). Selon la qualité du son que vous souhai­tez, la qualité de fabri­ca­tion et les fonc­tions de votre console, vous pour­rez utili­ser cette dernière comme préam­pli ou prendre un préam­pli dédié spéci­fique. Nous aurons l’oc­ca­sion de reve­nir en détail là-dessus.

La carte son

La carte son est le péri­phé­rique en charge du son de votre infor­ma­tique, comme le scan­ner et l’im­pri­mante sont les péri­phé­riques image. La compa­rai­son est d’au­tant plus perti­nente que son rôle est de « scan­ner » le son qui arrive pour le traduire en langage compré­hen­sible par l’or­di­na­teur.

De même, elle « traduit » ce que dit l’or­di­na­teur en signaux compa­tibles avec l’au­dio. Toute­fois, à la diffé­rence du scan­ner et de l’im­pri­mante, la carte son prend en charge l’en­trée comme la sortie du signal. Elle opère en effet une conver­sion Analo­gique > Numé­rique (AN) en entrée et de conver­sion Numé­rique > Analo­gique (NA) en sortie.

Si la qualité des conver­tis­seurs, aussi bien AN que NA, est un élément impor­tant lors du choix d’une carte son, il n’est pas le seul.

La carte son est le système central de trai­te­ment du son de votre PC, le point d’en­trée et de sortie des flux audio. Afin de trai­ter ces flux audio de manière effi­cace, une bonne carte son pour musi­cien doit être à même d’en­di­guer ce fléau que connaît tout MAOiste : la latence. La latence est le temps de trai­te­ment d’un flux audio entre le moment ou il rentre dans la carte son et le moment où il ressort sur vos enceintes.

Pour plus d’in­for­ma­tions, voir le guide sur les cartes son dans la rubrique Infor­ma­tique Musi­cale.

Notez aussi que votre carte son peut ou non faire office d’in­ter­face MIDI. C’est à dire qu’elle permet à l’or­di­na­teur de dialo­guer avec les instru­ments et appa­reils MIDI (Voir les dossiers sur le MIDI dans la rubrique Infor­ma­tique Musi­cale).

Le MIDI est quelque chose de rela­ti­ve­ment simple et léger à trai­ter par rapport au son analo­gique. La plupart des cartes sons gérant le MIDI remplissent donc tout à fait correc­te­ment leur fonc­tion dans ce domaine.

Un élément qui peut jouer est le nombre de connexions. Sachez que le fait que votre carte ne comporte qu’une seule prise IN et une seule OUT ne signi­fie pas qu’un seul instru­ment MIDI pourra être bran­ché dessus, les instru­ments MIDI pouvant géné­ra­le­ment (et dans une certaine limite de nombre) être bran­chés en chaîne.

Exemple de carte son avec rack de connexion

L’or­di­na­teur

C’est le cœur de votre système. Le son numé­rique, comme l’image, sont des gros consom­ma­teurs de ressources. Il faut donc que l’or­di­na­teur soit le plus puis­sant possible, doté d’un maxi­mum de mémoire vive et de disques durs consé­quents.

Atten­tion cepen­dant : avec la chute constante des prix de l’in­for­ma­tique, l’or­di­na­teur est proba­ble­ment la chose que vous rempla­ce­rez le plus faci­le­ment dans votre studio. Il n’est donc pas forcé­ment néces­saire de « mettre le paquet » sur celui-ci. Nous y revien­drons plus tard.

Par contre, il y a des choses auxquelles il faut faire atten­tion. Ne vous lais­sez pas bercer, par exemple, par le chant des sirènes qui laissent à penser qu’à la faveur du « plug and play », il suffit de bran­cher pour que tout fonc­tionne. Si vous entrez dans l’in­for­ma­tique musi­cale, soyez en effet conscient qu’il faudra tâter de l’in­for­ma­tique. A moins que vous n’ayez les moyens de vous payer les services d’une société de service compé­tente qui vous instal­lera et para­mè­trera tout. Ce qui veut dire une boîte spécia­li­sée dans l’au­dio­nu­mé­rique car le reven­deur du coin sera souvent largué face aux spéci­fi­ci­tés de ce domaine.

Sérieu­se­ment, pour s’at­taquer à la MAO, mieux vaut avoir quelques solides notions d’in­for­ma­tique. Au moins savoir comment marche un ordi­na­teur, ses diffé­rents organes, son système, ce qu’est un driver, etc. Sachez aussi que tous les ordi­na­teurs ne sont pas adap­tés à la MAO.

Ici, des chip­sets de carte mère (des compo­sants en quelque sorte) qui font même très mauvais ménage avec une grande partie des cartes sons et des logi­ciels d’au­dio. Là, des logi­ciels ou des cartes son ne fonc­tionnent qu’avec tel ou tel système d’ex­ploi­ta­tion. Rensei­gnez-vous donc bien avant de craquer sur un ordi­na­teur ou une carte son. Véri­fiez la cohé­rence et la compa­ti­bi­lité de votre confi­gu­ra­tion. Géné­ra­le­ment les fabri­cants de cartes son donnent des listes (non exhaus­tives) de compa­ti­bi­lité.

Les logi­ciels

Les logi­ciels ne sont surtout pas un point à négli­ger dans votre confi­gu­ra­tion. C’est en fonc­tion du choix de ceux-ci que vous allez pouvoir faire telle ou telle chose, plus ou moins rapi­de­ment, plus ou moins agréa­ble­ment, avec un résul­tat plus ou moins bon.
On va ici distin­guer cinq grandes familles de logi­ciels :

Exemple de Direct-to-Disk : Samplitude

1. Les direct-to-disk :

Comme leur nom l’in­dique, ils servent à enre­gis­trer le son sur votre disque dur. Ils sont essen­tiel­le­ment dédiés à l’au­dio et beau­coup ne gèrent pas ou mal le MIDI.

De fait, ils sont les plus proches des concepts de studios analo­giques, basés sur des magné­to­phones multi­pistes.

Quelques Direct-to-Disk : Sampli­tude, ProTools. 

Exemple d'éditeur audio : SoundForge

2. Les éditeurs audio :

Ce sont des logi­ciels dédiés quasi exclu­si­ve­ment au travail de préci­sion sur les fichiers : décou­page, montage, nettoyage, ajout d’ef­fets, etc.

Si, pour la plupart, ne conviennent pas à la créa­tion ou à l’en­re­gis­tre­ment d’un morceau complet, on les utili­sera dans diverses occa­sions : restau­ra­tion audio de vieux disques ou de vieilles cassettes, fina­li­sa­tion d’un titre (Maste­ring) ou encore créa­tion de samples.

Quelques éditeurs audio : Wave Lab, Cool Edit, Sound­Forge.

Exemple de séquenceur : Cubase SX

3. Les séquen­ceurs :

A la base, ce sont des logi­ciels dédiés à la créa­tion, à la gestion et à l’en­re­gis­tre­ment de séquences MIDI. Or, tout comme les Direct-to-Disk se mettent au MIDI, la quasi-tota­lité des séquen­ceurs gèrent aujour­d’hui de l’Au­dio.

Quelques séquen­ceurs phares du marché : Stein­berg Cubase SX, Emagic Logic Audio, Sonar, Digi­tal Perfor­mer pour les plus connus et les plus onéreux.
Quelques séquen­ceurs bon marché ou gratuits : Magix Music Studio, Cubase SE/SL, Raw Mate­rial Takc­tion, Quartz Audio Free, etc.

Notez que les familles des DtD et des séquen­ceurs ont tendance de plus en plus à se recou­per. On a vu que les séquen­ceurs gèrent pour la plupart l’au­dio comme les direct to disk. Les direct to disk intègrent de plus en plus la gestion du MIDI.Tous deux ont des fonc­tions d’édi­tion audio. Quant aux éditeurs audio, s’il n’in­tègrent géné­ra­le­ment pas le MIDI, certains permettent le mixage d’un certain nombre de pistes.

4. Les plug-ins :

Stand alone?

En quelque sorte, l’in­verse de plug-in est stand-alone ou stan­da­lone qui signi­fie litté­ra­le­ment « qui fonc­tionne seul ». Ainsi, un certain nombre d’ins­tru­ments virtuels existent en deux version : plug-in pour être utili­sée direc­te­ment à l’in­té­rieur d’un séquen­ceur ou stan­da­lone permet­tant une utili­sa­tion hors de tout autre logi­ciel.
Si le stan­da­lone est peu utile pour le travail de studio, il devient beau­coup plus inté­res­sant si vous voulez utili­ser votre ordi­na­teur pour du jeu live.
Ce phéno­mène de l’or­di­na­teur en live s’éten­dant, il existe de plus en plus de logi­ciels « hôtes » dont la spécia­lité est d’of­frir un envi­ron­ne­ment permet­tant de faire tour­ner les plug-in (non stand alone, donc) pour du jeu live sans néces­si­ter la présence de son séquen­ceur.
Ces hôtes apportent aussi souvent des fonc­tions supplé­men­taires, permet­tant d’al­ler parfois jusqu’à la créa­tion de véri­tables studios virtuels.

Le terme « plug in » signi­fie litté­ra­le­ment « qui se branche sur ». Les plug-ins sont donc de petites appli­ca­tions qui se greffent sur de plus gros logi­ciels (qu’on appelle dans ce cas des logi­ciels 'hôtes’ pour ainsi parler de « séquen­ceurs hôtes ») pour leur appor­ter des fonc­tions supplé­men­taires.

On trouve deux grandes familles : les effets et les instru­ments virtuels.

  • Les effets : Les plug-in d’ef­fet ne sont ni plus ni moins que les équi­va­lents virtuels des effets de studio : reverb, delay, compres­seurs…

Plug-ins d'effets

  • Les instru­ments virtuels : Comme leur nom l’in­dique, ce sont des instru­ments de musique sous forme logi­cielle. Il peuvent soit repro­duire (plus ou moins bien) des instru­ments exis­tants (beau­coup d’ins­tru­ments de légende sont ainsi repro­duits, notam­ment des synthé­ti­seurs) soit propo­ser des concepts complè­te­ment nouveaux.
    Il permettent ainsi de trans­for­mer votre ordi­na­teur en synthé­ti­seur, sampleur, boîte à rythme, etc. 

Les instruments virtuels se déclinent essentiellement sous forme de plug-ins.

Le moniteur de studio Event 20/20

 

Les écoutes

Tout cela est bien joli mais encore faut-il entendre ce que l’on fait. Pour cela, deux choses bien connues : les enceintes et les casques audio.

Les deux sont des éléments néces­saires du studio. Lors d’une prise de son avec un micro, vous aurez besoin du casque qui vous permet­tra d’avoir un retour son sans « polluer » l’en­re­gis­tre­ment (Alors qu’avec des enceintes, le micro enre­gis­tre­rait aussi ce qui sort des haut parleurs, au risque de produire un effet de Larsen).

Mais vous aurez aussi besoin d’en­ceintes pour réali­ser votre mixage : outre le fait qu’un travail prolongé au casque est fati­gant, un mixage ne saurait se faire avec cette seule écoute. Pourquoi? Disons pour faire simple qu’un casque, si bon et si cher soit-il, n’offre qu’un rendu très arti­fi­ciel de certains aspects du son, comme l’image stéréo­pho­nique. Du coup, mixer au casque, c’est risquer bien des décon­ve­nues losrque vous écou­te­rez le résul­tat de votre travail sur des enceintes.

Bref, casques et enceintes sont aussi indis­pen­sables au Home-Studistes qu’ils sont complé­men­taire. Reste qu’il y a « casque et casque », enceintes et enceintes.

Première chose à faire : oubliez le monde de la HI-FI. En effet, le but recher­ché en HI-FI n’est pas le son le plus neutre possible, mais le plus beau son possible.
Les enceintes et casques de moni­to­ring, eux, sont conçus pour avoir le rendu le plus « droit » possible, le plus neutre possible.

Le mixage, quoi que c’est ?

Comp­tant parmi les étapes majeures dans la produc­tion d’un titre, le mixage est l’opé­ra­tion qui consiste à assem­bler les pistes des diffé­rents instru­ments, en jouant sur le place­ment des sons dans l’es­pace, leur égali­sa­tion et leurs volumes. Le but de mixage est d’ob­te­nir une piste stéréo homo­gène où tous les instru­ments sont audibles, et qui sera en mesure de rester équi­li­brée quelque soit le système d’écoute : chaîne hi-fi, bala­deur, auto­ra­dio, etc.

Théo­rique­ment, pour mixer de façon correcte, une enceinte de moni­to­ring ne doit favo­ri­ser aucune fréquence par rapport à une autre. Cepen­dant, ça, c’est de la théo­rie. Parce que, que ce soit pour un casque ou pour des enceintes, la recherche du « droit » est un Graal inac­ces­sible ! Vous vous en aper­ce­vrez rapi­de­ment en faisant des écoutes compa­ra­tives : même dans le domaine du moni­to­ring, il y a d’énormes diffé­rences de rendu selon les enceintes ou les casques.

Seule­ment, la diffé­rence avec la HI-FI est en théo­rie le but recher­ché. Ainsi, sur une enceinte HI-FI dont la tech­no­lo­gie de concep­tion/fabri­ca­tion rendrait les basses un peu faibles, le fabriquant va s’at­ta­cher à les renfor­cer. Mais ceci va se faire au détri­ment de la qualité de rendu desdites basses et au détri­ment d’autres bandes de fréquences. En théo­rie, sur des enceintes de moni­to­ring, si les basses sont un peu faibles, on met tout au même niveau pour rester dans une rendu « droit ».

Ensuite, il y a la pratique : mieux vaut mixer sur d’ex­cel­lentes enceintes HI-FI que sur des enceintes de moni­to­ring de mauvaise qualité !

Il y a quand même un autre point à prendre en compte. Les systèmes HI-FI sont conçus pour diffu­ser des enre­gis­tre­ments qui ont été maste­ri­sés. C’est à dire notam­ment qu’une égali­sa­tion géné­rale a été appliquée et que le son approche sans le dépas­ser un niveau opti­mum. Lorsque vous allez travailler sur vos mix, ce ne sera pas le cas du son que vous allez sortir dans vos enceintes. Vous passe­rez par des basses exces­sives, des sur-niveaux, des satu­ra­tions que les systèmes HI-FI n’ont pas été conçus pour encais­ser. Prudence donc.

Casque AKG

De même qu’on peut à la rigueur couper un fil élec­trique avec des tenailles pour dépan­ner, si on est élec­tri­cien, on inves­tit dans une pince coupante isolante. De même si on peut commen­cer à s’exer­cer au mix sur des enceintes HI-FI, si on est musi­cien, il faut penser à vite inves­tir dans les enceintes adéquates.

Pour le casque, on peut très bien utili­ser un casque HI-FI de qualité correcte pour servir de moni­teur au musi­cien qui enre­gistre une prise.
Pour la prise de son et le mixage, par contre un bon casque de studio sera quasi­ment incon­tour­nable. Il va servir notam­ment :

  • A écou­ter de façon isolée le son que l’on s’ap­prête à enre­gis­trer (vous n’avez proba­ble­ment pas de cabine pour isoler le chan­teur ou la guita­riste que vous enre­gis­trez)
  • A véri­fier chaque piste avec plus de préci­sion, « voir » s’il n’y a pas une petit c…rie qui traîne sur la piste, c…rie qui serait moins audible par les enceintes à cause de l’acous­tique ambiante.
  • A écou­ter diffé­rem­ment votre mix, en complé­ment des enceintes. Parfois à véri­fier les basses si vos enceintes sont un peu légères en rendu dans ce domaine.
  • Even­tuel­le­ment, à bosser « avec du son » aux heures où ça gêne­rait les voisins ou empê­che­rait le petit dernier de dormir.

Le stockage

Reste un dernier maillon à évoquer : le stockage. Disque dur externe, graveur de CD/DVD ou les deux, à vous de voir.

Les ordi­na­teurs sont aujour­d’hui tous livrés avec un graveur CD, voir un graveur DVD pour certains. Vous vous aper­ce­vrez qu’à l’usage, un second disque dur (externe, c’est mieux) est bien pratique pour les sauve­gardes du travail en cours. Et vu qu’aujour­d’hui, le prix au Giga­oc­tet est équi­valent entre CD et DD, vous auriez tort de vous privez.

Pour éviter tout problème, ache­tez des medias vierges de qualité et prenez-en un maxi­mum de soin : De récentes expé­riences ont montré qu’après quelques années seule­ment, la plupart des CD gravés posaient des problèmes à la lectu­re…

La suite de ce dossier très prochai­ne­ment sur Audio­Fan­zi­ne…

Article suivant dans la série :
Les bases de la MAO & du Home Studio 2/2 →
  • cleole 2 posts au compteur
    cleole
    Nouvel AFfilié
    Posté le 01/12/2012 à 09:15:14
    merci vraiment pour cette vue d’ensemble...je débute et il est appréciable d'avoir une idée de chaque élément du studio merci et vivement la suite merci
  • vertchouxe 2 posts au compteur
    vertchouxe
    Nouvel AFfilié
    Posté le 06/03/2013 à 02:37:57
    bel aperçu, très clair, et les encarts commencent à répondre aux questions qui sautillent entre les neurones ! merci bien
  • joudlazik 54 posts au compteur
    joudlazik
    Posteur AFfranchi
    Posté le 08/05/2013 à 21:09:07
    Bien bien bien ... mais je me pose la question de la pertinence de ce dossier en 2013, soit 9 ans après sa rédaction !... Tout cela est-il toujours d'actualité ?
  • dreamstar 505 posts au compteur
    dreamstar
    Posteur AFfolé
    Posté le 16/03/2014 à 11:52:59
    Les règles n´ont pas changées. L´évolution réside dans le fait que, aujourd´hui, on a un équipement plus performant à prix équivalent. Cela vaut surtout pour les logiciels qui ont beaucoup évolués.

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