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M-Push-C

À la fin de l'année dernière, alors que nous testions le Fire d'Akai, nous étions loin de nous douter que l'ex-fabricant nippon allait nous réserver si rapidement une surprise de la taille de celle qui fait l'objet du banc d'essai d'aujourd'hui : j'ai nommé l'Akai Force !

Le projet avait en effet été gardé secret avec beau­coup d’ef­fi­ca­cité, et c’est une véri­table bombe qui semblait sortie de nulle part qu’Akai a balancé sur le monde de la musique à l’oc­ca­sion du Winter NAMM 2019. Passé le choc de la première explo­sion, c’est à votre servi­teur qu’il revient aujour­d’hui la lourde tâche de défi­nir si c’est bien effec­ti­ve­ment d’une arme de destruc­tion massive qu’il s’agit là… ou bien juste d’un gros pétard un peu mouillé sur les bords ? Une tâche qui s’avère d’ailleurs d’une telle ampleur qu’ex­cep­tion­nel­le­ment, ce n’est pas un mais deux articles que nous allons consa­crer à ce produit… vous saurez très rapi­de­ment pourquoi en lisant ce qui suit. Mais d’abord, l’Akai Force, c’est quoi exac­te­ment ?

Fils de Push

généralProposé au tarif non négli­geable de 1 499 €, l’Akai Force est une machine de produc­tion musi­cale dont la philo­so­phie se veut à la fois auto­nome et en inter­ac­tion avec le monde infor­ma­tique. En cela, le Force semble se posi­tion­ner comme le digne héri­tier de la MPC Live dont il reprend la grande majo­rité des fonc­tion­na­li­tés tactiles et une bonne partie de l’er­go­no­mie géné­rale. Mais déjà d’un pur point de vue visuel, il se distingue de cette dernière par la matrice de 64 pads façon Push. Bien entendu, cet aban­don des 16 pads habi­tuels de l’uni­vers MPC pour une matrice beau­coup plus impor­tante est syno­nyme d’un chan­ge­ment évident de work­flow que nous allons détailler au cours de cet article. Cette évolu­tion se mani­fes­tera bien sûr tant dans l’usage auto­nome de l’ap­pa­reil que dans son utili­sa­tion en connexion avec un ordi­na­teur : Akai prévoit en effet de permettre au Force un contrôle très avancé d’Able­ton Live.

Prévoit ? Que signi­fie cette projec­tion dans le futur ? Elle est tout simple­ment la traduc­tion de l’état actuel des choses : pour l’ins­tant, le Force ne fonc­tionne en effet qu’en version auto­nome (et encore en l’ab­sence d’une fenêtre d’ar­ran­ge­ment et de l’ex­port MIDI des pistes – nous y revien­drons). Le mode Compu­ter prévu et censé entre autres auto­ri­ser le contrôle d’Able­ton Live n’est pas encore implé­menté, en consé­quence de quoi toutes les inter­ac­tions que l’ap­pa­reil est supposé avoir avec le monde infor­ma­tique sont inopé­rantes pour le moment.

Akai a promis l’édi­tion ce mois-ci d’au moins deux mises à jour du firm­ware de la machine mais sans aucune date de sortie précise. Voilà donc pourquoi le banc d’es­sai de l’ap­pa­reil sera divisé en deux parties : le présent article sera consa­cré à l’uti­li­sa­tion du Force en mode auto­nome, et le second vous sera proposé dès que nous aurons eu l’oc­ca­sion de tester les fameuses mises à jour et toutes les nouvelles fonc­tion­na­li­tés de l’ap­pa­reil qu’elles sont censées auto­ri­ser. Il n’y aura donc une nota­tion défi­ni­tive du produit qu’à l’is­sue de cette seconde partie.

Main­te­nant que tout ceci est établi, nous pouvons enfin commen­cer !

Tour de Force

Bien entendu, vous ne coupe­rez pas à notre habi­tuelle descrip­tion physique de la bestiole ! Le Force est livré avec une alimen­ta­tion externe, un câble USB 3, trois adap­ta­teurs MIDI DIN/mini-jack ainsi qu’un guide de mise en route rapide, la garan­tie construc­teur et un carton d’ins­truc­tion pour enre­gis­trer votre achat sur le site d’Akai. En plus des instru­ments et effets virtuels sur lesquels nous revien­drons, le Force est livré avec plus de 10 Go de sons de chez Sample Tools by CR², MSX Audio et Sample Magic, 18 projets de démo, plus de 2 500 boucles et plus de 500 patterns. À noter égale­ment qu’une prochaine mise à jour permet­tra l’ac­cès direct du Force au site inter­net Splice.

Akai Force : matrix.JPGLa machine elle-même mesure 350 mm de largeur, 389 mm de profon­deur et 72,5 mm de hauteur, pour un poids total de 3,87 kg. Un beau bébé en somme, qui respire la soli­dité comme de nombreux appa­reils de la marque. La fini­tion est très bonne. Le « clic » des boutons est rassu­rant, tout comme la rota­tion du gros bouton rota­tif cranté et cliquable lui aussi, hérité des MPC Touch et MPC Live. Ce n’est d’ailleurs pas le seul élément repris de ces deux modèles, le prin­ci­pal étant bien entendu l’écran tactile multi-touch de 7 pouces. On retrouve égale­ment les poten­tio­mètres rota­tifs sans fin et non-cran­tés, capa­ci­tifs et cette fois-ci au nombre physique de 8 (virtuel­le­ment multi­pliables par deux). La grande nouveauté est qu’ils sont ici accom­pa­gnés de huit petits écrans LCD repro­dui­sant les données actuel­le­ment modi­fiées par les potards. On notera égale­ment la présence nouvelle d’un cross­fa­der bien pratique, accom­pa­gné de ses deux boutons Assign A  et Assign B, permet­tant comme leur nom l’in­dique de rapi­de­ment affec­ter des pistes respec­ti­ve­ment à l’une ou l’autre des extré­mi­tés du cross­fa­der. D’ailleurs, on appré­ciera parti­cu­liè­re­ment le fait que de très nombreux boutons permettent un accès direct aux fonc­tions prin­ci­pales de l’ap­pa­reil, comme par exemple les boutons de sauve­garde ou de char­ge­ment (de projets, samples, etc), ou encore le bouton d’Undo/Redo (via une fonc­tion Shift). À noter à ce sujet que l’his­to­rique d’an­nu­la­tion n’est pas effacé avec la sauve­garde du projet en cours : excel­lente chose. Tout comme sur le Push, ces boutons s’al­lument en fonc­tion du mode de travail actuel­le­ment actif. En revanche, leur revê­te­ment se révèle un attrape-pous­sière très effi­cace, au point de parfois masquer leur rétro-écla­rai­rage.

Pour­sui­vons l’ex­plo­ra­tion exté­rieure de la bête avec ce qui passe peut-être le moins inaperçu dans l’en­semble : la matrice de 64 pads qui ne peut que rappe­ler très forte­ment le Push d’Able­ton dont Akai avait d’ailleurs assuré la fabri­ca­tion du premier modèle. Cette parenté est encore renfor­cée par la présence sur le côté droit de boutons Launch de lance­ment de scènes. Les pads sont, comme il est désor­mais d’usage, rétro-éclai­rés RVB et sensibles à la vélo­cité. Ce qui est plus rare, c’est qu’ils sont égale­ment sensibles à l’af­ter­touch, mais avec pour l’ins­tant de sérieuses contraintes sur lesquelles nous revien­drons.

avantSur la tranche avant de l’ap­pa­reil, nous trou­vons un lecteur de carte SD, la prise casque au format jack 6,35 mm, ainsi que deux petits poten­tio­mètres à butée affec­tés respec­ti­ve­ment au volume du casque et à la gestion du mixage du signal émis dans ledit casque entre la sortie audio prin­ci­pale et la sortie audio secon­daire.

arrièreLesdites sorties audio sont maté­ria­li­sées sur la tranche arrière de l’ap­pa­reil avec quatre sorties mono au format jack 6,35 mm, deux entrées combo XLR/jack 6,35 mm avec un bouton commun d’ali­men­ta­tion fantôme et deux boutons indi­vi­duels de choix d’im­pé­dance instru­ment/ligne, accom­pa­gnés de deux potards indi­vi­duels de réglage du gain. En ce qui concerne le pilo­tage de ou par des appa­reils externes, le Force est équipé de trois prises MIDI (In/Out/Through) au format mini-jack (d’où les adap­ta­teurs cités plus haut…) et de quatre sorties CV. Enfin, la machine propose une prise USB 3 de type B et une prise Ether­net pour la connexion à l’or­di­na­teur. Il est à noter que la prise Ether­net est là pour la synchro­ni­sa­tion à Able­ton Live via le proto­cole Link, synchro qui peut égale­ment se faire via WiFi (et qui fonc­tionne d’ailleurs très bien). Pour la connexion de péri­phé­riques externes tels que claviers MIDI/USB, claviers d’or­di­na­teur, clés USB ou disques durs, le Force dispose de deux port USB 3 de type A. Enfin, il est à noter que l’on peut si on le souhaite placer un disque dur interne SATA de son choix dans la trappe située sous l’ap­pa­reil : parfait ! On trouve enfin la prise d’ali­men­ta­tion et un bouton de mise sous tension.

Voyons main­te­nant comment fonc­tionne tout cela.

Utili­sa­tion géné­rale

J’ai évoqué plus haut la filia­tion du Force avec la série MPC. Le dernier-né d’Akai est en effet un digne héri­tier des MPC, étant comme elles un instru­ment auto­nome pensé pour la créa­tion de musique MIDI jouée en interne, le pilo­tage d’ins­tru­ments externes via ce même proto­cole et l’en­re­gis­tre­ment, l’édi­tion et la repro­duc­tion de samples audio et enfin le mixage de l’en­semble avec possi­bi­lité d’ajou­ter des effets. En ce qui concerne l’uti­li­sa­tion auto­nome, il n’y a jusque-là rien de parti­cu­liè­re­ment neuf, si ce n’est que l’on dispose de plus ici d’un cross­fa­der permet­tant de faci­le­ment alter­ner entre pistes indi­vi­duelles ou grou­pées, ou encore de la possi­bi­lité de commu­niquer avec le monde exté­rieur égale­ment par CV, un privi­lège jusqu’ici réservé à la MPC X.

Mais avec le passage d’une matrice de 16 à une matrice de 64 pads, Akai délaisse clai­re­ment son work­flow habi­tuel basé sur la consti­tu­tion de patterns orga­ni­sés en séquences que l’on va ensuite aligner ensemble au sein du mode Song. Avec le Force, on entre en effet clai­re­ment dans le monde de la créa­tion musi­cale inté­gra­le­ment basée sur l’uti­li­sa­tion de clips sonores MIDI ou audio orga­ni­sés sur une matrice et que l’on déclenche soit indi­vi­duel­le­ment en cliquant dessus, soit par lignes entières grâce aux boutons Launch situés en bout desdites lignes. L’uti­li­sa­tion de clips n’est certes pas tota­le­ment nouvelle chez Akai puisque la marque avait déjà intro­duit ce prin­cipe lors de la sortie des MPC Live et X, d’une manière plutôt très maladroite d’ailleurs. Mais en ce qui concerne le Force, il s’agit aujour­d’hui d’une toute nouvelle approche beau­coup plus mature du travail à base de clips car direc­te­ment inspi­rée du modèle parfai­te­ment fonc­tion­nel du duo Able­ton Live-Push.

Il est inté­res­sant de noter que, pour l’ins­tant en tout cas, les clips du Force et ceux de l’en­vi­ron­ne­ment MPC ne sont pas direc­te­ment compa­tibles entre eux, sauf à passer par un export sous forme de patterns. D’ailleurs le niveau de compa­ti­bi­lité du Force avec la gamme MPC tant maté­rielle que logi­cielle reste actuel­le­ment l’une des grandes incon­nues. En effet, si les projets du Force peuvent être expor­tés au format stan­dard Akai XPJ, ils ne sont en revanche pas recon­nus par le logi­ciel MPC… et vice versa. On peut par ailleurs se poser la ques­tion de la compa­ti­bi­lité future du Force avec le logi­ciel maison MPC, car si le fabri­cant a annoncé une forte inter­con­nexion future de son dernier-né avec la STAN d’Able­ton, il est resté pour l’ins­tant étran­ge­ment muet concer­nant son propre logi­ciel de séquençage. Étrange.

Enfin, je rappelle ici que pour le moment, le mode auto­nome ne dispose ni de section d’ar­ran­ge­ment, ce qui rend impos­sible l’or­ga­ni­sa­tion des scènes entre elles sous la forme d’un morceau complet, ni de la possi­bi­lité de boun­cer les pistes (sauf à enre­gis­trer en temps réel sur une piste audio dédiée), ni de l’ex­port MIDI. Ce dernier existe unique­ment au format « pattern » qui peut être converti en MIDI via le logi­ciel MPC… qui n’est pas livré avec le Force et coûte 220 Euros. Aux dires d’Akai, tout cela devrait toute­fois être corrigé rapi­de­ment pas des mises à jour. Croi­sons les doigts !

Voyons à présent comment le work­flow du Force se traduit concrè­te­ment, et commençons tout de suite par ce qui le diffé­ren­cie de celui de ses grandes sœurs MPC : la matrice de pads.

PaPad chan­teur

step seqLes pads du Force sont a priori iden­tiques à ceux qu’Akai avait déve­lop­pés pour l’éla­bo­ra­tion du Push premier du nom. On retrouve donc des pads RVB parti­cu­liè­re­ment agréables à utili­ser, qui réagissent parfai­te­ment bien à la vélo­cité et à l’af­ter­touch, même si l’im­plé­men­ta­tion de ce dernier n’est pour l’ins­tant qu’em­bryon­naire : l’af­ter­touch ne concerne pour l’heure que la fonc­tion Note Repeat de l’ar­pé­gia­teur mais pas les instru­ments ou effets virtuels internes.

Comme sur les nombreux autres contrô­leurs à matrice du marché, les pads s’avèrent multi-fonc­tion­nels et peuvent être employés selon plusieurs modes : Launch, Note et Step Seq. L’ac­cès à ces modes se fait de manière très simple grâce aux boutons dédiés sur le côté de la matrice, et l’on peut tout aussi faci­le­ment accé­der à leur para­mé­trage sur l’écran tactile via l’em­ploi de la touche Shift. Parfait.

Le mode Launch concerne la gestion de la matrice de clips. On peut faci­le­ment créer des clips de trois manières diffé­rentes. Bien entendu, on a tout d’abord la possi­bi­lité d’en­re­gis­trer direc­te­ment un clip en cliquant dessus à condi­tion que la piste concer­née soit armée. Les deux autres manières de créer un clip consistent soit à combi­ner la touche Edit avec un pad, soit à sélec­tion­ner un clip puis à enfon­cer la touche du même nom. Dans les deux derniers cas, on accède immé­dia­te­ment sur l’écran tactile à l’af­fi­chage du mode Piano Roll pour les pistes MIDI ou à l’édi­teur de formes d’ondes pour les pistes audio. La gestion de l’ar­me­ment des pistes et de leur acti­va­tion ou de leur mise en solo se fait aussi très faci­le­ment via les boutons dédiés à gauche et sous la matrice. On appré­ciera égale­ment la navi­ga­tion aisée à travers l’en­semble des clips, soit via les boutons maté­riels fléchés, soit via la fonc­tion Navi­gate qui permet d’uti­li­ser l’écran tactile pour se dépla­cer à travers une version virtuelle de la matrice. Le mode Launch permet égale­ment très faci­le­ment de copier ou suppri­mer des clips, des pistes ou des scènes abso­lu­ment où et comme on le souhaite grâce aux boutons Copy et Delete. On appré­ciera enfin de pouvoir accé­der direc­te­ment à de nombreux para­mètres concer­nant la gestion des clips et de leur lance­ment : taille des clips, quan­ti­fi­ca­tion de lance­ment, quan­ti­fi­ca­tion des événe­ments MIDI à l’en­re­gis­tre­ment, octaves de jeu etc. Puisque l’on parle de lui, le jeu « instru­men­tal » sur les pads est pris en charge par le mode Note. Celui-ci s’avère parti­cu­liè­re­ment riche en possi­bi­li­tés.

Tout d’abord, on peut bien sûr orga­ni­ser les pads selon diffé­rents types de gammes (18 au total), mais aussi choi­sir que chaque pad déclenche soit une note isolée, soit un accord. Dans ce dernier cas, le type d’ac­cords peut être soit fixé (par exemple unique­ment des accords majeurs), soit adapté selon la gamme choi­sie (dans le cas d’une gamme majeure par exemple, l’ac­cord du premier degré sera majeur, celui du deuxième degré mineur, etc., je vous invite à consul­ter notre dossier sur l’har­mo­nie si vous avez des ques­tions) soit enfin suivre une progres­sion prédé­fi­nie. Enfin, on peut jouer avec une vélo­cité libre ou fixée.

Ceci étant dit, l’une des fonc­tions les plus inté­res­santes du mode Note est l’ar­pé­gia­teur. Celui-ci peut être employé de multiples manières, et tout d’abord bien sûr comme… arpé­gia­teur avec pas moins de 900 sché­mas possibles (oui, vous avez bien lu). Mais on peut aussi l’uti­li­ser pour répé­ter des notes, non seule­ment selon une valeur de durée de notes fixe, mais égale­ment selon cinq rythmes prédé­fi­nis. Enfin, on peut défi­nir que chaque pad peut provoquer le déclen­che­ment d’une phrase mélo­dique parmi une sélec­tion de 80. S’il s’avère très inté­res­sant à utili­ser, il est pour l’ins­tant malheu­reu­se­ment d’un défaut assez rédhi­bi­toi­re… mais dont je ne parle­rai que dans le dernier para­graphe de cet article. Oui je sais, c’est cruel.

Le dernier mode acces­sible sur la matrice de pads est le step séquen­ceur. Si les trois modes d’af­fi­chages (Lanes, Drums et Melo­dic) sont plutôt clas­siques, on saluera la possi­bi­lité de jouer d’une main tout en acti­vant de l’autre les pas de séquence à volonté, de béné­fi­cier ici aussi de la sélec­tion des gammes ainsi que de la possi­bi­lité de choi­sir direc­te­ment sur les pads d’ac­ti­ver ou non la réponse à la vélo­cité et dans quelle mesure.

Tous ces modes que je viens de vous présen­ter dialoguent parti­cu­liè­re­ment bien entre eux et ce dialogue est encore amélioré par deux carac­té­ris­tiques fort astu­cieuses. La première tient dans le fait que l’on peut conti­nuer à lancer des scènes, même si l’on n’est pas en mode de lance­ment de clips, grâce aux fameux boutons Launch qui restent non seule­ment constam­ment actifs mais ne sont en plus rétro-éclai­rés que s’ils corres­pondent à une scène peuplée par des clips. Quant à la seconde carac­té­ris­tique, elle réside dans le fait que chaque mode est confi­gu­rable sur l’écran du Force indé­pen­dam­ment du mode actuel­le­ment actif sur les pads de l’ap­pa­reil.

C’est par ce dernier point que nous commençons réel­le­ment à prendre la mesure de l’in­té­rêt de la multi­pli­cité des inter­faces du Force, et cela m’amène tout natu­rel­le­ment à vous parler du deuxième élément prin­ci­pal de l’er­go­no­mie de la machine : son écran tactile.

Au doigt et à l’œil

menu.JPGComme je viens de l’évoquer, l’un des prin­ci­paux inté­rêts de l’écran du Force est de pouvoir affi­cher autre chose que ce qui est piloté par la matrice de pads, comme par exemple l’écran de para­mé­trage de l’ar­pé­gia­teur pendant que l’on est en train de réor­ga­ni­ser des clips sur la matrice réelle, ou encore une matrice de clips virtuelle pendant que l’on utilise le step séquen­ceur maté­riel. Mais l’écran tactile permet surtout d’ac­cé­der au menu des fonc­tion­na­li­tés qui regroupe le navi­ga­teur de fichiers, les diffé­rents outils d’édi­tion MIDI et audio, les plug-ins et la table de mixage de l’ap­pa­reil. Tout ceci reprend d’ailleurs de manière quasi-iden­tique ce que l’on peut trou­ver sur les MPC Touch et Live, dont je vous invite à lire les bancs d’es­sai si vous souhai­tez obte­nir davan­tage d’in­for­ma­tions : je me conten­te­rai en effet ici d’un rapide tour d’ho­ri­zon des fonc­tion­na­li­tés géné­rales et de leurs évolu­tions appa­rues derniè­re­ment.

Le navi­ga­teur est acces­sible via l’écran, mais égale­ment via deux boutons d’ac­cès direct Save et Load situés à côté de l’écran, ce qui s’avère très pratique et parti­cipe gran­de­ment à la sensa­tion de flui­dité du work­flow. Le navi­ga­teur nous permet toujours de libre­ment circu­ler au sein de l’ar­bo­res­cence de fichiers de la machine tout comme d’ac­cé­der à des unités de stockage de tierce partie de la même manière que sur les MPC Touch et Live.

piano-roll.JPGEn ce qui concerne l’édi­tion MIDI, on retrouve l’af­fi­chage clas­sique façon orgue de barba­rie (Piano Roll) avec des événe­ments qui peuvent libre­ment être créés, trans­po­sés, dépla­cés, suppri­més, copiés et collés comme bon vous semble. On peut égale­ment les éditer de manière détaillée grâce à la MIDI List comme avec les vieux trackers MIDI du passé.

audio.JPGL’en­re­gis­tre­ment et l’édi­tion audio reprennent égale­ment tous les éléments de travail présents sur les MPC Touch, Live et X. Toute­fois, l’er­go­no­mie « à la Able­ton » s’im­pose ici aussi et l’on saluera la possi­bi­lité d’en­re­gis­trer direc­te­ment le signal dans un clip audio, sans plus néces­si­ter de passer préa­la­ble­ment par l’ha­bi­tuel module Sampler.

autosampler.JPGOn a plai­sir en revanche à consta­ter que celui-ci reprend l’op­tion Auto­sam­pler appa­rue comme de multiples autres amélio­ra­tions avec la MAJ 2.3 du système MPC. Cette fonc­tion permet de créer auto­ma­tique­ment une banque de samples à partir de n’im­porte synthé­ti­seur maté­riel ou logi­ciel selon ce qui est connecté à la sortie MIDI du Force, et ce en un seul clic. Génia­le­ment simple et effi­cace.

mixer.JPGLe signal de l’en­semble de vos pistes MIDI et audio peut toujours être traité via la table de mixage inté­grée. Chaque piste peut accueillir jusqu’à quatre effets en insert, et vous béné­fi­ciez de quatre pistes de retours qui peuvent elles-mêmes accueillir quatre effets chacune. On notera encore parmi les nouveau­tés l’ar­ri­vée de l’ef­fet Mother Ducker, lequel permet grâce à deux petits modules distincts, d’as­so­cier n’im­porte quelle sortie de piste à n’im­porte quelle entrée d’une autre piste afin de gérer le side-chain entre les deux, ce qui s’avère hyper pratique. Les effets sont globa­le­ment de qualité correcte, sans plus toute­fois. Ils sont déve­lop­pés à la fois par Akai et par AIR Music, marque parte­naire depuis long­temps sous la même bannière INMu­sic et qui est par ailleurs le déve­lop­peur des instru­ments virtuels internes au Force que je vais vous présen­ter main­te­nant.

Bol d’AIR

AIR Music est à mon sens l’un de ces studios de déve­lop­pe­ment qui méri­te­raient d’être placés davan­tage sous les feux des projec­teurs qu’il ne l’est aujour­d’hui. Car si les effets qu’ils ont program­més pour le Force sont corrects sans être ébou­rif­fants, les instru­ments virtuels qu’ils déve­loppent habi­tuel­le­ment sont d’un autre acabit. Ainsi et à titre person­nel, j’ap­pré­cie parti­cu­liè­re­ment Loom et Hybrid par exemple, deux de leurs synthés virtuels qui figurent dans nombre de mes projets. Et dans leur colla­bo­ra­tion avec Akai, ils font à nouveau la preuve de leur capa­cité à créer des instru­ments qui allient à la fois qualité sonore et simpli­cité d’uti­li­sa­tion.

electricAvec le Force, AIR Music nous livre quatre instru­ments virtuels. Les trois premiers ne sont pas des nouveau­tés, étant déjà appa­rus en fin d’an­née dernière dans la mise à jour 2.3 de l’en­vi­ron­ne­ment MPC. Il s’agit du synthé­ti­seur de basses mono­dique Bass­line, du synthé­ti­seur VA poly­pho­nique Tube­synth et de l’ému­la­teur de pianos et orgues élec­triques…E­lec­tric. Le quatrième instru­ment se nomme Hype et s’avère être à la fois une nouveauté et pour l’ins­tant une exclu­si­vité du Force, n’étant pas encore dispo­nible dans l’en­vi­ron­ne­ment MPC. Hype est un synthé à deux oscil­la­teurs propo­sant une multi­tude de types de synthèse (sous­trac­tive, FM, à tables d’ondes et à lecture de samples).

Chaque plug-in propose une belle variété de plus d’une centaine de presets bien orga­ni­sés et sonnant globa­le­ment très bien, avec un son parti­cu­liè­re­ment « gros » pour Bass­line. Tous disposent égale­ment d’ef­fets inté­grés : chorus, delay, compres­seur, réverbe pour la plupart et l’EQ maison d’AIR Music – Hype – qui a donné son nom au quatrième synthé de la suite inté­grée. La gestion des enve­loppes est très bonne sur Hype et sur Tube­synth, mais plus limi­tée sur Bass­line et sur Elec­tric. Ce dernier est d’ailleurs le seul à ne pas dispo­ser réel­le­ment de filtre à propre­ment parler, et il s’agit d’ailleurs globa­le­ment de l’ins­tru­ment qui m’a le moins convaincu parmi les quatre. Il est à noter que Hype est celui qui propose la plus grande richesse et la meilleure gestion des effets à mon sens (avec notam­ment une prise en charge assez pous­sée du LFO). Si vous souhai­tez vous faire une petite idée de la valeur sonore de chacun des instru­ments virtuels du Force, voici quelques petits exemples audio concoc­tés par votre servi­teur :

Bass­line 1
00:0000:15
  • Bass­line 100:15
  • Bass­line 200:15
  • Bass­line 300:15
  • Bass­line 400:15
  • Bass­line 500:16
  • Bass­line 600:10
  • Elec­tric 100:10
  • Elec­tric 200:16
  • Elec­tric 300:30
  • Elec­tric 400:16
  • Hype 100:17
  • Hype 200:16
  • Hype 300:21
  • Hype 400:13
  • Hype 500:24
  • Hype 600:16
  • Tube­synth 100:16
  • Tube­synth 200:18
  • Tube­synth 300:21
  • Tube­synth 400:23

On notera enfin que ces quatre instru­ments sont pour l’ins­tant les seuls auxquels le Force vous donne accès. Nous verrons là aussi dans le prochain article quelle aura été l’évo­lu­tion des choses avec les futures mises à jour prévues.

  • tubesynth
  • hype 2.JPG
  • hype.JPG

Pour finir, et après avoir fait le tour de toutes les fonc­tion­na­li­tés du Force, il convient de ne pas oublier le dernier élément impor­tant de l’er­go­no­mie géné­rale de l’ap­pa­reil : je veux bien sûr parler des boutons rota­tifs sans fin accom­pa­gnés de leurs petits écrans LCD situés entre la matrice de pads et l’écran tactile.

Les potards en ques­tion avec leurs petits écrans LCD dédiés inter­viennent comme un véri­table soutien de tous les autres modes à la fois d’af­fi­chage et de contrôle du Force. Parti­cu­liè­re­ment doux et précis tout en offrant de grandes possi­bi­li­tés de para­mé­trage, ils sont globa­le­ment un vrai bonheur à utili­ser. On appré­ciera notam­ment beau­coup leur « capa­ci­ti­vité ». Il est par exemple tout à fait agréable en édition MIDI ou audio d’ac­cé­der immé­dia­te­ment à la fin du clip par simple toucher du potard corres­pon­dant au réglage de longueur du clip concerné, même s’ils ne sont toute­fois pas exempts de défauts, tout comme le reste de la machine d’ailleurs.

Les défauts du status quo

Outre les manques cités en début d’ar­ticle et pour lesquels Akai a promis des mises à jour très prochai­ne­ment, l’ori­gine de la plupart des défauts que j’ai rele­vés concer­nant le Force provient d’un certain status quo choisi par Akai qui n’a pas vrai­ment fait évoluer les fonc­tion­na­li­tés des dernières MPC. Ainsi en est-il par exemple des potards qui ne sont rien d’autre qu’une reprise directe du système des Q-Links de la série MPC. On y retrouve toutes les limi­ta­tions de ces derniers, comme l’im­pos­si­bi­lité de dépas­ser 16 boutons par écran, ou encore de contrô­ler un autre plug-in via les potards que celui affi­ché sur l’écran prin­ci­pal.

En ce qui concerne l’édi­tion MIDI, on pourra repro­cher le fait que la modi­fi­ca­tion du para­mètre de vélo­cité n’en­traîne pas de modi­fi­ca­tion audible en temps réel. Mais c’est prin­ci­pa­le­ment la gestion des auto­ma­tions dont il va être inté­res­sant de parler. En effet, cette dernière se fait essen­tiel­le­ment via une liste textuelle d’évé­ne­ments MIDI, ce qui réduit pour l’ins­tant l’édi­tion d’au­to­ma­tions aux seules pistes MIDI. Pour les pistes audio et Master, l’édi­tion d’au­to­ma­tions se limite à la seule suppres­sion globale de toutes les courbes, ce qui est très problé­ma­tique. Et c’est sans comp­ter sur le fait que l’on aurait aimé pouvoir béné­fi­cier d’une édition graphique des courbes d’au­to­ma­tion en ques­tion !

Cela soulève d’ailleurs un problème que l’on retrouve sur tous les produits basés sur les MPC Touch et Live : l’uti­li­sa­tion des capa­ci­tés d’af­fi­chage et des carac­té­ris­tiques tactiles de la machine n’est pas forcé­ment opti­male. Ainsi, l’in­ter­face graphique de la plupart des plugs se contente de « singer » des inter­faces maté­rielles, essen­tiel­le­ment avec potards virtuels rota­tifs, sans cher­cher à propo­ser des repré­sen­ta­tions plus visuelles des para­mètres concer­nés.

On aurait égale­ment appré­cié la possi­bi­lité de béné­fi­cier de routages de pistes plus déve­lop­pés, d’au­tant que l’on n’a pas (encore) de possi­bi­lité de boun­cer. C’est d’au­tant plus rageant lorsqu’on voudrait router une piste d’ins­tru­ment virtuel vers une piste audio vierge à fins d’en­re­gis­tre­ment par exemple ! Non, si vous souhai­tez sampler une piste unique, il vous faut sampler tout votre projet en temps réel avec ladite piste mise en solo, ce qui est très pénible.

Enfin, pour en termi­ner avec les défauts qu’Akai n’a pas daigné corri­ger, notons que les éléments du navi­ga­teur des dernières MPC qui étaient ratés… le sont toujours autant. Ainsi, nous n’avons toujours pas de clas­se­ment réel par tag. Il y a certes un système de recherche par mots-clés que l’on peut cliquer dans une liste ou taper dans la barre de recherche. Mais ce système présente deux défauts : non seule­ment on ne peut recher­cher qu’un seul mot-clé à la fois, mais ces mots-clés sont direc­te­ment ratta­chés au nom des fichiers. Ainsi, si vous souhai­tez impor­ter vos propres banques de samples et les rendre acces­sibles avec les mêmes mots-clés que les sons internes du Force, il vous faudra renom­mer vos fichiers, ce qui peut s’avé­rer quasi impos­sible si l’on parle de milliers de fichiers comme cela peut être parfois le cas.

Par ailleurs, est-il bien néces­saire d’avoir une dizaine de plugs de réverbe ou de delay diffé­rents, surtout quand ils ne se distinguent les uns des autres que par une seule petite modi­fi­ca­tion de para­mètre ? On peut en douter.

Mais pour finir, voici un authen­tique bug : dans la version actuelle du firm­ware (3.0.1), l’ar­pé­gia­teur se déclenche quelques milli­se­condes après la pres­sion sur un pad. Si l’on enre­gistre la pres­ta­tion dans un clip MIDI, les événe­ments sont parfai­te­ment re-quan­ti­fiés. En revanche en live, le déca­lage avec le reste des pistes est malheu­reu­se­ment audible. L’in­for­ma­tion a été trans­mise à Akai dont on attend la réponse. Espé­rons que ce défaut sera corrigé dans les mises à jour promises !

  • arrière
  • audio.JPG
  • autosampler.JPG
  • avant
  • electric
  • général
  • hype 2.JPG
  • hype.JPG
  • matrix.JPG
  • menu.JPG
  • mixer.JPG
  • piano-roll.JPG
  • poussière.JPG
  • step seq
  • tubesynth

Conclu­sion

Nous voici donc arri­vés à la fin de la première partie de ce test. Dans ses fonc­tion­na­li­tés auto­nomes soute­nues par de bons outils de géné­ra­tion sonore inté­grés et certains effets astu­cieux comme le Mother Ducker, le Force s’avère globa­le­ment très agréable à utili­ser, et l’in­té­gra­tion à la tradi­tion MPC d’un nouveau work­flow façon Able­ton Live se fait fina­le­ment assez natu­rel­le­ment (la synchro­ni­sa­tion via le proto­cole Link fonc­tionne d’ailleurs très bien). Mais ce qui rend l’uti­li­sa­tion du Force parti­cu­liè­re­ment agréable, c’est l’in­ter­ac­tion très bien pensée entre les diffé­rents éléments ergo­no­miques de l’ap­pa­reil, à savoir la matrice de pads, l’écran tactile, les boutons d’ac­cès direct aux fonc­tions et les potards rota­tifs.

Là où le bât blesse pour l’heure, c’est que ces derniers ainsi que de nombreuses autres fonc­tion­na­li­tés de la machine présentent les limi­ta­tions de l’en­vi­ron­ne­ment MPC dont le Force est l’hé­ri­tier. Enfin, s’il était prévu que les fonc­tion­na­li­tés MAO allaient être inté­grées plus tard (ce qui est déjà ques­tion­nable en soi), il est tout de même extrê­me­ment regret­table que des fonc­tions essen­tielles de l’op­tion auto­nome comme une fenêtre d’ar­ran­ge­ment, l’ex­port offline, l’ex­port MIDI ou une inté­gra­tion complète de l’af­ter­touch ne soient que partiel­le­ment ou pas du tout implé­men­tées dans un produit déjà mis en vente (sans comp­ter le fameux bug de l’ar­pé­gia­teur).

Je ne peux donc pas m’em­pê­cher de protes­ter vive­ment contre ce genre de poli­tique commer­ciale qui consiste trop souvent à mettre sur le marché des produits non fina­li­sés. Le Force n’étant pas attendu, qu’avaient-ils besoin de le sortir ainsi ?

Nous atten­dons donc avec impa­tience les mises à jour promises, avec l’es­poir qu’elles trans­for­me­ront l’es­sai promet­teur mais pour l’ins­tant très perfec­tible de la dernière produc­tion d’Akai. Rendez-vous donc à la seconde partie de ce test pour une note globale et un avis défi­ni­tif.

Points forts
  • Tout ce que l'on apprécie du mode autonome de la MPC Live
  • La philosophie hybride entre MPC et Ableton Live
  • La compatibilité Link
  • L’ergonomie générale
  • L’ergonomie de la matrice de pads en particulier
  • L’Autosampler (même si ce n'est pas une nouveauté du Force)
  • La qualité des instruments virtuels
  • Le sidechain Mother Ducker
Points faibles
  • Pas de fenêtre arrangement (MAJ prévue)
  • Pas d'export en général (MAJ prévue)
  • Export MIDI possible uniquement via le logiciel MPC non inclus (MAJ prévue)
  • Intégration limitée de l'aftertouch (MAJ prévue)
  • Arpégiateur décalé en live (info transmise à Akai)
  • Toutes les limites du mode autonome de la MPC Live
  • L'explorateur sans réel tag ni classement
  • Le routage des pistes très limité

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