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En attendant X3…

On Refait le Patch #22 : Test de Magix Samplitude Pro X2 Suite

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Magix Samplitude Pro X2 Suite
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Magix Samplitude Pro X2 Suite

Séquenceur généraliste de la marque Magix appartenant à la série Samplitude.

Prix public : 600 € TTC

Cela fait plus de 20 ans que Samplitude existe et, en dépit de nombreuses qualités, il n'a jamais réussi à se hisser au même rang de popularité que ses concurrents. Voyons si cette version X2 saura changer la donne.

Si les utili­sa­teurs de Sampli­tude ne tarissent pas d’éloges à son égard, le logi­ciel de Magix n’en demeure pas moins un éter­nel chal­len­ger à la diffu­sion confi­den­tielle : lors du sondage que nous avions consa­cré aux STAN il y a de cela deux ans, il arri­vait à la dixième place de notre clas­se­ment, avec 3% des votes seule­ment. Ce manque de noto­riété est d’au­tant plus inex­pli­cable que le logi­ciel est depuis toujours réputé pour sa fiabi­lité, qu’il semble ne manquer de rien pour l’es­sen­tiel et qu’il regorge d’idées excel­lentes, voire révo­lu­tion­naires. A l’in­ten­tion de ceux qui ne se seraient jamais penchés sur son cas, lais­sez-moi dres­ser briè­ve­ment le portrait de ce vieux de la vieille.

 

 

Comme Sampli­tuuuude, on fera l’amuuur

Initia­le­ment déve­loppé sur Amiga puis porté sur PC, Sampli­tude fut, avec Pro Tools, l’un des premiers logi­ciels à permettre l’en­re­gis­tre­ment audio multi­piste. Mais ce n’est pas tant pour son grand âge qu’on s’y inté­res­sera, plutôt que pour ses excel­lentes idées.

Magix Samplitude Pro X2 Suite

Le grand coup de génie de Sampli­tude depuis ses débuts et ce qui fait sa singu­la­rité réside dans le fait que la produc­tion y est orien­tée objet. Lais­sez-moi vous expliquer : dans Sampli­tude, un objet est ce qu’on a coutume d’ap­pe­ler clip ou conte­neur dans d’autres STAN, soit un segment conte­nant des données audio ou MIDI. Mais là où Sampli­tude va beau­coup plus loin, c’est que chaque objet dispose de ses propres trai­te­ments et de sa propre auto­ma­tion en plus de ceux de la piste. Sur un seul segment audio, vous pouvez avoir des Inserts, des Send, une EQ, des automs mais aussi un tempo ou un pitch qui seront diffé­rents du segment suivant sur la même piste, piste qui a donc, quant à elle, ses propres inserts, sends et auto­ma­tions. De la sorte, l’or­ga­ni­sa­tion du mixage comme de l’edi­ting gagne en profon­deur et on n’a pas néces­sai­re­ment, comme dans les STAN concur­rentes, besoin de dupliquer des pistes pour faire des choses rela­ti­ve­ment complexes. L’idée est abso­lu­ment lumi­neuse au point qu’une fois qu’on y a goûté, il est bien dur de s’en passer, car elle simpli­fie gran­de­ment la produc­tion audio, que ce soit pour la produc­tion musi­cale ou le son à l’image. Et bien que certains se soient inspi­rés de cette fonc­tion (Track­tion et Studio One permettent notam­ment de gérer des inserts de clip audio, tandis que le Clip Gain de Pro Tools permet une auto­ma­tion de volume pour chaque clip), aucun concur­rent n’est jamais parvenu à propo­ser quelque chose d’aussi complet dans cette approche orien­tée objet.

Tout aussi inté­res­sante, la façon dont le logi­ciel aborde le comping va beau­coup plus loin que ce que proposent les concur­rents par le biais des ‘Revol­ver Tracks’. Comme tout le monde, Sampli­tude permet ainsi de créer une piste compo­site à partir de plusieurs pistes, mais là où ça devient inté­res­sant, c’est qu’il est possible de mémo­ri­ser diffé­rents compo­sites, et de faire du compo­site de compo­sites ensuite. Encore une fois, et comme pour les objets audio, la tâche d’edi­ting gagne en profon­deur, en puis­sance.

Magix Samplitude Pro X2 Suite

Parmi les autres excel­lentes idées qu’on aime­rait voir ailleurs, on citera encore le rendu ’Com­pa­ri­so­nics’. Grâce à ce dernier, toutes les formes d’ondes présentes dans la fenêtre d’ar­ran­ge­ment affichent non seule­ment des infor­ma­tions sur la dyna­mique du signal, mais aussi sur son contenu spec­tral : plus un son est grave, plus il est sombre ; plus il est aigu, plus il est clair. Voici une vraie bonne idée qui permet de distin­guer du premier coup d’oeil le kick de la caisse claire dans un groove de batte­rie, et de diffé­ren­cier à vue de nez une piste de basse d’une piste de guitare. Et comme si cela ne suffi­sait pas, Sampli­tude propose même un mode spec­tro­gra­phique qui permet d’af­fi­cher des infos plus précises encore sur le contenu spec­tral, et de faire de l’édi­tion en fonc­tion grâce à des outils dédiés.

Pour vous dire tout le bien que je pense de Sampli­tude, je pour­rais encore vous parler du fait qu’il fut le premier à inté­grer une réverb à convo­lu­tion, un EQ de type FFT, ou encore des outils de restau­ra­tion audio aussi avan­cés qu’ef­fi­caces. Or, ce n’est pas de Sampli­tude en géné­ral qu’il convient de parler, mais bien de sa version Pro X2.

Avant de nous jeter sur l’ins­tal­la­tion, préci­sons toute­fois que le soft n’est hélas dispo­nible que sur PC, le projet de portage sous Mac prévu par Magix ayant été avorté. A la suite de cet article, vous trou­ve­rez une inter­view avançant les raisons de cet aban­don, auquel je me permets d’ajou­ter un commen­taire : depuis qu’Apple propose son gargan­tuesque Logic Pro à 200 euros, le marché du Mac pour les déve­lop­peurs de STAN est devenu un terrain miné où il est bien dur de gagner de l’ar­gent tout en restant compé­ti­tif : personne ne peut s’ali­gner face à Apple, à moins d’avoir un posi­tion­ne­ment très diffé­rent comme celui d’Able­ton, Native Instru­ments ou d’Image Line. De fait, cet aban­don du portage n’a rien de très éton­nant, tout comme la fait que Sonar ne semble toujours pas prêt à montrer le bout du pixel sur les machines à Pomme en dépit de rumeurs sur le sujet, et que des marques pour­tant histo­rique­ment liées au Mac, comme MOTU, décident fina­le­ment de tenter l’aven­ture PC…

Fermons donc cette paren­thèse et inté­res­sons-nous à Sampli­tude Pro X2, 13e mouture du célèbre logi­ciel, et en parti­cu­lier à la version Pro X2 Suite que nous avons déployée sur nos disques durs friands d’oc­tets.

L’ins­tal­la­tion de la version télé­char­gée n’est pas bien compliquée puisqu’après avoir récu­péré la démo de Sampli­tude, il suffira de l’au­to­ri­ser via un numéro de série pour débloquer les fonc­tions du logi­ciel et rapa­trier les conte­nus et plug-ins addi­tion­nels. Au nombre de ceux-ci, le sampler virtuel Inde­pen­dence refuse toute­fois de s’ins­tal­ler. Après plusieurs tenta­tives infruc­tueuses, on s’aper­ce­vra que le problème est tout bête : le programme tente d’ins­tal­ler les versions 32 bit et 64 bit du plug-in dans le même dossier et il suffit de lancer l’ins­tal­leur auto­nome d’In­de­pen­dence pour lui indiquer les bons dossiers et ache­ver l’ins­tal­la­tion. Le bug n’est pas méchant, mais il n’en reste pas moins une bien curieuse façon d’ac­cueillir l’uti­li­sa­teur dont la carte de crédit vient a priori de se faire débi­ter de 600 euros. On est d’au­tant plus surpris lorsqu’on découvre dans le menu Démar­rer et dans le panneau de confi­gu­ra­tion que Magix s’est en outre permis d’ins­tal­ler en douce les logi­ciels Xtreme Print Center qui, comme son nom l’in­dique, sert à impri­mer, et Magix Speed BurnR qui sert à graver des CD et des DVD… et qui, notons-le, ne se désins­talle pas lorsqu’on désins­talle Sampli­tude.

Bref. Passons sur ce point et lançons le logi­ciel.

Le même, mais en pareil

En termes de look, cette version X2 ne dépay­sera pas les utili­sa­teurs de la précé­dente mouture, vu que le design de l’in­ter­face n’a abso­lu­ment pas changé, tout comme le moteur graphique. Magix ne semble en effet pas avoir moder­nisé ce dernier et à l’oc­ca­sion, on observe des scin­tille­ments d’écran lors des défi­le­ments de la table de mixage, des bouts d’in­ter­face qui dispa­raissent puis réap­pa­raissent et même quelques lags lors de dépla­ce­ments de certaines fenêtres un peu char­gées… Rien de bien méchant dans la mesure où cela n’en­trave jamais la bonne marche du logi­ciel, mais à l’heure où la concur­rence se met au vecto­riel et aux inter­faces accé­lé­rées via GPU, on espère que Magix se penchera sur la ques­tion pour la prochaine version et en profi­tera pour moder­ni­ser un peu les nombreux menus et fenêtres de confi­gu­ra­tion du logi­ciel dont le design accuse un certain âge. A l’oc­ca­sion, préci­sons qu’il y a plus d’une typo qui gagne­rait à être gros­sie ou plus contras­tée pour amélio­rer la lisi­bi­lité des para­mètres.

Passons toute­fois sur ces détails qui n’ont rien de nouveau pour nous pencher sur les ajouts de cette trei­zième version, à commen­cer par les faders VCA.

YVCA ?

Magix Samplitude Pro X2 Suite

VCA signi­fie Voltage Contro­led Ampli­fier et renvoie à une fonc­tion assez ancienne des tables de mixage physiques grâce à laquelle plusieurs faders peuvent être pilo­tés par un fader unique. Comme lorsqu’on envoie plusieurs pistes dans un bus, me direz-vous. Non, répon­drai-je, car la chose est bien diffé­rente : ici, il n’y a pas de tran­sit du signal audio, et donc aucune somma­tion ni aucun trai­te­ment commun. Il ne s’agit vrai­ment que de pilo­ter le fader de volume de plusieurs tranches en même temps. Une fonc­tion très utile donc (on peut vouloir main­te­nir l’équi­libre entre plusieurs pistes sans pour autant vouloir les faire passer dans un bus) et qui s’avère très bien inté­grée dans cette version Pro X2 vu qu’elle est très simple à mettre en oeuvre : un menu contex­tuel permet de défi­nir sur chaque tranche s’il s’agit d’un fader VCA maître ou encore si le fader doit être asservi au fader d’une tranche. Bref, un ajout bien­venu et qui permet à Sampli­tude de rejoindre le petit cercle des STAN propo­sant cette très inté­res­sante fonc­tion (Cubase l’a inté­grée récem­ment et Pro Tools la propose depuis des lustres).

Toujours au rayon mixage, le soft permet aussi de gérer plusieurs sorties par tranche, ce qui, là encore, peut s’avé­rer très pratique dans plusieurs contextes. De façon très simple, une même piste peut ainsi être envoyée vers plusieurs sorties physiques ou plusieurs bus, ce qui ouvre bien des pers­pec­tives en termes de trai­te­ment paral­lèle, mais aussi pour gérer avec plus de souplesse, par exemple, les retours musi­ciens au moment de l’en­re­gis­tre­ment.

Préci­sons enfin que la gestion des auto­ma­tions a été nette­ment amélio­rée, avec la possi­bi­lité par exemple de trans­fé­rer des auto­ma­tions de l’objet vers la piste lorsque c’est possible. Avec les VCA et les sorties multiples, cette seule fonc­tion pour­rait déci­der les posses­seurs de versions précé­dentes à se payer la mise à jour.

Magix Samplitude Pro X2 Suite

Or, cette version X2 a encore bien des choses à propo­ser, et notam­ment, une gestion plus fluide des plug-ins d’ef­fets depuis la table de mixage du logi­ciel. Certes, sur ce point, Sampli­tude comble plus son retard sur la concur­rence qu’autre chose, mais il n’en demeure pas moins que le fait de pouvoir réor­ga­ni­ser le chaî­nage des plug-ins d’un simple drag & drop, ou encore de dépla­cer/copier un plug-in et tous ses réglages à la pointe du mulot simpli­fie la vie. Il reste encore du progrès à faire toute­fois : on aime­rait ainsi que le logi­ciel nous indique visuel­le­ment durant le drag & drop qu’on est effec­ti­ve­ment en train de dépla­cer un objet (au moyen d’un rectangle déso­pa­ci­fié par exemple comme cela se fait partout ailleurs), mais on regret­tera surtout de ne pas pouvoir rempla­cer un plug-in déjà inséré. Quand vous essayez de le faire, votre ancien plug-in reste à sa place et le nouveau s’ajoute et, malgré mes essais, je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour rempla­cer un plug que suppri­mer le premier pour ensuite ajou­ter le deuxième et modi­fier ensuite le chaî­nage pour obte­nir ce que je voulais. J’ose vrai­ment espé­rer que, sur ce point, je suis passé à côté d’un raccourci clavier paumé au fin fond du manuel, même si, hélas, tout laisse à penser que la chose n’a pas été prévue. Ce petit manque n’est toute­fois pas le plus dérou­tant du point de vue ergo­no­mique, comme nous le verrons.

Et puisque nous en sommes aux plug-ins, faisons le tour des nouveau­tés du côté des trai­te­ments et instru­ments virtuels.

Pleu­guines

Magix Samplitude Pro X2 Suite

La chose relève sans doute plus de la mise à niveau qu’autre chose, mais il convient de préci­ser que le logi­ciel gère enfin les plug-ins VST3, ce qui est oppor­tun vu que Stein­berg a annoncé, il y a quelques mois, qu’il aban­don­nait le support de la norme VST 2. Au nombre des mises à jour, on notera égale­ment l’in­té­gra­tion de l’élas­tique Pro V3, l’al­go­rithme de Time Strec­thing/Pitch Shif­ting de zPlane. Si l’on saluera cette évolu­tion, on regret­tera toute­fois que Magix n’ait pas choisi d’in­té­grer Melo­dyne comme le font désor­mais Studio One, Sonar, Track­tion (et bien­tôt Reaper), vu que les algo de Cele­mony ont bien d’autres choses à offrir (Démixage avec Melo­dyne Editor notam­ment). Pour compen­ser, Magix nous présente une fonc­tion qui m’a paru plus anec­do­tique qu’autre chose : la possi­bi­lité de réper­cu­ter l’édi­tion du pitch d’une piste sur d’autres. A quoi cela peut-il servir ? A gagner du temps lors de l’edi­ting de choeurs, avance Magix comme exemple. Person­nel­le­ment, je n’ai pas vu l’in­té­rêt de la chose : à suppo­ser que vos choeurs chantent exac­te­ment la même chose que la voix lead (et non pas une tierce ou une quinte), le fait même que la chose émane de prises diffé­rentes, voire de voix diffé­rentes oblige à faire le calage du pitch et du place­ment au cas par cas sous peine de se retrou­ver avec des arte­facts. Seul cas où la fonc­tion me semble perti­nente : la prise de son d’un même instru­ment avec plusieurs micros (une guitare par exemple).

Magix Samplitude Pro X2 Suite

Évoquons pour finir les nouveaux instru­ments virtuels : le synthé DN-e1 est un petit analo aux réglages simples qui n’en demeure pas moins assez poly­va­lent. Ce n’est certes pas un Diva, mais il rendra bien des services à l’oc­ca­sion. Pour l’ac­com­pa­gner, outre les anciens instru­ments plus ou moins réus­sis, on a aussi le droit à une ribam­belle de plugs issus de la série Vita et qu’on peut d’ailleurs ache­ter au prix de 30 euros l’unité ou acqué­rir pour certains via les logi­ciels d’en­trée de gamme de Magix. Des ajouts bien­ve­nus dans la mesure où tout cela ne sonne pas si mal de prime abord, mais dont on en verra tout de même vite les limites.

Pourquoi ? Parce que propo­ser une batte­rie virtuelle ou un piano élec­trique dépour­vus de Round Robin avec peu de niveaux de vélo­ci­tés (et sans possi­bi­lité d’avoir des sorties multiples concer­nant la batte­rie), c’est souf­frir de la compa­rai­son avec ce que l’on trouve chez la concur­rence, qu’elle s’ap­pelle Cake­walk, Stein­berg ou Apple. Et c’est bien dommage car il y a de bonnes choses dans le lot :

dna1
00:0000:20
  • dna1 00:20
  • morceau 00:43
  • organ 00:13
  • rhodes 01:29
  • roun­dro­bin­ve­lo­cite 00:13
  • strings 00:13

Heureu­se­ment, Inde­pen­dence et ses Go de samples sont là pour rattra­per le coup dans la version Suite. On y trouve des choses sonnant vrai­ment bien (Yellow Tools oblige) même si, là encore, le logi­ciel accuse son âge tant ergo­no­mique­ment, fonc­tion­nel­le­ment qu’au niveau de la simpli­cité à produire des pistes réalistes sur certains instru­ments : Inde­pen­dence ne gère notam­ment aucun scrip­ting comme le font Mach­Five, HALion ou Kontakt, et comme il n’a plus fait l’objet de mise à jour majeure depuis 2009 et ne reçoit le soutien d’au­cun éditeur de tierce partie, on a cette désa­gréable impres­sion d’un soft un peu à l’aban­don… S’il s’agit clai­re­ment de l’ins­tru­ment virtuel le plus inté­res­sant qui soit livré dans ce bundle, on se gardera bien d’en faire un argu­ment d’achat.

Magix Samplitude Pro X2 Suite

En marge de cela, Sampli­tude est en revanche toujours aussi exem­plaire du côté des trai­te­ments audio, offrant l’un des meilleurs bundle du marché, notam­ment en ce qui concerne la restau­ra­tion pour la version Suite. De l’édi­tion spec­tro­gra­phique évoquée plus haut au denoi­ser à profil de bruit en passant par le declip­per, le decli­cker et l’en­han­cer fourni, il y a de quoi faire. Les trai­te­ments plus conven­tion­nels ne sont pas non plus oubliés, et présentent tous la même excel­lente qualité (bon nombre d’entre eux sont d’ailleurs signés Sascha Evers­meier qui les avait réali­sés avant de rejoin­dre… U-He).

Last but not least, préci­sons qu’un accor­deur est main­te­nant de la partie ainsi qu’un analy­seur de Loud­ness à la norme EBU R128 (Version Suite unique­ment, tout comme la suite de restau­ra­tion, certains effets, Inde­pen­dence et un certain nombre d’ins­tru­ments Vita).

Reste à parler enfin des nouveau­tés du côté de l’er­go­no­mie… et des vieux démons du soft.

Complexe ou compliqué… ou les deux ?

Magix profite de cette version pour amélio­rer son système de docking qui s’avère assez satis­fai­sant : lorsqu’on déplace une fenêtre, elle peut soit rester flot­tante soit être glis­sée sur une croix qui s’af­fiche en surim­pres­sion au centre de l’écran. En fonc­tion de la direc­tion sur laquelle on l’aura dépo­sée, la fenêtre vien­dra alors s’ar­ri­mer en haut, en bas, à gauche ou à droite de l’écran. Le système est évidem­ment inté­res­sant, mais il n’em­pêche pas de se sentir à l’étroit sur un 27 pouces. Mieux vaut donc dispo­ser de deux écrans pour travailler confor­ta­ble­ment, ce qui est hélas le cas pour beau­coup de STAN.

Dans les choses inté­res­santes, on dispose égale­ment d’une fonc­tion ‘Jump to peak value’ qui sera bien pratique pour véri­fier un enre­gis­tre­ment qui aurait eu tendance à satu­rer et faire le néces­saire. Plus précieuse encore, on citera la possi­bi­lité de custo­mi­ser les barres d’ou­tils, histoire de se mettre les commandes les plus impor­tantes en évidence.

Magix Samplitude Pro X2 Suite

Une fonc­tion d’au­tant plus salu­taire que le soft garde un défaut qui lui colle à la peau depuis belle lurette : il est bavard et bordé­lique au niveau de ses menus, sous-menus et de ses inter­faces qui, soit dit en passant, ne sont pas toujours traduites dans le meilleur français qui soit, comme le manuel d’ailleurs. Entre les options qui ne servent pas à grand-chose (dans les options MIDI, on trouve tout de même un réglage de synchro­ni­sa­tion MIDI/Audio dont la valeur par défaut est fixée à 50%… Pourquoi ? Est-il vrai­ment envi­sa­geable que l’uti­li­sa­teur ne souhaite pas que l’au­dio et le MIDI ne soient pas parfai­te­ment synchros ?), des clics droits permet­tant d’ac­cé­der à une petite centaine de commandes et des inter­faces indignes de progi­ciels bancaires d’il y a 15 ans, on se sent noyé par une complexité le plus souvent gratuite.

Rien que sur l’édi­teur d’objet, point pour­tant central du logi­ciel, les maladresses ergo­no­miques s’ac­cu­mulent. Sur les Inserts de l’objet, c’est un clic gauche qui permet d’ac­cé­der aux plug-ins. Alors que sur les Envois auxi­liaires, c’est un clic… droit ! Et encore, ça dépend où, car si vous cliquez droit sur la case qui affiche la valeur de l’en­voi, selon qu’elle sera pleine ou vide, elle vous donnera accès à des commandes Unicode (acti­ver les formes arabes, désac­ti­ver les formes symé­triques, substi­tu­tion des formes de chiffres natio­nales) ou au choix d’ha­billage graphique de l’édi­teur d’objet. Vous ne compre­nez rien à ce que je viens d’écrire ? Moi non plus. Et c’est loin d’être la seule chose incom­pré­hen­sible dans cette inter­face pour­tant centrale du logi­ciel. Il faut le voir pour le croi­re… Vision­nez d’ailleurs la vidéo jointe à cet article et qui s’avère rela­ti­ve­ment édifiante sur ce point.

Du coup, toute la simpli­cité qu’offrent les concepts révo­lu­tion­naires de Sampli­tude semble se diluer dans des inter­faces mal foutues et il faut s’ac­cro­cher au copieux manuel pour comprendre parfois la logique qui a présidé à cette orga­ni­sa­tion… pour peu qu’il y en ait une. C’est extrê­me­ment déce­vant et anni­hile une bonne partie des a priori posi­tifs qu’on avait sur le soft. On a l’im­pres­sion, en défi­ni­tive, d’avoir un moteur de Ferrari dans une 2CV rafis­to­lée, et que le soft est inuti­le­ment compliqué. Pour un outil destiné à la créa­tion, c’est un tanti­net ennuyeux, car toute l’éner­gie que l’on passe à comprendre une inter­face ou à la mani­pu­ler, c’est une éner­gie que l’on perd pour prendre les déci­sions et rester concen­tré sur la partie plus créa­tive. Les fans de Sampli­tude me diront qu’on s’y fait et qu’une fois trou­vées ses marques, on est effi­cace et que le soft est abso­lu­ment génial, que ses spéci­fi­ci­tés valent bien qu’on passe au-dessus de ce genre de détails. Certes, certes. Mais si je ne doute pas que ces derniers seront ravis des nouveau­tés offertes par cette version X2, on peut sans trop de peine parier que le côté rustique du logi­ciel rebu­tera plus d’un nouvel utili­sa­teur qui ira voir la concur­rence et y trou­vera un meilleur accueil.

Magix Samplitude Pro X2 Suite

Cela est d’au­tant plus vrai que Sampli­tude, tout en propo­sant certaines choses que les autres ne proposent pas, n’en est pas moins frappé de certaines lacunes. Ainsi, le logi­ciel ne gère toujours pas de sortie Mono, ni la possi­bi­lité de dupliquer des pistes, tandis qu’il est impos­sible égale­ment de colo­rer les tranches de la console, de faire des combis d’ins­tru­ments et de plug-ins comme dans de nombreux logi­ciels désor­mais, ou de se connec­ter à des services de stockage dans le cloud… 4 ans après la sortie de Windows 8 et à quelques semaines de Windows 10 tandis que les tablettes sous iOS ou Android ont connu un succès massif, le tactile n’est pas non plus à l’ordre du jour, cepen­dant que certains plug-ins four­nis sont toujours en 32 bits… Et où sont les macros qui simpli­fient la vie, le navi­ga­teur de presets et de fichiers gérant les attri­buts ?

Bref, si l’on comprend tout à fait que Magix ait renoncé au portage de Sampli­tude pour Mac, on attend du coup qu’il se passe un peu plus de choses sur la version PC pour que le logi­ciel puisse faire le trou qu’il mérite sur le marché. C’est d’au­tant plus impor­tant que même en ayant réajusté ses tarifs qui étaient bien trop élevés, Magix n’est pas le plus agres­sif qui soit : comp­tez 400 euros pour la version Pro X2, et 600 pour la Pro X2 suite, les mises à jour étant propo­sée à 200 euros et 300 euros.

Bref, il y a du boulot pour la version Pro X3 : c’est rien de le dire…

Conclu­sion

C’est avec un senti­ment mitigé que l’on conclura ce banc d’es­sai. Bâti autour de la révo­lu­tion­naire idée des objets audio, stable et bardé de trai­te­ments de grande qualité, Sampli­tude ne manque a priori de rien ou presque pour rencon­trer le succès, à plus forte raison quand son prix de vente est autre­ment plus raison­nable qu’il ne l’était autre­fois.

Hélas, bien des détails agaçants viennent gâcher la fête : outre un moteur graphique pous­sif, l’er­go­no­mie de nombre de ses inter­faces fait bien pâle figure face à ce que proposent ses concur­rents, fussent-ils moins chers, et donne l’im­pres­sion que le logi­ciel n’a jamais le souci de faire simple et ration­nel. Cette complexité est le propre d’un outil profes­sion­nel, pense-t-on de prime abord avant de se rendre à l’évi­dence : c’est plutôt le fait d’un logi­ciel qui a besoin d’une grosse refonte ergo­no­mique et pas seule­ment d’un nouveau design, de trois icônes et de 15 nouveaux sous-menus. C’est d’au­tant plus rageant que l’on adore le logi­ciel que Sampli­tude pour­rait être… mais qu’il n’est pas. Et le problème, c’est qu’en face, la concur­rence est rude. Rude au point d’avoir inté­gré certains points forts de Sampli­tude, rude au point d’en propo­ser bien d’autres que lui ne propose pas, pour des prix parfois infé­rieurs.

Dans ce contexte, si cette mise à jour est recom­man­dée à tous les aficio­na­dos du soft qui y gagne­ront des fonc­tions bien pratiques (VCA, Multi Out, etc.), et si malgré tout, le concept des objets audio pour­rait bien séduire quelques coura­geux qui sauront passer au-dessus de bien des maladresses ergo­no­miques, on comprend égale­ment que Sampli­tude, dans cette version Pro X2, n’est pas encore prêt de sortir de la confi­den­tia­lité qui est sienne depuis de nombreuses années. À bon enten­deur…

 

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ITW de André Standke, respon­sable du mana­ge­ment des produits audio, par Géry

Géry: Bonjour, pouvez vous vous présen­ter et défi­nir votre fonc­tion au sein de la société MAGIX ?
 
AS: Je m’ap­pelle André Standke, je travaille depuis 11 ans chez MAGIX et suis respon­sable du mana­ge­ment des produits audio. Ayant été respon­sable du déve­lop­pe­ment tech­nique de Sampli­tude et Sequoia pendant des années, les logi­ciels audio profes­sion­nels me tiennent beau­coup à cœur.
 
Géry: Quelle est l’équipe consti­tuée autour du déve­lop­pe­ment de Sampli­tude ?
 
AS: Le siège social et les équipes qui en dépendent, comme le mana­ge­ment, marke­ting et design, se trouvent à Berlin. En revanche, le centre de déve­lop­pe­ment se situe depuis le début à Dresde. C’est exac­te­ment il y a 25 ans que les deux étudiants en infor­ma­tique, Titus Tost et Tilman Herbe­ger, ont écrit les premières lignes de code pour Sampli­tude. 25 ans plus tard, nous sommes vrai­ment fiers.
 
La plupart des déve­lop­peurs qui ont rejoint MAGIX travaillent depuis des années à la concep­tion de nouvelles idées et nouveaux produits. C’est aussi le cas pour nos program­meurs audio qui s’oc­cupent non seule­ment des logi­ciels grands publics, mais aussi des produits profes­sion­nels, Sampli­tude et Sequoia. La plupart d’entre eux possèdent des connais­sances musi­cales, jouent dans un groupe ou produisent leur propre musique. Selon moi, cette passion pour la musique est un élément clé pour le déve­lop­pe­ment de logi­ciels audio de grande qualité.
 
Géry: Pour quelles raison avez vous décidé d’aban­don­ner le déve­lop­pe­ment sur Mac ?
 
AS: Nous avons long­temps voulu offrir Sampli­tude pour Mac et nous avons aussi passé beau­coup de temps à accom­plir ce but. Mais les résul­tats n’ont pas réel­le­ment satis­fait nos exigences. Le futur montrera si les produits pro d’Apple ont une chance ou si les logi­ciels vont simple­ment deve­nir une sorte de complé­ment bon marché des produits hard­ware. Mais en atten­dant, il est déjà très facile d’uti­li­ser des logi­ciels pour Windows sur Mac à l’aide d’ému­la­teurs ou Boot­camp. D’ailleurs, l’or­di­na­teur que j’uti­lise chaque jour et sur lequel tous les logi­ciels MAGIX fonc­tionnent parfai­te­ment est aussi un Mac (rire).
 
Géry: Sampli­tude Pro X2 est sorti depuis quelques mois main­te­nant. Quelles sont les fonc­tions les plus nova­trices dans cet upgrade ?
 
AS: La flexi­bi­lité de Sampli­tude est extrê­me­ment impor­tante selon nous. Avec la nouvelle version, tous les effets peuvent être routés libre­ment et dépla­cés par drag & drop et il est possible d’as­so­cier les pistes à plusieurs sorties. En plus des éléments clés pour le travail quoti­dien, comme le support des plug-ins VST3 et l’ex­cellent élas­tique Pro V3 Time Stret­ching de zplane, il y a aussi des fonc­tions spéciales qui ont été inté­grées, telles que les Fader VCA, Elas­tic Audio pour plusieurs pistes ainsi que de nouveaux instru­ments VST. La nouvelle version présente aussi de nombreuses amélio­ra­tions de l’in­ter­face, par exemple les onglets pour projets ou les barres d’ou­tils indi­vi­duelles. En plus des diffé­rences connues, la version Suite de Sampli­tude Pro X2 offre plus d’ins­tru­ments ainsi que le Loud­ness Mete­ring conforme EBU R128 et une fonc­tion True-Peak-Limi­ter. La suite Clea­ning & Resto­ra­tion est égale­ment conte­nue dans ce bundle.
 
Géry: En quoi vous consi­dé­rez que votre logi­ciel est diffé­rent des autres ?
 
AS: Sampli­tude est extrê­me­ment flexible et il n’y a presque aucune chose qu’on ne puisse pas faire avec. Depuis le début, le logi­ciel a été conçu pour le trai­te­ment d’objets audio ou MIDI. Cela a l’avan­tage de pouvoir mettre des effets en temps réel sur des objets, lais­ser calcu­ler des fondus et char­ger des objets par des bus AUX. Ce prin­cipe est d’ailleurs toujours le fil conduc­teur de ce logi­ciel. Sampli­tude a été précur­seur en ce qui concerne de nombreux déve­lop­pe­ments tech­niques, comme la réver­bé­ra­tion à convo­lu­tion ou la repré­sen­ta­tion en forme d’onde de Compa­ri­so­nic. Les effets de restau­ra­tion de la Clea­ning & Resto­ra­tion Suite ainsi que le Spec­tral Clea­ning Editor sont des fonc­tions indis­pen­sables qu’on ne trouve pas sous cette forme dans d’autres logi­ciels audio numé­riques. Étant donné la grande diver­sité des fonc­tions déjà inté­grées, la quan­tité de fonc­tions n’est plus vrai­ment le critère fonda­men­tal lors du choix d’un logi­ciel audio numé­rique, mais plutôt comment le logi­ciel permet de faci­li­ter et d’op­ti­mi­ser son travail au quoti­dien.
 
Géry: Comment dialo­guez-vous avec les utili­sa­teurs et quelles sont vos prio­ri­tés de déve­lop­pe­ment dans un futur proche ?
 
AS: Nous avons une véri­table commu­nauté d’uti­li­sa­teurs qui s’échangent et s’en­traident dans nos forums et que nous connais­sons en partie person­nel­le­ment depuis beau­coup d’an­nées. Le forum est ainsi une source précieuse pour nos déve­lop­peurs pour décou­vrir et réali­ser les envies de nos clients. En ce qui concerne Sequoia, nous travaillons avec des stations de radio alle­mandes et inter­na­tio­nales pour iden­ti­fier les aspects critiques pour un proces­sus de produc­tion effi­cace. La colla­bo­ra­tion avec nos clients est selon moi indis­pen­sable pour pouvoir conti­nuer à déve­lop­per nos produits selon les souhaits de nos clients et donc offrir des logi­ciels réus­sis.
 
Géry: Comment envi­sa­gez-vous l’ave­nir de Sampli­tude dans 10 ans ?
 
AS: 10 ans sont une longue période dans le domaine du déve­lop­pe­ment de logi­ciels. Il y a eu de nombreux facteurs ces dernières années qui ont influencé le marché de la musique et la manière dont on produit la musique. Au début on était déjà content de pouvoir enre­gis­trer et éditer plusieurs pistes simul­ta­né­ment. Aujour­d’hui on peut repro­duire virtuel­le­ment des racks d’ef­fets et des tonnes de synthé­ti­seurs ou faire de l’ha­billage sonore sur des vidéos inté­gra­le­ment sur l’or­di­na­teur. Les fonc­tions qu’offre Sampli­tude sont déjà extrê­me­ment volu­mi­neuses, mais nous avons néan­moins de nombreuses autres idées que nous déve­lop­pons avec nos program­meurs. L’in­ser­tion de nouvelles caté­go­ries d’équi­pe­ment, comme les tablettes, mais aussi la coopé­ra­tion avec des musi­ciens et produc­teurs sont des thèmes qui me paraissent inté­res­sants. Si nous iden­ti­fions les tendances, écou­tons nos clients et conti­nuons à perfec­tion­ner notre produit, Sampli­tude sera aussi dans 10 ans un des meilleurs logi­ciels audio.

ITW Thomas Ving­tri­nier, ingé­nieur du son et direc­teur du studio Sequenza, par Géry

Géry: Bonjour Thomas, peux­-tu te présen­ter ?

TV: Je suis Thomas Ving­tri­nier, ingé­nieur du son et direc­teur du studio Sequenza spécia­lisé dans les musiques acous­tiques au sens large. Ça regroupe la musique clas­sique, le jazz, la world, la musique de film, et par exten­sion la chan­son ou le rock acous­tique. J’in­ter­viens de la prise de son au maste­ring et Sequoia est au cœur du système pour chacune de ces étapes. J’uti­lise aussi Sampli­tude Pro X et j’ai d’ailleurs plusieurs versions du logi­ciel : un Pro X, un Pro X Suite, un Pro X2 et bien sûr un Séquoia 13. Je suis utili­sa­teur de ces softs depuis la version 7.

Géry: En tant que studio profes­sion­nel, quelles sont les raisons qui t’ont fait choi­sir Sampli­tude/Sequoia ?

TV: Tout d’abord la qualité et la trans­pa­rence du moteur audio qui sont irré­pro­chables. Ensuite la stabi­lité du logi­ciel, à la condi­tion bien sûr d’avoir un PC opti­misé et aux compo­sants bien choi­sis. L’er­go­no­mie et le worflow sont aussi un plus, notam­ment grâce à la démarche objet dont je ne m’ima­gine pas pouvoir me passer. Ensuite, la possi­bi­lité de pouvoir ouvrir plusieurs sessions en paral­lèle et plusieurs instances du logi­ciel en même temps. On peut ainsi piocher et drag and drop­per le contenu d’une session vers l’autre.

Pour conti­nuer dans la liste, un outil fantas­tique est le spec­tral clea­ning qui permet de nettoyer très effi­ca­ce­ment acci­dents et autres pollu­tions simul­ta­né­ment sur autant de pistes que néces­saire, ou le montage 4 points. Pour finir, une fonc­tion que l’on retrouve unique­ment chez Sequoia : Musyc. Cette dernière est phéno­mé­nale, car elle permet de mettre en équi­valent play­lists des sessions d’or­chestre qui ne sont pas au même tempo. En musique clas­sique, c’est une fonc­tion incroyable.

Géry: Que penses-­tu des effets inté­grés et comment les utilises-­tu ?

TV: Ce sont de très bons outils, mais j’ai la chance de possé­der de très bonnes machines externes donc je les utilise fina­le­ment assez peu. J’ai quand même beau­coup eu recours par le passé à Eq116 qui a long­temps été mon meilleur EQ à phase linéaire, et qui vient juste d’être détrôné par DMG Audio EQui­li­brium. SMax est mon meilleur limi­teur numé­rique. Je possède aussi le Fabfil­ter Pro-L ainsi que le limi­teur de Slate, mais je reviens toujours à SMAX. À mon oreille, c’est celui qui encaisse le plus sans arte­facts.

Géry: Comment gères-­tu les problèmes de compa­ti­bi­lité quand un projet par exemple doit navi­guer d’un studio à l’autre en passant par des plate­formes diffé­rentes ?

TV: Tout d’abord, j’ai aussi un Pro Tools 10 natif à dispo­si­tion des ingés son exté­rieurs qui colla­borent avec le studio. Ils utilisent l’ou­til qui leur convient. Pour ma part j’uti­lise le Pro Tools quand je suis aux commandes d’un projet néces­si­tant un proces­sus verti­cal d’em­pi­lage des pistes, typique­ment lorsque les morceaux sont au clic. Il faut bien avouer que la notion de play­list est beau­coup plus perfor­mante chez Pro Tools que chez Sampli­tude, c’est d’ailleurs là mon prin­ci­pal reproche à l’en­contre du logi­ciel. Pour répondre préci­sé­ment à ta ques­tion, l’ou­til inté­gré depuis la version Pro X d’im­port/export OMF/AAF me donne satis­fac­tion. C’est assez fluide lorsqu’il s’agit de commu­niquer avec des sessions Pro Tools. Dans d’autres cas, j’uti­lise des outils exté­rieurs comme Pro Convert de chez SSL ou AATrans­la­tor lorsqu’il s’agit d’im­por­ter/expor­ter des sessions depuis/vers un Cubase ou un Nuendo par exemple.

Géry: En tant qu’uti­li­sa­teur, que penses-­tu de la poli­tique de Magix actuelle et comment imagi­nes­-tu l’ave­nir avec ce logi­ciel ?

TV: Sampli­tude/Sequoia est mon outil prin­ci­pal et en ce sens j’ai­me­rais le faire progres­ser grâce à mes retours d’ex­pé­rience. Je pense être repré­sen­ta­tif des besoins d’un ingé­nieur du son musique, mais je n’ai pas toujours l’im­pres­sion que nous sommes correc­te­ment enten­dus. J’ai édité sur le forum offi­ciel une wish­list avec les outils que j’ai­me­rais voir appa­raître ou tout simple­ment ceux que j’es­time incon­tour­nables pour un utili­sa­teur profes­sion­nel. Il y a quelques points noirs à régler dont certains ne demandent a priori que très peu de déve­lop­pe­ment. On a la sensa­tion d’être tout proche du logi­ciel absolu, mais il manque toujours la dernière marche. Un exemple tout bête est l’ab­sence de la fonc­tion « Dupli­cate track ». On demande ça depuis des années et toujours rien à l’ho­ri­zon. Idem pour des sorties… mono. Aujour­d’hui, avec l’ef­fon­dre­ment du marché du disque, c’est clai­re­ment le broad­cast qui pilote les prio­ri­tés de déve­lop­pe­ment des stations de travail. Mais la logique écono­mique est la plus forte et on ne peut pas leur en vouloir. Malgré ces réserves Sequoia/Sampli­tude reste mon outil favori et de très loin. Je ne remets pas en ques­tion ce choix.

On refait le patch : les tests vidéo d'Audiofanzine Voir tous les épisodes de "On refait le patch : les tests vidéo d'Audiofanzine"
6/10
Points forts
  • Tout ce qui fait le génie de Samplitude : les objets audio, le comping, le tracé Comparisonics, etc.
  • Les outils de restauration et plug-ins d’effets
  • Les faders VCA
  • Les sorties multiples
  • La meilleure gestion des automations
  • Les barres d’outils personnalisables
  • Le nouveau système de docking
  • Un logiciel très complet et qui a de la bouteille
  • La stabilité
Points faibles
  • Procédure d’installation à revoir
  • Moteur graphique poussif
  • Complexe? Non, compliqué par des interfaces bavardes et une ergonomie souvent aberrante
  • Instruments virtuels peu convaincants
  • Windows only
  • Pas vraiment simple d’accès pour les débutants
  • Bien des manques encore : sorties mono et duplication de piste notamment, et quantité de choses qu’on trouve chez les concurrents
Auteur de l'article Los Teignos

Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.


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